mardi 21 novembre 2017

N° 576 - Bayonetta




Titre : Bayonetta
Plate-forme : Nintendo Wii U
Date de sortie : 20 Septembre 2014
Développeur : Platinum Games
Éditeur : Sega











Il y a peu, je suis tombé sur un article de Jeuxvidéo.com présentant le studio nippon PlatinumGames comme étant le nouveau Rare... Je dois dire que cela m'a bien fait rire ! Comment oser comparer un studio tellement créatif qu'il a réussi à sauver une console de la noyade presque à elle seule et travaillant exclusivement avec Big N avec un studio aux jeux à la qualité variable (entre Starfox Zero qui est un échec cuisant et NieR : Automata qui bizarrement fait beaucoup parler de lui) qui n'hésite pas à travailler sur d'autres consoles au vu du bide de Nintendo ? Bon peu importe, ♪ C'était l'anecdote inutile ! ♫
Il faut savoir que le jeu dont on va parler est à la base sortit en 2009 sur Xbox 360 et Playstation 3. J'ai toujours pensé qu'il s'agissait d'une exclusivité à la Wii U, je ne sais pas pourquoi bizarrement. Je ne connaissais pas la version d'origine, qui plus est qu'il était sortit sur une autre génération de consoles moins puissantes. Alors penchons-nous sans tarder sur cette réédition du jeu.

Premier point, voyons l'univers et le scénario de Bayonetta. Bon autant le dire tout de suite, je ne suis pas particulièrement fan de l'univers du jeu. Sans aller jusqu'à ne pas l'aimer, on sent que les développeurs ont voulu créer des stéréotypes de personnages poussés à l’extrême, tous plus clichés les uns que les autres. Enzo l'informateur minable, Rodin le démon trafiquant d'armes et tenancier du bar Les portes de l'Enfer (ça ne s'invente pas ! #sarcasmes), Jeanne la sorcière ressurgie du passé et Bayonetta, une sorcière visiblement accroc aux sucettes. Au sens propre hein !
Pour aller plus dans le détail, Bayonetta est une pratiquante des arts obscurs de l'Umbra et doit se battre quotidiennement contre les forces de la lumière en la personne... des anges ?! Houlà, je suis pas croyant mais je pense que ça a du soulever des cœurs du côté du Vatican tiens ! :D

Sérieux, plus cliché tu meurs ! :D



Elle est en possession d'une pierre nommée les yeux du monde et comme les yeux, il y en a deux et son but c'est de retrouver l'autre pierre. Bon, quand j'ai lancé le jeu, je l'avoue je me foutais totalement du scénario, mais c'était jusqu'à ce que je vois les premières cinématiques intéressantes et les premières vraies séquences de jeu. En effet, il s'agit d'un beat them up tout ce qu'il y a de plus jouissif. Et bien que les personnages soient totalement bourrins et clichés, eh bien l'ambiance étant elle-même totalement bourrine et cliché, ça passe crème ! Dans une des premières cinématiques comme je le disais, Rodin passe des pistolets à Bayonetta les uns après les autres jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, au point de lui balancer seulement une sucette ! Le ton est posé, ce sera la démesure et le bourinage permanent. Et franchement c'est très sympathique comme ambiance, bien plus rafraîchissant que tous les autres beat them up du genre qui se prennent trop au sérieux. Un très bon point en général, mais ceci-dit j'ai tout de même un petit instant de gêne sur ces premières minutes de jeu : l'hyper-sexualisation de Bayonetta.

Vous l'avez peut être vu en vous rendant dans des conventions geeks mais pendant un temps on ne comptait plus les cosplays de Bayonetta, c'est dire la popularité du personnage. Je sais bien que c'est un sketch et que l'ambiance du jeu est bien plus décomplexée que ce que l'esprit pervers des développeurs suppose... Mais quand même, par moments cela me fait penser aux allusions douteuses de Halle Berry dans le jeu Catwoman (oui, à ce point !). On va dire que ça ne regarde que moi après tout, et puis cela ne doit même pas faire 5% du jeu, alors osef ^_^


La mise en abîme du jeu est franchement bien réalisée, bien qu'il soit un
peu difficile de suivre l'histoire et de flinguer de l'Ange en même temps

Au niveau sonore, là par contre je n'ai rien à dire ! Quand j'ai essayé le jeu la première fois je n'ai pas réellement prêté attention à la BO, jusqu'à ce qu'elle arrive en combattant DLC de Super Smash Bros. 4. Personnellement, j'adore cette ambiance très groovy qui n'a RIEN à voir de près ou de loin avec un combat contre des anges. Mais ce n'est pas que ça, le jeu regorge de bonnes musiques plus conventionnelles, notamment celle lors de la séquence présentant le contexte du jeu.
Au niveau des voix, vous avez la possibilité de choisir entre le doublage japonais original ou les voix anglaises, le tout sous-titré bien sur. Vraiment un excellent point !



