lundi 5 août 2019

Review Le Cas Touhou Project

Culture Geek

Salutations internet ! Peut être un jour, lors de navigations hasardeuses sur le net, avez-vous entendu parler de la série Touhou sans trop savoir ce que c'était. Source de memes assez conséquente et extrêmement populaire au Japon, je suis tombé dessus complètement par hasard sur des forums débatants des meilleures musiques de jeux vidéos.

Pour vous décrire brièvement le phénomène, sachez qu'il s'agit d'une série de jeux vidéos sur PC (qui a eu droit à quelques spin-offs sur consoles) de type Shoot Them Up, et particulièrement un bullet-hell (littéralement ''enfer de balles'', et il porte bien son nom !!). Vous incarnez au choix le plus souvent deux humaines, la prêtresse Reimu Hakurei ou la sorcière Marisa Kirasame. Il s'agit des personnages principaux de la série, ils sont retrouvés dans bon nombre d'épisodes mais il arrive qu'elles ne soient pas présentes, l'intrigue étant centrée sur d'autres personnages secondaires, les youkais.

Dans la culture japonaise, un peu comme pour la mythologie polythéiste romaine ou grecque de l'antiquité, il existe un esprit pour presque tout. L'esprit de la glace, de l'obscurité, des moissons, de la mort, du printemps, etc.
Dans un monde parallèle, le monde de Gensokyo, vivent les youkais en équilibre avec le monde des humains, et il incombe souvent à la prêtresse Reimu de venir mâter les troubles causés par des youkais agités.

Cette série est assez incroyable en terme de contenu, d'une part par son univers mais aussi d'autre part par ses fans. En effet, bien que la série ne cumule ''que'' une quinzaine d'épisodes, il existe un nombre juste dingue de fan-games centrés sur l'univers ou les personnages de Touhou. 

Et le meilleur, c'est que comparé à Nintendo qui censure les Fan-games à la chaîne, le créateur de la série ZUN (unique programmeur, compositeur et graphiste de la série, il a la foi ce gars !) a donné son aval express pour en créer ! Mieux, certains fan-games arrivent à obtenir la licence officielle de la série et peuvent être commercialisés comme Touhou Kobuto Burst Battle ou Touhou Genso Rondo, tous les deux sur consoles actuelles. C'est la genèse de Sonic Mania 15 ans avant quoi !

Note : Oui pour ceux qui ne le sauraient pas, Sonic Mania a été réalisé par un fan qui aimait tellement Sonic qu'il a recrée un moteur de jeu pour smartphone qui permet de jouer aux anciens jeux Sonic. Et Sega a tellement été impressioné par son travail sur le portage de Sonic CD qu'il l'ont engagé … C'est beau ^_^

Bref ! Si j'ai envie de traiter de cette série aujourd'hui, c'est avant tout pour vous faire part la quantité incroyable de jeux sur le sujet, de sa communauté énorme et surtout de la qualité de ces jeux !


Raison numéro 1 : Le challenge.

Comme je le dis toujours, ce n'est pas parce qu'un jeu est difficile qu'il est mauvais et ici, on a l'exemple parfait pour l'illustrer ! Ce n'est pas compliqué, vous passez plus de temps à éviter les projectiles de vos ennemis qu'à tirer dans cette série !! Même en mode facile, je vous promet que vous risquez fort de galérer et de recommencer un nombre incalculable de fois avant d'arriver à finir le jeu.

Cet enfer ... (Touhou 8 Imperishable Night)

Histoire de vous donner une petite chance quand même, votre hitbox n'est pas votre personnage entier. En appuyant sur shift, vous vous déplacez plus lentement mais votre hitbox vous devient apparente, à savoir un petit point rouge. Traduction, si vous prenez des projectiles sur tout le corps osef, mais si vous vous en payez un sur ce point, c'est la mort.

Avec un peu d'entraînement, c'est faisable... Enfin en mode facile et à la rigueur normal. Pour les gros tarés, il y a les modes difficile et très difficile pour le jeu classique et une fois fini, vous débloquez l'extra-stage où le jeu vous déconseille lui-même d'y jouer sous peine de crever lamentablement ! … 

Tiens, ça me rappelle la difficulté ''divinité'' dans Civilization IV qui disait en description ''Mouahaha bonne chance imbécile !'' ou la quête de Terramorphous l'invincible dans Borderlands 2 sobrement nommée Vous.Allez.Crever.Sans Dec' … Bref, que du bonheur ^_^ 

A défaut d'être faisable, ça reste joli à regarder ha ha (Touhou 7 Perfect Cherry Blossom)

Raison numéro 2 : L'univers.


L'univers de Touhou est riche. Très riche ! C'est bien simple, je ne compte pas le nombre de pages entières de fan-arts (du plus simple au archi badass), de fan-fictions, de remixes et même de fan-games. Comme je le disais, la communauté de Touhou est très active et surtout nombreuse (bon un peu moins chez nous certes).

Truc marrant, une fois les incidents terminés, les personnages sont toujours en train de picoler pour faire la fête.
Une raison ? Le créateur, ZUN, est lui-même un gros soiffard ! ^_^


Au delà de ces créations de fans, s'intéresser à l'histoire de la série reste très intéressant surtout sur le développement de personnages qui est pas mal du tout pour du simple shoot them up. Personnellement, mon personnage préféré est Sakuya Izayoi, une humaine capable d’arrêter le temps à sa guise … Ahem … 

D'ailleurs, vous l'aurez peut être remarqué, mais les personnages sont tous féminins. Bon, j'ai cherché à trouver une raison vu que ça ne semblait pas laissé au hasard. Visiblement, Zun aurait déclaré que ''des garçons donneraient l'impression de ne pas avoir leur place dans l'univers, ils ruineraient l'atmosphère mise en place dans la série''.

