mardi 16 juillet 2019

Vroum ... Quand votre vie fait vroum !

Salutations internet !

Je partage ici la première partie d'un futur gros ensemble vidéo sensé retracer toute l'histoire du jeu vidéo de moto. Que voulez-vous, je suis geek mais aussi motard. Et autant les vidéos type ''evolution of ...'' m'ont bien plu sur certains héros comme Sonic, autant celles qu'on trouve sur le net sur la moto sont très (trop) vides à mon sens ! J'ai donc décidé de me lancer dans la recherche de TOUS les jeux sur le sujet et d'en faire une série de vidéos ^_^
D'ailleurs, si jamais j'oublie des jeux dans ces vidéos, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires, je ne manquerai pas de les mettre à jour ;) 

Voici donc la première partie qui couvre la décennie 1978 - 1988, autant vous dire que j'ai galéré à trouver des images, j'ai même dû jouer moi-même à certains d'entre eux faute de trouver des vidéos ! 

Bref ! Bonne vidéo ! Et pensez à vous abonner à la chaîne ! J'y poste régulièrement de vieilles archives de l'INA en rapport avec les tests présents sur le blog ;)


mercredi 10 juillet 2019

N°960 – Kingdom Hearts III







Titre : Kingdom Hearts III
Plate-forme : Playstation 4
Date de sortie : 25 Janvier 2019
Développeur : Square Enix Business Division 3
Éditeur : Square Enix










Kingdom Hearts III est dans la place !!!!!!! 13 ans qu'on a attendu, et nous l'avons enfin ! C'est bien simple, Kingdom Hearts n'est autre que ma série de jeu vidéo préférée, donc attendez vous à encore moins d'impartialité que d'habitude ha ha.
Sensé être l'aboutissement de toutes les innovations de la série et la conclusion de l'arc narratif Xehanort, ce jeu attendu par une communauté de fans très solide a le mérite de faire honneur à la saga qui nous aura tant fait rêvé. Aussi je vous propose mon point de vue sur ce qui s'apparente à mon sens au meilleur épisode de la série.

Ça fait plaisir de vous revoir les gars !

Commençons par l'aspect graphique … Nom de dieu … Quand j'étais gosse, je disais à mon meilleur ami ''tu imagines, un jour les consoles seront tellement puissantes que la suite de Kingdom Hearts aura des graphismes in game aussi beaux que les cinématiques du 2''. Vous n'imaginez pas à quel point c'est vrai ! C'est juste ultra impressionnant ! Le jeu aura mit le temps pour sortir mais juste pour la claque visuelle, ça valait largement le coup d'attendre.


Erf ! Joli clin d'oeil ^^
Première fois que j'apprécie un gameplay sous-marin dans un jeu vidéo ! :O
Le design des personnages a un peu évolué, l'interface est parfaitement lisible et ergonomique, seules quelques parties de mondes sont un peu labyrinthiques. Mais rien d'insurmontable. Le niveau de détails des mondes est incroyablement bluffant. Mention spéciale d'ailleurs pour les mondes tirés de La Reine des Neiges, Raiponce, Toy Story et Pirates des Caraïbes (dont certains rendus sont tellement impressionnants qu'on les confondrait avec le film ! Oui oui !). Sans oublier le fait que les environnements essaient d'être un peu plus vivants que dans le 2 avec une véritable ambiance comme dans la Cité du Crépuscule.

Enfin, combinez cela à des boss très bien pensés, trop cools visuellement et une palette de coups toujours plus spectaculaires, l'expérience visuelle est jouissive. Cela dit, il y a bien quelques petits bémols qui m'ont pas mal dérangé. D'abord, lorsque vous avez trop d'ennemis à l'écran (ou parfois même lors de petites cinématiques), les sprites passent de 60fps à 45, voire moins. Triste quand on sait que la Playstation 2 pouvait afficher le combat des 1 000 sans-cœurs sans sourciller. Deuxième problème, le jeu est magnifiquement détaillé mais de ce fait très lourd. Aussi, je ne vous recommande pas ce jeu si vous ne possédez qu'une PS4 classique ou première génération. L'image rame presque en permanence et stagne à 45fps, ce qui rend l'expérience de jeu BEAUCOUP moins fluide. Je recommande impérativement de jouer sur une PS4 pro pour une expérience à 60fps (quasi)constants.
Autrement, R.A.S. Le jeu est une tuerie visuellement.

Ce loup fantôme est trop cool !

Les batailles navales sont extraordinaires (et me font beaucoup penser à Sly 3).
Pour le scénario, bon pour y aller sans spoilers, il s'agit de la conclusion de l'intrigue mise en place dès le premier jeu et enrichie par tous les spin-offs depuis 2008. Beaucoup de questions ont enfin fini par trouver une réponse … mais au prix de plusieurs autres questions soulevées ha ha. Et il reste un point assez étrange dans le scénario principal mais qui selon le réalisateur sera expliqué et résolu dans le prochain DLC à venir ''Re : Mind'' (s'il vous plaît, un mode pour re-combattre les boss par pitié !). Pour les intrigues des mondes Disney, soit elles suivent simplement la trame du film qui les inspirent, soit elles sont (très habilement) en continuité avec les films. Par exemple, l'histoire du mondes Les Nouveaux Héros se passe après le film, de même pour Monstres et Compagnie. Vraiment chapeau. Sachant que l'on retrouve en plus beaucoup de personnages iconiques de la série, je dois dire que j'ai été particulièrement gâté en terme de fan-service.

Le monde Toy Story est superbe, il y a même un petit A113 caché ;)

Après, il y a un aspect du jeu qui pourrait s'apparenter à un défaut (la preuve, je le retrouve dans presque tous les tests du jeu), les dialogues. Beaucoup disent que c'est trop long, qu'il y a trop de dialogues inutiles. Alors oui et non. Certaines discussions sont effectivement un peu inutiles mais bon. Je rappelle que dans le 2, nous n'avions que des bulles de dialogue. Ici, les personnages parlent et tout à été doublé. Qui trouverait logique de remettre des bulles de dialogue dans un jeu de 2019, surtout avec un tel accent mit sur l'aspect graphique et sonore ? Moi pas en tout cas. Alors certes, c'est long, mais ça permet d'abord d'instaurer une ambiance propre à la série, mais aussi comme je le disais de répondre à toutes les questions (ou presque) de la série.
Après pour la qualité du scénario en lui même, je ne me prononcerai pas sur ce point. Disons juste que le jeu a répondu à beaucoup de mes questions et en a soulevé assez pour stimuler mon imagination et les futurs opus. Bref, pas grand chose à redire dessus.

Niveau sonore, alors là … Po po po … Mes oreilles … C'est jouissif du début à la fin. De la scène d'intro à la fin secrète, je. n'ai. rien. à. redire. RIEN ! Les nouvelles compositions, toujours par la grandiose Yoko Shimomura, sont superbes et dans le ton de la saga et beaucoup de musiques de la série ont fait un retour surprise (mon sang n'a fait qu'un tour quand j'ai entendu Enter the Darkness ha ha).

Mouahaha ce que c'est stylé !

Ah si tiens, j'ai vu sur certains articles que les musiques seraient trop répétitives … Alors déjà, est-ce que ceux qui ont écrit ont déjà joué à un Kingdom Hearts (c'est pas comme si elles étaient toutes répétitives depuis le début) et ensuite, est-ce qu'ils ont déjà joué à un jeu vidéo tout court ? Alors certes, les productions AAA de ces dernières années nous ont beaucoup habitués à des bandes-originales dignes du 7ème art, mais soyons sérieux deux minutes. Les musiques de jeux vidéos ont toujours été répétitives. Ce sont toujours des morceaux courts, dépassant rarement les 2 minutes et prévus pour se jouer en boucle. Par exemple (insérez toutes les musiques des Kingdom Hearts ou même des grandes sagas Nintendo en général comme Mario, Pokémon ou Kirby).
Sérieux les musiques de cet épisode sont tellement géniales qu'ils ont organisé une nouvelle tournée Kingdom Hearts Orchestra nommée World of Tres ! … Au passage génial, procurez vous le CD ^_^
Bref, la musique, rien à redire !


https://www.wildfaery.com/shop/fr/42-paris

Pour le sound design en général, je n'ai rien à dire, c'est très similaire aux autres opus. Mais j'ai quand même une complainte : le doublage. Là où la saga principale avait une VF superbe avec les meilleurs comédiens de doublage français, ici nous n'avons que le doublage anglais, pas terrible d'ailleurs. En plus, la justification de Square Enix pour éviter de la faire est complètement bullshit. Ils voulaient reprogrammer le mouvement des lèvres pour que les voix anglaises collent à l'image. … Mais on s'en fiche de ça !! J'ai pas l'impression que ça pose un seul problème lorsqu'il faut doubler un film disney alors pourquoi pas un jeu ?! En plus, ils ont doublé intégralement Final Fantasy XV en VF alors que littéralement personne ne l'avait demandé quoi ! Sérieux quoi ils auraient pu... je parle tout seul … ahem désolé :D


Vous avez aimé Riku dans Dream Drop Distance ? Tant mieux ! Vous pourrez le contrôler avec son gameplay de DDD
pour certaines phases dans le Royaume des Ténèbres.

Pour la durée de vie, là aussi il y a du boulot ! Rien que l'histoire principale prend une vingtaine d'heures (moins si vous passez les cinématiques). Les quêtes annexes sont relativement variées et rallongent le jeu, c'est toujours appréciable (surtout les phases en vaisseau gummi). Les adeptes du 100% ont du travail également vu le nombre d'entrées à saisir dans le journal de Jiminy. Enfin, le mode de difficulté critique, que j'aime aussi appeler ''putain de sa mère, c'est le problème avec la difficulté de ce jeu bordel ?'' rajoutera un certain challenge (que j'ai abandonné perso... ouais j'ai rage quit).
Ceci-dit un bon point, et surtout très surprenant, quand vous recommencez une nouvelle partie, vous conservez vos Keyblades (bon elles sont au niveau 1 certes, mais au moins vous n'aurez pas à vous retaper la forge de Arma Ultima, l'arme la plus puissante du jeu). Vraiment cool ^^

'Y a même des phases en FPS ! En FPS bordel !!!

Enfin le gameplay. Je dois dire que c'est la partie qui me faisais le plus peur en voyant les trailers. Puis en ayant découvert le prologue Kingdom Hearts 0.2 A Fragmentary Passage, soupir de soulagement. Alors que les spin-offs avaient des mécaniques différentes des jeux principaux (parfois très bien pensés, parfois moins ergonomiques), ici tous les acquis des opus précédents sont conservés et consolidés. Plus encore ! Des éléments des spin-offs ont été conservés comme le mode fluidité de Kingdom Hearts 3D Dream Drop Distance ou la concentration de Kingdom Hearts Birth By Sleep.
Dans le détail pour les combats, il faut savoir jongler avec les compétences pour pouvoir avancer sereinement. D'ailleurs à ce propos, beaucoup reprochent au jeu d'être trop simple et de manquer de challenge. En effet, à un certain point de l'histoire, vous êtes tellement puissant (enfin si vous gérez bien vos compétences et votre équipement) qu'il n'y a plus de réelle résistance à part les boss, et ce même en difficulté expert (rassurez-vous, le mode critique reste infaisable. Faudrait trouver un équilibre les gars non ?). De ce fait, on s'ennuierait rapidement.
Cependant, je ne suis pas totalement d'accord avec cette analyse. Pour moi, ce qui fait la qualité du gameplay de Kingdom Hearts en général, ce ne sont pas seulement ce sur quoi reposent les combats, à savoir les compétences. Comme vous le savez, dans un jeu la difficulté augmente au fur et à mesure que le joueur progresse. Essayez de le finir juste avec la configuration au niveau 1, vous allez vite devenir fou !


Les Keyblades peuvent changer de forme et offrent de nouvelles expériences de jeu.

Mais du coup question, est-ce que ce sont les compétences qui rendent le gameplay bien ? Non, car si on se limite juste aux compétences, ça fait juste des enchaînements inutilement impressionnants. Non ce qui rend le gameplay bien pour moi, c'est la combinaison de plusieurs facteurs. D'abord, une très grande palette de compétences qui débouche sur une grande variété de combos et de coups pour le spectacle. Ensuite, des alternatives au combat simple comme la magie, les coopérations, les attractions ou les invocations (d'ailleurs, bon point sur le 3. Dans le 2, on ne les utilisait presque jamais car ça consommait toute notre barre de MP. Ici, les invocations et coopérations et coups spéciaux ne consomment rien, merci square ^_^ ) permettent de changer la donne dans un combat qui peut sembler difficile. De même, certains changements de gameplays comme les changements de formes ou même d'environnement de combat procurent une toute nouvelle approche face à votre adversaire (par exemple, chaque Keyblade a la possibilité de vous faire changer de forme et propose un gameplay différent. Mention spéciale pour la Keyblade de base qui reprend à l'identique les combos du 2 pour les nostalgiques et Ultima qui défonce absolument TOUT !!!). Sans compter que les adversaires les plus mémorables, ce sont les Boss et eux aussi ont un moveset assez large, ce qui procure encore plus de variété si on les combines avec toutes nos possibilités de compétences.
Enfin, le tout cumulé avec une caméra soignée aux petits oignons qui se retrouve très rarement dans le même angle, on n'est jamais au même endroit, dans la même position, à faire la même attaque, contre le même assaut. Ainsi, le spectaculaire graphique et le gameplay varié viennent nous faire oublier l'ennui. :) … … … Bon ce n'est que ma théorie mais bon, je l'aime bien ^_^


L'espace entre les mondes n'est plus représenté par des niveaux mais un immense mode ouvert
en mode Space Opéra, et c'est juste grandiose ! Prend-en de la graine Starlink !

BREF ! Pour conclure, j'adore Kingdom Hearts 3. Depuis le temps que les fans l'attendaient, il est la digne suite du jeu qui nous aura tant fait rêver sur PS2 et je vous le conseille sans hésitations. À noter pour rappel que je vous conseille vivement de jouer sur une PS4 pro, ne serait-ce que pour avoir une image propre et fluide. Mais pour résumer, mise en scène magistrale, scénario très satisfaisant (à condition d'avoir joué à tous les autres, sinon vous n'allez RIEN comprendre), graphismes ahurissants, musiques parfaites, gameplay faisant honneur à toute la série, durée de vie honorable. À part mes quelques petits chipotages, je n'ai rien à redire sur cet excellent jeu. À part peut être qu'il est un peu trop similaire au 2. C'est un 2 en HD en somme. Mais j'aime autant me dire qu'il s'agissait d'une sorte de transition vers un nouvel arc narratif qui, vu la fin secrète, sera encore plus beau et abouti que le 3 (vivement la Playstation 5 ha ha).



Note JV.com : 16/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 16,7/20
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 18/20

samedi 29 juin 2019

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 13


Rétrospective Astérix – 1983 à 2019

Vous jouez où avec Astérix ?

Comme vu à l'épisode précédent, le projet Astérix sur Super Nintendo eût tellement de succès que Infogrames prit la décision de porter le jeu sur les consoles 8Bits de Nintendo. Bien sortie après, la version NES a été en fait presque entièrement tirée de la version Game Boy, dont le développement a commencé bien avant.

Épisode 13: Astérix – Game Boy – 1993



Le studio Bit Managers est encore aux commandes du jeu de façon générale. Tout comme la version NES, Infogrames a bien participé à la création du jeu mais de loin uniquement (littéralement, vu que Bit Managers se trouve en Espagne …).
La firme a du, vous commencez à le savoir, faire face à de gros soucis de taille des cartouches de jeu. Soucis notable car comparativement à une cartouche de NES ou de Super Nintendo, les cartouches de Game Boy ne pesaient pas plus de 32ko, soit l'équivalent d'une calculette bon marché …



Au niveau graphique, le jeu est très proche de la version NES pour une raison simple, la version NES ne consistait à la base qu'en une recolorisation de la version Game Boy. Paradoxalement d'ailleurs, on pourrait dire que la version de poche est plus jolie que la version de salon. En effet, si vous vous souvenez, bien que la beauté des jeux Infogrames soit reflétée dans la version NES, l'arrière-plan faisait petite mine par rapport aux autres versions, rappelant les premières heures de la console au Japon en 1983.




Ici, le jeu est tout aussi beau. Les romains et autres ennemis n'ont pas un pixel de différence si ce n'est la taille. Mais Bit Managers se prévaut d'un exploit sans précédent : Astérix sur Game Boy est le premier jeu du catalogue de la machine a héberger un scrolling parallaxe (ou défilement différentiel) ! Dans son principe, la mécanique est toute simple et paraît évidente, surtout dans le milieu des années 1990, mais sur la petite monochrome de Nintendo, c'était loin d'être évident. Même sur la totalité des consoles portable de l'époque comme la Game Gear de Sega ou la Lynx d'Atari. Il s'agit tout bêtement de faire défiler les différents calques de l'arrière-plan à des vitesses différentes pour donner une impression de profondeur. Gros exploit technique donc. Pour le reste de l'animation, elle est en tout points semblable à la version NES, s'y attarder condamnerait à la répétition (cf épisode 12).
Une anecdote sur le développement du jeu est assez intéressante sur la mentalité et la relation entretenue entre les développeurs et les joueurs. Pour faire simple, 32ko ce n'est même pas un millième d'une clé USB de 1go. La place est donc extrêmement limitée pour y insérer les éléments graphiques, physiques et sonores du jeu. Pourtant, durant le développement un programmeur a réussi à faire lire une petite voix digitalisée peu coûteuse en place (mais très lourde par rapport au reste du jeu), il s'agit du petit cri d'Astérix quand il tombe dans un trou ou prend un coup. Là encore il s'agit d'une technique très peu répandue sur la machine, toujours rapport au coût de fabrication des cartouches. Le directeur du jeu, Stéphane Baudet et son équipe ont eu une réaction très intéressante donc :

_'' Le programmeur était tellement content d'avoir réalisé le code permettant la lecture d'échantillons, que malgré son coût mémoire assez important, nous avons décidé de l'implémenter. Une fois dans le jeu, comme toute l'équipe trouvait ça génial, nous ne pouvions plus revenir en arrière. Il faut parfois faire plaisir au joueur, même si au abord, ça ne paraît pas toujours très raisonnable''.

Tout cela pour un simple petit bruitage, il est clair que le jeu ne serait pas le même sans. Couplé aux mélodies inoubliables d'Alberto José Gonzales, l'aspect sonore du jeu est certes relativement simpliste mais tient parfaitement ses promesses et propose une expérience très plaisante.

Tir groupé à présent sur la difficulté et le scénario. Le jeu étant ici identique à la version NES, s'y attarder serait là encore de la répétition (cf épisode 12).

Le gameplay de la version portable est légèrement différent de la version de salon pour plusieurs raisons. On sent toujours une grande inspiration de Super Mario Bros. dans son ensemble, mais on ressent une physique plus fluide et moins saccadée que sur NES. En effet, l'écran de la Game Boy étant très restreint, il était préférable de choisir un personnage très petit pour mieux voir ce qui arrive (ennemis, obstacles, etc). Ce n'est pas gênant en soi, mais si vous passez directement de la NES à la Game Boy, vous risquez d'avoir des problèmes dans l'appréciation des distances car la vitesse d'Astérix donc s'en trouve modifiée.
D'ailleurs, la taille minuscule des sprites du jeu s'explique encore et toujours par la taille limitée des cartouches de jeu. Détail qui sera corrigé dans le portage 8Bits du jeu suivant, Astérix & Obélix.

Publicité d'époque tirée d'un magazine.

Seul point dommageable du jeu, sa durée de vie. Il est encore plus court que la version NES (quatre actes au lieu de cinq, divisés par trois soit 12 niveaux). Mais honnêtement … qui a déjà réussi à finir le jeu de nos jours hein ?

Pour conclure, bien qu'étant très minimaliste sur certains aspects et sa difficulté étant assez relevée, il serait mauvaise langue de considérer Astérix sur Game Boy comme un mauvais jeu. On pourrait plutôt parler de jeu au gameplay exigeant. Tout comme la série des Mega Man, ce n'est pas parce qu'un jeu est dur qu'il est forcément mauvais. Bit Managers a su nous proposer un portage très honnête mais parfaitement en accord avec son modèle 16Bits et les limitations de son temps. Un classique de la portable !


À suivre...



Fiche Technique :
Nom : Astérix
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Infogrames
Développeur : Bit Managers
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 3/5
Côte : 10 à 15€ en loose
           20 à 30€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.
- Pix'N Love N°10 – Puyo puyo

mercredi 26 juin 2019

N°854 – Sorcerer's Apprentice






Titre : Sorcerer's Apprentice
Plate-forme : Atari 2600
Date de sortie : 1983
Développeur : Peter C. Niday
Éditeur : Atari










L'Apprenti Sorcier … Un nom qui doit parler à beaucoup d'entre vous puisque c'est une œuvre que l'on retrouve dans quantité d'arts et médias. À l'origine un poème écrit par Goethe en 1797, le compositeur impressionniste Paul Dukas compose en 1897 un poème symphonique du même nom. Et ce poème vous le connaissez très probablement puisque c'est celui que l'on retrouve dans le court-métrage éponyme de Disney dans le très célèbre Fantasia de 1940. Univers qui aura une longue prospérité puisqu'il refera une apparition dans Fantasia 2000 et Tous en Boîte, sera adapté sur Mega Drive par Infogrames et aura même un monde dédié dans Kingdom Hearts 3D Dream Drop Distance sur 3DS.

La version originale par l'orchestre philharmonique de Radio France.

Chronologiquement, ce n'est pas la toute première apparition de Mickey Mouse dans le jeu vidéo, il a déjà eu droit à un Game & Watch et un jeu sur micro-ordinateur, mais je pense qu'il s'agit de la première apparition au moins marquante du personnage dans le 10ème art. Voyons sans plus attendre ce que l'Atari 2600 a dans le ventre !


Graphiquement, le jeu est assez saisissant pour l'époque. D'habitude sur cette machine, les jeux se limitent à un seul tableau, un seul écran fixe. Les exceptions sont rares mais cet Apprenti Sorcier en fait partie. Bon okay il n'y a que trois tableaux, mais c'est déjà pas mal ! Vous pouvez vous déplacer sur la terre ferme et contempler le ciel étoilé, descendre dans le laboratoire du magicien et arriver jusqu'à la réserve d'eau.
Alors oui, ça a vieillit, c'est sûr ! Mais j'ai vu tellement pire sur cette machine que je lui pardonne parfaitement son apparence. Mickey est reconnaissable (et avec son chapeau s'il vous plaît), les balais sont comme dans le film et les décors à la fois simples et identifiables (l'univers avec les météorites puis le puits). Bref, excellent point.


Pour le scénario, cela reprend la scène du film où les balais arrivent par centaines pour remplir le puit d'eau jusqu'à inonder la cave. À vous de récupérer de quoi stopper les balais en abattant des météores puis d'évacuer l'eau avant que la cave ne soit complètement noyée. C'est simple mais ça reste une très bonne adaptation (surtout venant d'une micro scène d'un court-métrage de 10 minutes ha ha).




Niveau sonore, bon évidemment, vu l'âge de la bête, il ne faut pas s'attendre à avoir une musique tout le long du jeu, quelques bips dignes de l'Atari feront l'affaire... ce qui est le cas. Mais j'ai été très surpris par un petit détail. Chaque fois qu'un balais arrive jusqu'au puits et y dépose de l'eau, une partie de la musique de Paul Dukas se joue. Ce n'est pas grand chose, juste 4-5 notes, mais c'est déjà ça. Et ce n'est pas tout le temps le même son, en fait la musique se poursuit au fur et à mesure que les balais progressent. Franchement je trouve ça génial. Plutôt que de mettre un bruitage générique qui aurait le don de devenir particulièrement agaçant au bout de deux minutes, ils ont préféré mettre une musique complète qui se poursuit. Bravo !


Vu le nombre d'étoiles, ça peut vite devenir ingérable.

Pour la durée de vie, c'est de l'arcade pure et dure. Vous n'avez qu'un but : repousser l'échéance du game over. Et sachant que 90% des jeux vidéos de cette époque étaient des jeux d'arcade … Ce serait assez malvenu de de critiquer cet aspect. Ceci-dit, je pense qu'il aurait peut être été sympathique de faire un système de paliers à franchir avec un écran de réussite entre deux, comme dans Donkey Kong, ce qui aurait pu le différencier de la masse. Mais bon ça reste tout de même très bon, ne crachons pas dans la soupe !


Hum ... Je crois que ça craint !

Le gameplay pour terminer, c'eeeeeeeeeest … incroyablement réussi ! Sur l'écran du haut vous pouvez vous déplacer de gauche à droite. Appuyez sur le bouton d'action et vous tirerez un sort pour détruire une étoile filante ou une comète (ce qui permet de récupérer des seaux pour évacuer l'eau). Mais ce qui est génial, c'est que si vous pensez que vous avez foiré votre tir (qui part en ligne droite), si vous appuyez sur une direction, le tir suivra aussi, ce qui permet de corriger une erreur. Juste génial !
Sortez par la droite ou la gauche et vous descendrez à la cave. Les balais alimentent le puits en haut et vos seaux sortent l'eau vers les escaliers. Vous devez éliminer les balais dans le passage, sinon les seaux ne pourront pas évacuer l'eau et le niveau ne baissera pas. Vous pouvez alors vous déplacer dans toutes les directions (sur l'escalier hein, si vous tombez à l'eau vous remontez à la surface) pour éliminer les balais. De quoi … faire le ménage !


Pardon

Ahem BREF ! Même si ce jeu utilise des mécaniques assez vues et revues sur la machine, tout est suffisamment bien maîtrisé pour qu'il reste plaisant à jouer. C'est simple, c'est un de mes meilleurs jeux sur Atari 2600. Graphismes jolis, musiques décentes, gameplay bien pensé et challenge intéressant, je vous recommande vivement ce classique de l'arcade et des jeux Disney.

Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 17/20

vendredi 31 mai 2019

N°959 – Lupin III Densetsu no Hihō o Oe!






Titre : Lupin the Third Densetsu no Hiho o Oe!
Plate-forme : Super Famicom
Date de sortie : 27 Décembre 1994
Développeur : SAS Sakata
Éditeur : Epoch Co.











Aaaah … Lupin the Third … Avant de nous lancer dans le vif du sujet, petit rappel historique pour ceux qui ne connaîtraient pas cet univers. Il s'agit d'un manga crée en 1967 (ça date !) qui met en scène les aventures de Arsène Lupin troisième du nom et de son gang.
_''Comment ? Une œuvre rendant hommage à notre gentleman cambrioleur national et on en a jamais entendu parler ?!''
Ben en fait, le manga n'a jamais été distribué en France certes mais a été tout de même adapté en animé dès 1971, animé qui sera diffusé sur FR3 Jeunesse en 1985.
_''Mais voyons ! Il n'y avait aucun dessin animé du nom de Lupin the Third sur FR3 Jeunesse, j'ai même vérifié sur les archives de l'INA. Qu'est-ce que tu nous raconte encore Normandy Geek ?''
Alors oui, la série est quasiment inconnue en France car faute d'autorisation, les ayants droits de Maurice Leblanc, créateur de Arsène Lupin, ont refusé que le personnage soit nommé Lupin the Third en dehors du Japon, c'est ainsi qu'il a été renommé chez nous sous le nom de Edgar de la Cambriole, comme vous pouvez le voir dans le film de Hayao Miyazaki Le Château de Cagliostro, son premier long-métrage d'ailleurs ^_^
Véritable flop, la série tombera presque dans l'oubli chez nous et c'est franchement dommage puisque lorsque on me demande des conseils en matière d'animation japonaise, c'est le premier nom qui me vient à l'esprit car ce n'est autre que mon manga préféré !

Générique de Lupin the Third Part IV ''L'aventure Italienne'' de 2014, une pure merveille.

Pour vous résumer, Lupin n'a pas vraiment de but en soi. Comme son modèle/grand-père, ses aventures sont dictées par les objets qu'il pourchasse. Il est accompagné de son gang composé de Jigen Daisuke, le meilleur tireur du monde, Goemon Ishikawa XIII, le descendant d'un ninja légendaire, et Mine Fujiko, espionne et love-interest de Lupin. Le tout étant en permanence poursuivi par l'Inspecteur Zenigata d'interpol.
La série est toujours vivante actuellement (malgré la mort récente de son créateur, Monkey Punch, RIP) et bon nombre de séries, de films et d'OAV sortent encore chaque année. Bref, il y en a pour tous les âges et toutes les époques.

BON ! Ce qui nous intéresse ici, c'est une de ses (nombreuses) adaptations en jeu, alors lançons nous sans plus attendre.

Déjà, le premier truc qui m'a frappé en lançant le jeu … c'est que ça marchait pas (bah oui, il n'est sorti qu'au Japon, plus qu'à trouver un adaptateur XD). Ahem, nan le premier truc qui m'a frappé c'est l'incroyable introduction du jeu qui reprend le générique de l'animé. Tout y est, l'introduction des personnages, le thème principal et même des voix digitalisées ! Sensationnel. Et pendant le jeu, entre chaque niveau on a même les petites coupures des pages de pub avec Lupin qui tombe de sa voiture. C'est très impressionnant maaaaaaaaais … Comme le dit le Joueur du Grenier dans sa vidéo sur Heavy Nova, ce n'est pas parce qu'on a une intro fantastique que le jeu sera forcément bon. Et c'est vraiment triste car ici, c'est presque vrai vu que le jeu est partiellement décevant.



Bon je l'ai déjà dis pour l'introduction mais de façon générale, ce jeu est magnifique graphiquement. L'animation est superbe et très fidèle à l'animé dont il est tiré, et ce jusqu'à la mort de Lupin. Mais premier problème, les décors sont vraiment tout le temps les mêmes. La première partie du jeu se déroule dans un bâtiment, donc toujours dans des couloirs labyrinthiques, puis dans une espèce de château, donc toujours un décor très sombre au milieu de ruines. Je n'ai rien, mais alors rien du tout contre l'animation et ces décors dans leur réalisation, bien au contraire. C'est vraiment très beau, rien à redire. Mais on aurait souhaité beaucoup plus de variété dans les niveaux. Surtout que les aventures de Lupin sont souvent elles-mêmes colorées.

Les scènes de dialogues sont plutôt bien animées... Bien que j'aurais préféré
un sous-titrage au moins en anglais.
Les ennemis sont plutôt rares, la plupart du temps des robots de garde. Les détruire permettra de désactiver des pièges comme des jets de flammes.


Au niveau sonore, j'ai à peu près la même critique. Les musiques sont très biens et le sound design reprend de façon superbe les sons et musiques de l'animé, mais les musiques dans les niveaux en général sont très répétitives. Sachant que l'on peut passer un bon moment dans un niveau pour trouver son chemin, cela devient rapidement agaçant.

Niveau scénario … Euh bah je parle pas un mot japonais donc je vais me fier à mes recherches sur internet ha ha ! Apparemment, Fujiko se serait faite enlever et deux inconnus viennent demander à Lupin en échange de sa libération de trouver la fontaine de jouvence (rien que ça). Bon l'animation des scènes de dialogues sont plutôt sympathiques (même si je comprend rien) et une fois qu'on a le synopsis en tête, on comprend vite l'ambiance pesante mise en place. Sur ce point, le jeu est encore une fois très fidèle à l'univers de la série. Je ne me souviens même plus du nombre de fois où Lupin a fait des trucs de dingue juste pour Fujiko, et le meilleur c'est que lorsqu'il est capable de tout, donc on imagine sans problèmes qu'il arrivera à trouver cette fameuse fontaine ^_^


Faufilez-vous dans les conduits et devenez le meilleur voleur de tous les temps !
Un système de mot de passe tout bête mais bien pratique pour éviter de tout se retaper. Bon point ;)

Niveau gameplay, là c'est juste parfait. Les commandes de la Super Nintendo sont très ergonomiques. Vous pouvez courir, sauter, vous défendre au corps à corps et utiliser un gadget (que vous changez avec L et R). Vous disposez de dynamite, de bombes aveuglantes, de chaussures à ressort pour sauter plus haut, de potions de soin, d'un pistolet et d'un grappin. Une belle variété donc dans des niveaux également très interactifs vu que vous pouvez également vous faufiler dans les conduits d'aération pour accéder à des étages autrement inaccessibles. Certains passages de plate-forme risque de vous poser problème certes mais rien d'insurmontable.

Frappez le panneau de commandes pour débloquer les portes d'accès aux différents étages
(Parce que bon, les conduits d'aération, ça va 5 minutes ha ha).

Par contre reste pour moi le plus gros défaut du jeu, sa durée de vie. Le jeu est techniquement un jeu de plate-forme mais c'est surtout de la réflexion. Dans la première partie du jeu, vous devrez à chaque niveau trouver la console centrale qui gère l'ouverture des portes des escaliers pour trouver la sortie, ce qui oblige à faire plusieurs allers-retours avant de comprendre comment le niveau est construit. Alors vous allez penser que ça rallonge inutilement la durée de vie du jeu, mais non. Cette partie n'est pas dérangeante en soi et n'est pas si difficile que ça. Au contraire, il n'y a que peu d'ennemis dans les niveaux (sans parler du très faible nombre de boss), c'est limite trop facile.
Pire encore, quand on arrive dans la deuxième partie du jeu dans le château, ça passe en plate-forme simple avec un scrolling horizontal. Si vous connaissez bien le jeu, vous pouvez très bien en venir à bout simplement au bout d'une petite heure de jeu. C'est vraiment frustrant d'avoir aussi peu à se mettre sous la dent, surtout après l'introduction qui nous vendait du rêve.

C'est vraiment dommage qu'il soit si court, il y a de très bonnes variations de gameplay et beaucoup de bonnes idées...

Pour conclure, ce n'est pas vraiment un mauvais jeu, il a des qualités indéniables pour le joueur lambda et est une superbe adaptation pour le fan de la série, mais je le trouve beaucoup trop court et surtout répétitif. Ce qui est très regrettable car une autre adaptation de Lupin sur Famicom (enfin sur NES) basée sur le Château de Cagliostro proposait mille fois plus avec la possibilité de contrôler à tout moment Jigen et Goemon dans des décors plus vastes et variés, chacun avec son gameplay propre... Bref, à réserver aux fans et aux curieux …



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 13/20

dimanche 7 avril 2019

N°345 – Le Roi Lion








Titre : Le Roi Lion
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 8 Décembre 1994
Développeur : Westwood Studios
Éditeur : Virgin Interactive Entertainment









Aaaaah... Le Roi Lion … L'emblème de toute une génération, au point que prononcer le simple nom de Mufasa avec un certain accent vous rappellera sans doutes beaucoup de souvenirs. Réécriture de Hamlet de Shakespeare (et plagiat du manga Le Roi Léo de Osamu Tezuka accessoirement), il était logique qu'un succès aussi phénoménal au cinéma (à 20 millions près, Disney engrangeait 1 milliard de dollars) soit adapté en jeu vidéo. Mais est-ce un succès tout aussi mérité que ne l'était Aladdin sur la même machine ? Eeeeeeeeeeeeeuh... Et bien nous allons voir ça …



Niveau scénario, le jeu suit directement le film et ce plutôt fidèlement. Au total, dix niveaux entrecoupés de petites cinématiques bien sympathiques et franchement bluffantes pour l'époque. Ils ont même réussi à mettre des voix digitalisées propres ! Mais également de mini-jeux en compagnie de Timon et Pumba et quelques séquences de variation de gameplay comme quand vous devrez échapper au troupeau de gnous (celui qui a traumatisé toute une génération de gosses). Bref, niveau fidélité et adaptation, rien à redire.


Les peintures rupestres servent de checkpoint.
Hakuna matata ! Ça veut dire pas de soucis !

Niveau graphismes, c'est juste magnifique. L'animation est d'un niveau de fluidité et détail absolument exemplaire. Les décors et les sprites sont tous aussi splendides. Rien que le changement des couleurs de certains niveaux de façon dynamique comme celui inspiré par la chanson ''Je voudrais déjà être roi'' est démonstratif de la beauté du titre.
Et je parle des graphismes en général mais c'est à combiner avec la mise en scène qui est très impressionnante, tout en jouant avec les plate-formes. Dans le dernier niveau sur le rocher du lion par exemple, comme dans le film la scène se déroule sous un orage des plus violent et de temps à autre, la foudre tombe sur certaines plate-formes, y mettant ainsi le feu. Ingénieux et magnifique. Maaaaaaais … Nan rien, j'y reviendrais plus tard.

Un duel bien sympathique.

Niveau musiques, là encore c'est sublime. Les musiques du film sont très bien reprises. Même cette version Mega Drive (là où les portage sont souvent à la ramasse par rapport à la Super Nintendo) propose des musiques fantastiques et entraînantes. Oui je sais, dit comme ça, ça vend du rêve et effectivement, c'est le cas ^_^ Et comme pour le jeu Aladdin, les meilleures musiques du film sont reprises de façon géniale. De ''Je voudrais déjà être roi'' à ''Soyez prêtes'' en passant par le cultissime ''Hakuna Matata'', vos oreilles en auront pour votre argent !

Pour de la Mega Drive, cette séquence est très impressionnante.

Le roi est de retour !

Niveau gameplay, c'est relativement simple. Jusqu'au niveau 5, nous n'avez que deux boutons sur trois utilisables. A sert à rugir, ce qui fait peur à certains ennemis, et C sert à sauter. Le bouton B ne se débloque que quand Simba passe à l'âge adulte et peut alors griffer pour se défendre. Couplé à cela, quelques phases intéressantes qui font varier l'expérience de jeu comme quelques unes à dos d'autruche, poursuivi par les gnous, etc.

Mais ! Mais mais mais mais ! Puisque nous avons visiblement des graphismes sublimes, une bande-son qui déchire et des contrôles simples qui répondent bien, pourquoi diable est-ce que je semblais si terne dans mon introduction ? … Sacrebleu ? La réponse est simple, tout ce merveilleux petit monde est complètement ruiné par UN seul aspect du jeu, sa durée de vie. Enfin … Pour être exact, pas sa durée de vie à proprement parler mais plutôt de ce qui rend le jeu long. Le jeu est divisé en 10 niveaux et quelques mini-jeux en plus. Alors si on connaît bien le jeu, on peut en venir à bout facilement, une demie-heure/trois quarts d'heure et c'est bouclé, comme en témoignent les nombreuses vidéos de longplay sur Youtube …
Mais si vous essayez le jeu pour la première vous (ou que si comme moi vous êtes naze aux jeux de plate-forme), vous risquez de vous dire quelque chose comme ''BORDEL C'EST QUOI CE DÉLIRE AVEC LA DIFFICULTÉ DANS CE JEU ???'' …

Des passages simplistes en apparence mais qui demandent une adresse de fou !

Cette difficulté ruine absolument TOUT le plaisir de jeu. Et le pire, c'est que c'est ultra trompeur comme technique. Le niveau un se termine limite avec une seule main tant c'est facile, et BAM ! Dès le niveau 2, tu tombes sur des passages qui te mèneront direct à tes premiers game over. Bon je suis mauvaise langue après tout, vous avez toujours 8 vies au début et 3 continues, ça aide. Mais pourquoi diable est-ce que ça doit être si dur ? Et je ne parle pas de certains passages qui demandent juste de la réflexion comme celui avec les singes sur lesquels il faut rugir pour faire changer le trajet du niveau, mais de passages où vous mourrez à répétition sans comprendre pourquoi et que de temps en temps vous passez par pure chance.
Alors après, je le répète assez souvent dans mes tests, ce n'est pas parce qu'un jeu est dur qu'il est mauvais. Mais il faut toujours voir au cas par cas. Si on prend un exemple de référence de difficulté mais aussi de qualité comme Mega Man 2, même si les morts sont punitives, on apprend toujours de ses erreurs pour ne pas recommencer deux fois de suite au même endroit ou alors c'est juste une question de réflexes. Ici vous aurez beau avoir des réflexes ou une bonne analyse, les passages difficiles du jeu ne sont pas assez évidents pour qu'un joueur lambda puisse progresser.

Ce passage nom d'une pipe en bois ! Ce passage ... Grumble !

Et c'est doublement frustrant car hormis ces passages vraiment durs, comme ce fameux passage à dos d'autruche, le reste du jeu se parcours plutôt biNAN J'DECONNE !!! Les passages de plate-forme qui demandent de la précision deviennent de plus en plus hardcore au fil du jeu ! Bon je dois avouer que les passages où l'on doit s'agripper à l'aide de ses griffes sont assez stylés et rappellent bien l'agilité de Simba dans le film, mais ceux où l'on doit se balancer d'avant en arrière, la précision des sauts en devient abominable. Et même si Simba acquiert la capacité de se défendre, ça reste quand même méga dur, c'est pas des griffes qu'il faut, c'est une gatling !!!

Ahem désolé, perte de sang froid ... Bref, pour conclure, j'aimerais vous dire que Le Roi Lion n'est pas un mauvais jeu. Même objectivement, il n'est pas mauvais du tout. Mais personnellement, je trouve que cette difficulté de l'enfer gâche absolument tout le plaisir de jeu. Enfin, si vous aimez la difficulté de type jeux Infogrames (oui c'est à ce point), vous aimerez tout de même ce jeu qui, admettons-le, est quand même très bien réalisé dans son ensemble. Je n'irai pas jusqu'à dire que je ne le recommande pas, mais si vous êtes un fan absolu de Disney ou de la franchise, il vaut mieux que vous vous fassiez votre propre avis sur la question ^_^



Note JV.com : 16/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15,4/20
Note Gamekult.com : 7,4/10
Note Personnelle : 14/20