Passons rapidement la suite ! Niveau durée de vie, là par contre je n'en sais rien du tout. D'habitude j'ai la foi d'aller au moins jusqu'aux 2/3 du jeu mais avec mes études, ça m'a achevé de ne pas vouloir aller au delà de deux heures de jeux. Cependant, si je me fie aux nombreuses vidéos de longplay sur Youtube, on peut penser qu'il s'agit d'un jeu pensé pour ne pas excéder une dizaine d'heures. C'est là encore parfaitement logique au vu de son type. Vous vous imaginez jouer à Streets of Rage sur Mega Drive pendant huit heures, quand bien même le jeu fusse agréable ? Moi non !
Sachant que différents modes de difficultés pimentent un peu l'aventure et que Nintendo oblige, ce portage dispose de son petit lot d'easter eggs. Je me demande d'où vient cette mode d'ailleurs mais il est possible de changer la tenue de Bayonetta. Mais quand même, il faut avouer, c'est un cadeau vraiment cool puisqu'on peut y découvrir un pack incluant les tenues de la Princesse Peach de Mario, de la Princesse Daisy de Sarasaland, de...... Mais si, Daisy ! De Super Mario Land ! La princesse de … Bon la Peach en orange dans les Mario Kart ! Bref, la combinaison de puissance de Metroid et la tenue du Héros du Temps de The Legend of Zelda. Vraiment, très cool (même si très oubliable pour un néophyte).

Au moins, on en se tape pas ce satané ''Hey ! Listen !''
Qu'est-ce que j'ai galéré sur ce boss... Méfiez-vous !


Ensuite, voyons le gameplay. Le gamepad de la Wii U est bondé de boutons ! Eeeeeet, vous n'en utilisez ici que cinq... Bon ok, je consent que j'ai jamais vraiment apprécié le gamepad en terme de prise en main, déjà que j'ai plus galéré à finir The Legend of Zelda : The Wind Waker HD que dans sa version Game Cube, mais au moins ils ne sont pas tombés dans le piège de vouloir à tout prix un gameplay technique. À l'instar des jeux de combat, un beat them up se doit d’être simple et équilibré, et c'est le cas. Bayonetta peut lancer trois types d'attaques. Les attaques simples qui résultent de combos avec ses quatre pistolets (un à chaque membre), les attaques sadiques qui sont un peu des fatality comme dans Mortal Kombat et les attaques suprêmes qui consistent en des invocations étranges. Il faut savoir que la tenue de Bayonetta est en fait... ses cheveux ! Donc, quand vous invoquez un énorme poing fait de mèches brunes sur le champ de bataille, c'est votre tenue qui en pâti. Bon peu importe, l'important ce sont les dégâts de diiiingue que ça envoie ! On se croirait dans un Dynasty Warriors !
Mais évidemment, le gamepad est aussi un écran tactile et sachez qu'il est tout à fait possible jouer au stylet. Le système est relativement bien pensé et je le conseille... pas du tout ! Pour un gameplay simpliste encore, je ne dis pas. Mais ici, on parle de combinaisons de mouvements (certes simples de base) mais les-dites combinaisons sont tellement nombreuses qu'il est difficile de tout mémoriser de jouer parfaitement à l'écran tactile.
Bon j'accorde tout de même un très bon point, c'est que ce jeu a compris comment utiliser les systèmes de combos dans un gameplay simple d'apparence. Dans un jeu de combat style Tekken ou Dead or Alive, vous n'avez que 4 coups et vous devez mémoriser par cœur des dizaines de combinaisons car votre adversaire est très souvent averti et les maîtrise à la perfection. Une erreur et c'est votre barre de vie qui en prend un coup. Ici, comme on est dans un jeu totalement sauvage et bourrin, pas de problèmes. Tu rates ton combo ? On s'en fout, ça en déclenche un autre tout aussi efficace. En gros, c'est le ''Bon ben c'est pas ce que je voulais faire mais c'est très bien''. Je viens de réaliser en fait, c'est presque la technique du ''appuie sur tous les boutons jusqu'à ce que tu trouves un truc par hasard qui fonctionne trop bien et que tu utilises pendant la moitié du jeu''. ^_^

Quand les sorcières enferment les anges dans des vierges de fer, cherchez l'erreur ^_^

Enfin, sans rentrer dans le détail, il existe un bullet-time qui ralentit les ennemis, ce qui permet de mieux les enchaîner, et vous pouvez également viser vos ennemis vous-même en faisant pivoter la caméra un peu comme dans un TPS. Un gameplay très riche aux différentes facettes et sans prise de tête. Je comprends en somme pourquoi le jeu a été acclamé à son époque et considéré comme le meilleur beat them up de son temps. Et dernier EXCELLENT point, durant chaque écran de chargement, histoire de vous entraîner, vous avez la possibilité de vous défouler sur des ennemis pour essayer différentes combinaisons. Très fun et surtout très pratique pour maîtriser les différents coups!


Les graphismes sont de qualité très variable... C'est le décor qu'il faut
regarder hein !


Enfin, reste le côté graphique. Bon les cinématiques sont totalement irréprochables mais pour le reste du jeu, j'ai quelques critiques. Pour un jeu originellement sortit en 2009, je rappelle qu'on est en 2014 c'est quasiment du 60fps constant, la fluidité est sans pareil et le jeu rame beaucoup moins que sa version d'origine, mais pourquoi diable n'y-a-t-il aucune amélioration graphique ?! Après comparaison, les graphismes sont presque toujours autant touchés par le problème de l'aliasing beaucoup trop visible (traité dans le test de Crash Bandicoot 3 pour rappel). Les personnages dans certains de leurs mouvements me font penser aux cinématiques de F-Zero GX qui tournaient tous les pilotes ou presque en ridicule total (Surtout Rodin en fait qui me fait penser au pilote Michael Chain). Techniquement parlant, c'est juste un lifting HD sur des graphismes vieillots sur une console nouvelle génération. Imaginez, c'est comme si on faisait une compilation ''HD'' d'Assassin's Creed sur PS4 et que c'était moins beau que sur PS3... Oh wait ?
Oui les niveaux sont classes et dynamiques, oui certains univers sont un peu plus détaillés, mais pourquoi n'a-t-on pas droit à un relooking intégral ? Alors que je rappelle qu'on est sur une console plus puissante et surtout CINQ ANS APRES !!!




Pour conclure, Bayonetta est indéniablement un bon jeu. Un bon défouloir dans l'esprit des Devil May Cry mais qui ne se prend pas au sérieux, ce qui est très rafraîchissant pour un jeu de ce genre. En tous points, le jeu mérite les honneurs qu'on lui attribuait... en 2009. On est sensés être en 2014, alors pourquoi je vois un 19/20 sur JV.com ?! Certes c'est la meilleure version du jeu et je la conseille sans problèmes à tous ceux qui voudraient découvrir cet univers, mais de là à considérer ce jeu comme techniquement aussi bon qu'à sa sortie initiale, je dis foutage de gueule. Oui c'est bien fait, oui c'est fun, mais oh, faut pas pousser mémé avec l'eau du bain !


Il existe une version deux en un disponible à peu cher, excellente opportunité de découvrir la saga ;)



Note JV.com : 19/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 18/20
Note Jeuxvidéo.fr : 9/10
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 16/20


N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

mardi 14 novembre 2017

N°224 – Driver 2





Titre : Driver 2 Back on the Streets
Plate-forme : Playstation
Date de sortie : 22 Juin 2000
Développeur : Reflections Software
Éditeur : Infogrames











J'ai beaucoup moins joué à cet épisode de la saga que le premier, mais je dois avouer que le peu de temps sur lequel j'y ai passé a été marquant ! C'est bien simple, je considère ce jeu comme le père des Grand Theft Auto modernes, à savoir en vue à la troisième personne dans une ville immense où l'on peut changer de véhicule à sa guise. Étant particulièrement friand de sensations fortes au volant d'une voiture lancée à pleine vitesse, je vous propose de revenir sur un jeu qui malheureusement a été boudé par la presse et les joueurs à sa sortie.

Premièrement au niveau du scénario. La trame du premier jeu suivait les aventures d'un flic infiltré dans la mafia dans le but de limiter le crime et de mettre un terme aux agissements des gangs qui sévissent en ville. La suite du jeu reprend le même système, nous sommes toujours infiltré et devons accomplir des missions pour le compte de nos employeurs mais aussi travailler en parallèle avec les forces de l'ordre, car n'oublions pas que notre objectif est d’éradiquer le crime, pas d'en prendre le contrôle. Quoique, ce serait fun ^_^ . Bref ! Le scénario de cet épisode est comme son prédécesseur très inspiré du cinéma américain et de l'ambiance des règlements de comptes durant les guerres des gangs et les cinématiques d'excellentes qualités permettent un rendu au top, on se laisse prendre au jeu sans aucun problème. Pour aller plus dans le détail, un parrain de la mafia brésilienne nommé Vasquez veut se débarrasser du prince du crime organisé des états unis, et vous vous retrouvez en plein milieu, bonne chaaaance ;)


Eh voici votre héros, Tanner. Patience, vous ne pourrez tirer dans le tas avec des armes que dans le
troisième épisode de la série, Driv3r.

Le scénario est prenant certes, mais ce qui fait un bon film d'action hollywoodien, ce sont de bonnes cascades et le gameplay du jeu vient parfaitement adopter la ligne tracée par les studios américains. Le gameplay en général est extrêmement similaire au premier opus, la physique des véhicules est très bien pensée et réaliste. Par exemple, on explique dans le manuel que l'accélération du véhicule peut avoir une influence significative sur la conduite. Comme accélérer déplace tout le poids de la voiture à l'arrière et freiner le déplace à l'avant, la course-poursuite en plein milieu du centre-ville peut s'avérer délicate et technique. Mais rassurez-vous, on s'y prend rapidement. Il suffit juste d'un petit temps d'adaptation.
D'ailleurs, une des meilleures innovations du premier Driver était de pouvoir se balader librement dans la ville, histoire de découvrir les alentours et faire d'éventuels repérages pour se sentir plus à l'aise lors des missions du mode histoire. Ce mode est toujours présent mais en beaucoup plus abouti puisque ce n'est plus une mais quatre villes qui sont fidèlement représentées. Comptez dans le lot Las Vegas, La Havane, Chicago et Rio de Janeiro, de quoi s'éclater pendant des heures. Et d'ailleurs on a même un cycle jour/nuit super bien fait, notamment sur son traitement de la lumière.

♪ Dieu est un fumeur de Havanes ♫

Le but du jeu est d'accomplir une successions de missions en tant qu'infiltré. Comme chauffeur pour le compte de la pègre, vous devrez faire des filatures, faire des simples transports, ou échapper aux flics dans des courses-poursuites épiques. Vous avez également le mode balade pour les plus décomplexés, ce qui vous permet d'éviter de vous taper toute l'histoire et de simplement profiter du moteur physique du jeu. Mais vous avez également d'autres modes qui font leur apparition. En effet, vous avez un mode défi dans lequel vous devrez accomplir des missions à la manière d'un Crazy Taxi comme battre un temps contre la montre. Mais aussi un mode multijoueurs ! Vous pouvez jouer au gendarme et au voleur ou à la course au drapeau, seul petit reproche pour ma part, le fait que les phases en deux joueurs ne soient disponibles qu'en vue subjective... Sur le plan théorique le jeu semble vraiment génial ! On peut se balader dans un immense monde ouvert sans aucune restriction avec en plus la possibilité de sortir de son véhicule pour en prendre un autre sans se fouler (d'où le fait que Driver 2 soit le père de tous les GTA modernes). Cependant, dans les faits il y a pas mal de couaks...
Déjà pour reprendre le gameplay des véhicules, aucun problème. On peut accélérer, faire un burnout, freiner ou utiliser le frein à main. On peut utiliser des caméras latérales, très utiles aux intersections en pleine heure de pointe). Votre voiture pourrait se laisser piloter sans aucun problèmes, mais voilà... Driver 2 est un jeu innovant, et surtout très gourmand techniquement. Par rapport au premier Driver, on peut noter la présence de piétons dans les rues. De plus, les véhicules gérés par l'intelligence artificielle sont beaucoup plus nombreux et variés. Ce qui contribue à pousser la Playstation dans ses derniers retranchements, ce qui se traduit par quelques problèmes qui rendent le jeu beaucoup moins plaisant à jouer.


On se croirait presque dans Crazy Taxi mais au grand écran !
... C'est une occasion, la bosse était déjà là quand je l'ai eue !


D'abord, les maps sont très grandes, c'est un des pionniers du genre pour ce qui est de la modélisation d'une ville entière en 3D, mais ce n'est pas le premier et la technologie devrait techniquement être maîtrisée puisque Die Hard Trilogy sur la même console proposait également ce type de jeu. Mais le jeu est tellement costaud que l'affichage du jeu saccade beaucoup trop. Dans l'idée, une map est constituée d'éléments en 3D et ces derniers sont parfois très nombreux. Pour éviter au jeu de trop ralentir avec des calculs inutiles, on supprime tous les éléments 3D qui ne sont pas présents dans le champ de vision, ce qui permet au jeu de tourner efficacement. C'est une technique toujours voulue mais il arrive qu'elle soit mal foutue et que le rendu soit affreux. On appelle cela le clipping. Quand le joueur tourne change son champ de vision, les objets réapparaissent et ce plus ou moins adroitement. Quand c'est bien fait, ça ne se voit presque pas, on s'attend normalement à ce que la table qui était derrière nous soit là. Quand c'est mal fait, elle apparaît comme par magie parce qu'un truc venait gêner la caméra. 
Dans beaucoup de jeux de cette époque d'ailleurs, nombreux sont les développeurs qui utilisent une sorte de brouillard afin de masquer cette apparition des décors. C'est vrai que c'est plus agréable de voir un immeuble apparaître progressivement que de le voir apparaître miraculeusement. Et visuellement, c'est pas top du tout, ça a en tout cas très mal vieilli de ce côté là.

Ensuite, vient le problème des jauges de l'interface. Dans le jeu vous en avez deux. Une qui résume les dégâts que votre véhicule a subit et une qui résume votre dangerosité pour la police (un peu comme les étoiles d'un GTA). Elles ne gênent pas en soit mais le problème c'est que comparé aux étoiles de GTA, elle ne désempli pas ! Si vous êtes recherché avec une barre pleine, les flics ne vous lâcheront pas. Ce qui fait que l'on peut se retrouver avec une quinzaine de voitures de police autour de nous. Couplez cela aux voitures normales qui vivent leur vie et un moteur physique pas assez puissant pour pouvoir faire tourner tout ça en même temps, et vous avez des ralentissements de fou !!!!!

Une voiture de police à l'écran ça va... Une quinzaine derrière vous, et attendez-vous à
une chute de fps...

Pour ce qui est de la durée de vie, par contre on en a pour son argent ! Le mode histoire est assez long, les missions secondaires prenantes, le mode balade très sympa et le nouveau mode deux joueurs permet de rallonger la sauce, vraiment pour l'époque le jeu dispose d'une longévité rare. Un excellent point à mon sens.

Pour ce qui est du son, c'est tout aussi impeccable. On a une excellente qualité musicale, notamment grâce au support CD, les voix sont impeccables et on peut même entendre les personnages vous parler quand on est volant, genre le flic qui vous dit d'arrêter votre véhicule parce que vous rouliez à 52km/h au lieu de 50 !!
Ahem, la bande son est très disco, c'est pas trop mon style mais l'univers du jeu est tellement cohérent qu'on n'y fait pas trop attention. Au mieux, on accroche ^^

Enfin pour ce qui est des graphismes, je n'ai RIEN à redire. Nous sommes en 2000, pour l'époque le moteur physique bien que à bout de forces par moments à cause des problèmes évoqués plus haut est juste exceptionnel. Faire tenir un monde ouvert géré par une intelligence artificielle est extrêmement dur, et à part seulement quelques problèmes de framerate, c'est franchement très impressionnant. Notamment pour le détail des véhicules qui a été incroyablement bien étudié (en même temps c'est l'essence même du jeu... HA ! Essence ! Z'avez compris ?... Ahem), ou encore pour les cinématiques qui me bluffent encore aujourd'hui. Quand j'ai essayé le jeu pour la première fois je n'y connaissais pas grand chose en jeux vidéos et je pensais que les jeux de l'époque de la Playstation étaient... meh... Et quand j'ai vu les cinématiques de Driver et Driver 2... J'ai compris que j'avais une fois de plus perdu une occasion de me taire, ha ha ! Franchement, c'est très très impressionnant.

Vu la façon de conduire de certains, on pourrait croire que Mr.Bean est dans le coin. C'est pas sa voiture d'ailleurs ?
Pour conclure, Driver 2 est un jeu très impressionnant dans toute sa réalisation. Les graphismes sont détaillés, le monde gigantesque, le son aux petits oignons, le scénario crédible, on peut sortir des véhicules et se balader librement sans limites, c'est vraiment dommage qu'il n'ait pas plus marqué les mémoires que cela. Certes il y a des problèmes d'affichages, quelques bugs de collision, pas mal de problèmes avec l'intelligence artificielle, mais avouez que c'était quand même exceptionnel !
Ceci-dit, sachez que pas mal de problèmes liés aux limitations techniques de la console sont résolus si vous mettez le jeu dans une Playstation 2, alors là bizarrement, ça tourne de manière impeccable ! Il aurait peut être mieux valu qu'il sorte sur cette console ? Allez savoir...


Note JV.com : 14/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 16,5/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7,9/10
Note Gamekult.com : 5/10
Note Personnelle : 14/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

lundi 13 novembre 2017

Hors Série N°2 – Sonic.exe

Sonic.exe, ou Quand un fan-game se révèle surprenant d'inventivité ! :)


Pour avoir signé pas mal d'articles sur le sujet, vous savez maintenant que je suis un grand fan du hérisson bleu ! Mais je ne suis pas le seul, et certains fans ont pu grâce à l'essor d'internet faire part de leur vision d'un jeu Sonic avec toute une ribambelle de fan-games. Parfois très réussis comme Metal Sonic Hyperdrive (que je vous recommande absolument, disponible gratuitement en téléchargement sur Romstation) ou complètement catastrophique comme Somari (que je ne vous recommande absolument pas, ha ha !).

Enfin bref ! Épisode un peu spécial aujourd'hui puisque je vais vous parler d'un jeu basé sur une histoire basée sur un jeu... Kewoa vous direz-vous, eh bien il s'agit d'un fan-game comme je vous le disais (extrêmement difficile au passage) basé sur une fanfiction. D'ailleurs, information CAPITALE :

CET ARTICLE EST EN LUI-MEME UN ENORME SPOIL, IL EST TRES FORTEMENT RECOMMANDE DE LIRE PREALABLEMENT L'HISTOIRE DONT LE JEU EST TIRE 
(disponible juste ici).


Nan mais sérieux, il est impératif de lire l'histoire avant de se pencher sur le test ! Alors allez-y ! ^_^

...

C'est bon, vous avez lu ? C'est assez ambiance Halloween pour vous ? Non ? Eh bien lançons nous dans l'adaptation de l'histoire Sonic.Exe sans attendre.
Sachez avant tout qu'il existe plusieurs versions disponibles sur le net de ce jeu, mais j'ai choisi de me jeter sur la version intitulée Sonic.Exe: Nightmare Begining que je considère comme étant la mieux réalisée, le VRAI Sonic.exe étant actuellement à sa septième version. Voici d'ailleurs une vidéo de gameplay reprenant la totalité du jeu et la meilleure fin. Vraiment superbe, mais aussi très dure... 

Commençons sans attendre. Comme vous avez pu le constater à vos dépends, il s'agit bien entendu d'une creepypasta, une histoire ayant pour but de faire peur tout simplement. Et le moins que l'on puisse dire c'est que dans cette version du jeu, la tension est magistralement bien retranscrite, parfois mieux que dans l’œuvre originale. En effet, il est bien plus terrorisant de devoir faire face au Sonic possédé par un démon soi même que de voir quelqu'un y succomber. Franchement, j'adore Halloween, faire peur aux gens et les films d'horreur, mais j'ai quand même eu des frissons et l'impression de voir des trucs chelous dans le noir le soir chez moi... Au point d'en fermer la porte de ma chambre, c'est dire... Oui je suis fragile, je sais !

Au niveau graphique donc, le jeu reprend le moteur physique des Sonic 16Bits. On a donc des sprites originaux comme on en retrouve dans des centaines de fan-games et donc de très bonne qualité (puisqu'il s'agit souvent des originaux). Ceci-dit, les sprites créés spécialement pour le jeu sont très réussis, notamment le Sonic démon ou encore le Sonic Creepy, le gardien de l'esprit de Sonic (tiré d'un message caché dans Sonic CD si je me souviens bien).
L'ensemble des niveaux est très bien pensé. Étant un jeu d'horreur sensé piéger le joueur, on installe une ambiance pour mieux tomber dans le piège. C'est limite sadique mais en même temps, c'est le but du jeu. Dans l'histoire, on est face à un jeu qui est littéralement en phase avec le joueur et essaie de le piéger. Cet aspect … j'ai pas d'autres mots hein... complètement FDP des niveaux reflète bien ce que serait un affrontement contre un démon (ou Dieu comme il aime se faire appeler). Dans le désordre, on a donc des niveaux à la luminosité baissée au minimum, un brouillard qui cache tout, des maps (volontairement )buguées, des sols qui s'effondrent super vite, et j'en passe. Excellent point donc... Brrrrrrrr, j'en frissonne encore...



Brûle en enfer, incarnation du Diable !

Ensuite niveau sonore. Étant musicien et particulièrement fan des musiques de Sonic, je dois dire que ce jeu est un vrai coup de maître. Le jeu commence en mode trompe l'oeil avec les musiques de l'écran titre du premier Sonic et la Green Hill Zone, mais très vite le joueur lambda est surpris avec une musique oppressante, carrément flippante même. Il s'agit en fait du thème de la Green Hill ralentit et joué à l'envers. Brrrrr, j'en ai froid dans le dos. Compilé aux écureuils mutilés et le petit Tails tout effrayé... J'ai rarement le sentiment d’empathie mais là je souhaite vraiment pas ce qui arrive à ce pauvre petit renard... Les musiques dans les trois parties (Tails, Knuckles et Robotnik) sont dans le même style, oppressant et lourd. Mais le final du jeu est juste grandiose. Le boss final n'est autre que le démon et on incarne Sonic lors d'un combat au sein de son subconscient. D'abord, Sonic décide de se rebeller contre le démon qui le possède sur fond d'une reprise orchestrale du boss de fin de Sonic Colours (qui est déjà fantastique en soi), puis on a droit à un boss de fin avec un remix spécialement composé pour le jeu Sonic Generations du boss de Sonic 3, la musique ''Big Arms'' pour ceux qui voudraient la retrouver. Pour résumer, début bien oppressant, flippant et bien dosé. Final grandiose, tendu, épique et cataclysmique. Ce contraste redonne la foi au joueur. Lorsqu'il est arrivé si loin dans le jeu, on ne va pas en rajouter avec de la musique stressante, il vient déjà de se taper tout le reste du jeu. Nan, un peu d'épique devrait lui redonner confiance et la détermination de vaincre le mal ! Moi je dis chapeau ! :)


Incompréhension, aucun contrôle, ignorance, panique... La définition même
de la peur... 
Concrètement, le boss de fin est le seul moment du jeu à se jouer comme un VRAI jeu Sonic.

Ensuite niveau gameplay, c'est extrêmement simpliste comme tout Sonic classique, on avance et on saute. Mais par contre, qu'est-ce que c'est dur ! C'est salaud, vicieux, pervers, à côté Infogrames fait des jeux ultra faciles, et je n'exagère absolument pas ! Il existe plusieurs fins à débloquer. La plus facile à obtenir est la plus lamentable, c'est celle de la creepypasta, tout le monde meurt... Mais si vous voulez espérer obtenir la best ending, hé hé hé bon couraaaaaaaage ! Ça se joue au millimètre, au pixel près même. Rien que boss final est juste impossible, je ne suis pas arrivé jusque là personnellement mais les vidéos sur Youtube me donnent le vertige tellement ça a l'air impossible...
En temps normal, j'aurais sanctionné une telle difficulté. Car même si un bon jeu peut être très dur comme Mega Man 2 ou Super Ghouls'n Ghost, les joueurs ont leurs limites et peu sont ceux qui peuvent atteindre le niveau de Sonic.exe, mais rappelons qu'il s'agit d'un jeu ''d'horreur'', une adaptation d'une creepypasta. Et en ce sens, on peut dire qu'un tel gameplay retranscrit parfaitement l'esprit de l'histoire originale. Je reprocherais seulement au jeu d'avoir caché les quelques trop rares vies supplémentaires à des endroits improbables. Autrement, le reste bien que très dur est parfaitement acceptable et très bien foutu.


Ce niveau s'appelle ''Fatal Fog''... Rarement vu un nom aussi approprié tiens !

Niveau durée de vie, si on connaît le jeu absolument par cœur et qu'on maîtrise assez bien le boss de fin, terminer l'histoire prend environ une demi-heure... Enfin, à supposer que l'on y arrive ha ha ! Cependant, là où un jeu classique pousserait le joueur à aller par défaut vers la meilleure fin, à la poser comme objectif ultime, l'ambiance de Sonic.exe : Nightmare Begining est tellement bien faite que cela pousse à chercher toutes les fins disponibles, et même les plus cruelles, ce qui rallonge considérablement la durée de vie. Mais après ce n'est qu'un fan game, il n'y a techniquement que quatre actes, chacun correspondant à Sonic, Tails, Knuckles et Robotnik. Alors autant être indulgent.


Battre le boss de fin n'est vraiment pas simple. Déjà, le level design est sadique, mais en plus vous devez le toucher 15
fois avant la fin du timer. Sinon, le démon s'empare de la Master Emerald et prend le contrôle du monde.

Enfin dernier point, le scénario. Ce que j'aime dans cette version c'est l'originalité apportée par rapport à la creepypasta originale. Dans l'histoire de base, on a un joueur lambda qui ne développe pas le pourquoi du comment de la possession de Sonic. Il ne fait que voir la mort des trois personnages principaux avant de lui-même se faire rattraper par le démon. Dans ce jeu, on minimise l'interaction avec le joueur au profit de l'histoire, de la conquête du démon, du duel intérieur entre ce qu'il reste de l'esprit de Sonic et un diable tout puissant, le plan d'action des trois autres protagonistes pour arrêter le mal. Le scénario est très très bien fait, tout comme sa mise en scène. Lors du combat final notamment, lorsque Sonic se bat contre son alter ego, en fonction du nombre de coups qu'il lui assène, on peut voir entre deux le combat dans le monde réel entre le démon et les trois autres héros (aidés par Métal Sonic, soulignons-le. Wouhou, Métal t'est le meilleur !). La narration est extrêmement bien faite, l'apparition du Creepy Sonic, la base de Robotnik attaquée et détruite par Sonic, tout est bien en rythme et s’emboîte parfaitement l'un dans l'autre. Et ce, que vous réussissiez ou non le jeu, c'est tout l'avantage car l'histoire a autant d’intérêt dans l'échec que dans la réussite. Combinez enfin cette ambiance avec les sprites bien flippants et tout ensanglantés, les musiques stressantes et la difficulté sadique, on a probablement un des meilleurs jeux creepypasta du net entre les mains.


On le surnommait Creepy Sonic mais je pense qu'on avait pas la même notion de Creepy à l'époque :p
Moi je dis, Knuckles a eu du bol sur ce coup !

Pour conclure, Sonic.exe est un très bon jeu mais attention, j’émets des réserves. Ce jeu n'est intéressant que si l'on connaît l'histoire de base, qu'on l'ai lue ou qu'on ait vu une interprétation en sketch sur Youtube. Autrement, un joueur lambda qui s'attaque au jeu sans connaître l'histoire risque à mon avis d'avoir du mal à s'intéresser au au jeu, de vouloir le finir ou même d’être simplement choqué ! Commencer un jeu avec des écureuils tout mignons éventrés et étendus comme des chaussettes sur les arbres n'est pas ce qu'il y a de plus judicieux pour attirer le néophyte. Sauf pour ceux qui veulent se mettre dans l'ambiance bien sur, on est pas à l'abri d'une personne à qui l'histoire arriverai pour de vrai et se fasse posséder, après tout beaucoup perdent aux trois stages et se font posséder à leur tour.



Moi ? Techniquement, j'ai triomphé des trois niveaux sans trop de difficultés. En même temps, l'autre bouffon de Normandy Geek n'avait pas l'ombre d'une chance contre moi... Et vous, vous voulez jouer avec moi ?    

Note personnelle : 16/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :)