vendredi 16 février 2018

N°596 - Borderlands




Titre : Borderlands
Plate-forme : Xbox 360
Date de sortie : 20 Octobre 2009
Développeur : 2K Games
Éditeur : Gearbox Software











Aaaaah... Les FPS... Bien que je sois plus un joueur sur consoles, j'admet bien évidemment la suprématie de la précision inégalable d'une souris. Mais évidemment je n'ai pas le premier Borderlands sur PC, du coup on va faire avec ce que j'ai sous la main, son portage sur la Xbox 360 de Microsoft. Alors je ne vais pas ici parler des différences entre une version PC et console de salon, ce serait ridicule, et surtout parce que je ne m'amuse pas à faire des comparatifs mais des tests donc prenons le jeu pour ce qu'il est et allons-y gaiement dans la joie et la bonne humeur !

Petite note toutefois avant de commencer, sachez que j'ai découvert la saga des Borderlands comme beaucoup avec le deuxième opus (mille fois meilleur d'ailleurs), et je ne sais pas si c'est dû aux innombrables qualités ou mon manque de jugement objectif mais je dois dire que pour un premier jeu c'est … Enfin, c'est pas mauvais, toutes les bases de l'univers sont posées mais je ne sais pas. J'ai du mal à croire que certaines licences à succès mémorables aient commencé avec des jeux aussi ternes... Et oui je parlais bien de Borderlands, pas de Metal Gear Solid.



Bon peu importe, commençons sans attendre avec l'aspect graphique du jeu. Premier détail qui pose la ''présomption simple de bon jeu'', vous l'aurez peut-être remarqué mais le jeu ressemble à du cel-shading, mais non il s'agit en fait de textures peintes à la main. L'animation est vraiment fluide, les personnages comme les véhicules sont parfaitement dans le coup et les maps d'une taille incroyable (et minutieusement détaillées d'ailleurs). Les personnages sont très charismatiques, de même pour certains ennemis. La mise en scène est juste géniale, notamment avec la présentation des personnages et boss, mais aussi pour les scènes de dialogues. Que ce soit pour leurs situations ou l'écriture des dialogues en elle-même au passage. Enfin conçernant les objets en général, le jeu se vente d'avoir un système de générateur aléatoire d'armes allant à plusieurs millions de combinaisons possibles... Ça fait beaucoup d'armes, oui ! Mais bien que le design des armes de base ne soit pas très inspiré et vraiment très (trop ?) proche du réalisme, les armes originales et de haut niveau ont une esthétique d'enfer ! Rien qu'à voir les fusils de sniper éridien ou Jakobs, ça donne envie de posséder un tel truc. … Pour décorer hein ?

Rassurez-vous, il est aveugle ! ... En fait c'est pas du tout rassurant !!
Ahem, bref ! Excellent point donc ! Passons à la bande-son et au doublage. Alors le registre musical de Borderlands est assez... particulier, oui c'est le mot. Bon personnellement j'ai un retard pas possible en terme de culture musicale et cinématographique, mais j'ai quand même eu l'occasion d'écouter un peu de tout, histoire de me rendre compte de ce qui existe. Mais je ne me souviens pas avoir entendu un registre aussi varié et inédit que celui de Borderlands. Je ne sais pas trop comment qualifier ces musiques d'ailleurs, c'est à mi-chemin entre la musique de film, la techno et la dubstep. Et rassurez-vous, dubstep n'est pas forcément synonyme d'affreuse cacophonie puisque cette BO est juste superbe, et encore une fois comme de nombreux bons-jeux récents parfaitement adaptée aux situations.
Sur le doublage, alors que je râle par contre beaucoup plus souvent sur ce point sur les jeux récents, là j'ai l'impression que des comédiens de doublage ont enfin compris comment faire un travail exemplaire. Le doublage est PAR-FAIT ! Les dialogues sont hilarants, les clichés omniprésents mais qu'est-ce que c'est bien dans le genre du jeu ! D'ailleurs, oscar du MEILLEUR comic-relief de l'histoire du jeu vidéo en la personne de CL4P-TP, mais vous pouvez l'appeler Clap-Trap aussi ^_^ Et je suis totalement sérieux, c'est vraiment le meilleur personnage comique écrit que j'ai pu rencontrer dans un jeu, bien au dessus des Lapins Crétins ou les punch-lines de Nathan Drake. Ça vaut pour toute la série d'ailleurs. Bon précision sur les dialogues, le jeu mérite son PEGI 18 vu le nombre d'insultes et de termes grossiers utilisés... Mais c'est tellement bourrin, c'en est génial.

_''Nous autres Clap-trap n'avons pas été programmés pour servir de cibles d'entraînement...''
Ce robot est juste génial ^_^

Maintenant, la pierre angulaire de la bête : le gameplay. Il est relativement bien pensé dans l'ensemble, et surtout très bien adapté au seul avantage que j'attribue à la Xbox 360 : sa manette. Jouer quelques heures avec une manette de 360 à un FPS vous ruinera beaucoup moins les doigts que sur une Dualshock 3 pour la simple et bonne raison que les gâchettes de la manette sont juste parfaites (et probablement inspirées de la Dreamcast de Sega au passage). Le confort de tir s'associe à un confort d'actions simples avec les boutons de la manette. A pour sauter, X pour recharger et interagir, B pour s'accroupir et Y pour changer d'arme. Sachant que l'on peut équiper jusqu'à 4 armes, il n'y a qu'à mémoriser l'ordre de ces dernières pour faire face à toute situation.
Petit plus à la saga Borderlands, le FPS est agrémenté d'une petite touche de RPG. En effet, vous avez de nombreuses quêtes annexes à accomplir pour vous entraîner mais aussi pour en apprendre plus sur l'histoire de Pandore et de ses habitants.
Bon j'avoue, au joystick le sniper est injouable !
Pour rentrer dans le détail de l'aspect RPG, vous disposez de 4 classes jouables. Le chasseur, le
soldat, la sirène et Brick (un gars qui tape fort, j'ai pas trouvé de nom pour sa classe). Bref, plus vous montez dans les niveaux, plus vous pouvez utiliser des armes puissantes, cela va-de-soi. Mais vous avez aussi des arbres de compétences, à chaque niveau vous gagnez un point à investir dans un passif qui vous permettra de vous faciliter le jeu. Liez à tout cela une compétence d'action majeure que vous pourrez utiliser grâce à LB qui vous permettra de changer l'issue du combat. Pour Brick c'est une sorte de mode invicible où les dégâts au corps à corps sont décuplés. Pour Lilith, la sirène, c'est l'hyperphase, une utilisation de dégâts élémentaux (je vais y revenir). Pour Roland, le soldat, une tourelle de soutien. Et pour Mordecai, le chasseur, il envoie Sanguine son oiseau dégommer les ennemis en face.
Le jeu dispose également de véhicules en la personne des Baroudeurs, des voitures de location fournies par l'Auto-loc de Scooter, un autre grivré du bulbe de la planète Pandore. La conduite se fait sans aucun problème et est même parfois relaxante.
Enfin dernière touche géniale, la gestion des dégâts élémentaux. Les armes font par principe des dégâts normaux, symbolisés par des chiffres en blanc. Mais il existe des armes spéciales dites élémentales qui disposent de certains effets bonus à utiliser sur certains ennemis. On compte le feu, efficace contre la chair. L'électricité efficace contre les boucliers. Le corrosif efficace contre les blindages en tous genres. Et l'explosif qui défonce à peu près tout.
Bon je ne me le pardonnerai pas si je ne le dis pas mais on regrettera quand même un manque de précision drastique pour les armes de précisions, c'est-à-dire dotées d'un viseur numérique. Pour un fusil mitrailleur ça ne pose pas trop de problèmes mais pour un sniper, ça en devient vraiment gênant.

Des chiffres, encore des chiffres... J'ai fait L moi bordel !

Mais j'y pense, je vous parle de Pandore comme si vous saviez ce que c'est. Petit point sur le scénario du jeu et son ambiance. L'histoire se déroule sur Pandore, une planète similaire à la terre, où des légendes d'une arche extra-terrestre alimentent les esprits. On ne sait pas ce que l'arche renferme. Butins inestimables, renommée, célébrité, pouvoir, femmes, bonne question. Mais certaines personnes sont persuadées qu'elle existe et sont déterminées à la trouver, ce sont des chasseurs de l'arche, vous. Vous devez trouver l'arche tout en étant aidé d'un mystérieux ange gardien que vous seul pouvez voir. Conçernant l'univers en général, je n'ai absolument rien à redire. La planète est très cohérente et pourrait presque faire partie de notre monde. La technologie est fascinante, le bestiaire est varié (et horrible à souhaits, je hais ces s****** de Skaggs) les personnages complexes et ont chacun leur propre histoire, à découvrir bien sûr. Mais j'ai juste une seule réserve sur la fin du scénario. Je ne vais pas vous gâcher la fin mais pour résumer sans spoilers, vous trouvez l'arche. C'est tout. La fin de Borderlands est juste frustrante, et ce n'est pas pour rien que le jeu est réputé pour sa fin extrêmement déçevante sur tout internet.

Vous saviez que pour la capture de mouvement de Lilith de l'introduction, c'est Makie Newman, un des gars du développement qui a incarné tous les personnages ? Eh oui, c'est bien lui qui simule son déhanché, frustrant hein ? 


Mais à part ça, c'est le seul défaut que je lui trouve. Bon ça et le fait que l'on dépende trop de notre équipement et pas assez de nos compétences comme dans le 2. Mais bon ! Enfin finissons sur la durée de vie, je n'ai pas calculé le nombre d'heures pour finir le jeu, étourdi que je suis, donc magie de Google … … … Alors techniquement l'histoire principale durerait une vingtaine d'heures. Mais c'est sans compter sur les DLC du jeu (certes payants mais géniaux, confère plus haut sur les qualités qui se répètent dans ces derniers) qui doublent bien la longévité du jeu. Enfin n'oublions pas que le jeu a été développé et pensé pour le multijoueurs. Et comme le disent les astuces lors des écrans de chargement, plus de joueurs = plus de difficulté. Plus de difficulté = plus de butin. Une façon artificielle de rallonger la durée de vie, mais après tout. Qui n'a pas regretté cette époque de l'écran splitté avec ses potes dans le salon à s'assister mutuellement pour une quête commune que l'on avait à l'ère de la Nintendo 64 ? EH BIEN AVEC BORDERLANDS, C'EST POSSIBLE ET C'EST SURTOUT ENFIN BIEN FOUTU !

Le multijoueur était une des principales exigences du cahier des charges du jeu,ce qui explique pourquoi il est si bien réalisé.

Ah la la, comment conclure. Je dis que le premier Borderlands est assez terne mais c'en est presque criminel. Le jeu est très riche, dispose d'une réalisation impeccable, d'un cycle jour/nuit, d'un doublage français aux petits oignons, d'un gameplay bien pensé et d'une histoire qui accroche. J'ai envie de dire ''Que demander de plus'' ? Eh bien... Je dirais le 2, bien que Borderlands soit vraiment bien fait dans son ensemble, Borderlands 2 le surpasse dans tous les domaines et est purement incontournable. Mais bon, autre sujet pour un autre test ;)



Note JV.com : 17/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,3/20
Note Jeuxvidéo.fr : 8/10
Note Gamekult.com : 7,9/10
Note Personnelle : 16/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

lundi 29 janvier 2018

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 11

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Infogrames reprend les commandes.

Après le jeu désastreux sur Mega Drive de Core design (cf Épisode 10), il était temps que Sega passe la main à un autre développeur pour adapter le célèbre gaulois moustachu sur consoles. Suite à l'initiative de Bruno Bonnel et surtout Benoît de Maulmin, respectivement PDG et Directeur Commercial de leur firme, Infogrames se lance dans une série d'adaptations de licences de bande-dessinées franco-belge. Après avoir réalisé Fantasia sur Mega Drive, Les Tuniques Bleues sur NES et timidement participé à Drakkhen, Astérix sur Super Nintendo sera le premier grand jeu sur console de salon de la firme.

Épisode 11: Astérix – Super Nintendo – 1993


Alors qu'Infogrames vient d'acquérir les droits d'adaptation de la série Astérix, les équipes du studio constatent que la tâche ne va pas être facile. Alors que Konami a proposé un jeu d'excellente facture et d'une fidélité sans pareille à la bande-dessinée (cf Épisode 7), les programmeurs se retrouvent devant un problème technique de taille : la mémoire. Les cartouches du jeu auront une mémoire hélas trop faible pour réaliser tous les fantasmes des créateurs et vont devoir redoubler d'ingéniosité pour proposer un jeu fidèle et agréable à jouer tout en étant en rapport avec l'univers dont il est tiré.

Le premier regret de l'équipe sera ne pas pouvoir permettre de jouer avec deux personnages différents comme dans la version arcade. On incarnera donc Astérix seulement, et afin de justifier l'absence d'Obélix, le scénario prétextera qu'il s'est fait capturer par les romains. Comme la cinématique d'introduction le montre, les romains emmènent Obélix tranquilement en train de dormir sur une tortue afin qu'il soit jeté aux lions. Abraracourcix et le conseil du village vous envoient donc le délivrer afin probablement de leur éviter un sort cruel. Le scénario des jeux Astérix semble se focaliser sur la rescousse d'un des personnages prisonnier des romains, on commence à en avoir l'habitude et cela n'est pas gênant en soi. Il est compréhensible que nombre de fans aient pu se moquer ou même huer ce scénario car comme le montrent les nombreuses aventures sur papier ou au grand écran, Obélix n'a pas de grandes difficultés à se sortir d'une prison. Cependant, ce scénario n'est pas si mauvais. Si on y réfléchit, comme l'équipe de développement ne pouvait pas intégrer Obélix comme second joueur et qu'on avait mit un autre personnage comme Panoramix, cela aurait probablement trop fait écho aux anciens scénarii. De plus, partir au secours du druide sans son ami de toujours semble quand même osé. Voir Obélix rester au village sans rien faire aurait été encore plus absurde que le voir prisonnier. Et même si cela n'avait pas été Panoramix, prenons Falbala par exemple, cela aurait été encore plus invraisemblable quand on connaît l'attachement du livreur de menhir à la belle blonde de Condates. Enfin, la mise en scène d'un Obélix prisonnier fait plus penser à un Obélix en vacances qui va baffer quelques félins qu'un Obélix qui est retenu contre sa volonté, comme le laisse entendre le chef lors de son briefing.




