dimanche 27 août 2017

Thèse - La qualité d'un jeu, comment ça marche ?

Il existe de très nombreuses façons d'estimer la qualité d'un jeu vidéo et vous en avez forcément vu au moins une, plus ou moins consciemment. Le système le plus commun est inspiré du système scolaire avec une note sur dix, vingt ou cent, soyons fous (pour citer Gamekult, anciennement Jeuxvidéo.com et Sens Critique). Bizarrement, bien que j'utilise ce système pour mes tests, je ne l'apprécie pas vraiment. Je fonctionnerais plutôt dans un système divisé en sous-catégories. On aurait les jeux excellents, très bons, bons, moyens, mauvais et exécrables par exemple. Mais bon, cela permet de faire passer une image bien plus facilement. Quelqu'un de lambda reconnaîtra plus facilement la signification d'un 7/20 qu'un ''jeu moyen'' puisque cela peut dire tout et son contraire.

Mais on aborde le problème principal du test de jeu vidéo : l'objectivité et la subjectivité. Je trouve qu'il est aujourd'hui très difficile de trouver des critiques réellement objectives sur les nombreux médias du jeu vidéo. Moi-même, je galère à l'écriture des épisodes sur l'Histoire d'Astérix le Gaulois en jeuvidéo qui sont mes seuls tests complètement objectifs.

Je ne peux empêcher chacun d'exprimer son avis, après tout, ils ne regardent que le leur, libre à leurs lecteurs/auditeurs d'être d'accord ou non. Toutefois, je souhaiterais rétablir quelques vérités concernant le monde des testeurs de jeux vidéos. Je tiens à rappeler avant tout que je ne suis pas un testeur professionnel mais juste un gars qui aime bien parler de jeux et réfléchir sur le sujet.

Je pense que la subjectivité parfaite n'existe pas chez un journaliste en jeux vidéo, ou alors il se tape totalement du média qui fait son quotidien. Je m'explique : quand on est un véritable professionnel, on teste des centaines de jeux dans sa vie. On apprécie ou pas, on écrit son rapport et on le tourne en article de presse ou en chronique vidéo. Le problème c'est que si la personne aime le jeu vidéo, il y a de fortes chances que cette personne ait eu une sorte ''d'éducation'' vidéo-ludique, qu'il ait connu un certain type de jeux et pas un autre, ce qui va étalonner pour lui ce qu'est un bon jeu ou un mauvais jeu. De même, plus il s'y sera mit tôt, plus il y a de chances qu'il ait pu se trouver d'excellents souvenirs, au point même d'en avoir ses chouchous. Et alors là, c'est le pire ! Car il faudra un jeu de qualité suprême pour renverser le chouchou d'un testeur malgré ses qualités évidentes.
Par exemple, mettons que je sois fan d'un jeu de plate-formes ultra connu comme Mario ou Sonic. À la sortie de Rayman Origins sur plusieurs supports, et bien malgré les très nombreuses qualités du titre, je ne serais pas séduit par ce jeu alors qu'il mériterai bien plus d'honneurs (ce que j'ai d'ailleurs précisé dans ma critique sur ce jeu ^_^ ).
Mais du coup, comment éviter ce fétichisme des chouchous ? Et bien il faudrait que les testeurs soient des néophytes qui n'en n'aient pas grand chose à faire, et non des passionnés. Un néophyte appréciera dans Uncharted 4 que le son produit par les quatre cloches à Madagascar sont les quatre premières notes de la danse de la mort de Frantz Litsz, un passionné se concentrera sur le jeu en lui même et pas le reste.

Madagascar dans ce jeu c'est trop cool ! 'Y a des 2CV partout ! :)

Concernant les autres systèmes d'appréciation des jeux, Jeuxvidéo.com s'est bien rattrapé avec une sorte de compteur, un peu comme mon barème que je vous ai montré plus haut. Mais, si certains reprocheront à ce système d'être trop vague, sachez qu'il y a pire ! Les vidéo-testeurs de Youtube comme le Joueur du Grenier ou Les Navets Jouables ne donnent aucune note, ils se contentent de parler d'un jeu dans sa globalité pour vous donner une réelle impression du jeu. Alors certes c'est toujours mieux de visionner une vidéo que de lire un article, mais certains côté du jeu ne peuvent vraiment être expérimentés qu'en y ayant joué. Par exemple, on m'a fait remarqué après mon test de Street Fighter II sur Mega Drive que j'étais drôlement sévère, pourtant je suis sur que si vous essayez de jouer sur le pad de la Mega Drive, vous aurez la même sensation de déception que moi.