_''I feel as if boys get in the way of the game […] Boys would just ruin the balance of the series''.

Mmmmouais … On va dire que je peux comprendre ce point de vue... Ceci-dit, je n'ose même pas imaginer la quantité de contenu sur la série suivant la règle 34 …

Touhou, c'est actuellement 29 jeux officiels depuis 1996 pour ... euh ... quantité de fan-games ! :D


Raison numéro 3 : La musique.


LA MUSIQUE !!! LA MUSIQUE BORDEL !!!!!!!!!!!!! Comme je vous le disais en intro, j'ai entendu parler de cette série par sa musique. Elle est tellement populaire qu'un nombre incroyable de memes sur internet reprennent ces musiques et souvent sans que personne ne sache d'où ça vient. Par exemple, la vieille musique Ronald McDonald Insanity (remix japonnais sans surprise -_-) reprend U.N. owen was her? , une des meilleures musiques de toute la saga (jeu de mot sur unkown, inconnue en anglais). Pareil avec l'explosion des vidéos tutoriel pour piano avec la Death Waltz qui reprend également cette musique.

Je vous ai compilé quelques unes des meilleures musiques de la série, enjoy ^_^

Les musiques sont rythmées, entraînantes, et ne sont pas de simples musiques 8Bits en 3 voix. On distingue clairement tous les instruments. Sans compter les mélodies simples et magnifiques (qui vous restent dans la tête pour un moment).


Raison numéro 4 : Touhou 6 The Embodiment of Scarlet Devil.


Sans doutes le jeu de la série le plus connu et le plus apprécié des joueurs. Même moi j'ai commencé par ce jeu. Même si vous n'accrochez pas trop à l'univers, ce jeu est un tel monument de l'histoire du jeu vidéo sur PC et du shoot them up qu'il est impossible de passer à côté. Graphismes très impressionnants (surtout les attaques des ennemis), musiques d'enfer (les meilleures de la série pour moi), scénario prenant, personnages attachants, boss épiques.

Je ne peux que vous conseiller cet opus, au moins pour vous faire un premier avis sur la série. Même s'il est dur à en crever (vu que sans mod, la hitbox n’apparaît pas, ce qui rend l'esquive des projectiles beaucoup plus dure), c'est ce jeu qui fera que vous aimerez la série ou pas.

Allez, pour le plaisir, une petite démonstration de Touhou 6 en mode facile ! Si si, c'est jouable
(au bout de plusieurs heures d'entraînement XD).



Bref, cette série c'est tout un univers de liberté où chacun peut créer ce qu'il souhaite sans craindre une quelconque censure d'internet ou des créateurs.
Et comme tout univers, soit on accroche et on rentre dedans, soit pas du tout. Mais c'est souvent avec la première œuvre qu'on regarde qu'on se fait un avis définitif sur la question. Aussi, histoire de découvrir la série sous son meilleur jour, je vous propose les meilleures créations ;) En espérant vous avoir donné envie d'en savoir plus sur le sujet.

Si l'univers de Touhou vous intéresse, je vous invite à aller visiter le site francophone Touhou Online, où vous trouverez communauté, contenus et surtout jeux, officiels et fan-games gratuitement ;)





Animation : 
Fantasy Kaleidoscope – The Memories of Phantasm. Une série animée par des fans d'une qualité incroyable, vous résume l'intrigue des jeux 6 à 8. Sans compter que les musiques ont été ré-orchestrées de façon géniale ^_^
Fan-Games : 


Touhou Luna Nights. Un metroidvania très bien pensé sur le personnage de Sakuya. L'animation en style 16Bits est superbe, le gameplay précis et les musiques géniales.




Touhou Koukishin ~ Adventure of Scarlet Curiosity. Une sorte d'action RPG récent magnifique, reprend bien la difficulté de la série avec beaucoup de très bonnes idées.




Koumajou Densetsu: Scarlet Symphony. Un action aventure juste GE-NIAL. Le design des personnages a été complètement revu dans un style plus réaliste/steampunk du plus bel effet, également très beau et musicalement superbe.




Spin-offs officiels : 


Touhou Kobuto V : Burst Battle. Un jeu plutôt modeste graphiquement très génial à plusieurs, très bien animé et superbes musiques là encore.





Touhou Azure Reflections. Un remake du sixième opus très sympathique, presque aussi dur que l'original mais repensé pour être joué sur console.




jeudi 25 juillet 2019

N°159 – The Legend of Zelda







Titre : The Legend of Zelda
Plate-forme : Nintendo NES
Date de sortie : 21 Février 1986
Développeur : Nintendo R&D4
Éditeur : Nintendo









Va falloir y aller à pattes de velours pour celui-là … The Legend of Zelda premier du nom est un jeu d'action aventure qui a, comme l'ami Mario dans les jeux de plateforme, presque tout inventé dans son genre. Et autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas vraiment fan des Zelda en vue du dessus. Alors oui, le jeu a été très novateur. Oui il a inventé beaucoup de choses. Oui c'est un classique de la console. Oui c'est un des piliers de la mythologie de Nintendo maaaaaaaaais … Je trouve son succès largement exagéré. Vous allez comprendre.



Tout d'abord, voyons l'aspect graphique. Le jeu est plutôt joli, bien que simpliste dans son esthétique. Cela représente bien les débuts de la NES. On devine facilement les points forts et faibles des ennemis rencontrés, leur puissance également notamment en faisant varier leur couleur. Les décors sont très, mais alors très variés (on est en 1986, je sais que c'est dur mais essayez de vous mettre dans la peau d'un gosse qui n'a jamais joué à quelque chose de semblable), et la carte du monde est juste incroyable tant elle est grande.

Vous aurez la possibilité de vous réfugier parfois dans quelques habitations (le plus souvent des boutiques d'équipement) mais le plus important est d'explorer les huit donjons du jeu. Ces derniers sont plutôt bien pensés mais je dois dire que comparés aux environnements en extérieur, ils sont assez répétitifs. Heureusement que les boss, différents à chaque donjon, viennent apporter un peu de variété visuelle.

            
Cette image à elle seule est iconique !
Brrrrrrrrr ... Ces saletés de mains étaient déjà là !


Au niveau sonore, les musiques sont impeccables. Le célèbres thème composé par Koji Kondo fait parfaitement le café (alors qu'il ne l'a composé qu'en une seule journée pour rappel, chapeau), et la musique des donjons impose une ambiance plus pesante et correspond bien à l'idée que je me fais d'un donjon.
Le sound design est quant à lui en général plutôt sympa, mais j'ai juste UN reproche. Cette saleté de bip bip bip bip bip bip quand il ne vous reste plus beaucoup de vie. Alors si c'est juste de temps en temps, d'accord. Mais quand vous mourrez au bout de la 20ème fois dans la même salle d'un donjon, ça devient rapidement agaçant !

           
'Y a pas un petit jingle qui vous vient en tête là ? :)
L'inventaire est très bien pensé et ergonomique.

Niveau scénario … Alors oui ceux de la série se sont complexifiés avec le temps, mais celui-ci est juste ultra classique, et même malgré son époque. Justement dans les années 1980, il n'y avait presque que ça : héros partir à l'aventure sauver quelqu'un de gros méchant. Alors ok, il y a un point scénario intéressant sur la Triforce qui permettra de sceller le mal … dans le manuel du jeu... Ce qui fait que si comme moi vous n'avez que la cartouche, n'escomptez pas lire une seule ligne de scenar' dans le jeu … Vraiment dommage, c'est peut être la seule touche d'originalité sur ce point …

Niveau gameplay, je dois dire que c'est assez bien fait et surtout très intuitif. Le fait qu'il n'y a que deux boutons sur la manette de la NES aide beaucoup certes mais bon ^_^ Vous pouvez vous déplacer dans toutes les directions, donner des coups d'épée, utiliser un grand nombre d'objets et armes secondaires ce qui fait varier les combats. De plus, si votre vie est au maximum, votre épée tire des lasers, plutôt cool !

Vous ne pouvez vous déplacer que dans les quatre directions de la croix directionnelle, c'est précis, ça répond bien aux moindres mouvements, aucun problème alors me direz-vous ? Ben pas vraiment. Dans certaines zones d'Hyrule, il y a beaucoup d'ennemis à l'écran. Avec de l'anticipation et une bonne préparation, ça le fait évidemment mais c'est tout de suite moins facile dès que des campeurs de ***** s'amusent à vous tirer dessus à distance. Et comme, eux, peuvent tirer en diagonale et surtout savent très bien viser, vous vous retrouvez parfois dans des angles où vous ne pouvez pas éviter le tir (à cause d'un mur ou d'un ennemi). C'est vraiment rien, je chipote bien sûr, mais ça a le don de m'énerver rapidement.


Je hais ces satanés poissons !

De même, détail qui m'a pas mal gavé, le fait que les ennemis n'apparaissent pas en même temps que la carte qui se dévoile. Ce qui fait que comme on veut traverser l'écran vite, on se prend parfois un ennemi qui sort de terre qu'on a pas vu. La prudence exigerait d'attendre un peu, mais j'ai juste pas envie quoi ! Si j'ai une quête à l'autre bout du pays, je vais pas attendre à chaque plaine si une taupe va sortir de son trou sur mon passage ! … Nan mais si, c'est vraiment pénible comme détail. Réfléchissez-y la prochaine fois que vous y jouerez ;)

Grande voie dégagée ... Hum ... Ça m'a l'air parfaitement safe ! :D

Enfin la durée de vie. Le début du jeu se fait assez tranquillement. Vous explorez le monde un peu au hasard, vous finissez par tomber sur le premier donjon (assez facile) et vous récupérez un cœur ainsi qu'une partie de la Triforce. Par contre pour la suite hé hé hé … Juste sans la carte fournie avec le jeu, laissez-moi vous dire que vous n'irez NULLE PART ! À moins de connaître la carte par cœur mais bon.
Et encore dans certains endroits, elle est totalement inutile puisqu'on a un écran à quatre chemin qui se répète à l'infini, il faut alors deviner une certaine combinaison pour avancer. Je suis pour le challenge mais là c'est trop pour moi. De plus, je ne trouve pas la disposition des donjons très logique. Bon, pour ceux qui ne sont accessibles qu'après avoir découvert le radeau, ça a du sens évidemment, mais autrement, vous pouvez très bien tomber sur le donjon 1 comme le 4, et la difficulté n'est pas la même (mais votre barre de vie est toujours aussi faible).
Bon je râle sur des détails, d'accord. Si je dois pourtant accorder un excellent point au jeu sur sa durée de vie c'est ce qui accompagne la progression du joueur, à savoir l'amélioration de son équipement combiné à l'exploration la plus libre. On ne vous prend pas par la main, vous découvrez ce monde à votre rythme, percez ses secrets et finissez par trouver du meilleur matos, vous aidant ainsi à aller toujours plus loin. D'ailleurs, je trouve assez paradoxal de retrouver cet aspect dans les open-world modernes. Vous êtes libre dans votre exploration... au point de vous perdre facilement ha ha. Enfin, jusqu'à ce que vous regardiez votre carte, fieffés coquins que vous êtes !
À noter enfin qu'il s'agit du premier jeu NES où l'on pouvait sauvegarder sa partie (c'est sûr que les codes à rallonge, ça use à force!). Et qu'une aventure plus difficile est disponible en rentrant comme nom ''ZELDA'', ce qui proposera un challenge corsé pour les férus de difficulté.

Euh ... Spoiler ?

Je dirais pour finir que ce Zelda n'est pas mauvais du tout, ses qualités que sont son gameplay précis, ses musiques et ses graphismes cultes et son exploration gargantuesque pour l'époque en font un must-have évident. Cependant, même pour son époque je le trouve assez déjà-vu, voire même classique. Pour l'exemple, The Legend of Zelda s'est très fortement inspiré de Hydlide dans son gameplay. De plus, trop d'éléments pour moi reposent sur la chance et pas assez sur la réflexion. Le coup des passages à deviner dans les écrans à quatre direction en sont le meilleur exemple. Mais bon, c'est aussi ça l'aventure contre les forces du mal, vous êtes seul et c'est à vous de débrouiller comme un grand. :)


Note JV.com : 19/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,9/20
Note Gamekult.com : 6/10
Note Personnelle : 16/20

mardi 16 juillet 2019

Vroum ... Quand votre vie fait vroum !

Salutations internet !

Je partage ici la première partie d'un futur gros ensemble vidéo sensé retracer toute l'histoire du jeu vidéo de moto. Que voulez-vous, je suis geek mais aussi motard. Et autant les vidéos type ''evolution of ...'' m'ont bien plu sur certains héros comme Sonic, autant celles qu'on trouve sur le net sur la moto sont très (trop) vides à mon sens ! J'ai donc décidé de me lancer dans la recherche de TOUS les jeux sur le sujet et d'en faire une série de vidéos ^_^
D'ailleurs, si jamais j'oublie des jeux dans ces vidéos, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires, je ne manquerai pas de les mettre à jour ;) 

Voici donc la première partie qui couvre la décennie 1978 - 1988, autant vous dire que j'ai galéré à trouver des images, j'ai même dû jouer moi-même à certains d'entre eux faute de trouver des vidéos ! 

Bref ! Bonne vidéo ! Et pensez à vous abonner à la chaîne ! J'y poste régulièrement de vieilles archives de l'INA en rapport avec les tests présents sur le blog ;)


mercredi 10 juillet 2019

N°960 – Kingdom Hearts III







Titre : Kingdom Hearts III
Plate-forme : Playstation 4
Date de sortie : 25 Janvier 2019
Développeur : Square Enix Business Division 3
Éditeur : Square Enix










Kingdom Hearts III est dans la place !!!!!!! 13 ans qu'on a attendu, et nous l'avons enfin ! C'est bien simple, Kingdom Hearts n'est autre que ma série de jeu vidéo préférée, donc attendez vous à encore moins d'impartialité que d'habitude ha ha.
Censé être l'aboutissement de toutes les innovations de la série et la conclusion de l'arc narratif Xehanort, ce jeu attendu par une communauté de fans très solide a le mérite de faire honneur à la saga qui nous aura tant fait rêvé. Aussi je vous propose mon point de vue sur ce qui s'apparente à mon sens au meilleur épisode de la série.

Ça fait plaisir de vous revoir les gars !

Commençons par l'aspect graphique … Nom de dieu … Quand j'étais gosse, je disais à mon meilleur ami ''tu imagines, un jour les consoles seront tellement puissantes que la suite de Kingdom Hearts aura des graphismes in game aussi beaux que les cinématiques du 2''. Vous n'imaginez pas à quel point c'est vrai ! C'est juste ultra impressionnant ! Le jeu aura mit le temps pour sortir mais juste pour la claque visuelle, ça valait largement le coup d'attendre.


Erf ! Joli clin d'oeil ^^
Première fois que j'apprécie un gameplay sous-marin dans un jeu vidéo ! :O

Le design des personnages a un peu évolué, l'interface est parfaitement lisible et ergonomique, seules quelques parties de mondes sont un peu labyrinthiques. Mais rien d'insurmontable. Le niveau de détails des mondes est incroyablement bluffant. Mention spéciale d'ailleurs pour les mondes tirés de La Reine des Neiges, Raiponce, Toy Story et Pirates des Caraïbes (dont certains rendus sont tellement impressionnants qu'on les confondrait avec le film ! Oui oui !). Sans oublier le fait que les environnements essaient d'être un peu plus vivants que dans le 2 avec une véritable ambiance comme dans la Cité du Crépuscule.

Enfin, combinez cela à des boss très bien pensés, trop cools visuellement et une palette de coups toujours plus spectaculaires, l'expérience visuelle est jouissive. Cela dit, il y a bien quelques petits bémols qui m'ont pas mal dérangé. D'abord, lorsque vous avez trop d'ennemis à l'écran (ou parfois même lors de petites cinématiques), les sprites passent de 60fps à 45, voire moins. Triste quand on sait que la Playstation 2 pouvait afficher le combat des 1 000 sans-cœurs sans sourciller. Deuxième problème, le jeu est magnifiquement détaillé mais de ce fait très lourd. Aussi, je ne vous recommande pas ce jeu si vous ne possédez qu'une PS4 classique ou première génération. L'image rame presque en permanence et stagne à 45fps, ce qui rend l'expérience de jeu BEAUCOUP moins fluide. Je recommande impérativement de jouer sur une PS4 pro pour une expérience à 60fps (quasi)constants.
Autrement, R.A.S. Le jeu est une tuerie visuellement.

Ce loup fantôme est trop cool !

Les batailles navales sont extraordinaires (et me font beaucoup penser à Sly 3).
Pour le scénario, bon pour y aller sans spoilers, il s'agit de la conclusion de l'intrigue mise en place dès le premier jeu et enrichie par tous les spin-offs depuis 2008. Beaucoup de questions ont enfin fini par trouver une réponse … mais au prix de plusieurs autres questions soulevées ha ha. Et il reste un point assez étrange dans le scénario principal mais qui selon le réalisateur sera expliqué et résolu dans le prochain DLC à venir ''Re : Mind'' (s'il vous plaît, un mode pour recombattre les boss par pitié !). Pour les intrigues des mondes Disney, soit elles suivent simplement la trame du film qui les inspirent, soit elles sont (très habilement) en continuité avec les films. Par exemple, l'histoire du mondes Les Nouveaux Héros se passe après le film, de même pour Monstres et Compagnie. Vraiment chapeau. Sachant que l'on retrouve en plus beaucoup de personnages iconiques de la série, je dois dire que j'ai été particulièrement gâté en terme de fan-service.

Le monde Toy Story est superbe, il y a même un petit A113 caché ;)

Après, il y a un aspect du jeu qui pourrait s'apparenter à un défaut (la preuve, je le retrouve dans presque tous les tests du jeu), les dialogues. Beaucoup disent que c'est trop long, qu'il y a trop de dialogues inutiles. Alors oui et non. Certaines discussions sont effectivement un peu inutiles mais bon. Je rappelle que dans le 2, nous n'avions que des bulles de dialogue. Ici, les personnages parlent et tout à été doublé. Qui trouverait logique de remettre des bulles de dialogue dans un jeu de 2019, surtout avec un tel accent mit sur l'aspect graphique et sonore ? Moi pas en tout cas. Alors certes, c'est long, mais ça permet d'abord d'instaurer une ambiance propre à la série, mais aussi comme je le disais de répondre à toutes les questions (ou presque) de la série.
Après pour la qualité du scénario en lui même, je ne me prononcerai pas sur ce point. Disons juste que le jeu a répondu à beaucoup de mes questions et en a soulevé assez pour stimuler mon imagination pour les futurs opus. Bref, pas grand chose à redire dessus.

Niveau sonore, alors là … Po po po … Mes oreilles … C'est jouissif du début à la fin. De la scène d'intro à la fin secrète, je. n'ai. rien. à. redire. RIEN ! Les nouvelles compositions, toujours par la grandiose Yoko Shimomura, sont superbes et dans le ton de la saga et beaucoup de musiques de la série ont fait un retour surprise (mon sang n'a fait qu'un tour quand j'ai entendu Enter the Darkness ha ha).

Mouahaha ce que c'est stylé !

Ah si tiens, j'ai vu sur certains articles que les musiques seraient trop répétitives … Alors déjà, est-ce que ceux qui ont écrit ont déjà joué à un Kingdom Hearts (c'est pas comme si elles étaient toutes répétitives depuis le début) et ensuite, est-ce qu'ils ont déjà joué à un jeu vidéo tout court ? Alors certes, les productions AAA de ces dernières années nous ont beaucoup habitués à des bandes-originales dignes du 7ème art, mais soyons sérieux deux minutes. Les musiques de jeux vidéos ont toujours été répétitives. Ce sont toujours des morceaux courts, dépassant rarement les 2 minutes et prévus pour se jouer en boucle. Par exemple (insérez toutes les musiques des Kingdom Hearts ou même des grandes sagas Nintendo en général comme Mario, Pokémon ou Kirby).
Sérieux les musiques de cet épisode sont tellement géniales qu'ils ont organisé une nouvelle tournée Kingdom Hearts Orchestra nommée World of Tres ! … Au passage génial, procurez vous le CD ^_^
Bref, la musique, rien à redire !


https://www.wildfaery.com/shop/fr/42-paris

Pour le sound design en général, je n'ai rien à dire, c'est très similaire aux autres opus. Mais j'ai quand même une complainte : le doublage. Là où la saga principale avait une VF superbe avec les meilleurs comédiens de doublage français, ici nous n'avons que le doublage anglais, pas terrible d'ailleurs. En plus, la justification de Square Enix pour éviter de la faire est complètement bullshit. Ils voulaient reprogrammer le mouvement des lèvres pour que les voix anglaises collent à l'image. … Mais on s'en fiche de ça !! J'ai pas l'impression que ça pose un seul problème lorsqu'il faut doubler un film Disney alors pourquoi pas un jeu ?! En plus, ils ont doublé intégralement Final Fantasy XV en VF alors que littéralement personne ne l'avait demandé quoi ! Sérieux quoi ils auraient pu... je parle tout seul … ahem désolé :D


Vous avez aimé Riku dans Dream Drop Distance ? Tant mieux ! Vous pourrez le contrôler avec son gameplay de DDD
pour certaines phases dans le Royaume des Ténèbres.

Pour la durée de vie, là aussi il y a du boulot ! Rien que l'histoire principale prend une vingtaine d'heures (moins si vous passez les cinématiques). Les quêtes annexes sont relativement variées et rallongent le jeu, c'est toujours appréciable (surtout les phases en vaisseau gummi). Les adeptes du 100% ont du travail également vu le nombre d'entrées à saisir dans le journal de Jiminy. Enfin, le mode de difficulté critique, que j'aime aussi appeler ''putain de sa mère, c'est quoi le problème avec la difficulté de ce jeu bordel ?'' rajoutera un certain challenge (que j'ai abandonné perso... ouais j'ai rage quit).
Ceci-dit un bon point, et surtout très surprenant, quand vous recommencez une nouvelle partie, vous conservez vos Keyblades (bon elles sont au niveau 1 certes, mais au moins vous n'aurez pas à vous retaper la forge de Arma Ultima, l'arme la plus puissante du jeu). Vraiment cool ^^

'Y a même des phases en FPS ! En FPS bordel !!!

Enfin le gameplay. Je dois dire que c'est la partie qui me faisais le plus peur en voyant les trailers. Puis en ayant découvert le prologue Kingdom Hearts 0.2 A Fragmentary Passage, soupir de soulagement. Alors que les spin-offs avaient des mécaniques différentes des jeux principaux (parfois très bien pensés, parfois moins ergonomiques), ici tous les acquis des opus précédents sont conservés et consolidés. Plus encore ! Des éléments des spin-offs ont été conservés comme le mode fluidité de Kingdom Hearts 3D Dream Drop Distance ou la concentration de Kingdom Hearts Birth By Sleep.
Dans le détail pour les combats, il faut savoir jongler avec les compétences pour pouvoir avancer sereinement. D'ailleurs à ce propos, beaucoup reprochent au jeu d'être trop simple et de manquer de challenge. En effet, à un certain point de l'histoire, vous êtes tellement puissant (enfin si vous gérez bien vos compétences et votre équipement) qu'il n'y a plus de réelle résistance à part les boss, et ce même en difficulté expert (rassurez-vous, le mode critique reste infaisable. Faudrait trouver un équilibre les gars non ?). De ce fait, on s'ennuierait rapidement.
Cependant, je ne suis pas totalement d'accord avec cette analyse. Pour moi, ce qui fait la qualité du gameplay de Kingdom Hearts en général, ce ne sont pas seulement ce sur quoi reposent les combats, à savoir les compétences. Comme vous le savez, dans un jeu la difficulté augmente au fur et à mesure que le joueur progresse. Essayez de le finir juste avec la configuration au niveau 1, vous allez vite devenir fou !


Les Keyblades peuvent changer de forme et offrent de nouvelles expériences de jeu.

Mais du coup question, est-ce que ce sont les compétences qui rendent le gameplay bien ? Non, car si on se limite juste aux compétences, ça fait juste des enchaînements inutilement impressionnants. Non ce qui rend le gameplay bien pour moi, c'est la combinaison de plusieurs facteurs. D'abord, une très grande palette de compétences qui débouche sur une grande variété de combos et de coups pour le spectacle. Ensuite, des alternatives au combat simple comme la magie, les coopérations, les attractions ou les invocations (d'ailleurs, bon point sur le 3. Dans le 2, on ne les utilisait presque jamais car ça consommait toute notre barre de MP. Ici, les invocations et coopérations et coups spéciaux ne consomment rien, merci square ^_^ ) permettent de changer la donne dans un combat qui peut sembler difficile. De même, certains changements de gameplays comme les changements de formes ou même d'environnement de combat procurent une toute nouvelle approche face à votre adversaire (par exemple, chaque Keyblade a la possibilité de vous faire changer de forme et propose un gameplay différent. Mention spéciale pour la Keyblade de base qui reprend à l'identique les combos du 2 pour les nostalgiques et Ultima qui défonce absolument TOUT !!!). Sans compter que les adversaires les plus mémorables, ce sont les Boss et eux aussi ont un moveset assez large, ce qui procure encore plus de variété si on les combines avec toutes nos possibilités de compétences.
Enfin, le tout cumulé avec une caméra soignée aux petits oignons qui se retrouve très rarement dans le même angle, on n'est jamais au même endroit, dans la même position, à faire la même attaque, contre le même assaut. Ainsi, le spectaculaire graphique et le gameplay varié viennent nous faire oublier l'ennui. :) … … … Bon ce n'est que ma théorie mais bon, je l'aime bien ^_^


L'espace entre les mondes n'est plus représenté par des niveaux mais un immense mode ouvert
en mode Space Opéra, et c'est juste grandiose ! Prenez-en de la graine Starlink et Starfox Zero !

BREF ! Pour conclure, j'adore Kingdom Hearts III. Depuis le temps que les fans l'attendaient, il est la digne suite du jeu qui nous aura tant fait rêver sur PS2 et je vous le conseille sans hésitations. À noter pour rappel que je vous conseille vivement de jouer sur une PS4 pro, ne serait-ce que pour avoir une image propre et fluide. Mais pour résumer, mise en scène magistrale, scénario très satisfaisant (à condition d'avoir joué à tous les autres, sinon vous n'allez RIEN comprendre), graphismes ahurissants, musiques parfaites, gameplay faisant honneur à toute la série, durée de vie honorable. À part mes quelques petits chipotages, je n'ai rien à redire sur cet excellent jeu. À part peut être qu'il est un peu trop similaire au 2. C'est un 2 en HD en somme. Mais j'aime autant me dire qu'il s'agissait d'une sorte de transition vers un nouvel arc narratif qui, vu la fin secrète, sera encore plus beau et abouti que le 3 (vivement la Playstation 5 ha ha).



Note JV.com : 16/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 16,7/20
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 18/20

samedi 29 juin 2019

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 13


Rétrospective Astérix – 1983 à 2019

Vous jouez où avec Astérix ?

Comme vu à l'épisode précédent, le projet Astérix sur Super Nintendo eût tellement de succès que Infogrames prit la décision de porter le jeu sur les consoles 8Bits de Nintendo. Bien sortie après, la version NES a été en fait presque entièrement tirée de la version Game Boy, dont le développement a commencé bien avant.

Épisode 13: Astérix – Game Boy – 1993



Le studio Bit Managers est encore aux commandes du jeu de façon générale. Tout comme la version NES, Infogrames a bien participé à la création du jeu mais de loin uniquement (littéralement, vu que Bit Managers se trouve en Espagne …).
La firme a du, vous commencez à le savoir, faire face à de gros soucis de taille des cartouches de jeu. Soucis notable car comparativement à une cartouche de NES ou de Super Nintendo, les cartouches de Game Boy ne pesaient pas plus de 32ko, soit l'équivalent d'une calculette bon marché …



Au niveau graphique, le jeu est très proche de la version NES pour une raison simple, la version NES ne consistait à la base qu'en une recolorisation de la version Game Boy. Paradoxalement d'ailleurs, on pourrait dire que la version de poche est plus jolie que la version de salon. En effet, si vous vous souvenez, bien que la beauté des jeux Infogrames soit reflétée dans la version NES, l'arrière-plan faisait petite mine par rapport aux autres versions, rappelant les premières heures de la console au Japon en 1983.




Ici, le jeu est tout aussi beau. Les romains et autres ennemis n'ont pas un pixel de différence si ce n'est la taille. Mais Bit Managers se prévaut d'un exploit sans précédent : Astérix sur Game Boy est le premier jeu du catalogue de la machine a héberger un scrolling parallaxe (ou défilement différentiel) ! Dans son principe, la mécanique est toute simple et paraît évidente, surtout dans le milieu des années 1990, mais sur la petite monochrome de Nintendo, c'était loin d'être évident. Même sur la totalité des consoles portable de l'époque comme la Game Gear de Sega ou la Lynx d'Atari. Il s'agit tout bêtement de faire défiler les différents calques de l'arrière-plan à des vitesses différentes pour donner une impression de profondeur. Gros exploit technique donc. Pour le reste de l'animation, elle est en tout points semblable à la version NES, s'y attarder condamnerait à la répétition (cf épisode 12).
Une anecdote sur le développement du jeu est assez intéressante sur la mentalité et la relation entretenue entre les développeurs et les joueurs. Pour faire simple, 32ko ce n'est même pas un millième d'une clé USB de 1go. La place est donc extrêmement limitée pour y insérer les éléments graphiques, physiques et sonores du jeu. Pourtant, durant le développement un programmeur a réussi à faire lire une petite voix digitalisée peu coûteuse en place (mais très lourde par rapport au reste du jeu), il s'agit du petit cri d'Astérix quand il tombe dans un trou ou prend un coup. Là encore il s'agit d'une technique très peu répandue sur la machine, toujours rapport au coût de fabrication des cartouches. Le directeur du jeu, Stéphane Baudet et son équipe ont eu une réaction très intéressante donc :

_'' Le programmeur était tellement content d'avoir réalisé le code permettant la lecture d'échantillons, que malgré son coût mémoire assez important, nous avons décidé de l'implémenter. Une fois dans le jeu, comme toute l'équipe trouvait ça génial, nous ne pouvions plus revenir en arrière. Il faut parfois faire plaisir au joueur, même si au abord, ça ne paraît pas toujours très raisonnable''.

Tout cela pour un simple petit bruitage, il est clair que le jeu ne serait pas le même sans. Couplé aux mélodies inoubliables d'Alberto José Gonzales, l'aspect sonore du jeu est certes relativement simpliste mais tient parfaitement ses promesses et propose une expérience très plaisante.

Tir groupé à présent sur la difficulté et le scénario. Le jeu étant ici identique à la version NES, s'y attarder serait là encore de la répétition (cf épisode 12).

Le gameplay de la version portable est légèrement différent de la version de salon pour plusieurs raisons. On sent toujours une grande inspiration de Super Mario Bros. dans son ensemble, mais on ressent une physique plus fluide et moins saccadée que sur NES. En effet, l'écran de la Game Boy étant très restreint, il était préférable de choisir un personnage très petit pour mieux voir ce qui arrive (ennemis, obstacles, etc). Ce n'est pas gênant en soi, mais si vous passez directement de la NES à la Game Boy, vous risquez d'avoir des problèmes dans l'appréciation des distances car la vitesse d'Astérix donc s'en trouve modifiée.
D'ailleurs, la taille minuscule des sprites du jeu s'explique encore et toujours par la taille limitée des cartouches de jeu. Détail qui sera corrigé dans le portage 8Bits du jeu suivant, Astérix & Obélix.

Publicité d'époque tirée d'un magazine.

Seul point dommageable du jeu, sa durée de vie. Il est encore plus court que la version NES (quatre actes au lieu de cinq, divisés par trois soit 12 niveaux). Mais honnêtement … qui a déjà réussi à finir le jeu de nos jours hein ?

Pour conclure, bien qu'étant très minimaliste sur certains aspects et sa difficulté étant assez relevée, il serait mauvaise langue de considérer Astérix sur Game Boy comme un mauvais jeu. On pourrait plutôt parler de jeu au gameplay exigeant. Tout comme la série des Mega Man, ce n'est pas parce qu'un jeu est dur qu'il est forcément mauvais. Bit Managers a su nous proposer un portage très honnête mais parfaitement en accord avec son modèle 16Bits et les limitations de son temps. Un classique de la portable !


À suivre...



Fiche Technique :
Nom : Astérix
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Infogrames
Développeur : Bit Managers
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 3/5
Côte : 10 à 15€ en loose
           20 à 30€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.
- Pix'N Love N°10 – Puyo puyo

mercredi 26 juin 2019

N°854 – Sorcerer's Apprentice






Titre : Sorcerer's Apprentice
Plate-forme : Atari 2600
Date de sortie : 1983
Développeur : Peter C. Niday
Éditeur : Atari










L'Apprenti Sorcier … Un nom qui doit parler à beaucoup d'entre vous puisque c'est une œuvre que l'on retrouve dans quantité d'arts et médias. À l'origine un poème écrit par Goethe en 1797, le compositeur impressionniste Paul Dukas compose en 1897 un poème symphonique du même nom. Et ce poème vous le connaissez très probablement puisque c'est celui que l'on retrouve dans le court-métrage éponyme de Disney dans le très célèbre Fantasia de 1940. Univers qui aura une longue prospérité puisqu'il refera une apparition dans Fantasia 2000 et Tous en Boîte, sera adapté sur Mega Drive par Infogrames et aura même un monde dédié dans Kingdom Hearts 3D Dream Drop Distance sur 3DS.

La version originale par l'orchestre philharmonique de Radio France.

Chronologiquement, ce n'est pas la toute première apparition de Mickey Mouse dans le jeu vidéo, il a déjà eu droit à un Game & Watch et un jeu sur micro-ordinateur, mais je pense qu'il s'agit de la première apparition au moins marquante du personnage dans le 10ème art. Voyons sans plus attendre ce que l'Atari 2600 a dans le ventre !


Graphiquement, le jeu est assez saisissant pour l'époque. D'habitude sur cette machine, les jeux se limitent à un seul tableau, un seul écran fixe. Les exceptions sont rares mais cet Apprenti Sorcier en fait partie. Bon okay il n'y a que trois tableaux, mais c'est déjà pas mal ! Vous pouvez vous déplacer sur la terre ferme et contempler le ciel étoilé, descendre dans le laboratoire du magicien et arriver jusqu'à la réserve d'eau.
Alors oui, ça a vieillit, c'est sûr ! Mais j'ai vu tellement pire sur cette machine que je lui pardonne parfaitement son apparence. Mickey est reconnaissable (et avec son chapeau s'il vous plaît), les balais sont comme dans le film et les décors à la fois simples et identifiables (l'univers avec les météorites puis le puits). Bref, excellent point.


Pour le scénario, cela reprend la scène du film où les balais arrivent par centaines pour remplir le puit d'eau jusqu'à inonder la cave. À vous de récupérer de quoi stopper les balais en abattant des météores puis d'évacuer l'eau avant que la cave ne soit complètement noyée. C'est simple mais ça reste une très bonne adaptation (surtout venant d'une micro scène d'un court-métrage de 10 minutes ha ha).




Niveau sonore, bon évidemment, vu l'âge de la bête, il ne faut pas s'attendre à avoir une musique tout le long du jeu, quelques bips dignes de l'Atari feront l'affaire... ce qui est le cas. Mais j'ai été très surpris par un petit détail. Chaque fois qu'un balais arrive jusqu'au puits et y dépose de l'eau, une partie de la musique de Paul Dukas se joue. Ce n'est pas grand chose, juste 4-5 notes, mais c'est déjà ça. Et ce n'est pas tout le temps le même son, en fait la musique se poursuit au fur et à mesure que les balais progressent. Franchement je trouve ça génial. Plutôt que de mettre un bruitage générique qui aurait le don de devenir particulièrement agaçant au bout de deux minutes, ils ont préféré mettre une musique complète qui se poursuit. Bravo !


Vu le nombre d'étoiles, ça peut vite devenir ingérable.

Pour la durée de vie, c'est de l'arcade pure et dure. Vous n'avez qu'un but : repousser l'échéance du game over. Et sachant que 90% des jeux vidéos de cette époque étaient des jeux d'arcade … Ce serait assez malvenu de de critiquer cet aspect. Ceci-dit, je pense qu'il aurait peut être été sympathique de faire un système de paliers à franchir avec un écran de réussite entre deux, comme dans Donkey Kong, ce qui aurait pu le différencier de la masse. Mais bon ça reste tout de même très bon, ne crachons pas dans la soupe !


Hum ... Je crois que ça craint !

Le gameplay pour terminer, c'eeeeeeeeeest … incroyablement réussi ! Sur l'écran du haut vous pouvez vous déplacer de gauche à droite. Appuyez sur le bouton d'action et vous tirerez un sort pour détruire une étoile filante ou une comète (ce qui permet de récupérer des seaux pour évacuer l'eau). Mais ce qui est génial, c'est que si vous pensez que vous avez foiré votre tir (qui part en ligne droite), si vous appuyez sur une direction, le tir suivra aussi, ce qui permet de corriger une erreur. Juste génial !
Sortez par la droite ou la gauche et vous descendrez à la cave. Les balais alimentent le puits en haut et vos seaux sortent l'eau vers les escaliers. Vous devez éliminer les balais dans le passage, sinon les seaux ne pourront pas évacuer l'eau et le niveau ne baissera pas. Vous pouvez alors vous déplacer dans toutes les directions (sur l'escalier hein, si vous tombez à l'eau et vous remontez à la surface) pour éliminer les balais. De quoi … faire le ménage !


Pardon

Ahem BREF ! Même si ce jeu utilise des mécaniques assez vues et revues sur la machine, tout est suffisamment bien maîtrisé pour qu'il reste plaisant à jouer. C'est simple, c'est un de mes meilleurs jeux sur Atari 2600. Graphismes jolis, musiques décentes, gameplay bien pensé et challenge intéressant, je vous recommande vivement ce classique de l'arcade et des jeux Disney.

Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 17/20