mardi 14 novembre 2017

N°224 – Driver 2





Titre : Driver 2 Back on the Streets
Plate-forme : Playstation
Date de sortie : 22 Juin 2000
Développeur : Reflections Software
Éditeur : Infogrames











J'ai beaucoup moins joué à cet épisode de la saga que le premier, mais je dois avouer que le peu de temps sur lequel j'y ai passé a été marquant ! C'est bien simple, je considère ce jeu comme le père des Grand Theft Auto modernes, à savoir en vue à la troisième personne dans une ville immense où l'on peut changer de véhicule à sa guise. Étant particulièrement friand de sensations fortes au volant d'une voiture lancée à pleine vitesse, je vous propose de revenir sur un jeu qui malheureusement a été boudé par la presse et les joueurs à sa sortie.

Premièrement au niveau du scénario. La trame du premier jeu suivait les aventures d'un flic infiltré dans la mafia dans le but de limiter le crime et de mettre un terme aux agissements des gangs qui sévissent en ville. La suite du jeu reprend le même système, nous sommes toujours infiltré et devons accomplir des missions pour le compte de nos employeurs mais aussi travailler en parallèle avec les forces de l'ordre, car n'oublions pas que notre objectif est d’éradiquer le crime, pas d'en prendre le contrôle. Quoique, ce serait fun ^_^ . Bref ! Le scénario de cet épisode est comme son prédécesseur très inspiré du cinéma américain et de l'ambiance des règlements de comptes durant les guerres des gangs et les cinématiques d'excellentes qualités permettent un rendu au top, on se laisse prendre au jeu sans aucun problème. Pour aller plus dans le détail, un parrain de la mafia brésilienne nommé Vasquez veut se débarrasser du prince du crime organisé des états unis, et vous vous retrouvez en plein milieu, bonne chaaaance ;)


Eh voici votre héros, Tanner. Patience, vous ne pourrez tirer dans le tas avec des armes que dans le
troisième épisode de la série, Driv3r.

Le scénario est prenant certes, mais ce qui fait un bon film d'action hollywoodien, ce sont de bonnes cascades et le gameplay du jeu vient parfaitement adopter la ligne tracée par les studios américains. Le gameplay en général est extrêmement similaire au premier opus, la physique des véhicules est très bien pensée et réaliste. Par exemple, on explique dans le manuel que l'accélération du véhicule peut avoir une influence significative sur la conduite. Comme accélérer déplace tout le poids de la voiture à l'arrière et freiner le déplace à l'avant, la course-poursuite en plein milieu du centre-ville peut s'avérer délicate et technique. Mais rassurez-vous, on s'y prend rapidement. Il suffit juste d'un petit temps d'adaptation.
D'ailleurs, une des meilleures innovations du premier Driver était de pouvoir se balader librement dans la ville, histoire de découvrir les alentours et faire d'éventuels repérages pour se sentir plus à l'aise lors des missions du mode histoire. Ce mode est toujours présent mais en beaucoup plus abouti puisque ce n'est plus une mais quatre villes qui sont fidèlement représentées. Comptez dans le lot Las Vegas, La Havane, Chicago et Rio de Janeiro, de quoi s'éclater pendant des heures. Et d'ailleurs on a même un cycle jour/nuit super bien fait, notamment sur son traitement de la lumière.

♪ Dieu est un fumeur de Havanes ♫

Le but du jeu est d'accomplir une successions de missions en tant qu'infiltré. Comme chauffeur pour le compte de la pègre, vous devrez faire des filatures, faire des simples transports, ou échapper aux flics dans des courses-poursuites épiques. Vous avez également le mode balade pour les plus décomplexés, ce qui vous permet d'éviter de vous taper toute l'histoire et de simplement profiter du moteur physique du jeu. Mais vous avez également d'autres modes qui font leur apparition. En effet, vous avez un mode défi dans lequel vous devrez accomplir des missions à la manière d'un Crazy Taxi comme battre un temps contre la montre. Mais aussi un mode multijoueurs ! Vous pouvez jouer au gendarme et au voleur ou à la course au drapeau, seul petit reproche pour ma part, le fait que les phases en deux joueurs ne soient disponibles qu'en vue subjective... Sur le plan théorique le jeu semble vraiment génial ! On peut se balader dans un immense monde ouvert sans aucune restriction avec en plus la possibilité de sortir de son véhicule pour en prendre un autre sans se fouler (d'où le fait que Driver 2 soit le père de tous les GTA modernes). Cependant, dans les faits il y a pas mal de couaks...
Déjà pour reprendre le gameplay des véhicules, aucun problème. On peut accélérer, faire un burnout, freiner ou utiliser le frein à main. On peut utiliser des caméras latérales, très utiles aux intersections en pleine heure de pointe). Votre voiture pourrait se laisser piloter sans aucun problèmes, mais voilà... Driver 2 est un jeu innovant, et surtout très gourmand techniquement. Par rapport au premier Driver, on peut noter la présence de piétons dans les rues. De plus, les véhicules gérés par l'intelligence artificielle sont beaucoup plus nombreux et variés. Ce qui contribue à pousser la Playstation dans ses derniers retranchements, ce qui se traduit par quelques problèmes qui rendent le jeu beaucoup moins plaisant à jouer.


On se croirait presque dans Crazy Taxi mais au grand écran !
... C'est une occasion, la bosse était déjà là quand je l'ai eue !


D'abord, les maps sont très grandes, c'est un des pionniers du genre pour ce qui est de la modélisation d'une ville entière en 3D, mais ce n'est pas le premier et la technologie devrait techniquement être maîtrisée puisque Die Hard Trilogy sur la même console proposait également ce type de jeu. Mais le jeu est tellement costaud que l'affichage du jeu saccade beaucoup trop. Dans l'idée, une map est constituée d'éléments en 3D et ces derniers sont parfois très nombreux. Pour éviter au jeu de trop ralentir avec des calculs inutiles, on supprime tous les éléments 3D qui ne sont pas présents dans le champ de vision, ce qui permet au jeu de tourner efficacement. C'est une technique toujours voulue mais il arrive qu'elle soit mal foutue et que le rendu soit affreux. On appelle cela le clipping. Quand le joueur tourne change son champ de vision, les objets réapparaissent et ce plus ou moins adroitement. Quand c'est bien fait, ça ne se voit presque pas, on s'attend normalement à ce que la table qui était derrière nous soit là. Quand c'est mal fait, elle apparaît comme par magie parce qu'un truc venait gêner la caméra. 
Dans beaucoup de jeux de cette époque d'ailleurs, nombreux sont les développeurs qui utilisent une sorte de brouillard afin de masquer cette apparition des décors. C'est vrai que c'est plus agréable de voir un immeuble apparaître progressivement que de le voir apparaître miraculeusement. Et visuellement, c'est pas top du tout, ça a en tout cas très mal vieilli de ce côté là.

Ensuite, vient le problème des jauges de l'interface. Dans le jeu vous en avez deux. Une qui résume les dégâts que votre véhicule a subit et une qui résume votre dangerosité pour la police (un peu comme les étoiles d'un GTA). Elles ne gênent pas en soit mais le problème c'est que comparé aux étoiles de GTA, elle ne désempli pas ! Si vous êtes recherché avec une barre pleine, les flics ne vous lâcheront pas. Ce qui fait que l'on peut se retrouver avec une quinzaine de voitures de police autour de nous. Couplez cela aux voitures normales qui vivent leur vie et un moteur physique pas assez puissant pour pouvoir faire tourner tout ça en même temps, et vous avez des ralentissements de fou !!!!!

Une voiture de police à l'écran ça va... Une quinzaine derrière vous, et attendez-vous à
une chute de fps...

Pour ce qui est de la durée de vie, par contre on en a pour son argent ! Le mode histoire est assez long, les missions secondaires prenantes, le mode balade très sympa et le nouveau mode deux joueurs permet de rallonger la sauce, vraiment pour l'époque le jeu dispose d'une longévité rare. Un excellent point à mon sens.

Pour ce qui est du son, c'est tout aussi impeccable. On a une excellente qualité musicale, notamment grâce au support CD, les voix sont impeccables et on peut même entendre les personnages vous parler quand on est volant, genre le flic qui vous dit d'arrêter votre véhicule parce que vous rouliez à 52km/h au lieu de 50 !!
Ahem, la bande son est très disco, c'est pas trop mon style mais l'univers du jeu est tellement cohérent qu'on n'y fait pas trop attention. Au mieux, on accroche ^^

Enfin pour ce qui est des graphismes, je n'ai RIEN à redire. Nous sommes en 2000, pour l'époque le moteur physique bien que à bout de forces par moments à cause des problèmes évoqués plus haut est juste exceptionnel. Faire tenir un monde ouvert géré par une intelligence artificielle est extrêmement dur, et à part seulement quelques problèmes de framerate, c'est franchement très impressionnant. Notamment pour le détail des véhicules qui a été incroyablement bien étudié (en même temps c'est l'essence même du jeu... HA ! Essence ! Z'avez compris ?... Ahem), ou encore pour les cinématiques qui me bluffent encore aujourd'hui. Quand j'ai essayé le jeu pour la première fois je n'y connaissais pas grand chose en jeux vidéos et je pensais que les jeux de l'époque de la Playstation étaient... meh... Et quand j'ai vu les cinématiques de Driver et Driver 2... J'ai compris que j'avais une fois de plus perdu une occasion de me taire, ha ha ! Franchement, c'est très très impressionnant.

Vu la façon de conduire de certains, on pourrait croire que Mr.Bean est dans le coin. C'est pas sa voiture d'ailleurs ?
Pour conclure, Driver 2 est un jeu très impressionnant dans toute sa réalisation. Les graphismes sont détaillés, le monde gigantesque, le son aux petits oignons, le scénario crédible, on peut sortir des véhicules et se balader librement sans limites, c'est vraiment dommage qu'il n'ait pas plus marqué les mémoires que cela. Certes il y a des problèmes d'affichages, quelques bugs de collision, pas mal de problèmes avec l'intelligence artificielle, mais avouez que c'était quand même exceptionnel !
Ceci-dit, sachez que pas mal de problèmes liés aux limitations techniques de la console sont résolus si vous mettez le jeu dans une Playstation 2, alors là bizarrement, ça tourne de manière impeccable ! Il aurait peut être mieux valu qu'il sorte sur cette console ? Allez savoir...


Note JV.com : 14/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 16,5/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7,9/10
Note Gamekult.com : 5/10
Note Personnelle : 14/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

lundi 13 novembre 2017

Hors Série N°2 – Sonic.exe

Sonic.exe, ou Quand un fan-game se révèle surprenant d'inventivité ! :)


Pour avoir signé pas mal d'articles sur le sujet, vous savez maintenant que je suis un grand fan du hérisson bleu ! Mais je ne suis pas le seul, et certains fans ont pu grâce à l'essor d'internet faire part de leur vision d'un jeu Sonic avec toute une ribambelle de fan-games. Parfois très réussis comme Metal Sonic Hyperdrive (que je vous recommande absolument, disponible gratuitement en téléchargement sur Romstation) ou complètement catastrophique comme Somari (que je ne vous recommande absolument pas, ha ha !).

Enfin bref ! Épisode un peu spécial aujourd'hui puisque je vais vous parler d'un jeu basé sur une histoire basée sur un jeu... Kewoa vous direz-vous, eh bien il s'agit d'un fan-game comme je vous le disais (extrêmement difficile au passage) basé sur une fanfiction. D'ailleurs, information CAPITALE :

CET ARTICLE EST EN LUI-MEME UN ENORME SPOIL, IL EST TRES FORTEMENT RECOMMANDE DE LIRE PREALABLEMENT L'HISTOIRE DONT LE JEU EST TIRE 
(disponible juste ici).


Nan mais sérieux, il est impératif de lire l'histoire avant de se pencher sur le test ! Alors allez-y ! ^_^

...

C'est bon, vous avez lu ? C'est assez ambiance Halloween pour vous ? Non ? Eh bien lançons nous dans l'adaptation de l'histoire Sonic.Exe sans attendre.
Sachez avant tout qu'il existe plusieurs versions disponibles sur le net de ce jeu, mais j'ai choisi de me jeter sur la version intitulée Sonic.Exe: Nightmare Begining que je considère comme étant la mieux réalisée, le VRAI Sonic.exe étant actuellement à sa septième version. Voici d'ailleurs une vidéo de gameplay reprenant la totalité du jeu et la meilleure fin. Vraiment superbe, mais aussi très dure... 

Commençons sans attendre. Comme vous avez pu le constater à vos dépends, il s'agit bien entendu d'une creepypasta, une histoire ayant pour but de faire peur tout simplement. Et le moins que l'on puisse dire c'est que dans cette version du jeu, la tension est magistralement bien retranscrite, parfois mieux que dans l’œuvre originale. En effet, il est bien plus terrorisant de devoir faire face au Sonic possédé par un démon soi même que de voir quelqu'un y succomber. Franchement, j'adore Halloween, faire peur aux gens et les films d'horreur, mais j'ai quand même eu des frissons et l'impression de voir des trucs chelous dans le noir le soir chez moi... Au point d'en fermer la porte de ma chambre, c'est dire... Oui je suis fragile, je sais !

Au niveau graphique donc, le jeu reprend le moteur physique des Sonic 16Bits. On a donc des sprites originaux comme on en retrouve dans des centaines de fan-games et donc de très bonne qualité (puisqu'il s'agit souvent des originaux). Ceci-dit, les sprites créés spécialement pour le jeu sont très réussis, notamment le Sonic démon ou encore le Sonic Creepy, le gardien de l'esprit de Sonic (tiré d'un message caché dans Sonic CD si je me souviens bien).
L'ensemble des niveaux est très bien pensé. Étant un jeu d'horreur sensé piéger le joueur, on installe une ambiance pour mieux tomber dans le piège. C'est limite sadique mais en même temps, c'est le but du jeu. Dans l'histoire, on est face à un jeu qui est littéralement en phase avec le joueur et essaie de le piéger. Cet aspect … j'ai pas d'autres mots hein... complètement FDP des niveaux reflète bien ce que serait un affrontement contre un démon (ou Dieu comme il aime se faire appeler). Dans le désordre, on a donc des niveaux à la luminosité baissée au minimum, un brouillard qui cache tout, des maps (volontairement )buguées, des sols qui s'effondrent super vite, et j'en passe. Excellent point donc... Brrrrrrrr, j'en frissonne encore...



Brûle en enfer, incarnation du Diable !

Ensuite niveau sonore. Étant musicien et particulièrement fan des musiques de Sonic, je dois dire que ce jeu est un vrai coup de maître. Le jeu commence en mode trompe l'oeil avec les musiques de l'écran titre du premier Sonic et la Green Hill Zone, mais très vite le joueur lambda est surpris avec une musique oppressante, carrément flippante même. Il s'agit en fait du thème de la Green Hill ralentit et joué à l'envers. Brrrrr, j'en ai froid dans le dos. Compilé aux écureuils mutilés et le petit Tails tout effrayé... J'ai rarement le sentiment d’empathie mais là je souhaite vraiment pas ce qui arrive à ce pauvre petit renard... Les musiques dans les trois parties (Tails, Knuckles et Robotnik) sont dans le même style, oppressant et lourd. Mais le final du jeu est juste grandiose. Le boss final n'est autre que le démon et on incarne Sonic lors d'un combat au sein de son subconscient. D'abord, Sonic décide de se rebeller contre le démon qui le possède sur fond d'une reprise orchestrale du boss de fin de Sonic Colours (qui est déjà fantastique en soi), puis on a droit à un boss de fin avec un remix spécialement composé pour le jeu Sonic Generations du boss de Sonic 3, la musique ''Big Arms'' pour ceux qui voudraient la retrouver. Pour résumer, début bien oppressant, flippant et bien dosé. Final grandiose, tendu, épique et cataclysmique. Ce contraste redonne la foi au joueur. Lorsqu'il est arrivé si loin dans le jeu, on ne va pas en rajouter avec de la musique stressante, il vient déjà de se taper tout le reste du jeu. Nan, un peu d'épique devrait lui redonner confiance et la détermination de vaincre le mal ! Moi je dis chapeau ! :)


Incompréhension, aucun contrôle, ignorance, panique... La définition même
de la peur... 
Concrètement, le boss de fin est le seul moment du jeu à se jouer comme un VRAI jeu Sonic.

Ensuite niveau gameplay, c'est extrêmement simpliste comme tout Sonic classique, on avance et on saute. Mais par contre, qu'est-ce que c'est dur ! C'est salaud, vicieux, pervers, à côté Infogrames fait des jeux ultra faciles, et je n'exagère absolument pas ! Il existe plusieurs fins à débloquer. La plus facile à obtenir est la plus lamentable, c'est celle de la creepypasta, tout le monde meurt... Mais si vous voulez espérer obtenir la best ending, hé hé hé bon couraaaaaaaage ! Ça se joue au millimètre, au pixel près même. Rien que boss final est juste impossible, je ne suis pas arrivé jusque là personnellement mais les vidéos sur Youtube me donnent le vertige tellement ça a l'air impossible...
En temps normal, j'aurais sanctionné une telle difficulté. Car même si un bon jeu peut être très dur comme Mega Man 2 ou Super Ghouls'n Ghost, les joueurs ont leurs limites et peu sont ceux qui peuvent atteindre le niveau de Sonic.exe, mais rappelons qu'il s'agit d'un jeu ''d'horreur'', une adaptation d'une creepypasta. Et en ce sens, on peut dire qu'un tel gameplay retranscrit parfaitement l'esprit de l'histoire originale. Je reprocherais seulement au jeu d'avoir caché les quelques trop rares vies supplémentaires à des endroits improbables. Autrement, le reste bien que très dur est parfaitement acceptable et très bien foutu.


Ce niveau s'appelle ''Fatal Fog''... Rarement vu un nom aussi approprié tiens !

Niveau durée de vie, si on connaît le jeu absolument par cœur et qu'on maîtrise assez bien le boss de fin, terminer l'histoire prend environ une demi-heure... Enfin, à supposer que l'on y arrive ha ha ! Cependant, là où un jeu classique pousserait le joueur à aller par défaut vers la meilleure fin, à la poser comme objectif ultime, l'ambiance de Sonic.exe : Nightmare Begining est tellement bien faite que cela pousse à chercher toutes les fins disponibles, et même les plus cruelles, ce qui rallonge considérablement la durée de vie. Mais après ce n'est qu'un fan game, il n'y a techniquement que quatre actes, chacun correspondant à Sonic, Tails, Knuckles et Robotnik. Alors autant être indulgent.


Battre le boss de fin n'est vraiment pas simple. Déjà, le level design est sadique, mais en plus vous devez le toucher 15
fois avant la fin du timer. Sinon, le démon s'empare de la Master Emerald et prend le contrôle du monde.

Enfin dernier point, le scénario. Ce que j'aime dans cette version c'est l'originalité apportée par rapport à la creepypasta originale. Dans l'histoire de base, on a un joueur lambda qui ne développe pas le pourquoi du comment de la possession de Sonic. Il ne fait que voir la mort des trois personnages principaux avant de lui-même se faire rattraper par le démon. Dans ce jeu, on minimise l'interaction avec le joueur au profit de l'histoire, de la conquête du démon, du duel intérieur entre ce qu'il reste de l'esprit de Sonic et un diable tout puissant, le plan d'action des trois autres protagonistes pour arrêter le mal. Le scénario est très très bien fait, tout comme sa mise en scène. Lors du combat final notamment, lorsque Sonic se bat contre son alter ego, en fonction du nombre de coups qu'il lui assène, on peut voir entre deux le combat dans le monde réel entre le démon et les trois autres héros (aidés par Métal Sonic, soulignons-le. Wouhou, Métal t'est le meilleur !). La narration est extrêmement bien faite, l'apparition du Creepy Sonic, la base de Robotnik attaquée et détruite par Sonic, tout est bien en rythme et s’emboîte parfaitement l'un dans l'autre. Et ce, que vous réussissiez ou non le jeu, c'est tout l'avantage car l'histoire a autant d’intérêt dans l'échec que dans la réussite. Combinez enfin cette ambiance avec les sprites bien flippants et tout ensanglantés, les musiques stressantes et la difficulté sadique, on a probablement un des meilleurs jeux creepypasta du net entre les mains.


On le surnommait Creepy Sonic mais je pense qu'on avait pas la même notion de Creepy à l'époque :p
Moi je dis, Knuckles a eu du bol sur ce coup !

Pour conclure, Sonic.exe est un très bon jeu mais attention, j’émets des réserves. Ce jeu n'est intéressant que si l'on connaît l'histoire de base, qu'on l'ai lue ou qu'on ait vu une interprétation en sketch sur Youtube. Autrement, un joueur lambda qui s'attaque au jeu sans connaître l'histoire risque à mon avis d'avoir du mal à s'intéresser au au jeu, de vouloir le finir ou même d’être simplement choqué ! Commencer un jeu avec des écureuils tout mignons éventrés et étendus comme des chaussettes sur les arbres n'est pas ce qu'il y a de plus judicieux pour attirer le néophyte. Sauf pour ceux qui veulent se mettre dans l'ambiance bien sur, on est pas à l'abri d'une personne à qui l'histoire arriverai pour de vrai et se fasse posséder, après tout beaucoup perdent aux trois stages et se font posséder à leur tour.



Moi ? Techniquement, j'ai triomphé des trois niveaux sans trop de difficultés. En même temps, l'autre bouffon de Normandy Geek n'avait pas l'ombre d'une chance contre moi... Et vous, vous voulez jouer avec moi ?    



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samedi 14 octobre 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 10

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Ce jeu est certifié par Tullius Detritus...

Il fallait bien que cela arrive, en 1989 Sega a lancé sa toute nouvelle console 16Bits, très en avance sur son concurrent Nintendo. Les jeux foisonnent et les licences déferlent les unes après les autres, et bon nombre de journalistes de l'époque considèrent la machine comme la meilleure disponible à la vente. La mascotte française de la bande-dessinée restera elle aussi dans les anales de la ludothèque de la Mega Drive mais hélas pas pour les bonnes raisons...

Épisode 10: Astérix and the Great Rescue – Mega Drive – 1993


Après les derniers succès d'Astérix sur Master System développés par l'équipe de Sega of Japan, c'est un petit studio britannique qui obtient les droits d'adaptation du petit gaulois sur la console 16Bits de Sega. Un studio d'ailleurs très connu aujourd'hui, notamment pour avoir créée une des plus grandes icônes féminines du jeu vidéo, Lara Croft. Vous l'aurez deviné, il s'agit de Core Design, et il est surprenant de voir qu'un studio ayant une telle renommée ait commencé sa carrière avec des jeux aussi mauvais...

Le scénario est aussi peu inventif que n'est le reste du jeu. Panoramix le druide s'est de nouveau fait enlever par les romains mais ces derniers en ont profité pour enlever Idéfix aussi. On pourrait crier au manque d'imagination au vu de ce scénario quasi-identique au premier jeu sur Master System mais on peut toutefois considérer cet opus comme une version bien différente de l'ère 8Bits. Ce point n'est donc pas le pire du jeu et peut même être facilement pardonné.

Cependant, là où l'on pourrait légitimement se plaindre c'est dans la cohérence des niveaux et de leur design. Comme dans n'importe quel jeu de plate-formes existant dans le monde, on enchaîne les niveaux les uns après les autres. Mais tandis que ses aînés sur Master System semblaient avoir compris ce qu'était la cohérence entre les niveau, que ce soit sur l'enchaînement des niveaux ou sur le design, la version Mega Drive est un véritable déluge de mauvais goûts. Le jeu commence dans le village gaulois avec un niveau relativement facile. On y croise des romains déguisés en arbres comme dans Le Combat des Chefs mais aussi des hiboux. Étrange de voir ces derniers en guise d'ennemis d'ailleurs car Le Coup du Menhir nous avait pourtant bien démontré qu'ils étaient amicaux.

Mais le pire avec ce niveau est qu'il est totalement trompeur et aguiche le joueur dans un jeu qui n'aura rien à voir ou presque avec l'univers d'Astérix. Le niveaux deux pose tous les problèmes du jeu, quoique certains fussent annoncés dans le niveau un. Déjà au niveau graphique le jeu est une calamité, les versions Master System arrivaient à faire bien mieux en terme de décors. On se retrouve dans ce qui semble être un port mais la modélisation est à la limite du simpliste, voire même de l'abstrait. Ordralfabétix est ici pour nous rappeler que l'on vient tout juste de sortir du village car sans cela, difficile de situer le niveau par rapport à notre point de départ. Quoique, cela pourrait très bien être une simple pancarte pour sa poissonnerie puisqu'il ne bouge absolument pas, il n'a aucune animation. Ce n'est qu'un détail me direz-vous mais avouez que cela annonce la couleur du reste du jeu.

La cohérence est sincèrement un des pires défauts du jeu. Les niveaux s'enchaînent les uns après les autres sans qu'ils n'aient aucun rapport avec la bande-dessinée. Le niveau trois est un niveau aquatique, étrange quand on sait qu'Astérix ne peut pas rester trop longtemps sous l'eau selon la BD. Le niveau quatre est de nouveau avec un ciel étoilé, en d'autres termes la meilleure excuse pour ne pas avoir à faire d'arrière-plan. On avance sur des collines pour finir sous l'eau comme dans un niveau aquatique dans Sonic. Le niveau cinq est un dédale de couloirs (toujours sans arrière-plan), cela semble être une sorte de forteresse mais rien ne semble le confirmer car le niveau six ressemble à un mélange de donjon et de forge avec des cellules certes mais avec des serpes de druide géantes et des coulées de métal en fusion qui nous tombent dessus. Le niveau sept lui ressemble un peu mais avec de la lave en plus, dans le niveau huit on doit sauter sur des engrenages... Astérix s'est fait une spécialité des anachronismes mais ils étaient drôles ou bien faits car ils étaient discrets. Ici, c'est juste ridicule. Puis après encore un autre niveau totalement labyrinthique, on arrive au premier boss qui n'est autre que... Assurancetourix dans sa hutte au village... Là où c'est inventif, on doit se servir des gaulois qui fuient le barde comme de plate-formes pour atteindre le barde et lui lancer des poissons pour le faire taire. Là où c'est absurde, pourquoi avoir parcouru des centaines de kilomètres pour revenir au village ?

Peu importe, on semble avec ce retour au village retrouver un peu de cohérence puisque le niveau suivant est un camp romain, peut être que les développeurs vont stopper leurs acides et que le vrai voyage va commencer ? Il semblerait car on poursuit avec une forêt puis un autre camp, un peu plus réaliste. On enchaîne avec un village de pêcheur, une ville, encore un camp, puis un boss. Un camp romain équipé de catapultes dont on doit renvoyer les rochers. Mais à partir d'ici, on retombe dans nos travers. Niveau sur des legos, sur des saucisses volantes, sur un aigle, puis sur les montagnes pour arriver à Rome.

Il faut reconnaître que cette succession de niveaux octroie une certaine longévité au jeu. La durée de vie est relativement admirable, surtout qu'un système de mots de passes permet de poursuivre l'aventure comme bon vous semble. Mais le reste du jeu va vite décourager plus d'un joueur.


Au niveau graphique, l'incohérence est également de la partie. Je n'ai pas le souvenir qu'Astérix ait un jour marché sur des saucisses volantes ou affronté des bonhommes de neige, encore moins qu'il se batte contre un romain qui fait le jeu du rondin (deux personnes sur un rondin qui flotte sur une rivière, le premier à l'eau a perdu, un sport traditionnel canadien). Boss au passage et probablement un des plus ridicules et faciles de l'histoire du jeu vidéo.
Les décors, animations et arrière-plans combinés proposent une expérience de jeu tout à fait linéaire car l'aspect graphique est tellement mauvais qu'il faut une force mentale hors du commun pour avoir la volonté de poursuivre le jeu. Les décors sont donc ridicules, mais les arrière-plans sont aussi abstraits, ils font penser aux niveaux bonus dans le premier Sonic avec des motifs répétés, mais le problème est que le jeu entier est comme ça.

De plus, les animations sont parfois extrêmement gênantes, notamment dans le niveau de la montagne où la neige y tombe en permanence, neige représentée sous la forme de flocons géants qui empêche d'anticiper les plate-formes comme les ennemis. Enfin, certains designs sont juste ridicules. Autant la présence de romains, de goths ou de loups sont compréhensibles mais des femmes allemandes qui explosent après être passés à côté ou encore des hippocampes géants, c'est très étrange.

Le level design est très abstrait mais ce n'est pas la physique du jeu qui va vous faciliter la tâche. En effet, cette dernière exige un gameplay millimétré pour pouvoir finir le jeu, et au vu des contrôles disponibles, le seul moyen d'y arriver est de connaître par cœur les niveaux, niveaux que l'on va recommencer un nombre incalculable de fois. Pour aller plus dans le détail, chaque niveau dispose d'un timer très restreint (à l'exception du premier niveau en guise de tutoriel). Vous pouvez encaisser un certain nombre de coups mais les possibilités de prendre des coups sont tellement nombreuses que cela ruine tout le plaisir de jeu.

Concernant les ennemis, la hitbox est le centre du problème. Non seulement celle des ennemis mais aussi la vôtre. En effet, cette zone qui considère si vous avez prit un coup ou non a été complètement sabotée car il est impossible de tuer un ennemi qui marche dans le même sens que vous sans prendre des dégâts.

Il existe bien des items pour nous permettre d'avancer mais ils sont tout aussi ratés. Les plus utiles sont les aliments qui nous redonnent de la vie, notamment les calices de vin et les sangliers. Ensuite, on a une espèce de bombe qui est en fait une invincibilité temporaire qui booste également notre vitesse. Enfin restent les items classiques. Ils sont symbolisés par des gourdes de potions magiques sur les niveaux mais il est impossible de les différencier. Une fois que vous en ramassez, vous avez une petite vignette qui est sensée vous décrire l'effet du power-up, mais celles-ci sont parfois très mal réalisées et/ou abstraites, ce qui force à trouver le jeu avec son manuel pour éviter ce genre de problèmes. Par exemple, pour les grenades explosives pas de problème, c'est une image d'explosion. Pour les nuages, cela sert à créer des plate-formes éphémères, et une tête d'Astérix entourée de fleurs signifie que vous pouvez devenir invisible aux yeux des ennemis, ce qui permet de passer notamment des romains fantômes.

Enfin, on en arrive à un des pires points du jeu, le niveau sonore. Le sound design en général est relativement bien réalisé. Les bruitages sont supportables et classiques, seul celui de l'invincibilité temporaire avec la bombe est assez inquiétant à entendre puisque l'on pourrait croire que la Mega Drive n'y survivra pas.
Cependant, les musiques sont un véritable désastre. La qualité de ces dernières est variable. Certaines sont très sympathiques comme l'écran titre, le premier niveau ou le niveau de la montagne. Mais certaines le sont beaucoup moins et obligent à baisser le son de la télé. Après, qu'elles soient de qualité ou pas, ce n'est pas le plus important puisque l'on parle ici d'une adaptation d'Astérix le Gaulois, cela supposerait donc un registre musical assez proche de ce qui s'est fait avant en la matière et au cinéma. Mais non ! Les musiques n'ont pour la plupart absolument aucun rapport de près ou de loin avec la bande-dessinée. Le meilleur exemple c'est la musique de l'écran de pause qui est probablement la meilleure musique d'ascenseur jamais réalisée sur Mega Drive...

Que retenir pour conclure ? En tentant de reprendre le système d'items posé par les opus Master System et en les ''améliorant'', le jeu s'est compliqué et est devenu dans son ensemble très abstrait et sans logique, là où la bande-dessinée se veut soucieuse du détail. Graphismes à la qualité très variables, musiques inaudibles, difficulté extrême, incohérences en série, Astérix and the Great Rescue est lui aussi resté dans les mémoires des joueurs de Sega mais on aurait préféré qu'il le soit pour d'autres raisons... Il est temps que Sega passe la main, et vite !

À suivre.





Fiche Technique :
Nom : Astérix and the Great Rescue
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Sega
Développeur : Core Design
Intérêt en ludothèque : 1/5
Intérêt en Collection : 2/5
Côte :  5 à 10€ en loose
           15 à 20€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.


mardi 3 octobre 2017

N°523 - Dofus





Titre : Dofus
Plate-forme : PC
Date de sortie : 1er Septembre 2004
Développeur : Ankama Games
Éditeur : Ankama Games







Revenir sur le phénomène Dofus... Autant vous dire que rien qu'en réactivant mon compte j'ai un pris un de ces coups de vieux ! Comme j'ai pu le préciser dans ma review sur la série Wakfu, il faut bien comprendre qu'au début des années 2000, Dofus était un nouvel embranchement du MMORPG et personne d'autre ne l'avait emprunté. À côté des légendaires World of Warcraft et League of Legend, il faut dire que le français s'impose au monde du jeu en ligne tel un colosse inébranlable. Je vous propose donc de revenir sur ce jeu fantastique, chef d’œuvre qui prouve une fois de plus que les français ont vraiment un savoir-faire inégalé en terme de création de jeux ;)

Parler de Dofus aujourd'hui c'est assez difficile puisque comparé à World of Warcraft qu'un n'a connu qu'une seule version suivi d'innombrables extensions, il y a eu deux versions de Dofus. La première version, plus connus sous le nom de la version 1.29 et la dernière en date du 23 juin 2015. Je vais donc me concentrer ici sur la version la plus accessible aujourd'hui, la version actuelle. Bien que je n'ai aucunement l'intention d'omettre des petites références ici et là à son aïeul.

L'île de Nowel... Quand je pense que je n'y ai jamais mis les pieds... Va falloir rattraper ça !

Commençons avec l'univers et le scénario. Comme tout bon RPG, il faut un bon scénario et un univers cohérent. Pour résumer de manière simpliste la trame du jeu, vous vous trouvez dans le Monde des Douze où les Dofus, six œufs de dragons aux pouvoirs sans limites, ont été dérobés et il vous incombe à vous, aventurier lambda du dimanche de les retrouver ! Le synopsis est simple et peu élaboré, cela ressemble à une quête d'un obscur RPG de l'âge de la Master System mais comme je le disais, un RPG se doit également d'avoir un univers cohérent. Pas forcément détaillé mais au moins suffisamment bien réalisé pour qu'il puisse attirer par son ambiance à elle seule. C'est toujours mieux quand c'est détaillé bien sûr, ça permet de comprendre la géopolitique du monde où on se trouve comme les conflits entre Orgrimmar et Hurlevent par exemple. Eh bien le moins que l'on puisse dire c'est que les scénaristes de l'univers de Dofus s'en sont donnés à cœur joie !
Le Monde des Douze est vaste et comme dans Wow, on ne peut pas traverser une forêt sans tomber sur une petite cabane avec un ou deux PNJ, chacun ayant ses petites répliques. Les références au monde réel foisonnent, allant de la parodie au réel hommage à la culture geek. Certains personnages sont traités avec une particulière attention (surtout depuis le carton de la série Wakfu) et la complexité de l'écriture du monde est saisissante tant elle est bien ficelée. Sans compter un humour aujourd'hui presque omniprésent, ce qui casse avec la tendance à passer tous les dialogues des PNJ, on a vraiment envie de se plonger dans l'épopée de chaque personnage pour rire un bon coup. Enfin, un peu comme dans Wow d'ailleurs, vous devrez choisir un camp entre deux cités rivales, Bonta et Brakmar. Que la meilleure cité gagne les gars ;)

Bon l'univers c'était l'étape facile, vu que tout le monde s'accorde à dire pour que Dofus soit un chef d’œuvre scénaristique au point d'en avoir inspiré un grand nombre d’œuvres dérivées comme des mangas, des bandes dessinées, des livres et surtout un film ! Maintenant passons à quelque chose de plus délicat, le gameplay. À côté des fulminants Guild Wars 2 et Final Fantasy XIV, plutôt que de céder aux sirènes de la 3D en temps réel, Dofus opte pour un aspect en 3D isométrique avec un monde affiché en tableaux, un peu comme dans le premier The Legend of Zelda sur NES. Mais petite spécificité, le cœur du jeu repose sur des combats au tour par tour. Au début d'un combat, vous pouvez vous positionner sur les cases rouges et les ennemis sont sur les cases bleues. Une fois que le combat commence, vous pouvez vous déplacer librement selon un certain nombre de points de mouvements et lancer des actions et sorts en fonction des points d'actions. Vous avez environ une minute pour réagir à votre tour, et des objectifs secondaires apparaissent de temps à autre dans le but d'obtenir plus d'expérience.

Le système de combat est assez intuitif, pour peu que vous ayez choisi une classe simple à jouer.

Pour ce qui est des sorts, ils varient en fonction de la race que vous avez choisie. À l'époque c'était simple tiens, ça s'appelait le Monde des Douze parce qu'il y avait douze races. Respectivement les Ecaflips, les Eniripsa, les Iops, les Crâs, les Feca, les Sacrieurs, les Sadidas, les Osamodas, les Enutrofs, les Srams, les Xelors et les Pandawas.
Chaque classe a sa particularité, ses sorts propres et sont plus ou moins difficile à maitriser en fonction du degré de stratégie qu'elles requièrent. Depuis la saison 2 de Wakfu, sont apparues six races supplémentaires. Les Roublards, les Zobals, les Steamers, les Eliotropes, les Huppermages et les Ouginaks. Tous surfant plus moins sur le succès des animés produits par Ankama.
Je ne vais pas détailler toutes les classes ni les différencier par rapport à la première version du jeu, il faudrait écrire un vrai bouquin sur le sujet pour ça et je ne suis pas assez bon dans le jeu pour ça. Cependant, je vous assure que les mécaniques de gameplay sont très ingénieuses. Pour commencer une aventure d'ailleurs, je vous recommande de choisir un Crâ, une sorte d'archer très efficace à courte et à longue portée.



De plus, un MMORPG ne se résume pas simplement qu'à du combat, c'est toujours plus riche que cela. Et comme dans beaucoup d'autres, il est possible de choisir des métiers répartis en deux catégories, les métiers d'artisanat et les métiers de matière première. Vous pourrez ainsi avoir plusieurs métiers en fonction de votre niveau, produire des matières nécessaires à la création de stuff plus performant par exemple.
Dernier aspect, le PVP (Player Versus Player, ou Joueur contre Joueur). Il est possible de se confronter en duels mais pas que. Vous pouvez créer ou intégrer une Guilde, avec celle ci vous pouvez acheter une maison dans le domaine du jeu en guise de quartier général. Trouvaille géniale au passage, quand vous engagez le combat avec un ennemi que vous avez sous estimé, vous pouvez demander de l'aide aux joueurs passants par un petit signal. À l'inverse, si vous êtes avare en expérience et que vous préférez vous débrouiller seul, vous pouvez bloquer le combat aux autres joueurs.

Mais alors, compte tenu de tout ce qu'on a vu sur le gameplay et le multijoueur, aurions-nous le jeu parfait ? Euh... Oui et non. Disons que pour un joueur lambda souhaitant perdre un peu de temps, c'est parfait mais pour un joueur souhait s'investir réellement dans le jeu ça va être plus compliqué. Pourquoi ? Parce que Dofus (et ce même aussi loin que je me souvienne) est un jeu avec des joueurs gratuits et payants. Et ce satané abonnement va vous fermer pas mal de portes. Vous ne pouvez pas avoir de familier (très utiles en combat), votre gain d'expérience est limité passé un certain niveau ce qui complique de manière considérable la prise de level, sachant que le maximum est de 200 et qu'un non abonné ne peut affronter que des monstres level 40 pour les plus forts, c'est très handicapant. Beaucoup de fonctionnalités et de zones en PVP sont inaccessibles... Bref, assez gênant...
Cela dit, cela n'enlève rien aux qualités précédemment évoquées. Mais c'est vraiment frustrant pour certains aspects, et surtout un en particulier. La version originelle de Dofus, la légendaire 1.29 est techniquement toujours disponible mais pour y jouer il faut être un abonné... Grumble...

Bon bref, tant qu'à parler de la version 1.29 en éloges, comme pour la version actuelle, passons aux graphismes. Pour l'époque les graphismes avaient beau être simplistes, cela donne un charme que je trouve inégalable. C'est comme rejouer à Baldur's Gate, un jeu qui était très pixelisé pour son époque et encore plus aujourd'hui mais qui garde une certaine fraîcheur quand on y joue. Le choix de la 3D isométrique permet la réalisation de décors proches de l'artwork. Les échoppes, tavernes, donjons et autres ateliers, qu'ils soient d'Incarnam ou d'Astrub sont d'une beauté larmoyante. On dirait presque des aquarelles par moments.
Les animations étaient et sont toujours d'une grande qualité (bien que beaucoup n'aient plus rien à voir avec les originales, je pense notamment aux attaques des Xélors et des Crâs qui ont beaucoup évolué graphiquement).

Eh ben... Incarnam a bien changé depuis 2004 !

Je passe rapidement sur la durée de vie. Très franchement, je me demande s'il est vraiment techniquement possible de mesurer la durée de vie d'un MMO, tant elle est longue. Elle l'est parfois tellement, je me demande si c'est vraiment utile puisque dans un MMORPG, un jeu qui évolue avec son temps, on ne fini jamais vraiment le jeu. Peut-on dire que la durée de vie est parfaite ? Oui et non. Pour le néophyte qui veut juste retrouver les six Dofus, c'est beaucoup trop long certes mais il peut ne se concentrer que sur la quête principale. Pour le joueur hardcore, il est parfaitement possible de s'adonner à TOUTES les quêtes du Monde des Douze. Et c'est d'ailleurs selon moi une des plus grandes qualités de Dofus. Le jeu est tellement accessible que n'importe qui, à n'importe quel niveau et à n'importe quel degré d'investissement peut apprécier le jeu. Et vu la taille de l'univers posé par un tel jeu, moi je dis chapeau !

Enfin j'en arrive au point qui m'avait le plus marqué à l'époque et qui est toujours aussi performant bien que très différent et dans un tout autre registre : la musique. Je n'ai fait qu'explorer rapidement le monde dans la version actuelle du jeu, ainsi je ne connais pas toutes les musiques. Mais pour le peu que j'ai pu écouter, j'ai vraiment apprécié cette ambiance avec des sonorités plus ou moins célestes. Cela donne l'impression d'être en permanence dans les étoiles. Mais je suis désolé, mon cœur balance du coté de la version originale et de ses musiques... Je suis sur qu'avec de simples extraits, je vous fais prendre un coup de vieux. Allez, pour le plaisir, voici mes musiques préférées ^_^ .
La version 1.29 est beaucoup plus dans un ton médiéval que la version actuelle, mais étrangement ça ne change rien à l'esprit du jeu. On joue aujourd'hui comme on y jouait hier. Disons juste que la composition a évolué. :)



Comment conclure ? Dofus est un excellent MMORPG très accessible, absolument fantastique dans toute sa réalisation. On sent que les créateurs sont de vrais passionnés et de vrais professionnels. Du fait de son accessibilité, n'importe qui peut y trouver son compte. Ceci dit, le seul défaut que je trouverai à rétorquer est ce système d'abonnement. Mais bon comme dit l'adage, quand c'est gratuit, c'est vous le produit. Faut se dire que sans ça, on aurait pas eu les séries animées et le superbe film d'animation de 2014. Absolument à voir au passage ;)




Note JV.com : 14/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 12,2/20
Note Jeuxvidéo.fr : 8,3/10
Note Gamekult.com : 6,5/10 
Note personnelle : 17/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

N° 645 – Castle of Illusion





Titre : Castle of Illusion starring Mickey Mouse
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 20 Novembre 1990
Développeur : Sega AM7
Éditeur : Sega










Ce jeu fait sans conteste partie des plus grands de la console. Quand Sega cherchait des mascottes pour sa console, il a pu bénéficier de toutes les grandes figures de la culture populaire des états-unis comme Ayrton Seynna le pilote de formule 1, Joe Montana un joueur de football américain ou encore le grand Michael Jackson. Disney ne fait pas exception et pour marquer le coup, c'est sa plus grande mascotte qu'il accorde à Sega afin d'en faire un jeu qui restera dans les mémoires. Retour sur le premier grand succès de Disney en jeu vidéo. :)
Qui dit premier grand succès ne veut pas dire premier jeu tout court, Disney a commercialisé un très grand nombre de jeux avant cela notamment sur NES et Master System comme Adventures in the Magic Kingdom, un party-game qui se déroule à Disneyland en Floride, ou encore l'inénarrable Ducktales tiré de la célèbre série télé La Bande à Picsou. Cela dit, il est plus que probable que ce soit Castle of Illusion qui ait lancé le studio d'animation dans le jeu vidéo. Enfin, combinez ce succès sur console de salon avec le carton du troisième âge d'or de Disney, soit l'arrivée en salles de La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion et bien d'autres.

Quand on sort de la NES, de tels graphismes ça claque !

Pour ce qui est du jeu, je suis globalement ravi. L'ensemble du jeu témoigne du charme inégalé de la fin des années 1990. La performance et la nouveauté des graphismes 16Bits combinée à un scénario tout à fait classique et dans la norme. La sorcière Mizrabel, jalouse de la beauté de Minnie, a enlevé cette dernière pour prendre possession de son corps, Minnie héritant du corps de la sorcière. Mickey décide de partir à sa rescousse alors qu'elle est retenue dans le mystérieux château des illusions. Il devra récupérer sept gemmes magiques qui lui permettront d'accéder au repaire de Mizrabel et sauver sa bien-aimée.
Un scénario tout à fait classique, on ne risque pas de s'emmêler les pinceaux avec un trame aussi simple. Un bon point !

La sorcière Mizrabel me fait penser à un mélange entre la méchante reine de Blanche Neige et
Maléfique de la Belle au Bois Dormant.

Pour ce qui est du système de jeu, c'est un plateformer tout ce qu'il y a de plus simple. Vous pouvez sauter, et ce très haut même. Vous pouvez ramasser des items qui vous serviront de projectiles, notamment des pommes. Enfin, je dis ça mais dans le premier niveau qui se déroule dans une forêt, ayant été plus ou moins traumatisé par Les Schtroumpfs sur la même console, quand j'ai vu les pommes pour la première fois j'avais peur qu'elles me tombent dessus et je n'osais pas avancer ! :D Bon bref, pour se débarrasser d'un ennemi, cela ne fonctionne pas à la manière d'un Super Mario Bros. mais plutôt comme un Ducktales. Quand vous sautez sans appuyer sur aucun autre bouton sur un ennemi, vous perdez de la vie. Pour toucher ce dernier il faut appuyer sur bas (un peu comme Picsou et sa canne). Mais vous pouvez également vous servir des projectiles qui se révèlent d'ailleurs très utiles contre les boss. Vous devez parcourir le monde avec trois vies mais rassurez-vous, vous ne serez pas en manque puisque bon nombre d'entre elles sont présentes dans les niveaux. De plus, si vous perdez une vie alors que vous veniez d'en ramasser une, celle-ci réapparaîtra. De quoi se rattraper donc si on a tendance à être perturbé devant les phases de plate-formes intenses. Et si vous perdez malgré ça, vous bénéficiez tout de même de continues.
Un système et une physique très bien pensée qui permet une prise en main quasi-immédiate. De plus, la très grande variété des ennemis qui changent d'un monde à l'autre apporte une vraie expérience diversifiée. En effet, les différents niveaux que vous enchaînez sont en fait des pièces du château, une fois le boss battu, la porte de la pièce disparaît et vous pouvez accéder à la pièce suivante. Très original. Cela fait penser aux tableaux de Super Mario 64 dans lesquels il fallait sauter pour aller vers un stage. Peut-être que Nintendo a pioché l'idée ?

Cette ambiance avec les toiles d'araignée me fait beaucoup penser à une des scènes de Fantasia.

Pour ce qui est de la durée de vie, je suis assez partagé. Il n'existe que cinq, mondes au total ce qui est peu, mais chacun de ces mondes est divisé en plusieurs niveaux. J'aime beaucoup la façon dont ces niveaux sont découpés, le premier et le deuxième niveau en témoignent d'ailleurs. Cela me fait grandement penser au film Fantasia. Après c'est vrai que cinq mondes c'est relativement court, le premier Sonic the Hedgehog à titre comparatif avait sept mondes divisés en trois niveaux, ce qui est déjà plus conséquent. D'ailleurs le jeu a même été porté sur la console 8Bits de Sega, la Master System et cette version disposait d'un niveau supplémentaire ! C'est vraiment dommage...
Il m'a fallu un après-midi pour finir le jeu, comptez quelques heures donc pour terminer l'aventure principale en mode normal.
Sachez toutefois qu'il existe également un mode facile pour les débutants et un mode difficile pour les joueurs plus aguerris. Bon personnellement je n'ai pas osé m'y aventurer plus de deux minutes vu la fréquence de mes morts...

Pour le côté son, je n'ai absolument rien à dire. Les musiques sont superbes et parfaitement adaptées aux ambiances posées par les niveaux. Je suis notamment très fan de la musique contre les boss. D'ailleurs le premier boss fait beaucoup penser au combat contre l'arbre de Kirby's Dream Land, que ce soit par son atmosphère ou même la musique dynamique. De plus, le processeur sonore de la Mega Drive est très impressionnant par certains moments, notamment avec le niveau dans la tour de l'horloge (qui n'a rien à voir avec la musique du même niveau sur la version Master System). Bref, j'adore.

Avoir des pommes vous facilitera GRANDEMENT la tâche ! Mais ça passe aussi sans, ce sera juste
un peu plus chaud.


Enfin passons au nerf de la guerre, les graphismes. C'est juste magnifique. La transition avec les consoles 8Bits est incroyable et un enfant de cette époque devait littéralement être émerveillé par de tels changements. Les arrières-plans et niveaux sont superbement détaillés, les ennemis variés, même que certains niveaux changent d'ambiance en plein milieu, comme par exemple dans le niveau un où l'on passe d'une forêt ensoleillée à un bois sinistre de nuit.
Les animations sont parfaitement fluides et ne gênent à aucun moment les phases de plate-forme comme pouvait le faire son cousin débile Fantasia. Pour résumer, les animations de Fantasia étaient très détaillées mais très lentes ce qui rendait le jeu extrêmement difficile. Ici elles sont tout aussi fluides mais elles ont le mérite d'être rapides et pratiques.

Bon j’émets tout de même une petite réserve sur l'apparence de Mickey. Autant le personnage haut en couleurs est parfaitement retranscrit, autant j'ai du mal avec son visage. Je trouve son regard et son sourire un peu étrange. Mais bon ça n'engage que moi. C'est plus agréable de contrôler un personnage souriant qu'un énième militaire solide et burné qui tire la gueule.

Coloré, chaleureux, l'ambiance est reposante et propose une expérience de jeu très relaxante.

Pour conclure, Castle of Illusion est un excellent jeu. La difficulté est bien dosée, les phases de plate-forme sont maîtrisées, les graphismes impeccables et les musiques superbes. Il s'agit d'un des premiers grands classiques de la console avant qu'elle ne connaisse son apogée avec la sortie des premiers Sonic et autres grand jeux qui feront la fierté de la console comme Aladdin, Streets of Rage ou Phantasy Star. En deux mots comme en mille : à essayer !



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17/20
Note Jeuxvidéo.fr : 8,8/10
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 18/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

jeudi 21 septembre 2017

Le Caen eSport Week-end les 16 et 17 Septembre 2017


Que ne fut pas ma surprise quand j'ai appris l'existence d'un événement eSport sur Caen ! La faute probablement à seulement quelques panneaux publicitaires dissimulés par le trafic. Mais bon, ce n'est pas le plus important puisque cette première édition semble s'être déroulée à merveille !


Organisé conjointement par Caen Event, l'organisateur de la foire internationale de CAEN, et l'association NORMAND eSPORT, cette rencontre geek a pu se réaliser notamment grâce aux nombreux partenaires comme NRJ, Orange ou encore l'Université de Caen.
Mais ce que je trouvais de plus admirable était la participation de l'univers geek caennais à l'événement. En effet, de grands acteurs locaux du jeu vidéo (dont j'ignorais l'existence pour la plupart je dois dire ^_^ ) ont participé à leur manière. La boutique spécialiste en jeux Game Cash a prêté pour l'occasion ses bornes d'arcade de type Double Dragon (un modèle de borne d'arcade récent vraiment génial !), le bar le Meltdown a participé à la logistique et la communication, étant bien plus expérimentés dans ce domaine. J'ai d'ailleurs pu discuter avec un des dirigeants du bar, Tom Beunard.

_''Il faut savoir que le phénomène de l'eSport a été introduit en France en 2012 par la franchise Meltdown. À l'origine c'était juste un bar qui a ouvert sur Paris, puis a ouvert une quinzaine de bars similaires dans le pays et une autre quinzaine à l'étranger. Et comme organiser des tournois sur League of Legend, Overwatch ou d'autres jeux orientés multijoueur c'est notre quotidien, on a pu être d'une grande aide dans l'organisation générale.''

Concrètement, c'était très sympa ! Au programme, on pouvait s'inscrire en tournoi de League of Legend ou sur Hearthstone, essayer des bornes d'arcades et les classiques des années 1980, découvrir de nouvelles manières de jouer comme la réalité virtuelle, des essais de drones ou encore un système très innovant qu'est le PC Shadow. En fait, visualisez un PC sur Paris, mais grâce à la fibre, vous avez un petit boîtier qui reçoit les informations du PC, ce qui permet de jouer de façon extraordinairement optimale malgré la distance. Il n'y a aucun lag, pas de temps de chauffe, une très faible consommation. Pour ceux qui veulent éviter de se payer une configuration PC à 2 500€, ce petit boîtier noir à 300€ semble être une excellente alternative... Non ce n'est pas de la pub, j'ai juste trouvé le concept génial. Et avec un peu de chance, ils ne seront plus les seuls à faire ça d'ici un ou deux ans :p
On pouvait également essayer la dernière Nintendo Switch (mais qu'est-ce que les manettes sont petites !) et quelques guests étaient attendus, notamment un joueur de la Team VITALITY HS en la personne de Kalàxz.

Les matchs étaient commentés par des commentateurs visiblement expérimentés (17 ans d'expérience il me semble) et malgré le fait que je ne connaisse pas LoL, j'ai réussi à m'emporter comme un vrai supporter !

Et puis bon, la récompense devait motiver puisque 1 600€ en tout étaient à gagner en plus de deux superbes coupes. Quand je pense que l'équipe de joueurs du Meltdown qui n'a pas eu une seule défaite le samedi a étudié tous les matchs des autres finalistes dans la nuit de samedi à dimanche pour anticiper une stratégie... De vrais pros !

C'est vraiment avec plaisir que je constate que depuis deux ans maintenant, la communauté geek de Caen semble vraiment décidée à faire quelque chose ensemble, un tel événement aurait été inimaginable en 2014. D'abord on a eu l'ouverture du Warpzone, puis du Meltdown. Les associations et groupements se multiplient, c'est juste génial ! … M'enfin bon, j'ai une légère crainte à ce sujet, certes les groupes se multiplient mais va falloir s'arrêter, parce que tout le monde est éparpillé... Un peu comme avant d'ailleurs, les joueurs de Caen étant plus à faire des soirées FIFA ou Mario Kart dans leur salon après (ou pendant) une soirée bien arrosée. J'ai donc pu m'entretenir avec le principal organisateur du Caen eSport Week-end, le Président de l'Association NORMAND eSPORT, Maxime Lerosier à ce sujet.

'' L'objectif principal quand j'ai voulu créer cet événement c'était vraiment de rassembler la communauté des joueurs de jeux vidéo caennaise. On a sur Caen un potentiel incroyable qui mériterai vraiment d'être exploité.''

Eh bien je dirais dans ce cas objectif atteint puisque ce tournoi Lol/Hearthstone a réuni 10 équipes et League of Legend et près de 50 joueurs d'Hearthstone, soit près de 100 joueurs au total. Et le tout sous le regard d'environ 2 000 personnes qui auront pu profiter des gradins dans le week-end.

Voir tout ces PC pendant les qualifications était très impressionnant !
Ah la finale... C'est toujours un grand moment mais dommage que peu de visiteurs restent jusque là... Allez les bleus !

Mais comme dans tous les jeux vidéo, qui dit objectif principal dit aussi objectifs secondaires et l'association NORMAND eSPORT n'était pas avare là-dessus.

'' Dans une LAN (Local Area Network, ou Réseau Local), il y a toujours de gros problèmes de synchronisation ou de lags. Le gros défi de ce tournoi était de faire en sorte qu'à aucun moment les joueurs et les spectateurs ne ressentent d'éventuels lags. Mais heureusement, grâce à l'équipe qui s'occupait des serveurs, nous n'avons eu aucun problème là-dessus. C'est vraiment super.''

Ha ! Ça me rappelle ce vieux même qui dénonce le préjugé comme quoi les jeux vidéo rendraient violents. Les jeux ne rendent pas violents, le lag oui !! Et après avoir expérimenté ça en BG (abréviation de BattleGround, ou champ de bataille) dans World of Warcraft, je vous assure que c'est vraiment saoulant !!
Ahem ! Nous disions donc, un rassemblement geek plutôt convivial qui semble réussi sur toute la ligne non ? Et de ce fait sommes nous en droit d'espérer d'autres éditions ou d'autres rassemblements de ce type ? Ce à quoi Mr. Lerosier semble avoir déjà une idée précise de son futur agenda.

'' Pour une première, j'avoue que cela aurait pu plus mal se passer. Cela dit je suis un peu déçu, on n’a pas reçu autant de visiteurs que l'on espérait, la faute à la communication un peu laissée de côté, car j’ai affronté la réalité du bénévolat, avec une équipe qui est partie en cours de route... Cela dit, on prévoit d'améliorer tout ça d'ici une prochaine édition. L'idée serait de refaire un gros événement chaque année similaire à celui-ci. Mais avec d'autres activités que nous n'avons malheureusement pas pu faire ce week-end comme un concours de cosplays par exemple. De plus, on aurait vraiment pour objectif de se diversifier au niveau des jeux joués.''

En discutant avec un bénévole du salon d'ailleurs, j'ai pu en apprendre plus sur le choix des jeux de cette rencontre.
''On a misé sur des valeurs sûres avec LoL qui est aujourd'hui le jeu le plus joué au monde mais à l'avenir il ne faudra pas négliger Overwatch. Mais ce qu'il faut surtout savoir c'est qu'en Normandie, Bretagne, Nord de la France, les joueurs sont très versus, et nombreux sont les joueurs de Street Fighter, Tekken ou Super Smash Bros.''

Faire tenir tous ces PC en même temps requiert une sacré organisation et surtout des serveurs de qualité !
Heureusement, des techniciens sur place ont pu gérer tout l'événement sans problèmes :)

En espérant qu'un prochain gros événement de cette taille tienne compte de ces notes pour parfaire encore plus son organisation.
Mais rassurez-vous, il n'y aura pas à patienter jusqu'à l'année prochaine pour espérer vous défouler au cours de tournois car comme je le disais plus haut, la communauté geek de Caen se développe énormément et les tournois fusent ! J'ai d'ailleurs pu croiser les amis de Normand e-Games qui organisent toujours leurs tournois de temps en temps dans les bars de Caen. Mais aussi les tournois hebdomadaires du Warpzone et du Meltdown. Sans compter la présence d'autres petits événements organisés par NORMAND eSPORT et une autre association, Nord'Geek.



Et ben, avec le Normandy Geek, tout ça réunit ça fait beaucoup de normands tiens ! ^_^ Du coup, n'hésitez pas à rester à l’affût de ces groupes qui font tous un super travail, je vous mets juste ici les liens vers leur page Facebook. En attendant, je vous dis à la prochaine pour un nouveau test !

GameCash : https://www.facebook.com/Gamecash-Caen-630120473713481/?ref=br_rs