Le jeu respecte globalement très bien la bande-dessinée, dans la forme il s'agit d'un jeu de plate-formes très inspiré par Super Mario Bros. L'aspect graphique démontre d'un savoir-faire méticuleux et soucieux du détail. Les décors sont soignés et colorés, ce tout en respectant l’œuvre originale. Les personnages sont fidèles, les romains sont plutôt expressifs et on reconnaît facilement les décors plantés par la BD.
Un détail est par contre assez intriguant. Les romains étant les antagonistes principaux, on peut s'étonner de croiser certains ennemis dans le jeu. Par exemple, dans le deuxième monde, les ennemis principaux sont des helvètes, dans les caves on peut se battre contre les éternelles chauve-souris clichés, mais aussi contre des araignées, tout en évitant des stalactites et des gouttes d'eau. Techniquement, c'est parfaitement dans l'ambiance mais c'est beaucoup moins en accord avec la BD que le reste du jeu. Mais bon, on ne pouvait pas non plus remplir tous les niveaux de légions romaines, il fallait bien faire du remplissage. Aussi, ce n'est pas non plus un drame en soi.
L'animation est très détaillée et ne gêne aucunement les actions du joueur. Astérix se dirige avec une grande fluidité ainsi que les ennemis. Certaines animations sont réduites au minimum comme l'apparition d'Idéfix ou d'Assurancetourix mais ne faisant des apparitions que de quelques courtes secondes, ce serait chipoter pour pas grand chose.

Le jeu requiert un gameplay précis, ainsi vous n'aurez aucun mal à atteindre la fin des vingt-neuf niveaux divisés en cinq actes. Comme beaucoup de jeux des années 1990, la difficulté vient ajouter son grain de sel à la longévité du jeu, et aujourd'hui beaucoup de monde connaissent la légendaire difficulté des jeux estampillés Infogrames. Cependant, Stéphane Baudet, le directeur de conception du jeu, nous explique pourquoi les jeux du tatou étaient si durs pour bon nombre d'entre nous.

_''En fait, nos jeux étaient assez courts, comparé aux Mario de Nintendo par exemple. Les rendre difficile nous permettait d'allonger artificiellement leur durée de vie. Les trois niveaux de difficulté proposés étaient également pensés en ce sens, mais globalement, on peut dire aujourd'hui qu'ils étaient en fait plutôt moyens, difficile et très difficile.
L'autre raison était qu'à l'époque nous ne faisions pas suffisamment de playtests, c'est-à-dire de tests avec des enfants de la tranche d'âge auxquels ces jeux étaient destinés. La difficulté était réglée par les testeurs et l'équipe de développement, qui jouaient trop régulièrement et manquaient de recul. Pour eux, ces jeux s'avéraient plutôt très faciles !''




Le gameplay quant à lui est d'une simplicité telle (et surtout d'une ressemblance flagrante avec un Mario) que n'importe qui ayant joué au plombier de Nintendo pourra progresser sans trop se demander comment les contrôles réagissent. Un bouton pour frapper, un pour sauter et un turbo pour courir et sauter plus loin. Les gachêttes servent à avancer la caméra, pratique en cas de saut de l'ange apparent. Et certains items viendront vous aider dans votre mission.
Comme dans un Mario, les niveaux sont parsemés de petites boîtes volantes. La plupart vous donneront des pièces, importantes car cent pièces valent une vie supplémentaire. Mais d'autres sont plus utiles. Parfois Idéfix viendra mordre les fesses d'un romain proche, le rendant hors d'état de nuire, parfois Assurancetourix apparaîtra sur un nuage en chantant, ce qui pétrifiera de peur tous les ennemis présents à l'écran pendant quelques secondes.
N'oublions enfin pas la célèbre potion magique que l'on retrouve sous différentes formes. La plus commune est la potion classique qui nous rend invulnérable et plus rapide. Mais vous trouverez également une potion vous permettant de voler grâce au casque ailé d'Astérix.
Il faut toutefois souligner quelques petits soucis de level design. En effet, tous les niveaux ne vous demanderont pas d'aller nécessairement vers la droite, certains vous demanderont de descendre, ce qui n'est pas forcément indiqué, comme dans le premier niveau. Certes, des pièces disposées en flèches sont présentes pour vous indiquer la voie mais la taille de ces flèches par rapport aux niveaux sont assez petites.
De même, une fois dans les cavernes, rien n'indique s'il faut sauter dans un trou ou aller tout droit pour finir le niveau. Il aurait au moins fallu indiquer la sortie avec une petite flèche ou un panneau ''exit''.

Enfin, reste à voir l'ambiance musicale. Ici, Infogrames montre qu'il maîtrise déjà les subtilités de la musique d'ambiance. La puissance de la Super Nintendo permet l'utilisation d'un grand nombre de sonorités se rapprochant plus de véritables instruments de musique. Bien que la musique des cavernes soit assez classique et ne fasse pas vraiment penser à Astérix, le reste de la Bande Originale est parfaitement adapté avec le jeu. Niveau dans les forêts gauloises, les côtes bretonnes, l'Helvétie, l'Empire Romain, les musiques sont d'une grande qualité et agréables.

Pour conclure, il était temps que Sega passe la main. Le désastre engendré par Astérix and the Great Rescue a bien failli ruiner la carrière d'Astérix en jeux vidéos. Heureusement, Infogrames a pu redonner un second souffle à la série tout en se faisant les dents sur les consoles de salon. Astérix étant leur premier vrai jeu sur console de salon après Fantasia, ils pourront ainsi s'exercer et s'améliorer en vue des adaptations des Schtroumpfs, de Tintin, de Spirou ou encore de Lucky Luke. Astérix est un bon jeu, pas le meilleur Astérix, ni le meilleur Infogrames, mais un bon jeu tout de même qui plaîrait à plus d'un.


À suivre...



Fiche Technique :
Nom : Astérix
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Infogrames
Développeur : Infogrames
Intérêt en ludothèque : 4/5
Intérêt en Collection : 3/5
Côte : 5 à 10€ en loose
20 à 25€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.
- Pix'N Love N°10– Puyo puyo Propos de Stéphane Baudet recueillis par Regis Monterrin.


mardi 23 janvier 2018

Les consoles mini – Comparatif



Comme dirait Jean Gabin, Oui, je sais. Je suis (légèrement) en retard par rapport à la sortie initiale de la console mini de Nintendo. Cependant, en rédigeant mon article sur Starfox 2, je me disais que beaucoup d'incertitudes pesaient sur un très grand nombre de joueurs comme de passionnés nostalgiques. Il en va de même pour les consoles ''mini'' de la concurrence d'ailleurs. C'est pourquoi je vais essayer de vous résumer ce que sont à mon sens les qualités et défauts de ces purs concentrés de nostalgiques passéistes.


La NES mini


Disponible neuve à environ 60€, la nes mini est … Quoi ? Comment ça on en trouve plus de neuves ? De quoi, des spéculateurs ? … Oh … Bon, je reprends, disponible pour environ 100€ sur internet, la nes mini regroupe 30 jeux ''classiques'' de la console originale de 1986. Alors je ne vous cache pas que je suis passé bien à côté de la nes mini, car en tant que collectionneur ma nes fonctionne toujours, donc pas de grand intérêt. Mais, c'était sans compter sur le catalogue de la bête. Je ne vais pas m'attarder sur chacun de ces jeux, mes rapports réguliers sont déjà là pour ça, mais je pense que la console est une bonne opportunité pour qui ne veut pas se ruiner avec une collection car beaucoup de collectionneurs vous le diront, le marché du jeu vidéo rétro est probablement plus lucratif que la vente de stupéfiants... Bref, trente jeu disais-je et non pas des moindres puisqu'il s'agit des pivôts des plus grandes séries de Nintendo. Pour 60€ neuf, c'est extrêmement rentable. Quand on connaît le prix de The Legend of Zelda, Metroid ou Castlevania, rien que pour ces trois jeux la console est rentabilisée. Bon seul hic, elle n'est vendue qu'avec une seule manette...
Je pense donc que la NES mini est une bonne occasion qui permettra à qui veut se lancer dans le rétro-gaming à moindre coût, sachant que les options d'affichages apportent un sacré lifting à l'image, car il est vrai que nos vieilles prises péritel commençent sincèrement à fatiguer.
Rassurez-vous, Nintendo a annoncé le retour de la production pour l'année 2018. Dans'l cul les spéculateurs de m**** !!!



La Super Nintendo Mini


On passe à 90€ neuve pour 21 jeux, alors là vient ma première raillerie, pourquoi trente euros de plus pour dix jeux de moins ? Parce qu'ils sont meilleurs selon-vous Nintendo ? Nan parce que quand on regarde ce que Sega a fait avec une Mega Drive mini, on se retrouve avec 85 jeux pour 65€ plus un port pour lire les jeux d'origine. À coté la Snes fait presque pitié. Ils auraient au moins du mettre une fente pour lire les jeux originaux oubliés par cette petite vingtaine de jeux, rien que les jeux infogrames qui ont grandement marqué l'occident auraient été un ajout conséquent.
Bref, la console a tout de même de sacrés avantages qui me l'on tout de même fait acheter. D'abord, comme pour la NES mini, les jeux présents coûtent très très cher d'occasion et surtout d'origine. Super Metroid ou Castlevania IV valent entre 130 et 170€ en boîte, juste what the actual fuck ? À 85€ le morceau, la console est directement rentabilisée. De plus, contrairement à la nes, elle est vendue avec deux manettes, ce qui permet d'exploiter tout le potentiel du multijoueurs de la console. Enfin dernier argument qui pèse (enfin qui m'a fait réfléchir peut être quinze secondes), le vingt-et-unième jeu, Starfox 2. Si vous vous demandez comment un simple jeu a pu déterminer mon consentement, je vous invite à lire mon rapport sur ce jeu ^_^
Encore une fois, je vous recommande la machine. Attention toutefois, il n'y a pas d'alimentation vendue avec, seulement un câble USB, et l'image passe par le HDMI, veillez donc à avoir une télé suffisamment récente pour avoir ces deux entrées.
Pour ce qui est de se la procurer, vous pouvez encore en trouver partout en grandes surfaces comme en magasin spécialisé, alors n'hésitez pas :)




La Mega Drive ''Mini''


Alors cette machine n'est officiellement pas vendue par Sega mais un autre fabricant. Je mentionnais plus haut ses trois plus gros arguments de vente : son catalogue imposant, son prix et sa rétrocompatibilité. Alors oui, la console n'est pas chère du tout si on compare le nombre de jeux. Elle a deux manettes (et sans fil, s'il vous plaît) et permet de ressortir nos vieilles cartouches. Mais il y a quand même pas mal de défauts à la machine, et à mon grand regret d'ailleurs. D'abord, la console souffre d'un très SERIEUX problème de framerate, certains voient leurs FPS diminuer à un niveau honteux, même la Mega Drive originale ne se permettait pas de tels ralentissements. Et dans un jeu comme Sonic, c'est plutôt handicapant... Mais l'argument des jeux qui valent cher est-il aussi présent comme pour les mini de Nintendo ? Euh oui et non, certes certains jeux coûtent une fortune comme la saga des Phantasy Star mais d'un autre côté si l'affichage est saboté, c'est pas vraiment utile... Ensuite, la console dispose également de jeux Master System et même des jeux euh... bizarres probablement développés à la base pour des téléphones portables du début des années 2000. Enfin, dernier problème, c'est marqué en tout petit que la console, bien que disposant d'une fente de rétrocompatibilité, ne peut pas lire TOUS les jeux Mega Drive... C'est vraiment dommage mais surtout décevant.
Je sais pas trop si je dois la recommander, techniquement c'est toujours sympa de rejouer à des trucs de son enfance mais là, ils ont beaucoup trop triché avec le matériel.
Par chance, la mode des mega drive mini existe depuis bien avant les Nintendo mini et semble subir des mises à jour d'une console à l'autre. Je précise au passage que je vous parle ici de la dernière version de la console. Espérons qu'une version ultérieure viendra corriger ces défauts.




L'Atari Flashback


… HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA ! …............. Quoi, vous voulez vraiment que j'en parle ? … -soupir- okay allons-y. Comme pour la Mega Drive mini, cette Atari 2600 existe depuis pas mal d'années et subit des mises à jour fréquentes. Mais là ce n'est plus du jeu vidéo comme on pouvait en croiser à son âge d'or au début des années 1990, mais vraiment d'une console préhistorique. Même ma propre Atari 2600 n'est pas une console que je ressors souvent pour vous dire. Mais il faut avouer que ces vieux jeux des années 1980 avaient un certain charme. Nous en sommes actuellement à la huitième version de la console et la dernière en date de Noël 2017 a trois versions. Une de base avec 85 jeux. Une avec 105 jeux et un port HDMI, et une à 120 jeux avec des créations d'Activision comme Pitfall. La console est vendue avec deux manettes sans fil et..... c'est tout... Nan sérieusement, 'y a rien d'autre à dire... Alors oui, l'argument de la nostalgie pourrait intervenir comme pour la Mega Drive, mais à 90€ le morceau, euh allez savoir, j'ai beaucoup moins à me questionner quant à son achat...
Je ne la recommande pas spécialement comme je la recommande timidement. La console est parfaitement fluide et l'affichage n'a aucun problème mais des pixels aussi... vieux, ça aurait mérité de diminuer le prix de moitié...
Vous la trouverez (ou elle vous trouvera, parce que m'est d'avis que peu de monde vont chercher cette bouse) n'importe où.

Il y a bien d'autres consoles mini mais celles-ci n'ont quasiment pas d'impact en France et reprennent des technologies du Commodore 64, du ZX Spectrum, de l'Intellivision ou encore de la Colecovision. Donc encore moins connu et populaire que l'Atari 2600. Du coup je vous épargne la liste

En espérant vous avoir été d'une quelconque utilité en ces temps de fêtes de noël... De quoi, on est fin janvier ? … Oh ……… F*** !






mardi 16 janvier 2018

N°699 – Starfox 2




Titre : Starfox 2
Plate-forme : Super Nintendo
Date de sortie : 29 Septembre 2017
Développeur : Nintendo EAD
Éditeur : Nintendo








Certains le savent, je suis un fan invétéré de la série Starfox. Starfox 2 est un jeu Super Nintendo qui aurait dû sortir en 1996 mais qui fut finalement annulé car la sortie de la Nintendo 64 était imminente. En effet, Shigeru Miyamoto a préféré concentrer ses efforts sur un nouveau jeu exploitant les capacités de la nouvelle 3D plutôt que les polygones vieillissants de l'ancienne monture de la firme. Ainsi, plutôt que de succéder à Starwing, nous auront droit à un remake, Lylat Wars. Mais comble du bonheur, le jeu était presque fini, il ne manquait que la phase de deboguage. Et en fin 2017, Nintendo décide d'inclure ce titre inédit dans sa Super Nintendo Mini. Oh yeah !
''Mais attend un peu Normandy Geek, dans ta base de données, ton Starfox 2 figure au même niveau que Starfox Zero, cela coordonne plus avec sa sortie en 2016 et pourtant tu dis qu'il est sortit en 2017 ? Tu te fiches de nous là ?''
Pas du tout ! Je disais que le jeu était presque terminé, juste qu'il subsistait encore quelques bugs, mais autrement 95% du jeu était réalisé. Il se trouve que vers la fin des années 2010, la ROM du jeu a fuité sur internet et des fans ont réalisé des cartouches physiques (non-officielles) du jeu. Et étant fan, j'allais pas attendre que Nintendo sorte sa gamme de consoles mini pour y jouer, non mais !


Enfin bref, en faisant abstraction du fait que le jeu soit sortit en 2017, je dois dire qu'il s'agit d'un de mes meilleurs jeux (si ce n'est DU meilleur jeu) de la Super Nintendo, et ce même objectivement. Enfin, c'est pas le but de cette chronique, c'est donc parti pour un avis cent pour cent partial et tranché ! :D

Commençons au niveau graphique. Le premier Starfox était une vraie claque visuelle comme je le disais dans son article dédié, il serait donc difficile de pousser la Super Nintendo encore plus à bouts. Mais rien n'est impossible pour Nintendo, et plutôt que de travailler sur la vieillissante puce Super FX, ils décidèrent de plancher sur une deuxième version de la puce pour exploiter encore plus les capacités de la console. Ainsi, on a un jeu plus beau, plus abouti, plus détaillé, bref en tout points supérieur à son prédécesseur. Les innovations graphiques sont nombreuses. D'abord, les vaisseaux ne sont plus identiques pour tous les pilotes. Fox et Falco disposent de l'arwing original et deux autres duos utilisent deux nouveaux types d'arwings, chacun ayant ses caractéristiques propres.
Les niveaux classiques sont certes toujours en rail shooter mais une nouveauté fait son apparition : le all-range mode. C'est simple, vous vous baladez dans l'espace dans une zone de façon totalement libre. Trop cool. L'équipe Starfox dispose d'un nouveau vaisseau-mère, les textures sont plus travaillées et enfin appliquées sur les polygones et les personnages sont mieux réalisés et en général plus expressifs. Vraiment génial. Sans compter que le jeu dispose de plein de cinématiques, et c'est toujours la course à la surenchère du spectaculaire. Starwing était bluffant ? Attendez de finir Starfox 2, vous serez ébouriffés.

Pour de la Super Nintendo... C'est juste incroyable !

Niveau sonore, la Super Nintendo a toujours su proposer des musiques d'une grande qualité et là encore je ne suis pas déçu et certaines sont absolument mémorables. Elles sont parfaitement adaptées à leur situation et sont bien plus techniques que dans le premier volet. On sent bien la présence militaire et menaçante de l'empire d'Andross. Les combats sont on ne peut plus dynamiques et épiques et ce grâce à un gameplay juste génial.

Le gameplay, parlons-en. Le maniement de l'arwing est très proche du premier opus. Dans les niveaux classiques les contrôles restent les mêmes. Dans les niveaux ''all-range'', c'est à peu près la même chose. D'ailleurs c'est là que vient le seul point négatif à mon sens du jeu. Les cartes ne sont pas immenses en soit mais la signalisation des ennemis à abattre est assez abstraite et confuse. Aussi, si vous cherchez pendant trois minutes un ennemi en vain, ne cherchez pas il est forcément dans un de vos angles morts, et on a vite fait de perdre le sens de l'orientation.
Mais bon ce n'est pas insurmontable, vraiment. Surtout que si vous appuyez sur select, vous passez de la vue subjective de base à la vue objective classique et une mini-map et un viseur ''target'' vous aident à vous orienter alors... Le jeu se fait très facilement car il dispose de plusieurs modes de difficulté. Pour l'enchaînement des niveaux, là cela tranche totalement avec Starwing. Vous vous retrouvez sur une carte du système Lylat où vous pouvez y aperçevoir les différentes planètes. Vous y voyez également votre position (en orbite autour de Corneria au début du jeu) et celle de vos ennemis. Ces ennemis se déplacent en groupe et à des vitesses variables dans une phase stratégique au tour par tour qui n'est pas sans rappeler Starfox Command. Votre but est d'anihiler les forces d'Andross tout en évitant à Corneria de subir trop de dommages. Passé la barre des 100% de dommages, c'est le game over. Vous devrez ainsi pourchasser les troupes de Venom, intercepter les missiles pour triompher. De plus, pendant les combats, le temps s'écoule en temps réel. Ce qui veut dire que pendant que vous vous battez contre un groupe de chasseurs, les missiles et autres chasseurs continuent d'avancer sur Corneria.


À un moment du jeu, Andross vous envoie son arme secrète à la figure (que l'on voit dans la séquence d'introduction), une sorte de dragon-serpent mécanique. Ce n'est qu'un boss comme un autre, le battre ne change rien. Vous trouverez également d'autres types d'ennemis que les chasseurs. Les croiseurs qui sont des vaisseaux à exploser de l'intérieur et les bases planétaires qui ont à peu près le même objectif (une sorte de donjon). Pour explorer les bases et les croiseurs, en appuyant sur select, vous pouvez passer en une nouvelle forme, le mode walker. Votre arwing devient une sorte de machine bipède très pratique pour actionner des interrupteurs et se faufiler partout.




Un élément tactique sur les arwings apparait. Comme je le disais plus haut, il y a trois classes d'arwings, et chacun dispose de caractéristiques propres. L'arwing classique piloté par Fox et falco qui dispose de boucliers, de boost et de blaster équilibrés. L'arwing ''tank'' piloté par Peppy et Slippy qui dispose de moins de boost mais de beaucoup plus de blaster et de boucliers et l'arwing ''chasseur'' piloté par deux nouveaux personnages, Miyu et Fay qui sont bien plus agiles et rapides mais complètement en carton. De plus, chaque classe dispose d'un objet spécial qu'il peut activer en appuyant sur Y. Pour le normal ce sont des bombes classiques comme dans le premier jeu, pour le tank ce sont des satellites de soutien et pour le chasseur un bouclier imparable. À vous de les utiliser au mieux ;)



Niveau scénario, cela ne change pas vraiment de Starwing. Andross est revenu d'entre les morts pour assouvir sa vengeance. Il émet non plus de la planète Venom mais d'une base en orbite autour de Lylat (l'étoile qui donne son nom au système) et se sert d'une arme secrète et de nouveaux mercenaires pour tenter de prendre le contrôle de Corneria. L'équipe Starfox est sur le coup et ce sont d'abord deux nouveaux personnages qui apparaissent Miyu une lynx et Fay une chienne.
Mais l'ajout le plus stylé pour ma part est je pense la création de l'équipe Star Wolf qui compte tous les membres de la version 64, Wolf le loup, Leon le caméléon, Pigma le cochon et Andrew le singe. Ces derniers vous préparent des attaques surprises non signalées sur la carte pour vous mettre des bâtons dans les roues, alors soyez vigilents.

       
Mmouais... Le Wolfen avait nettement moins de classe...
Le premier concept-art de l'équipe StarWolf, ça claque hein ?

Finissons sur la durée de vie, comme tous les Starfox le mode aventure est assez court, comptez une bonne heure pour finir le mode normal. Ceci-dit, comptez bieeeeeeen plus pour les modes plus difficiles, le challenge est au rendez-vous. Le gameplay très bien pensé du jeu ne vous lassera pas avant un moment et vous permettra de dépasser vos limites.
Seul truc dommage, dans la version de démo présentée au Consumer Electronic Show de 1995 le jeu disposait d'un mode deux joueurs. J'aurais vraiment voulu voir à quoi ça aurait pu ressembler.

Infiltrez-vous dans le noyau d'alimentation des bases en Walker et faites-le sauter !

C'est dans ce Starfox que l'on a pu pour la première fois charger ses tirs pour envoyer une boule d'énergie comme projectile.


Pour conclure, plus je repense et rejoue à ce jeu, plus je me dis que l'annulation de Starfox 2 est un des plus gros gâchis de l'histoire du jeu vidéo et de Nintendo. Tant de qualités, si peu de défauts et même minîmes, Starfox 2 est ce qu'on pourrait appeler un chef-d’œuvre oublié... Il renaît aujourd'hui grâce à la Super Nintendo mini mais c'est triste qu'on ait du se passer d'un tel jeu. Autrement, je vous le recommande absolument, que vous ayez envie de trouver une cartouche home-made ou une Super Nintendo Mini, le jeu se justifie tout seul tant il est bon ! ;)

Voici ce à quoi le mode 2 joueurs aurait dû ressembler.



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 19/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

N°120 – Starwing

Titre : Starwing
Plate-forme : Super Nintendo
Date de sortie : 21 Février 1993
Développeur : Nintendo EAD
Éditeur : Nintendo










Nous sommes en 1993, Nintendo subit de plein fouet la vague de riposte de son concurrent de toujours Sega qui à l'aide de sa nouvelle mascotte et de son support CD pour la Mega Drive commence à devenir une épine sacrément gênante pour Big N. L'évolution technique des consoles oriente donc la prochaine bataille de la Guerre des Consoles sur le chemin des jeux en trois dimensions. Nintendo sollicite ses développeurs tiers fétiches tels que Hudson Soft ou Hal Laboratory mais c'est du côté d'un jeune studio que son salut viendra. La firme Argonaut Games met au point la puce Super FX qui permet l'affichage de polygones en trois dimensions. Pas inédit mais rarissime à l'époque. Nintendo saisit l'occasion et se lance dans la conception d'un jeu de shoot type Rail Shooter et grâce à une campagne marketing plus que bien gérée, c'est succès phénoménal !

Premièrement au niveau graphique, nous avons un jeu en 3D intégrale, un des plus gros arguments de vente du jeu. La puce Super FX de Argonaut Games fait des merveilles et le jeu se révèle fort d'une grande fluidité. Les mouvements de votre vaisseau sont très détaillés et réagissent parfaitement aux commandes de la Super Nintendo. Autrement, pour les niveaux en eux-mêmes ils sont également en polygones. Le problème est que pour afficher sans problème de lag ou autre bug d'affichage il aura fallu sacrifier les graphismes pour qu'ils soient le moins détaillés possibles. Un peu la même technique que pour F-Zero X, de bonnes performances techniques tout en sacrifiant les détails et en se payant un magnifique arrière-plan en papier-peint. Bon ce n'est pas grave, c'est même plutôt joli, et puis avec de la 3D, pour l'époque tout le monde s'en foutait de voir ce qu'il y avait en arrière-plan.
Autrement au niveau des personnages, on incarne le chef de l'escadron Starfox, Fox McCloud, un renard anthropomorphe, accompagné de sont équipe. Falco Lombardi le faucon, Slippy Toad la grenouille et Peppy hare le lapin. Un design très original qui me fait beaucoup penser à la série des Sly Cooper sur PlayStation. Et leur créateur n'est nul autre que Shigeru Miyamoto, papa de Mario et The Legend of Zelda. Il se serait inspiré du dieu shinto des céréales Inari, représenté par un renard qui aurait la faculté de voler. Enfin le design des niveaux, à savoir se faufiler entre des passages exigus comme sous des arches par exemple, est tiré des nombreuses arches (torii en japonais) proches du temple de Inari. Bref, un design que je trouve génial. Surtout celui du vaisseau utilisé pour nos missions : l'Arwing (oui les références à l'univers de Star Wars sont légion dans cet univers).


Je sais que pour les plus jeunes ça paraît très simpliste mais à l'époque, c'était une vraie claque !!

Ensuite au niveau sonore, là encore je suis fan. Déjà au niveau des bruitages, c'est très 16bits certes mais je trouve que le sound design correspond parfaitement à l'ambiance Space Opera du titre. Les personnages parlent parfois en Lylat (la langue de l'univers de Starfox, du nom du système solaire de Lylat, l'étoile équivalente de notre soleil), qui me fait beaucoup penser au yaourt dans Animal Crossing. Eh oui, les voix anglaises ce sera pour plus tard...
Enfin, au niveau des musiques, c'est juste énorme. Du thème de Corneria à Space Armada en passant par le thème de Starfox ou celui de Venom... Toute la bande son est géniale, et bien que je ne sois absolument pas fan de la Super Nintendo en général et encore moins de ses musiques, je suis bien obligé de reconnaître que là... Ça déchire !

Non franchement, le rendu visuel est très très impressionnant
quand on connaît les capacités de la console !


Pour le gameplay, alors avant Starwing je n'étais pas trop Shoot them Up (bon ok, c'est pas un shoot them up, c'est un rail shooter, mais c'est la même idée : tirer sur des trucs !). Mais jouer à ce jeu m'a poussé à aller vers d'autres jeux de ce style. Space Harrier sur Mega Drive, Panzer Dragoon sur Saturn, R-Type sur Super Nintendo, mais aucun n'égalera jamais le plaisir que je eu en jouant à Starwing. Une précision relativement pratique malgré la pauvre petite croix directionnelle de la manette Super Nintendo. Un bouton pour le tir, un bouton pour les bombes intelligentes (qui n'ont d'intelligent que le nom au passage), un bouton pour le boost, un pour les aérofreins, et deux gâchettes latérales pour incliner le chasseur sur les côtés et faire des tonneaux. Un gameplay très bien pensé, sachant que la configuration des touches peut être modifiée au début de chaque partie. Personnellement, je suis plus un adepte de l'axe Y inversé (appuyer vers le haut pour aller vers le bas) et des autres touches par défaut. Eh oui, à la dure !



La durée de vie est très bonne (bien que l'aventure ne nous mène pas au delà d'une heure et demie, c'est dommage). Mais rassurez-vous, vous pourrez recommencer l'aventure avec plusieurs niveaux de difficulté pour découvrir de nouveaux itinéraires pour parvenir jusqu'à votre objectif. De quoi explorer les richesses du système solaire de Lylat.


Découvrez le Système solaire de Lylat !


Parlons peu, parlons bien du scénario à présent. C'est Shigeru Miyamoto qui s'est occupé personnellement du design et de l'univers du jeu, et c'est probablement avec Metroid un de ses univers que je trouve le plus réussi. Pour résumer, Andross le savant fou est exilé sur la planète Venom pour avoir tenté des expériences dangereuses. Plusieurs années plus tard, l'armée enregistre d'étranges activités sur Venom et envoie l'équipe Starfox sur place pour enquêter. Mais elle ne reviendra jamais. Une seconde équipe Starfox est composée avec Fox McCloud en leader, le fils du premier leader James McCloud. Il vous faudra alors à l'aide de l'équipe Starfox déjouer les plans de l'infâme Andross qui a pour ambition de prendre le contrôle de Lylat. Bon, okay dit comme ça, ça ne paye pas de mine mais le scénario s'enrichira de jeux en jeux, ne vous inquiétez pas.




Pour conclure, probablement un des meilleurs jeux de la Super Nintendo. Des graphismes très impressionnants pour l'époque et pour être honnête qui n'ont pas tant vieilli que ça ! Les musiques sont toujours géniales et ont le même charme que celles d'une célèbre Street Fighter II, encore joué aujourd'hui par de nombreux joueurs. Je recommande absolument !! ;)



Note JV.com : 18/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,2/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 17/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

vendredi 29 décembre 2017

N°367 – Back to the Future Part II





Titre : Back to the Future Part II
Plate-forme : Sega Master System
Date de sortie : 1990
Développeur : Probe Software
Éditeur : Imageworks










Que dire quand on s'attaque à un monument tel que la série Retour vers le Futur ? Pour beaucoup, il s'agit de votre série de films préférée, pour d'autres c'est l'incarnation même des années 1980 au cinéma. Des acteurs mémorables et bien dans leurs rôles, une musique inoubliable et un scénario prenant et riche (bien que plein de paradoxes temporels et d'incohérences). Bon, on ne va pas énumérer les incohérences dans Retour vers le Futur car dans ce genre de situation, le voyage dans le temps a 95% de chances de compliquer à mort l'univers d'une œuvre... Bref, alors que le troisième film de la saga est sortit en 1990, Probe décide d'adapter la saga sur la Master System de Sega. Il faut savoir que le reste du monde a pu avoir droit à de nombreuses adaptations sur de nombreux supports et ce dès 1985 avec une adaptation sur Commodore 64. Mais en France, il s'agit du tout premier jeu Retour vers le Futur à sortir... Et comme disait Petit Gibus dans la Guerre des Boutons, si j'aurais su, j'aurais pas venu ! En effet, le jeu est mauvais... mais mauvais ! Au point d'avoir eu droit à son épisode dans l'émission de l'incontournable Joueur du Grenier. Mais à quel point l'est-il ? Et bien c'est ce que nous allons voir !

Note amusante, la scène finale du premier film était une blague des scénaristes qui n'avaient absolument pas prévu de suite.


Premièrement au niveau scénario, le jeu est donc basé sur le deuxième film de la saga. Pour rappel, Doc emmène Marty et Jennifer en l'an 2015 pour changer le destin de leurs enfants. Mais dans le futur, Marty tombe sur un almanach des sports détaillant tous les résultats sportifs depuis 1955 et pense s'en servir pour devenir riche. Problème, le vieux Biff Tannen, vieil ennemi des McFly, vole l'almanach ET la Delorean pendant que Marty et Doc ont le dos tourné et va donner l'almanach à son ancien lui pour changer son futur. Une fois de retour en 1985, Marty et Doc constatent que Hill Valley a totalement changé et Biff est devenu un homme puissant et milliardaire. Doc et Marty décident donc de faire revenir les choses à la normale en remontant au moment où le vieux Biff a donné l'almanach pour le lui reprendre, soit en 1955.
De ce côté, le jeu est plus ou moins respectueux du film puisqu'il revisite toutes les époques abordées par le film. Ce n'est pas trop pénalisant mais ce qui est franchement dommage, c'est que c'est probablement le meilleur point du jeu...