Bref ! Je pense bizarrement que le meilleur système d'appréciation d'un jeu est un système des plus vague en rangeant les jeux en catégorie mauvais, bon ou moyen. Tout simplement. Mais, rassurez-vous, il faut tout de même argumenter derrière.

Autre détail intéressant, je pense que les pires jeux vidéos existants ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Surtout avec la sur-exagération du Joueur du Grenier ou de l'Angry Video Game Nerd. Pour vous expliquer cela en détails, je vais en profiter pour développer mon système d'appréciation des jeux (bon, mauvais, moyen seulement), système que je baptise sobrement ''le Principe de la Balance''

Vous conviendrez qu'un jeu possède des qualités et des défauts. Les qualités procurent de la joie, du bonheur, etc, et les défauts de la frustration, de la déception, etc. Le jeu PARFAIT n'existe pas (contrairement à tous les 20/20 exagérément donnés à The Legend of Zelda Breath of the Wild). Donc, plus un jeu va cumuler de défauts, plus il va être mauvais et plus il va cumuler de qualités, plus il va être bon, logique élémentaire.
Ainsi donc, pour reprendre Sonic the Hedgehog 2006 sur Playstation 3, bien que le scénario, certaines cinématiques et les musiques soient de bonnes qualités, la difficulté, les graphismes généraux et les bugs sont des poids plus importants que les qualités évoquées précédemment. Ainsi,le jeu penche plus vers le mauvais.



En argumentant comme je le fais dans chaque test, on peut déduire les qualités et défauts d'un jeu et en fonction de leur importance, une fois dans la balance, le verdict tombe. Mais cela me permet du coup d'enchaîner sur les vrais mauvais jeux.

Techniquement, le Joueur du Grenier vous a habitué à voir des jeux bugués ou extrêmement difficiles, voire les deux (#Fantasia). Mais réfléchissons à ce qu'engendre les qualités et défauts. Si un jeu est bon et procure de la joie au joueur, ce dernier va probablement persévérer et vouloir aller vers la fin du jeu.
À l'inverse, les ''mauvais'' jeux procurent de la frustration. Mais d'où vient-elle ? Deux solutions. Soit elle vient des développeurs qui ont fait n'importe quoi et le jeu est totalement bugué, ce qui donne une excuse au joueur pour arrêter, soit elle vient du joueur lui-même. La difficulté étant juste trop dure ou le joueur trop nul. Mais comme il n'y a souvent aucun moyen de vérifier si la frustration suscitée par un jeu vient des développeurs, le meilleur moyen pour éviter d'arrêter de jouer sans excuses c'est d'arriver à le finir, ainsi les mauvais jeux procurent certes non pas du plaisir mais un minimum de challenge. On a envie de démontrer que c'est nous le plus fort et pas ce jeu de #@&§ù% ! Et si on a tout donné, ben le jeu est effectivement bugué et on peut se donner une excuse pour arrêter.

Bon la sanction si on arrête sans excuses est pas énorme, on va juste vous considérer comme un rageux ^_^

Bref ! Les bons jeux poussent à aller vers la fin pour leurs qualités et les mauvais pour leur challenge. Mais quid des jeux qui ne suscitent rien ? Les jeux dont les qualités et les défauts s'égalisent parfaitement, autrement dit les jeux typiques des débuts de l'ère de la 3D et de la Playstation. Le jeu ne propose aucune résistance, aucun challenge, et comme les défauts s'égalisent avec les qualités, le plaisir est totalement nul, comme la frustration. On est passif devant le jeu.
Ainsi, là où je voulais en venir, les pires jeux de tous les temps ne sont pas à mon sens ces jeux si durs ou bugués mais bien les jeux ''moyens'' que j'évoquais plus haut. Pour moi en tout cas, ce sont les pires. Aucune saveur, aucun plaisir, aucun dégoût, la fadeur la plus totale.

Mais après, la subjectivité peut venir à notre secours. En effet, si on a un peu de nostalgie sur un jeu qu'on a eu enfant, on aura tendance à être plus clément ou plus cruel avec le verdict, ce qui permettra à la balance de pencher (enfin) d'un côté. Par exemple, un jeu moyen de la Master System, My Hero, un jeu de plate-forme bizarre. Il a ses qualités et ses défauts et serait donc un jeu moyen, mais il est tellement dur et m'a tellement traumatisé étant gosse que je le ferai totalement tomber du côté gauche !!!

Voici donc ce qui serait pour moi le meilleur système d'appréciation des jeux vidéos. N'hésitez pas me dire ce que vous en pensez ;)

lundi 21 août 2017

Review Wakfu

Culture Geek

Wakfu, la série phare d'Ankama.



Vous souvenez-vous de ce à quoi ressemblait internet au début des années 2000 ? Mais si ! Cette époque où on se connectait une fois par semaine sur Caramail et qu'on avait strictement rien dans sa boîte, qu'on devait passer par le programme AOL pour se connecter au web avec ce bruit qui nous as tous marqué, où tout le monde avait Yahoo comme moteur de recherche et que tout le monde untilisait Netscape, où on discutait avec ses potes sur MSN après le collège, où Ebay ressemblait à mon blog tellement c'était simpliste, où tout le monde racontait sa vie sur Multimania et où il fallait une demie-heure pour télécharger une musique à 3,5Kb/s … Ça y est, vous êtes dans le contexte ? Bien ! En 2003, c'était l'apogée des jeux de rôles en ligne, et alors que tous ceux qui se la pétaient avec un super bon PC pouvaient acquérir le novateur World of Warcraft, nous autres collégiens lambda se contentaient d'un autre grand du genre, Dofus.

Vous l'avez probablement connu dans sa version originelle (rien à voir avec celle d'aujourd'hui), il s'agissait d'un jeu de rôle en ligne très vaste et très bien réalisé avec des combats au tour par tour, un peu comme un tactical RPG moderne. Tout le monde connaissait les douze classes jouables dans la cour de récré et tout le monde bataillait pour déterminait quelle était la meilleure (et si un joueur gratuit pouvait battre un abonné,oui ça existait déjà).

Bref, la société derrière ce superbe jeu plein de souvenirs pour bon nombre d'entre nous décide en 2008 de créer une série d'animation basée sur l'univers du monde des Douze, communément appelé le Krosmoz dans l'univers des jeux. Il s'agit dans la série en fait du même univers mais deux cents ans plus tard. Nous y suivrons les aventures de Sir Tristepin un Iop, Rubylax son choucou (une arme possédée par un démon, ou un démon transformé et emprisonné dans une arme, comme vous voulez), Amalia une Sadida, Evangélyne une Crâ, Ruel un Enutrof et la grande nouveauté apportée par la série : Yugo, un être d'une toute nouvelle race, les éliatropes.

Vous décrire la série sans vous gâcher la surprise est extrêmement difficile car je considère Wakfu comme étant la meilleure série d'animation française. C'est pourquoi, sans vous spoiler sur le scénario global, je vais vous énoncer les meilleures raisons qui vous pousseraient à regarder cette série !

L'animation.

La qualité de l'animation est très inspirée par le style des animés japonnais et les références à la culture pop ou au Japon en général au cours des différentes saisons le montrent bien. On sent qu'il s'agit d'un travail de passionnés mais aussi que les réalisateurs ont bénéficié d'une relative liberté. L'univers peut être particulièrement coloré mais il sait aussi être sombre et dévasté, comme en témoigne le final de la saison 1.

Suivre leurs aventures change radicalement le point de vue sur les séries française ^^


Aucun décor ou arrière-plan n'est fait à la va-vite et chaque image a son lot de détails. L'animation des personnages et des bêtes croisées est quant à elle juste fantastique. Que ce soit pour les combats entre les personnages les plus badass de l'univers ou un affrontement entre les héros et un bandit local, le rendu graphique est tellement épique et superbe qu'on ne s'en lasse jamais. J'adore particulièrement le combat contre le Corbeau Noir, un des premiers ennemis croisés dans l'aventure mais je ne vous en dis pas plus.

Le doublage et les personnages.

La série apporte son lot de nouveautés à l'univers de Dofus. Et ce que l'on aurait pu légitimement craindre venant d'une adaptation d'un jeu muet (sans aucun doublage) ne doit en rien vous inquiéter ! C'est bien simple, le doublage de la série frôle l'excellence. Certes les noms des doubleurs m'étaient totalement inconnus mais il est impressionnant de voir les noms qu'Ankama a pu réunir pour doubler rien que la saison 1. Benjamin Pascal ( allias Monsieur D qui chantait avec Oldelaf) est Nox, l'antagoniste de la saison 1. Benoît Allemane, la voix officielle de Morgan Freeman et d'un très grand nombre de personnages de doublage (comme Zeus dans Hercule, La mort dans le remake de Medievil sur PSP ou encore Ed Hocken dans la trilogie des Y-a-t-il un flic et même Jean-Louis la chaussette avec le Joueur du Grenier) est Grougaloragran, un dragon. Gérard Surugue, la voix de Garfield et de Bugs Bunny, est Rubylax. On a aussi Bruno Choel, Brigitte Lecordier (la voix de Son Goku jeune), Bernard Alane, Jean-Claude Donda, Erik Colin (Patrick et le narrateur dans Bob l’Éponge), RICHARD DARBOIS, CHRISTOPHE LEMOINE, PIERRE HATET, OLDELAF, MARTIAL LE MINOUX, QU'EST-CE QU'IL VOUS FAUT DE PLUS ?!

Ahem, non franchement c'est un casting en OR ! On a Buzz l'éclair, le Beau Jack de Borderlands, le Joker de la série animée, le docteur Néo Cortex, Morgan Freeman et j'en oublie beaucoup. Ce doublage est une perle. Il n'est ni surjoué ni sans âme, il est juste parfait !

Couplez ces voix merveilleuses avec des personnages hauts en couleurs dont la psychologie est très approfondie, ce qui les rends encore plus attachants. Même les méchants sont trop cools tellement ils sont bien faits (Remigton Smisse, t'es le meilleur ! ).

Probablement un des plus grands combats de la série, Grougaloragran contre Nox.


Les musiques.

Si vous avez déjà fait du jeu de rôle sur table, vous avez peut-être eu la chance d'avoir un maître du jeu qui vous diffuse de la musique pour installer une ambiance plus facilement et plus immersive. Et bien, les musiques de la saga sont tellement superbes que je les verrais sans aucun soucis dans un jeu de rôle ! Elles font toujours plus ou moins penser à la première version du jeu Dofus. Il s'agit toutefois de compositions originales superbes parfaitement adaptées à leurs situations, contribuant même à accentuer les émotions voulues par les scènes.

Ce générique est parfait !

L'univers.

Gardez bien à l'esprit que les créateurs de la série sont partis de rien. Ils n'avaient comme copie de travail que le jeu Dofus. Et même si elle se passe deux cent ans dans le futur, le Monde des Douze existe toujours. Bien que l'apparition de nouvelles classes (comme les Eliatropes, les Roublards ou les Huppermages) chamboule l'ordre établi par les douze classes existantes, il faut bien se dire qu'il s'agit d'une adaptation du jeu. Et de ce côté, elle est magistralement bien orchestrée. La rivalité entre Bonta et Brakmar est toujours présente, les clichés des classes sont très bien respectés et servent souvent de comic reliefs géniaux, et les combats bien que plus dynamiques rappellent fortement le jeu ! Une des meilleures adaptations de jeu vidéo en série connue ! Avec Dofus, Livre 1 sortit au cinéma en 2016, une autre adaptation magistrale du jeu sur laquelle je reviendrais une autre fois.

Le scénario.

Quel bonheur de voir que des réalisateurs ne se retrouvent pas étouffés par leurs producteurs et bénéficient d'une liberté totale. Le scénario est juste énorme et ce dans son intégralité. Du début de la saison 1 jusqu'aux OAV sortis en 2014, cette série vous tiens en haleine comme.... comme... Comme Game of Thrones tiens ! Oui, j'ose comparer les deux, c'est vous dire la qualité de l'intrigue !

De plus, la série dispose de quelques petits spin-offs comme celui sur la jeunesse de Nox, ou comment est-il devenu le Xélor le plus craint du Monde des Douze. Ou encore comment Ogrest a plongé le monde dans le chaos il y a deux cent ans.

Nox... Sans conteste un des plus grands méchants de tous les temps :3

Ce qu'il y a de génial enfin avec le scénario, c'est que l'univers a beau être tordu, même un néophyte s'y retrouve que le héros, Yugo, découvre le monde et le spectateur le découvre avec lui. Et plus on progresse, plus on a envie d'en savoir plus sur chacun des personnages présents et à vous poser des questions bizarre, genre pourquoi Yugo n'enlève jamais son chapeau ? Si, vous vous demanderez forcément, personne n'y échappe. ;)

L'accessibilité.

Comme toute bonne série, elle est évidemment disponible en DVD mais ce n'est pas tout. Elle est en visionnage sur Netflix (rien que ça) et toutes les saisons, OAV et spin-offs ont été uploadés sur Youtube. De plus, la série étant français, il n'y a eu aucun doublage étranger, vous ne galérerez donc pas à trouver la version originale ;)

Enfin, si vous décidez de la regarder, il se peut que vous ayez envie de faire le lien entre certains épisodes. Notamment ce qu'il se passe entre la fin de la saison 2 et le début des OAV ou entre les épisodes 13 et 14 de la saison 1. Et bien sachez que la saga en a inspiré plus d'un puisque Wakfu est aussi disponible en romans, bande-dessinée et en Manga. Œuvres d'une telle qualité d'ailleurs que le scénariste de la série s'est occupé en personne du scénario de ces adaptations papier ! C'est dire !



Bref, que dire de plus sur Wakfu ? Je le répète, c'est pour moi la MEILLEURE série française d'animation. Tout, dans cette série, est exceptionnel. Je vous la conseille sans aucune retenue. Chaque épisode dure une vingtaine de minutes et les OAV plus d'une heure. Bref, à ne pas manquer. Surtout que prochainement, la saison 3 sera diffusée sur France 4, alors mettez vous à la page ! ;)


Rendez-vous le 2 Septembre 2017 sur France 4 pour la suite de la série ! ;)


N°354 – Street Fighter II






Titre : Street Fighter II Special Champion Edition
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 6 Février 1991
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom










Un des piliers du jeu de combat moderne ! Comment ne pas faire abstraction de ce grand jeu qu'est Street Fighter II. Autant préciser que l'on parle du II, vu la qualité et la popularité du premier jeu... Ahem, on va éviter d'en parler... Bref, en 1991 Capcom révolutionne les salles d'arcade avec un jeu de combat novateur grâce notamment à un gameplay rapide et innovant, mais surtout grâce au système totalement inédit de combos. Fun fact, ce fameux système de combos qui permet d'enchaîner une série de coups sans que l'adversaire puisse s'en dépêtrer était à l'origine un bug du jeu. Mais les créateurs se sont rendus compte que c'était plus amusant et l'on donc laissé. Bon la vraie raison c'est qu'il était trop tard pour corriger le problème alors ils l'on laissé comme ça juste avant sa sortie.

Bref ! Nintendo acquiert vite les droits pour vendre le jeu en exclusivité sur sa Super Nintendo et fera d'ailleurs un carton monumental. Le jeu étant d'ailleurs toujours joué de nos jours, on préférera y jouer sur Arcade ou Super Nintendo. Mais Sega, son concurrent de toujours voulait tout de même un part du gâteau. Et Capcom savait qu'il y avait gros à gagner. Du coup, alors que la Super Nintendo se fendait d'une version Street Fighter II Turbo, la Mega Drive (comme de nombreuses autres plates-formes) obtiendront un Street Fighter II Special Champion Edition. Bah hé ! C'est pas le même jeu ! Regardez, le titre est différent ! Oui je suis sidéré que des avocats aient laissé passer ça devant un tribunal concernant des droits d'auteur... Bon peu importe, c'était les infos rigolotes sur le jeu ! Venons en directement au test ! Je précise encore une fois que je m'attaque ici à la version Mega Drive et non Super Nintendo (détail très important et déterminant de la note finale).

Niveau scénario, techniquement chaque personnage combattant du jeu dispose d'un background et le scénario général tente maladroitement de réunir tout le monde. Bison invite les meilleurs combattants du monde au nombre de douze à venir participer à un tournoi de Street Fighter. Mais de là à me rappeler le reste, alors là, no idea. Mais bon, il s'agit d'un jeu de combat, le scénario n'est pas si important que ça. Comment ? Tout le monde a adoré le scénario de Super Smash Bros. Brawl sur Wii et tout le monde a gueulé quand ils ont annoncé que Smash 4 n'aurait pas de scénario ? …........................ Euh, mais ç-ç-ça ne justifie rien !
Bon sérieusement, disons que certains scénarii sont très bien réalisés, mais à défaut, ils ne marquent pas les esprits. Les fans hardcore de la série doivent le connaître bien mieux que moi mais personnellement, j'ai totalement zappé. Mais comme je le disais, jeu de combat, donc ce ne sera pas pénalisé.

C'est bien simple, SFII est le premier jeu à avoir crée ce système de sélection de
personnages. Et je n'imagine aucun autre moyen pour ce faire ! ;)

Niveau musiques, là par contre je n'ai rien à dire du tout. Beaucoup d'entre vous ont d'ailleurs peut être vu ce meme sur les internets du ''Guile's Theme goes with everything'' que l'on pourrait traduire par ''Le thème de Guile va avec tout''. En effet, les musiques sont juste géniales (surtout celle de Guile effectivement). De plus, la bande son est une des premières composées par Yoko Shimomura, entre autre célèbre pour sa participation colossale à la BO de tous les Kingdom Hearts, saga phare de Square Enix. Rien que ça !
Petit exploit pour la Mega Drive au niveau sonore en général, les voix des personnages ont été digitalisées et son nombreuses, on ne se contente pas que d'un simple ''Game Over'' ou ''Fight !''. Tous les cris et bandes du speaker sont réelles. Franchement très impressionnant pour une console 16Bits. Gros, GROS point positif.

Ta tala talaaaaaaa, Ta tala talaaaaaaaaaaa ! J'adore cette musique !! :3

Poursuivons avec la durée de vie, c'est un jeu de combat, son essence est donc évidemment axée sur le multijoueur. Toutefois, on peut passer un bon moment en solo à essayer d'avoir le fin mot de l'histoire de chacun des huit combattants. Ceci-dit, on regrettera que le mode solo soit si répétitif.

Au niveau graphique, nous avons un jeu qui fait honneur à la Mega Drive. La console arrive parfaitement à égaler visuellement son homologue sur Super Nintendo. Les stages sont relativement vastes, les arrières plans animés histoire de bien rappeler que l'on se donne littéralement en spectacle. Mais le meilleur du jeu reste tout de même l'animation et la modélisation des personnages. Le jeu est très fluide et ne pose aucun problème d'affichage, on ressent vraiment le punch que la version d'arcade proposait. Enfin... quand on regarde une vidéo du jeu, c'est sur que ça a l'air d'enfer mais j’émets une petite réserve sur cette version de SFII, notamment au niveau du gameplay.


Même les touristes à bord du bateau prennent les paris et vous encouragent ! Sympa, l'ambiance.

Je disais dans mon introduction que SFII est un jeu qui est encore aujourd'hui très apprécié et surtout joué sur Super Nintendo. Mais si il est surtout joué sur ce support et pas sur sa console rivale c'est qu'il y a bien une raison. Prenons un exemple avec mon personnage préféré, Dhalsim. Les enchaînements basiques comme le Yoga Fire (bas, diagonale, droite + punch) fonctionnent parfaitement, de même pour tous les autres personnages. Cependant, certains coups ne sont tout simplement pas disponibles. Par exemple, la téléportation d'un bout à l'autre du stage (normalement droite, bas, diagonale + A + B + R) ne fonctionne pas, la faute à l'absence de gâchettes. En parlant de ça, les gâchettes apportaient de très bons côtés au jeu mais comme le pad de la Mega Drive ne compte que TROIS boutons, le gameplay est de ce fait bien plus réduit et plus difficile à prendre en main. À titre comparatif, la Super Nintendo a quatre boutons et deux gâchettes... Un sacré gros point négatif donc car le but d'un jeu de combat est avant tout son gameplay, peu importe son scénario ou ses graphismes. Par exemple, Tekken dispose d'un gameplay très rigide ce qui fait perdre de sa superbe au jeu malgré ses graphismes.

Depuis quand il y a une romance entre Vega et Blanka ?
Cette image est un hack, il est impossible de battre Bison avec cette manette de &#@§% !!! 

En conclusion, je suis très déçu par ce portage sur la Mega Drive. La réalisation globale est très fidèle à l'originale et les joueurs Sega pouvaient se sentir comme les égaux des joueurs Nintendo avec cette version de Street Fighter II mais le problème de cette satanée manette à trois boutons gâche absolument tout. Si vous voulez juste passer un petit moment entre amis pour rire en soirée, je vous conseille évidemment ce jeu puisqu'il s'agit sans conteste d'un monument. Mais si vous êtes un fan hardcore de la série des Street Fighter, je ne pense pas que la manette Sega puisse vous procurer des sensations aussi plaisantes que celles de la Nintendo... Non mais vraiment, c'est comme d'essayer de convertir le jeu sur Game Boy, ce serait ridicule vu qu'il n'y a que deux bout....... BORDEL ILS L'ONT VRAIMENT FAIT ???



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 18,3/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7,6/10
Note Gamekult.com : 8,5/10
Note personnelle : 14/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :)