jeudi 21 novembre 2019

Review Astérix La Fille de Vercingétorix


Culture Geek

La Fille de Vercingétorix : Un album farpait !









Après que Albert Uderzo ait prit sa retraite en tant que dessinateur, il a confié les rennes de la célèbre BD Astérix au scénariste Jean-Yves Ferri et au dessinateur Didier Conrad. Ces derniers ont déjà pu réaliser Astérix chez les Pictes (vrai retour aux sources), Le Papyrus de César (très sympathique et super méchant), et Astérix et La Transitalique (excellente ode au voyage digne des récits Uderzo/Goscinny et superbe final). Les auteurs sont arrivés dernièrement avec leur quatrième album (et 38ème album de la série) et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils se sont VRAIMENT surpassés ! Explications.

D'abord, là où on sentait que Didier Conrad avait pas mal de difficultés avec certains détails de quelques personnages (notamment les pupilles), on voit qu'il s'est nettement amélioré. Les personnages sont plus expressifs et on voit de moins en moins la différence entre l'élève et le maître. J'ai vraiment cru reconnaître la patte d'Uderzo dans certaines parties du récit, notamment celle avec les pirates. Bon après, je regrette un peu que certains personnages ne soient pas encore totalement maîtrisés comme Idéfix ou Mme Agecanonix (les lèvres, c'est pas encore ça du tout même).

C'est du détail, je sais je chipote ... Mais quand même !

Les environnements par contre, il n'y a absolument plus rien à dire ! Dès Le Papyrus de César on avait quelques cases perdues superbement détaillées mais ici c'est grandiose. Malgré un cadre assez fermé (puisque l'intrigue se déroule autour du village), les dessins donnent une grande profondeur aux cases comme le faisaient les créateurs de la série. Il en aura fallu du temps, mais Conrad semble enfin maîtriser l'environnement de 50 avant J.C.


Concernant le scénario, je pense pouvoir dire sans risques que tout comme les dessins le duo nous a proposé leur meilleure histoire jusqu'à présent. Partant d'une anecdote historique plus ou moins avérée, on donne naissance à tout un récit tout comme le faisait René Goscinny. Après, de là à savoir si Vercingétorix a réellement eu une fille, les historiens ne le savent pas eux-même …

Petite précision, pour ceux qui voient en Adrénaline une représentation de Greta Thunberg, sachez que ce n'est qu'une coïncidence. Les auteurs se sont basés sur leurs enfants pour l'écriture et le design. Alors stop aux polémiques débiles, c'est juste une BD Astérix ^_^

L'histoire est je trouve très bien écrite. Alignant les comiques de situation, de répétition et les quiproquos, j'ai vraiment eu la sensation de retrouver un album écrit par Goscinny. Surtout avec une scène particulièrement géniale, le mic-mac à bord du navire pirate qui démontre de la grande maîtrise du véritable cirque que sont certaines situations made in Astérix. Entre romains, pirates, gaulois et ''indépendants'' comme ils l'appellent, l'action se déroule sur plusieurs plans scénaristiques comme un épisode d'une série.
Le tout accompagné par le meilleur méchant que le duo nous ait montré, on sent une réelle menace en la présence de ce personnage et les enjeux en rapport direct avec l'histoire d'Alesia font peser des symboles très lourds.
Après bien sûr, qui dit album d'Astérix dit humour et références et cet album en est plutôt bien fourni. Mais je trouve justement qu'ils se sont améliorés par rapport à un point particulier, les jeux de mots. Dans leurs derniers albums (surtout Le Papyrus de César), je trouvais qu'ils avaient trop souvent tendance à faire de l'humour facile et gratuit avec le nom de certains personnages ou de la paronomase (quand ça sonne presque pareil mais c'est pas pareil. Exemple, boulot et bulots). Ici, ils se sont beaucoup calmés et on plus privilégié le comique de situation ou de répétition. Car même si on sait que Goscinny était un fin amateur de calembours (poils au boulgour), il n'en abusait pas non plus. Et je trouve justement que le dosage d'humour est bien mieux mené dans cet album :)

... Euh attends, quoi ? XD

Les références à la culture populaire et sociale sont assez nombreuses et on sent que cet album s'inscrit dans le contexte actuel comme l'étaient beaucoup d'autres avant lui. Que ce soient les références à des gaulois réfractaires au changement, au fait de traverser la rue pour trouver du travail, ou encore une caricature (un peu étrange visuellement mais chaleureuse) de Charles Aznavour, la critique de certains régimes d'alimentation ou l'information sur les composants des aliments, tout le monde ou presque peut se retrouver dans cet album. On y trouve même une référence au mouvement des FARC de Colombie et à Voldemort de la saga Harry Potter.

Encore une cas qui ferait penser à un album des auteurs originaux ^_^

D'ailleurs il me semble y voir une morale assez intéressante mais ce n'est que pure spéculation issue de mon esprit dément. J'y vois deux approches concernant le changement de manière générale. D'une part, le changement sans réflexion que l'on souhaite imposer incarné par Adictosérix, les romains et les pères adoptifs d'Adrénaline (et dans une certaine mesure Cétautomatix et Ordralfabétix à leurs enfants) et le changement qui intervient naturellement dans l'ordre des choses avec justement la jeunesse du village et Adrénaline qui échappent aux limites qui leur sont imposées pour voler de leurs propres ailes. Et cette opposition entre deux visions radicalement différentes de l'appréhension de l'avenir semble refléter parfaitement les conflits inter-générationnels. Ce n'est pas pour rien à mon avis que les auteurs ont attribué la phrase très impopulaire d'Emmanuel Macron au méchant de l'histoire, l’intérêt d'une vie étant avant tout de privilégier ce que pensent les principaux concernés. Ce qui est démontré d'ailleurs par l'envie des fils des forgerons et poissonniers qui veulent échanger leur apprentissage malgré ce que leur imposent leurs parents.

Bref, je conclurai avec les mots de la rédaction du site Une Case en plus, spécialiste de la bande-dessinée, qui je trouve résument parfaitement à mon sens les qualités propres de ce nouvel album :)

_'' Sans conteste, Jean-Yves Ferri et Didier Conrad réalisent ici leur meilleur album d'Astérix depuis leur reprise de la franchise. Ils signent une histoire franchement très plaisante et rythmée. Ils ne manquent pas de respecter l'héritage Goscinny/Uderzo tout en y apportant un peu plus leurs pattes. Que demander de plus ! ''

Meilleur gag de l'album :D


dimanche 10 novembre 2019

N°72 – Pokémon Colosseum






Titre : Pokémon Colosseum
Plate-forme : Nintendo Game Cube
Date de sortie : 21 Novembre 2003 
Développeur : Genius Sonority
Éditeur : The Pokémon Company











J'ai dû passer un temps fou sur la Game Cube, et un des titres qui me faisait revenir encore et encore devant mon écran, c'était bien celui-ci ! Ça me chagrine un peu de savoir que les fans de Pokémon en général n'ont pas beaucoup aimé ce jeu à sa sortie et qu'il n'est que moyennement apprécié aujourd'hui. Et là où ça me chagrine encore plus, c'est que là où Pokémon X et Y avaient eu une énorme inspiration de ce jeu (et de sa suite, Pokémon XD) et proposait une vraie révolution graphique, je n'ai plus du tout l'impression de voir ça dans les derniers opus … Enfin, autre sujet, j'y reviendrai probablement un jour.
Bref, je suis donc très fan de Pokémon Colosseum et je vais vous raconter pourquoi il s'agit, selon moi, du meilleur Pokémon sur consoles de salon.

Badass !!!!!

Commençons avec l'aspect graphique, et il y a beaucoup de choses à dire ! D'abord concernant les environnements, ils sont tous superbes (pour l'époque hein, à l'heure de Horizon Zero Dawn, c'est sûr que ça pique les yeux). Les villes et ''donjons'' sont détaillés et colorés, les effets de lumière magnifiques, mais les plus beaux pour moi sont les effets sur l'eau. La ville de Phénacit dans le désert est superbe sous le soleil. Bon seul petit hic, la région de Rhode où se déroule le jeu est assez désertique, ce qui fait que ça peut devenir répétitif pour certains.
Ensuite pour les combats Pokémon, le jeu reprend une bonne partie de Pokémon Stadium et Pokémon Stadium 2. Certains pokémon ont les mêmes animations, d'autres en ont de nouvelles. Les pokémon de la nouvelle troisième génération sont superbes également ^^ Pour les attaques, c'est juste génial ! Des rayons de lumières dans tous les sens, des effets sonores qui dépotent, des angles de vue qui rendent le tout super dynamique (malgré du tour par tour, mdr).
Mais le meilleur pour moi, c'est la mise en scène et les personnages. Déjà le héros est je pense le plus classe de toute l'histoire de la saga Pokémon ! Avec ce manteau qui vole au vent même en marchant … Tellement stylé ! Et pareil pour la jeune fille qui vous accompagne et les méchants, sacré design. Et comme dans tout Pokémon, chaque dresseur est un bon gros cliché mais ils sont vraiment beaux. Sachant que nous étions face à Pokémon Rubis et Saphir et que le dernier jeu en 3D était Stadium 2, c'est une sacrée claque ! Pour vous dire, le jeu a boosté les ventes de la Game Cube à sa sortie de 16% à 32%. … Ah et l'intro est géniale aussi :)

Savoir gérer en permanence vos duos est tout aussi important que gérer ceux de l'adversaire.
En gros, un Colosseum est une sorte d'arène où l'on affronte une série d'adversaires pour gagner un prix.

Niveau sonore, mais c'est d'une jouissance ! Tsukasa Tawada a fait un travail de composition juste excellent ! Il a réussi à retranscrire le peps des musiques sur consoles portables avec de superbes réorchestrations pour les anciennes compos et un rendu formidable pour les nouvelles. Mention spéciale pour les musiques de Phénacit, Pyrite, du centre Pokémon et du Mont Bataille qui me donnent toujours autant de frisson aujourd'hui.
Pour ce qui est du sound design, en extérieur c'est très proche des versions portables (beaucoup d'effets sonores étant repris) mais pour les combats c'est énorme. Comme je le disais pour les graphismes, l'ambiance des musiques couplée aux effets sonores des attaques rend l'ensemble génial. Chaque fois que vous utilisez votre attaque principale ou préférée, vous ne vous en lassez jamais.




Niveau durée de vie, on a deux jeux en un. Le RPG principal avec l'aventure solo, puis un mode combat classique dans la veine de Stadium. Vous pouvez jouer jusqu'à 4 en combats préconçus mais vous pouvez aussi via le câble GBA-GC connecter vos versions Rubis et Saphir et avoir VOS équipes. Ce qui étend considérablement le temps de jeu à se fritter entre amis. Excellent point. Sachant que la quête des pokémon obscurs vous retiendra pendant un moment car la tâche n'est pas simple.



En parlant de ça, voyons ces pokémon obscurs avec le gameplay. Le but principal est de capturer des pokémon dont la conscience a été fermée artificiellement afin qu'ils servent de machines de guerre. Pour éviter cela, il faut capturer ces pokémon qui ont été distribués à travers différents tournois. Mais si ils sont distribués à des dresseurs, comment les capturer me direz-vous ? Très simple … en les volant … Oui oui … On se souvient tous avoir essayé au moins une fois sur les versions classiques de lancer une poké-ball sur le pokémon d'un dresseur DES FOIS QUE ! Eh bien ici, le héros est équipé d'un appareil nommé snatcheur qui permet de voler les pokémon d'autrui. HARDCORE !!! Bon, on se calme, ça ne fonctionne pas avec tous les pokémon non plus. Seulement les obscurs. Pour voir leur présence, la fille qui vous accompagne a le pouvoir de les discerner des autres pokémon ordinaires. Une fois détectés, on peut tenter de les attraper. Mais c'est beaucoup plus dur que dans les versions classiques pour une bonne raison : les combats.


Petite particularité concernant les pokémon obscurs, ils ne peuvent pas monter de niveaux, il faut les purifier d'abord et ils pourront ensuite utiliser l'expérience gagnée.

Les combats de Colosseum reprennent toute la physique des versions de l'époque et ce très fidèlement, cependant un détail frappe dès les premières minutes de jeu : tous les combats sont des combats en duo. Ce qui vous force à faire beaucoup plus attention à vos affinités de types et surtout aux talents des pokémon que vous rencontrez. Par exemple, vous serez sûrement frustré de devoir faire face à un pokémon eau et un sol, de lancer une attaque électrique sur l'eau et de voir que le sol a le talent paratonnerre qui rend l'attaque inefficace NON C'EST PAS DU VÉCU !

Un petit détail sympa également sur le gameplay, alors ce n'est pas grand chose aujourd'hui, ça semble même basique. Mais c'est la première fois que l'on pouvait se déplacer dans toutes les directions de manière fluide, sans être limité par les flèches directionnelles.
Dernier intérêt sympa au jeu, il permet grâce à ces fameux pokémon obscurs de largement compléter le pokédex de la 3ème génération (si vous y ajoutez Émeraude, Rouge Feu et Vert Feuille). Vous pouvez même attraper Ho-oh sans avoir à passer par un action replay !



Ce mec porte bien son nom tiens !


Quel intérêt à fermer la conscience d'un Pokémon ? Les attaques spécifiques aux Pokémon obscurs sont systématiquement super efficaces et ne tiennent pas compte des types ... Ah ouais quand même !

Enfin, le meilleur point du jeu à mon sens : le scénario. La plupart du temps, on se fiche un peu du scénario des jeux Pokémon. Dresseur, combat, rival, arène, 8 badges, team, ligue, attrapez les tous. Là, la logique des jeux principaux, on en a plus rien à cirer ! On a une intrigue noire sur de la manipulation génétique menée par des mecs sans scrupules qui feraient passer la Team Rocket pour des enfants jouant avec des pétards. Le groupe Ombre est partout à Rhode, il est infiltré dans les Colosseums (équivalent des arènes) grâce entre autre à Bouledisco. Ils ont même endoctriné une ville entière à leur idéologie, où tout le monde vous soupçonne d'être des terroristes !!!! Merde quoi ! Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est ultra réfléchi comme scénar' et que c'est juste noir pour être noir, mais ça a le mérite de varier l'expérience … Et quelle expérience ! Perso, je suis très mais alors TRÈS fan de cette ambiance. Même le background de votre personnage, c'est un ancien membre de la Team Snatch (une autre team) repenti qui fait sauter son ancienne base et se tire comme un prince pour sauver le monde ! En plus, il a un Noctali et un Mentali, comment ne peut-on pas l'aimer ?

J'aime beaucoup les angles de caméra des combats, on se croirait sur une chaîne sportive.

Pour conclure, Pokémon Colosseum est génial. Graphismes superbes, musiques parfaites, scénar prenant, gameplay simple et complexe à la fois. C'est le meilleur de Pokémon en HD (pour l'époque). Dire que tout le monde se plaint qu'on ne peut pas attraper de pokemon sauvages. Ah oui, c'est sûr que je regrette de me faire arrêter dans ma course par un Roucool niveau 4 toutes les trente secondes juste parce que personne ne coupe le gazon et de me ruiner en Repousse Max ! … Ahem désolé,  moment de faiblesse ^^ Enfin bref retenez ceci : à essayer sans plus attendre ! ;)



Note JV.com : 14/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15,9/20
Note Gamekult.com : 6/10
Note Personnelle : 17/20



jeudi 31 octobre 2019

Hors Série N°3 – Doki Doki Litterature Club


Doki Doki Litterature Club ou Quand le kawaï rencontre l'horreur sous toutes ses formes !


Je ne suis pas particulièrement affilié aux jeux d'horreur. Première raison à cela, je suis une grosse flipette, pas moyen d'avancer sans être dans un état de stress constant. Que ce soit The Last of Us ou même le premier Resident Evil, pas moyen d'avancer dans ces jeux pour moi. Par curiosité, j'essaie toujours d'avancer un peu car je sais à quoi m'attendre tout de même. Mais je dois dire que je ne remercie pas celui qui m'a conseillé ce jeu et ne m'a pas dit ce qu'il recelait …

GROS avertissement à cette chronique, ce jeu est probablement le plus perturbant psychologiquement que j'ai jamais eu à jouer. Autant Sonic.exe c'était une creepypasta et le jeu tentait de reprendre fidèlement son modèle (et c'est réussi, je le maintien). Autant ici, je ne me suis vraiment pas senti bien pendant les trois jours qui ont suivi ma séance de jeu, ce n'est pas du tout un jeu pour tout le monde ! Et d'ailleurs dès que vous le lancez, il commence par vous avertir justement à ce propos. Les personnes sensibles émotionnellement NE DOIVENT PAS JOUER A CE JEU !


Cliquez sur les images pour bien saisir le texte ... Pour qu'ils en viennent à prévenir DEUX fois, ça vaut peut être le coup ...


Pourquoi j'insiste tellement sur le point dérangeant du jeu alors que ce n'est qu'une petite chronique sans prétentions me direz-vous ? Et bien parce que cela va vraiment être dur pour moi de ne pas l'être tout autant que le jeu car même si le jeu soulève des thématiques très intéressantes et surtout avec du recul questionne vraiment la place du joueur dans un jeu vidéo, en parler reste dur. Et je suis très, mais alors on ne peut plus sérieux sur ce point ! … Nan je rigole, le jeu est vraiment accessible à n'importe qui, ne m'écoutez pas je raconte n'importe quoi. D'ailleurs vous pouvez le trouver gratuitement ici  ;-)


C'est bon ? Il ne reste que les plus courageux (ou téméraires) d'entre vous ? Tant pis, je vous aurai prévenu ! Bon commençons par planter le décor, il s'agit de ce que l'on appelle un visual novel. C'est-à-dire que ce n'est pas véritablement un jeu (enfin si mais pas comme on l'entend traditionnellement), c'est plus une sorte d'histoire interactive. En gros, vous incarnez un lycéen un peu lambda auquel on pourrait tous s'identifier qui doit plus ou moins contre son gré intégrer un club et votre amie d'enfance vous oriente vers son club de littérature composé de quatre membres. À noter que ce sont presque toutes des clichés d'animé mignon et les situations tendues viennent assez souvent.

Non ce n'est pas un jeu hentaï ! Sinon, l'article sortirait un 14 Février ^_^


Graphiquement le jeu est vraiment joli, on se retrouve avec des environnements certes immobiles dignes d'un théâtre amateur mais ils ont le mérite d'être bien faits. De même pour les personnages d'ailleurs. Disons que ce n'est pas l'aspect graphique qui vous fera lâcher tout ce que vous avez envie de faire pour finir ce merveilleux jeu.

Au niveau sonore, il y a bien une petite musique tout au long du jeu mais je dois avouer qu'au bout d'un moment elle tape sur le système. Enfin, je reviendrai sur un des aspects plus tard d'ailleurs.

Au niveau du gameplay, techniquement vous n'avez pas grand chose à faire. En fait, comme c'est une histoire interactive, vous devez par moments lors de conversations intervenir pour faire un choix, ce qui vous orientera vers une des nombreuses fins du jeu … qui sont au passage vraiment bien sympathiques et très satisfaisantes.

Mais comme vous êtes dans un club de littérature, histoire de vous intégrer, la présidente propose que chacun se mette à écrire des poèmes pour le lendemain. Alors écrire, c'est un bien grand mot puisque vous ne pouvez techniquement pas vous la jouer Verlaine directement. En fait, vous avez une liste de mots qui apparaissent (dont on suppose qu'ils seront utilisés dans votre poème). Et le truc amusant, c'est que chaque mot correspond à la personnalité d'une des filles du club et si vous avez une bonne combinaison, vous pourrez vous rapprocher d'une d'elles et peut être nouer quelque chose qui sait *wink* *wink*


Quelque chose de bien putain …

Et s'il reste un point génial à traiter c'est l'intrigue qui est … Qui est. Tout simplement. Vous savez, le mieux dans cette histoire ce serait que j'arrête de parler du jeu. Vous ne devez absolument pas passer à côté d'un tel chef d’œuvre, vous devez vraiment y jouer par vous même. Je vous laisse même un peu de temps pour que vous puissiez commencer une partie ;)

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Et merde, la revoilà, j'avais pas fais gaffe … Bon le mieux c'est que je vous montre quelques images … ''sensibles'' mais attention ! C'est vraiment mon DERNIER avertissement ! Personnes sensibles s'abstenir, je suis on ne peut plus sérieux !



/!\ Attention ! À partir de maintenant, ça va spoiler sévère. Toutes les informations révélées vous gâcheront TOUTE surprise et vous ne ressentirez probablement pas autant d'émotions que moi durant cette expérience. Vous pourrez trouver le jeu gratuitementici /!\





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C'est bon ? Bon et bien … Voilà …







Je suis presque sûr que la première chose que vous êtes en train de vous demander c'est ''qu'est-ce que c'est que ce bordel ??'' Et ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait normal ! En fait, chacune des filles du club peut effectivement se rapprocher de vous mais elles ont aussi toutes de sérieux problèmes ! Dépression, masochiste, folie, maltraitance, viol, elles sont toutes complètement pures comme des diamants d'innocence etMONIKA LAISSE MOI ECRIRE NOM DE NOM !! Ahem pardon, léger problème technique, j'arrive pas à voir d'où ça vient.

Alors vous pourriez penser que ce genre de choses est prévu par le jeu … (blague à part, oui c'est bien évidemment prévu par le jeu, on n'a jamais vu un jeu qui se construisait de lui-même). Le script est prévu de telle sorte que les événements vont toujours se dérouler de la même manière. D'ailleurs, petite faille dans le système pour donner l'illusion de choix au joueur, quoi qu'il arrive dans votre première partie vous devrez forcément ''finir'' avec Sayori. Et c'est là que le jeu est très malin selon moi.

Quand on fini le jeu pour la première fois, on ne s'attend absolument pas du tout à un tel dénouement pas vrai ? On se demande ce qu'on a fait de mal, comment empêcher ça, est-ce que c'est de notre faute ? Après cela le jeu redémarre automatiquement mais Sayori ne figure plus sur l'écran titre et le jeu commence à glitcher sévère.
La deuxième partie montre exactement le même univers mais où Sayori n'a jamais existé et là vous pourrez vraiment choisir de vous rapprocher de Natsuki ou Yuri. Et c'est là que le lecteur attentif commence à se demander mais pourquoi diable est-ce que je ne parle jamais de la quatrième et dernière fille, à savoir Monika. Et c'est très bien vu. En fait, dès le deuxième jour en lisant son poème, on comprend que Monika a prit conscience du monde dans lequel elle était, à savoir un jeu vidéo. De ce fait, elle va farfouiller dans les fichiers du jeu et tenter de modifier le script, l'influencer pour son seul et unique but …...............

VOUS !

Ha ha désolé, il fallait que le mette en gros ! Mais en fait, le script du jeu, c'est-à-dire le code, ne laisse jamais d'opportunité pour le joueur de se rapprocher justement de Monika plutôt que des autres filles. Trouvant votre (ou notre ?) monde réel fascinant, elle essaie alors de se retrouver seule avec vous … à n'importe quel prix. Elle se met alors à supprimer les autres personnages du jeu. Elle poussera ainsi Sayori au suicide en exacerbant sa dépression, elle accentuera le côté yandere de Yuri et Natsuki sera carrément supprimée dans les fichiers du jeu ! J'avoue que je n'ai encore jamais vu un jeu qui se saborde lui-même !

Note : Voici la définition Wikipédia du terme Yandere que je trouve parfaite : Yandere est un terme japonnais utilisé pour définir une personnalité qui est au premier abord affectueuse et tendre mais qui à un moment devient dérangée voire psychotique.

Enfin, vous vous retrouverez seul avec Monika à parler avec elle littéralement pour l'éternité. Elle finira par mégarde par vous donner un indice, comment la supprimer ELLE (sans ça, le jeu sera toujours relancé dans cette salle). Le jeu reboot alors totalement et Sayori endosse le rôle de Monika, sauf que cette dernière ayant hérité de ses pouvoirs perd totalement la boule et supprime aussi les deux autres filles ! Mais coup de théâtre, devant la cruauté de Sayori, Monika resurgit d'entre les morts et met fin à cette folie en supprimant le jeu entier, tout en interprétant une ode en votre nom au piano (absolument sublime au passage, je vous avais dit que je reviendrai sur la musique ^^).



Bon bon bon bon bon ! Que penser de tout ce bordel ? Je tiens à dire que pour moi qui ne connaissait absolument pas du tout le jeu et ayant eu la chance de ne pas être spoilé, ça a été une expérience très très troublante. Certes l'histoire finit plutôt bien (et pour relancer une partie, vous devrez supprimer le fichier firstrun du dossier game) mais de bout en bout c'est vraiment perturbant. Quand le jeu se met à glitcher, que la musique fait n'importe quoi, que les boîtes de dialogues s'affolent, que les sprites changent de taille et de position à la limite du jumpscare, quand Monika tente tant bien que mal de combler les vides laissés par la suppression de Sayori. Vous êtes en permanence en train de vous demander ce qu'il se passe, comment est-ce que ce qui se déroule sous vos yeux peut être en train d'arriver ?


Eh bien tout est prévu dans le script comme je le disais plus haut (le générique de fin se termine carrément sur une lettre du développeur vous remerciant d'avoir joué, brisant totalement le 4ème mur). Et tout a été écrit justement pour vous faire douter de vos actions, de vos intentions et même de votre morale par moments. Et bien que cela soit ABSOLUMENT dérangeant, je trouve cela très futé et bien écrit justement, sans compter que cela m'a beaucoup fait réfléchir, très sérieusement. Déjà, cela remet énormément en cause le jeu d'horreur et là où la popularité de ce jeu est exceptionnelle, c'est que les fans font tout pour que les non-initiés ne connaissent pas l'intrigue réelle et se fassent surprendre. Le secret est extrêmement bien gardé par la communauté des fans, c'est pour cela que j'ai autant que possible dissuadé la lecture de cet article avant d'avoir joué au jeu par vous-mêmes. Et j'adore ce genre de communauté vous savez, c'est un peu comme Touhou. Vous rentrez dedans par vous-même par curiosité sur conseil de gens randoms et si vous aimez, c'est tout un monde qui s'ouvre à vous.

Ensuite, cela fait beaucoup réfléchir sur différents sujets. Déjà la mort de proches et le deuil sont des thématiques assez récurrentes (faut dire, quand le jeu reboucle après la mort de Sayori, dire que tout va bien 5 minutes plus tard hé hé hé, allez dire ça à votre amygdale !). Concernant Natsuki on peut penser au harcèlement et aux violences parentales (voire même au viol vu que le jeu laisse supposer que son père ne l'a pas laissée indemne). Et même pour Yuri, cela remet en question une certaine vision de l'amour et jusqu'où il peut mener. Bon en même temps, l'horreur c'est un peu le but du jeu hein ! Sans compter la place du joueur par rapport aux pixels qui lui font face.

De gauche à droite, Natsuki, Yuri, Sayori et Monika.



Bref ! Ce jeu m'a laissé avec plein de questions et j'espère qu'il vous en laissera tout autant. Je ne rentre pas dans le détail (pour ceux qui ont lu sans avoir joué au jeu, essayons d'éviter un maximum de spoilers quand même espèce de fieffés coquins). Et même si sur le moment je ne me suis vraiment pas senti bien, une fois apaisé j'ai voulu en apprendre plus sur le jeu, réfléchir sérieusement aux questions qui me sont venues.
Sans compter que je n'avais pas vraiment pris le temps de lire tous les poèmes du jeu, ma vieille âme de littéraire s'est réveillée épanouie tel un dimanche de printemps, laissant entrevoir l'aurore entre les battants des rideaux au rythme des passereaux. Je n'y connais pas grand chose en poésie (et pour être honnête ce n'est pas ma tasse de thé, je suis plus littérature fantastique) mais j'ai vraiment beaucoup aimé ces poèmes (particulièrement ceux de Yuri et Natsuki).

Je vous le recommande donc bien volontiers. Si vous voulez vous faire peur en cette soirée d'Halloween, c'est probablement le jeu idéal. … Mais accrochez vous quand même un minimum -_-'

Et le jeu vaut bien entendu le détour juste pour Monika, ne la laissez pas seule ^_^ D'ailleurs pour plus de fun, ne supprimez pas son fichier lors de la phase 3 pour voir tout ce qu'elle raconte. Garanti sans jumpscare ;)




Monika … On a compris que tu pouvais briser le 4ème mur, laisse mon blog tranquille -_- Soupir …

lundi 7 octobre 2019

N°163 – Kirby's Dream Land







Titre : Kirby's Dream Land
Plate-forme : Nintendo Game Boy
Date de sortie : 27 Avril 1992
Développeur : HAL Laboratory
Éditeur : Nintendo









Premier épisode d'une des plus grandes sagas de la mythologie de Nintendo, Kirby a dès le départ proposé un titre exceptionnel tout en posant les bases de son univers. Laissez-moi vous raconter les débuts de cette petite boule rose … Qui était grise au départ, la faute aux capacités monochromes de la Game Boy sans doutes ^_^'

Niveau graphismes, le jeu fait honneur aux capacités de la Game Boy. Les décors sont détaillés, les sprites biens animés, il n'y a rien à redire. Les niveaux sont assez vastes et pour qui vise le 100% ou le meilleur score, les salles secrètes viendront satisfaire votre soif d'exploration. Vous trouverez également de quoi remonter votre barre de vie un peu partout, comme quoi pour perdre une vie, il faut vraiment être mauvais ou ne pas faire du tout attention.
D'ailleurs à ce propos, il faut savoir que le jeu a été pensé pour les joueurs débutants. Aussi, si vous n'êtes pas particulièrement affilié avec les jeux de plateforme, ce jeu est parfait pour vous. Ce qui me permet d'enchaîner avec le gameplay.


En gros, tout le jeu est basé sur une seule habilité : la faculté de pouvoir avaler et recracher tout et n'importe quoi. Vous pouvez sauter mais appuyer sur haut pendant un saut vous permettra d'avaler de l'air et ainsi de voler en totale liberté. Le bouton B, lui, sert à avaler sans être en saut. Vous pourrez donc avaler des blocs, des ondes de choc de certaines attaques ennemies (symbolisées par des étoiles) et les ennemis bien sûr. Enfin pas tous, la plupart s'aspirent sans problèmes mais certains réagissent différemment. Certains peuvent se réfugier dans leur coquille, d'autres sont carrément impossibles à avaler et déclenchent des explosions. Et je me dis que c'est tant mieux, autrement ce serait probablement VRAIMENT trop facile.
Pour ce qui est des items, vous trouverez surtout des aliments (bouteilles d'eau, gâteaux, tomates) pour retrouver de la santé. Mais vous trouverez de temps en temps un power-up assez rigolo, le plat de curry. Grâce à lui, vous pourrez cracher du feu à répétition et vous débarrasser des ennemis plus facilement.
À noter également qu'il y a certaines variations de gameplay pour certains niveaux. Bon, elles sont rares d'accord mais c'est déjà ça ! Notamment dans le niveau 4, vous vous battrez contre un boss à la manière d'un shoot them up. Pas spécialement original mais ça a le mérite de casser la monotonie.



Au niveau du son, c'est juste parfait. Les musiques sont géniales et variées (au point qu'on les retrouve partout dans toutes l'histoire du personnage et spin-off). Je suis particulièrement fan de la musique contre les boss et celle contre le Roi Dadidou.
Le sound design lui est bien pensé (le petit son lorsqu'on avale est plutôt mignon) et sait se faire discret.


Pour le scénario, c'est par contre un peu triste. Alors certes comme je le disais, le jeu est pensé pour les joueurs débutants et pourquoi pas les plus jeunes, et effectivement ce jeu serait un excellent choix pour initier des enfants à une manette (ou une console portable en l’occurrence). Ceci-dit, je trouve le scénario vraiment bâclé. En gros, le Roi Dadidou, tyran autoproclamé du Royaume de Dreamland a volé toute la nourriture et c'est à vous de la retrouver pour que tout le monde puisse de nouveau manger à sa faim (J'ai une blague qui me vient à l'esprit sur l'Afrique mais je pense que ce serait de mauvais goût là).
Ahem ! J'avoue que c'est toujours marrant de bouter un tyran hors du trône mais bon, ça reste quand même ultra simpliste …


Enfin pour la durée de vie, là par contre on a un énorme problème. Le jeu est vraiment super méga court ! C'est simple, en moyenne vous pouvez finir le jeu en 20 minutes à peine ! Alors après je connais bien le jeu et je sais où il faut aller, ça a probablement une incidence sur ma durée de partie mais comme le jeu est très (trop?) bien pensé, la logique fait que l'on trouve facilement le trajet même au bout de quelques morts.
Il y a toujours de quoi rassasier les amateurs de difficulté, rassurez-vous. Une fois le jeu terminé, vous découvrez une combinaison de touches à effectuer à l'écran titre (Haut + A + Select), ainsi vous débloquez l'extra game. Le même jeu mais avec des ennemis plus coriaces. Mais ça reste léger en terme de contenu, surtout pour une console qui peut durer plus de 40h avec ses piles …


Après pour conclure, même si le scénario est un peu faiblard et le jeu assez court, je l'adore ! Il faut le prendre pour ce qu'il est, à savoir un jeu pour les plus jeunes mais qui a été très bien pensé dans tout son ensemble. Il est agréable à regarder, agréable à écouter et agréable à jouer. Et même s'il est un peu court, je préfère mille fois un jeu court où je m'amuse qu'un jeu long où je m'ennuie.


Note JV.com : 14/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 16/20
Note Gamekult.com : 7,5/10
Note personnelle : 17/20

lundi 30 septembre 2019

N°45 – Bienvenue chez les Ch'tis





Titre : Bienvenue chez les Ch'tis
Plate-forme : Nintendo Wii
Date de sortie : 19 Novembre 2008
Développeur : Mad Monkey Studio
Éditeur : Mindscape











Oh la la … J'ai offert le choix d'un jeu à tester à un ami et il a fallu qu'il tombe sur celui-là … Bon ben, il faudra bien le faire tôt ou tard alors allons-y ! Donc Bienvenue chez les Ch'tis, adaptation du film éponyme de Dany Boon. Alors je ne vais m'étendre sur le film, nous sommes ici pour parler jeu vidéo mais quand même je dirai juste qu'il s'agit d'une bonne comédie française, typique de nos productions qui amuse bien pendant un temps. Moi-même, sans aller jusqu'à dire que c'est le film français du siècle, je l'ai bien aimé et il m'a bien fait rire. Pour poser le contexte, le jeu est sorti en fin d'année pour correspondre avec la sortie du DVD. Tout en sachant que nous ne sommes qu'à quoi … 18 mois du dernier Mario Party sur la même console, vous allez voir que j'ai rarement vu une telle catastrophe …

Je tenais à vous mettre cette image en grand, histoire que vous souffriez avec moi ^_^

Bon ! Commençons avec le niveau graphique. Et je dois dire que … Nan j'ai rien à dire pour sauver les meubles, c'est juste pitoyable ! Mais vraiment ! Dans le concept, le jeu se présente sous la forme d'un jeu de plateau comme les Mario Party et chaque case correspond à un effet et certaines des mini-jeux. Les ressemblances s'arrêtent là, point barre. Déjà sur ce fameux plateau, on a une reproduction de Bergues vraiment moche, il faut le dire. On serait aux débuts de la Playstation 2 en 2000 je pourrais être plus coulant mais là, aucune pitié. Surtout quand on le compare comme je le disais à Mario Party 8 sortit l'année d'avant sur la même machine. Les pions ne sont que vos personnages (immobiles) sur des vélos et on avance de case en case comme sur un vrai jeu de société. Même Monopoly sur Playstation est mieux animé, c'est dire !
Pour le choix de votre personnage, c'est admirable d'avoir été feignant à ce point. En gros, vous avez soit Antoine (Dany Boon) soit Philippe (Kad Merad), et vous pouvez changer sa veste de couleur pour ne pas le confondre avec un autre. Pourtant, ce n'est pas les personnages secondaires qui manquent dans le film, que ce soit les employés de La Poste ou les habitants.
Mais alors le pire, je crois que ce sont les mini-jeux. L'animation ne va pas à plus de 6 images par seconde. C'est littéralement du stop-motion du début du XXème siècle à ce train ! Et pourtant les premiers longs-métrages de cette époque étaient plus fluide (comme l'excellent Roman de Renard de 1937 que je vous conseille chaudement). Pour vous donner un exemple calamiteux, celui où il faut supporter l'équipe de foot. Au secours …

Je ne sais pas si j'ai envie d'éclater de rire ou d'éclater ma tête contre les murs -_-

Niveau sonore, la petite musique de fond sur le plateau est pas mal, il faut le dire (en même temps, ce doit être le seul point positif du jeu -_- ). Autrement, le reste est très oubliable. La partie est rythmée par la voix de Dany Boon qui vous lance des _''A toi de jouer biloute'' ou _''Vingt diou du brun''. Et j'ai envie de dire, heureusement qu'on a ça. Autrement, le jeu serait particulièrement chiant … Enfin je veux dire, encore plus qu'il ne l'est déjà quoi.

Niveau gameplay, mais là, tout est à refaire ! Déjà pour le principe d'une partie. Vous partez du bureau de poste avec un nombre de lettres à distribuer et la partie s'arrête dès qu'un joueur a distribué toutes ses lettres. … Fallait le dire qu'on jouait à UNO les gars, j'étais pas prêt moi ! Histoire de donner une chance aux adversaires, ce qui aurait pu être intéressant c'est qu'une fois qu'un joueur n'a plus de lettres, il doit rentrer au dépôt pour gagner. Comme ça sur le trajet, il aurait pu se faire refourguer quelques lettres en plus. Mais non, tu donnes tes lettres et c'est fini.
Pour les mini-jeux, c'est simple. Soit c'est sur des connaissances en rapport avec le film (donc tu sais ou tu sais pas), soit une épreuve '''''''''''d'habilité''''''''''''''''. Pour celles sur le film, vous avez des quizz qui portent sur les personnages, ce qu'ils font, ce qu'ils sont par rapport à d'autres, ou parfois des extraits vidéos très (trop?) courts. Vous avez aussi des cours de ch'timi mais bon, complètement dénués d’intérêt. Je plains celui qui n'a pas vu le film et qui veut juste s'amuser entre amis. Pour les autres, c'est la-men-table. La plupart essaient d'exploiter les capacités de la Wiimote mais c'est juste nul. Soit c'est trop facile comme la chasse au chat, vous avez des cibles qui apparaissent sur un décor fixe sans obstacles et vous devez tirer dessus avec des munitions illimitées (pensez juste à recharger tous les 5 tirs). Soit c'est insupportable. En gros pour certains mini-jeux, on vous demande de retenir un certain nombre de mouvements qui correspondent à des actions et ce, sans aide une fois dans ladite épreuve. Dans Mario Party, le néophyte pourra se débrouiller face à des joueurs expérimentés car il y a toujours une icône qui nous indique quoi faire car le but c'est de s'amuser. Là, si tu as oublié comment on fait quel truc, tant pis pour toi. Sachant que : 1, Ce n'est pas amusant. 2, c'est épuisant pour rien. 3, ça ne fait que donner des lettres à vos adversaires. Vous vous amuseriez plus sur un vrai jeu de société... Et c'est dommage car les cases du plateau, elles, sont bien pensées. … Ahem pardon je veux dire bien copiées sur tous les party-games du monde -_-

Je crois m'être plus amusé sur le plateau de jeu que pendant cette épreuve >_<
La SEULE épreuve jouable est triste comme un frigo vide ...

Et enfin le pire défaut de tous, la durée de vie. Quand vous commencez, vous avez le choix entre plusieurs durées de parties. Petite, moyenne ou longue (il n'y a que le nombre de lettres au départ qui change, pas d'IA améliorée ou quoi, RIEN). Ensuite, vous ne pouvez faire de parties que contre une seule IA (alors que la concurrence, là encore, le propose). Ce qui rend les parties d'autant plus courtes ! C'est pas compliqué, peu importe la difficulté, une partie à 2 dure environ 15-20 minutes. À 40€ le jeu, ça fait mal ! Pour le multijoueur, c'est jusqu'à 4 maximum (encore faut-il trouver 4 masochistes pour jouer à ce truc)...

Par les sept enfers, mais qu'est-ce que c'est que cet homoncule ?!

Bref bref bref … Il n'y a RIEN à sauver dans ce jeu. C'est un ratage total opportuniste qui compte uniquement sur le succès du film. C'est moche, chiant et beaucoup trop court. Même Retour vers le Futur II sur Master System qui est, jusqu'à présent, le pire jeu que j'ai pu tester, au moins il y a du challenge. Là, rien. Mon conseil, faites vous plutôt une partie de La Bonne Paye, vous perdrez moins votre temps.



Note JV.com : 1/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 4/20
Note Gamekult.com : 1/10
Note Personnelle : 3/20