Vous saviez que le moteur de la Delorean c'est un moteur Peugeot-Renault-Volvo ? Et qu'il était en partie fabriqué à Caen ? ^_^


Parce que si vous cherchez à assouvir vos désirs masochistes, ce jeu est parfait pour vous ! Au niveau sonore, je sais que la puce sonore de la Master System est techniquement inférieure à celle de la NES... Mais quand même quoi... VOUS AVIEZ UN JOB !!! Le thème du film que l'on entend à l'écran titre est … potable on va dire. Certains diraient qu'il est affreux mais je le trouve pas si mal comparé au reste de la musique du jeu ! Dès le premier niveau, le supplice commence. On croit reconnaître quelques notes du thème d'Alan Silvestri, mais autrement cela ne fait pas du tout penser au film, et met encore moins dans l'ambiance de ce dernier. Les quelques petites notes qui se répètent rendent le niveau stressant au point de détester la musique originale, c'est vraiment criminel. Dans les niveaux suivants c'est pire, puisqu'il n'y a même plus les notes qui rappelaient le thème d'origine, on se contente de musiques stressantes et franchement insupportables. Entre les aigus qui te vrillent les tympans et les basses qui se répètent en boucle, on a le cocktail parfait de la musique dans la tête. Même la reprise de Johnny be Good, la chanson culte du premier film, est franchement pas terrible.

Ce mini-jeu est clair mais même ceux que j'avais en vrai, je n'avais pas le courage de me plonger plus de deux minutes dedans... 

Deuxième problème : la durée de vie. Le jeu est court et vide, ç'en est triste à mourir. Pour résumer, vous n'avez que trois niveaux et deux niveaux bonus. Le premier en 2015, le premier niveau bonus également, le deuxième niveau dans le 1985 alternatif de Biff, le deuxième niveau bonus en 1955 et le troisième niveau également. C'est... Tout... Mais le pire dans tout ça c'est que les premier et troisième niveaux sont identiques ! Alors après on peut se dire que ça fait partie du jeu, et qu'après tout dans les jeux, on a souvent des niveaux qui se ressemblent, ce qui en font leur qualité, comme un Super Mario Bros. par exemple. Mais ici, ça pue la flemme au kilomètre...

Ok, c'est mega court et mal exploité mais du coup, est-ce que le gameplay rattrape le coup ? Ça existe des jeux courts avec une difficulté suffisante pour rendre le jeu bien pourtant. Hé hé hé hé, quand je vous disait que le jeu est décevant, ce n'est pas pour rien. Concrètement, vous n'avez que deux boutons sur la manette de Master System. Dans le premier niveau vous êtes sur l'hover-board et vous devez arriver jusqu'au bassin de la mairie pour échapper à la bande à Griff, le fils de Biff. Et ce niveau est dur, mais dur, ç'en est complètement sadique et pervers. Marty peut taper mais le problème c'est qu'il a une allonge trop faible, du coup on ne peut éliminer un ennemi qu'en perdant une vie... top... Sachant que le moindre contact avec quoi que ce soit vous fait perdre une vie au passage ! Le trottoir, dégâts. La poubelle automatique qui apparaît au dernier moment, dégâts. Le sale gosse qui joue avec son camion téléguidé en plein milieu de la route et des bagnoles (tout va bien), dégâts. Les nids de poules, dégâts. Sans oublier les punks des années 2000 qui te fonçent dessus tels des rugbymen en puissance et les voitures qui te fonçent dessus sans prévenir. Ça bouge dans tous les sens, certains ennemis apparaissent comme ça en plein milieu de la route ou de votre trajectoire sans qu'on puisse les éviter.


Le deuxième bouton sert à sauter mais les ennemis vont presque tous plus vite que vous, ce qui fait que ça ressemble plus à un skate-parc qu'une rue ! Pour le troisième niveau, c'est la même chose à quelques petits détails près. Les punks sont remplacés par des Michael Jackson qui font du moonwalk et les voitures vont quatre fois plus vite !!!! Ça devient un vrai cirque pour les éviter ! Dernière chose à propos de ces niveaux, je soupçonne les hit-box d'avoir été trafiquées car même en étant devant un ennemi sans le toucher visuellement, le jeu considère qu'il y a un choc, ce qui n'aide VRAIMENT pas à atteindre la fin.
Mais surprise, le niveau 2 semble s'être glissé entre les deux pour faire souffler le joueur car c'est l'inverse total. Le niveau se déroule comme un jeu de plate-forme façon Mario. Mais il faut croire qu'à force de charger la Delorean en plutonium, Marty a développé des superpouvoirs vu qu'il est quasiment invincible... On peut sauter mais ça ne sert à rien vu qu'il n'y a aucun passage qui le réclame. Et on peut frapper absolument n'importe quoi. Rien qu'à coup de balayette, on arrête des gangsters, des tonneaux et même Mr. Strictland qui apparaît vers le milieu du niveau. Ce qui complètement daubé en fait, on pourrait croire à un boss mais non, on peut totalement l'ignorer et continuer vers la fin du niveau...
Je vous épargne enfin les mini-jeux en vous résumant l'affaire en deux mots : totalement nazes.

En gros il faut faire sortir Jennifer de la maison sans qu'elle ne croise personne mais c'est tellement le foutoir que c'est infaisable.

J'en entend déjà qui vont me dire que la difficulté peut faire partie du jeu comme pour Mega Man 2, ok pas de problèmes mais au moins ces jeux ultra-durs sont souvent très beaux et précis pour compenser. Bon déjà pour la précision, on l'a vu. Hin hin hin hin hin... Ouais c'est de la daube. Mais voyons les graphismes ?

….........................

Bon maintenant que je suis aveugle, ça va être plus compliqué de rédiger mes tests, mais au moins j'aurais plus à voir ces atrocités ! C'est laid, juste laid. La séquence d'introduction est pas mauvaise, on voit Marty et Doc dialoguer puis la Delorean s'envoler comme à la fin du premier film. Mais le reste est laid. Au niveau des palettes de couleurs, c'est respectueux du film et varié mais les sprites et décors en eux-mêmes sont vraiment horribles.

Quand tu joues, tu comprends vite pourquoi le Joueur du Grenier a comparé ces punks à Sébastien Chabal !

C'est assez chaud d'expliquer pourquoi c'est moche car parler de beauté des graphismes pour un jeu de cette console et de cette époque c'est pas évident mais en gros, retenez des décors qui se répètent et qui sont assez fades, on dirait juste des gros blocs de textures sans transition, un peu quand on est à la frontière de plusieurs biomes dans Minecraft. Sauf que dans Minecraft, c'est bien fait et même amusant de voir un tel manque de logique alors qu'ici c'est juste... bah moche... Marty ne ressemble à rien, les personnages non-plus (sauf le vieux Biff qu'on reconnaît bien). Il n'y a que les sprites d'objets qui sont réussis.



Pour conclure, ce jeu est vraiment mauvais, objectivement comme subjectivement. Court, répétitif, moche et inaudible. Il fait partie de ces très nombreux jeux dont il faut apprendre par cœur la position des ennemis pour les éviter et progresser, tout en sachant que l'écran de fin, c'est seulement l'écran titre du jeu suivant : Back to the Future Part III...
Si vous êtes fan du film, collectionneur ou masochiste, je vous conseille ce jeu car il fait plus ou moins partie des incontournables mais en tant que joueur occasionnel, je ne vous recommande absolument pas ce jeu, sauf si vous voulez vous rendre compte par vous-même de la difficulté du bestiau (à vos risques et périls au passage).



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 7,5/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : 5/10
Note personnelle : 5/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :)