samedi 29 juin 2019

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 13


Rétrospective Astérix – 1983 à 2019

Vous jouez où avec Astérix ?

Comme vu à l'épisode précédent, le projet Astérix sur Super Nintendo eût tellement de succès que Infogrames prit la décision de porter le jeu sur les consoles 8Bits de Nintendo. Bien sortie après, la version NES a été en fait presque entièrement tirée de la version Game Boy, dont le développement a commencé bien avant.

Épisode 13: Astérix – Game Boy – 1993



Le studio Bit Managers est encore aux commandes du jeu de façon générale. Tout comme la version NES, Infogrames a bien participé à la création du jeu mais de loin uniquement (littéralement, vu que Bit Managers se trouve en Espagne …).
La firme a du, vous commencez à le savoir, faire face à de gros soucis de taille des cartouches de jeu. Soucis notable car comparativement à une cartouche de NES ou de Super Nintendo, les cartouches de Game Boy ne pesaient pas plus de 32ko, soit l'équivalent d'une calculette bon marché …



Au niveau graphique, le jeu est très proche de la version NES pour une raison simple, la version NES ne consistait à la base qu'en une recolorisation de la version Game Boy. Paradoxalement d'ailleurs, on pourrait dire que la version de poche est plus jolie que la version de salon. En effet, si vous vous souvenez, bien que la beauté des jeux Infogrames soit reflétée dans la version NES, l'arrière-plan faisait petite mine par rapport aux autres versions, rappelant les premières heures de la console au Japon en 1983.




Ici, le jeu est tout aussi beau. Les romains et autres ennemis n'ont pas un pixel de différence si ce n'est la taille. Mais Bit Managers se prévaut d'un exploit sans précédent : Astérix sur Game Boy est le premier jeu du catalogue de la machine a héberger un scrolling parallaxe (ou défilement différentiel) ! Dans son principe, la mécanique est toute simple et paraît évidente, surtout dans le milieu des années 1990, mais sur la petite monochrome de Nintendo, c'était loin d'être évident. Même sur la totalité des consoles portable de l'époque comme la Game Gear de Sega ou la Lynx d'Atari. Il s'agit tout bêtement de faire défiler les différents calques de l'arrière-plan à des vitesses différentes pour donner une impression de profondeur. Gros exploit technique donc. Pour le reste de l'animation, elle est en tout points semblable à la version NES, s'y attarder condamnerait à la répétition (cf épisode 12).
Une anecdote sur le développement du jeu est assez intéressante sur la mentalité et la relation entretenue entre les développeurs et les joueurs. Pour faire simple, 32ko ce n'est même pas un millième d'une clé USB de 1go. La place est donc extrêmement limitée pour y insérer les éléments graphiques, physiques et sonores du jeu. Pourtant, durant le développement un programmeur a réussi à faire lire une petite voix digitalisée peu coûteuse en place (mais très lourde par rapport au reste du jeu), il s'agit du petit cri d'Astérix quand il tombe dans un trou ou prend un coup. Là encore il s'agit d'une technique très peu répandue sur la machine, toujours rapport au coût de fabrication des cartouches. Le directeur du jeu, Stéphane Baudet et son équipe ont eu une réaction très intéressante donc :

_'' Le programmeur était tellement content d'avoir réalisé le code permettant la lecture d'échantillons, que malgré son coût mémoire assez important, nous avons décidé de l'implémenter. Une fois dans le jeu, comme toute l'équipe trouvait ça génial, nous ne pouvions plus revenir en arrière. Il faut parfois faire plaisir au joueur, même si au abord, ça ne paraît pas toujours très raisonnable''.

Tout cela pour un simple petit bruitage, il est clair que le jeu ne serait pas le même sans. Couplé aux mélodies inoubliables d'Alberto José Gonzales, l'aspect sonore du jeu est certes relativement simpliste mais tient parfaitement ses promesses et propose une expérience très plaisante.

Tir groupé à présent sur la difficulté et le scénario. Le jeu étant ici identique à la version NES, s'y attarder serait là encore de la répétition (cf épisode 12).

Le gameplay de la version portable est légèrement différent de la version de salon pour plusieurs raisons. On sent toujours une grande inspiration de Super Mario Bros. dans son ensemble, mais on ressent une physique plus fluide et moins saccadée que sur NES. En effet, l'écran de la Game Boy étant très restreint, il était préférable de choisir un personnage très petit pour mieux voir ce qui arrive (ennemis, obstacles, etc). Ce n'est pas gênant en soi, mais si vous passez directement de la NES à la Game Boy, vous risquez d'avoir des problèmes dans l'appréciation des distances car la vitesse d'Astérix donc s'en trouve modifiée.
D'ailleurs, la taille minuscule des sprites du jeu s'explique encore et toujours par la taille limitée des cartouches de jeu. Détail qui sera corrigé dans le portage 8Bits du jeu suivant, Astérix & Obélix.

Publicité d'époque tirée d'un magazine.

Seul point dommageable du jeu, sa durée de vie. Il est encore plus court que la version NES (quatre actes au lieu de cinq, divisés par trois soit 12 niveaux). Mais honnêtement … qui a déjà réussi à finir le jeu de nos jours hein ?

Pour conclure, bien qu'étant très minimaliste sur certains aspects et sa difficulté étant assez relevée, il serait mauvaise langue de considérer Astérix sur Game Boy comme un mauvais jeu. On pourrait plutôt parler de jeu au gameplay exigeant. Tout comme la série des Mega Man, ce n'est pas parce qu'un jeu est dur qu'il est forcément mauvais. Bit Managers a su nous proposer un portage très honnête mais parfaitement en accord avec son modèle 16Bits et les limitations de son temps. Un classique de la portable !


À suivre...



Fiche Technique :
Nom : Astérix
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Infogrames
Développeur : Bit Managers
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 3/5
Côte : 10 à 15€ en loose
           20 à 30€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.
- Pix'N Love N°10 – Puyo puyo

mercredi 26 juin 2019

N°854 – Sorcerer's Apprentice






Titre : Sorcerer's Apprentice
Plate-forme : Atari 2600
Date de sortie : 1983
Développeur : Peter C. Niday
Éditeur : Atari










L'Apprenti Sorcier … Un nom qui doit parler à beaucoup d'entre vous puisque c'est une œuvre que l'on retrouve dans quantité d'arts et médias. À l'origine un poème écrit par Goethe en 1797, le compositeur impressionniste Paul Dukas compose en 1897 un poème symphonique du même nom. Et ce poème vous le connaissez très probablement puisque c'est celui que l'on retrouve dans le court-métrage éponyme de Disney dans le très célèbre Fantasia de 1940. Univers qui aura une longue prospérité puisqu'il refera une apparition dans Fantasia 2000 et Tous en Boîte, sera adapté sur Mega Drive par Infogrames et aura même un monde dédié dans Kingdom Hearts 3D Dream Drop Distance sur 3DS.

La version originale par l'orchestre philharmonique de Radio France.

Chronologiquement, ce n'est pas la toute première apparition de Mickey Mouse dans le jeu vidéo, il a déjà eu droit à un Game & Watch et un jeu sur micro-ordinateur, mais je pense qu'il s'agit de la première apparition au moins marquante du personnage dans le 10ème art. Voyons sans plus attendre ce que l'Atari 2600 a dans le ventre !


Graphiquement, le jeu est assez saisissant pour l'époque. D'habitude sur cette machine, les jeux se limitent à un seul tableau, un seul écran fixe. Les exceptions sont rares mais cet Apprenti Sorcier en fait partie. Bon okay il n'y a que trois tableaux, mais c'est déjà pas mal ! Vous pouvez vous déplacer sur la terre ferme et contempler le ciel étoilé, descendre dans le laboratoire du magicien et arriver jusqu'à la réserve d'eau.
Alors oui, ça a vieillit, c'est sûr ! Mais j'ai vu tellement pire sur cette machine que je lui pardonne parfaitement son apparence. Mickey est reconnaissable (et avec son chapeau s'il vous plaît), les balais sont comme dans le film et les décors à la fois simples et identifiables (l'univers avec les météorites puis le puits). Bref, excellent point.


Pour le scénario, cela reprend la scène du film où les balais arrivent par centaines pour remplir le puit d'eau jusqu'à inonder la cave. À vous de récupérer de quoi stopper les balais en abattant des météores puis d'évacuer l'eau avant que la cave ne soit complètement noyée. C'est simple mais ça reste une très bonne adaptation (surtout venant d'une micro scène d'un court-métrage de 10 minutes ha ha).




Niveau sonore, bon évidemment, vu l'âge de la bête, il ne faut pas s'attendre à avoir une musique tout le long du jeu, quelques bips dignes de l'Atari feront l'affaire... ce qui est le cas. Mais j'ai été très surpris par un petit détail. Chaque fois qu'un balais arrive jusqu'au puits et y dépose de l'eau, une partie de la musique de Paul Dukas se joue. Ce n'est pas grand chose, juste 4-5 notes, mais c'est déjà ça. Et ce n'est pas tout le temps le même son, en fait la musique se poursuit au fur et à mesure que les balais progressent. Franchement je trouve ça génial. Plutôt que de mettre un bruitage générique qui aurait le don de devenir particulièrement agaçant au bout de deux minutes, ils ont préféré mettre une musique complète qui se poursuit. Bravo !


Vu le nombre d'étoiles, ça peut vite devenir ingérable.

Pour la durée de vie, c'est de l'arcade pure et dure. Vous n'avez qu'un but : repousser l'échéance du game over. Et sachant que 90% des jeux vidéos de cette époque étaient des jeux d'arcade … Ce serait assez malvenu de de critiquer cet aspect. Ceci-dit, je pense qu'il aurait peut être été sympathique de faire un système de paliers à franchir avec un écran de réussite entre deux, comme dans Donkey Kong, ce qui aurait pu le différencier de la masse. Mais bon ça reste tout de même très bon, ne crachons pas dans la soupe !


Hum ... Je crois que ça craint !

Le gameplay pour terminer, c'eeeeeeeeeest … incroyablement réussi ! Sur l'écran du haut vous pouvez vous déplacer de gauche à droite. Appuyez sur le bouton d'action et vous tirerez un sort pour détruire une étoile filante ou une comète (ce qui permet de récupérer des seaux pour évacuer l'eau). Mais ce qui est génial, c'est que si vous pensez que vous avez foiré votre tir (qui part en ligne droite), si vous appuyez sur une direction, le tir suivra aussi, ce qui permet de corriger une erreur. Juste génial !
Sortez par la droite ou la gauche et vous descendrez à la cave. Les balais alimentent le puits en haut et vos seaux sortent l'eau vers les escaliers. Vous devez éliminer les balais dans le passage, sinon les seaux ne pourront pas évacuer l'eau et le niveau ne baissera pas. Vous pouvez alors vous déplacer dans toutes les directions (sur l'escalier hein, si vous tombez à l'eau et vous remontez à la surface) pour éliminer les balais. De quoi … faire le ménage !


Pardon

Ahem BREF ! Même si ce jeu utilise des mécaniques assez vues et revues sur la machine, tout est suffisamment bien maîtrisé pour qu'il reste plaisant à jouer. C'est simple, c'est un de mes meilleurs jeux sur Atari 2600. Graphismes jolis, musiques décentes, gameplay bien pensé et challenge intéressant, je vous recommande vivement ce classique de l'arcade et des jeux Disney.

Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 17/20

vendredi 31 mai 2019

N°959 – Lupin III Densetsu no Hihō o Oe!






Titre : Lupin the Third Densetsu no Hiho o Oe!
Plate-forme : Super Famicom
Date de sortie : 27 Décembre 1994
Développeur : SAS Sakata
Éditeur : Epoch Co.











Aaaah … Lupin the Third … Avant de nous lancer dans le vif du sujet, petit rappel historique pour ceux qui ne connaîtraient pas cet univers. Il s'agit d'un manga crée en 1967 (ça date !) qui met en scène les aventures de Arsène Lupin troisième du nom et de son gang.
_''Comment ? Une œuvre rendant hommage à notre gentleman cambrioleur national et on en a jamais entendu parler ?!''
… Ben en fait, le manga n'a jamais été distribué en France certes mais a été tout de même adapté en animé dès 1971, animé qui sera diffusé sur FR3 Jeunesse en 1985.
_''Mais voyons ! Il n'y avait aucun dessin animé du nom de Lupin the Third sur FR3 Jeunesse, j'ai même vérifié sur les archives de l'INA. Qu'est-ce que tu nous raconte encore Normandy Geek ?''
Alors oui, la série est quasiment inconnue en France car faute d'autorisation, les ayants droits de Maurice Leblanc, créateur de Arsène Lupin, ont refusé que le personnage soit nommé Lupin the Third en dehors du Japon, c'est ainsi qu'il a été renommé chez nous sous le nom de Edgar de la Cambriole, comme vous pouvez le voir dans le film de Hayao Miyazaki Le Château de Cagliostro, son premier long-métrage d'ailleurs ^_^
Véritable flop, la série tombera presque dans l'oubli chez nous et c'est franchement dommage puisque lorsque on me demande des conseils en matière d'animation japonaise, c'est le premier nom qui me vient à l'esprit car ce n'est autre que mon manga préféré !

Générique de Lupin the Third Part IV ''L'aventure Italienne'' de 2014, une pure merveille.

Pour vous résumer, Lupin n'a pas vraiment de but en soi. Comme son modèle/grand-père, ses aventures sont dictées par les objets qu'il pourchasse. Il est accompagné de son gang composé de Jigen Daisuke, le meilleur tireur du monde, Goemon Ishikawa XIII, le descendant d'un ninja légendaire, et Mine Fujiko, espionne et love-interest de Lupin. Le tout étant en permanence poursuivi par l'Inspecteur Zenigata d'Interpol.
La série est toujours vivante actuellement (malgré la mort récente de son créateur, Monkey Punch, RIP) et bon nombre de séries, de films et d'OAV sortent encore chaque année. Bref, il y en a pour tous les âges et toutes les époques.

BON ! Ce qui nous intéresse ici, c'est une de ses (nombreuses) adaptations en jeu, alors lançons nous sans plus attendre.

Déjà, le premier truc qui m'a frappé en lançant le jeu … c'est que ça marchait pas (bah oui, il n'est sorti qu'au Japon, plus qu'à trouver un adaptateur XD). Ahem, nan le premier truc qui m'a frappé c'est l'incroyable introduction du jeu qui reprend le générique de l'animé. Tout y est, l'introduction des personnages, le thème principal et même des voix digitalisées ! Sensationnel. Et pendant le jeu, entre chaque niveau on a même les petites coupures des pages de pub avec Lupin qui tombe de sa voiture. C'est très impressionnant maaaaaaaaais … Comme le dit le Joueur du Grenier dans sa vidéo sur Heavy Nova, ce n'est pas parce qu'on a une intro fantastique que le jeu sera forcément bon. Et c'est vraiment triste car ici, c'est presque vrai vu que le jeu est partiellement décevant.



Bon je l'ai déjà dis pour l'introduction mais de façon générale, ce jeu est magnifique graphiquement. L'animation est superbe et très fidèle à l'animé dont il est tiré, et ce jusqu'à la mort de Lupin. Mais premier problème, les décors sont vraiment tout le temps les mêmes. La première partie du jeu se déroule dans un bâtiment, donc toujours dans des couloirs labyrinthiques, puis dans une espèce de château, donc toujours un décor très sombre au milieu de ruines. Je n'ai rien, mais alors rien du tout contre l'animation et ces décors dans leur réalisation, bien au contraire. C'est vraiment très beau, rien à redire. Mais on aurait souhaité beaucoup plus de variété dans les niveaux. Surtout que les aventures de Lupin sont souvent elles-mêmes colorées.

Les scènes de dialogues sont plutôt bien animées... Bien que j'aurais préféré
un sous-titrage au moins en anglais.
Les ennemis sont plutôt rares, la plupart du temps des robots de garde. Les détruire permettra de désactiver des pièges comme des jets de flammes.


Au niveau sonore, j'ai à peu près la même critique. Les musiques sont très biens et le sound design reprend de façon superbe les sons et musiques de l'animé, mais les musiques dans les niveaux en général sont très répétitives. Sachant que l'on peut passer un bon moment dans un niveau pour trouver son chemin, cela devient rapidement agaçant.

Niveau scénario … Euh bah je parle pas un mot japonais donc je vais me fier à mes recherches sur internet ha ha ! Apparemment, Fujiko se serait faite enlever et deux inconnus viennent demander à Lupin en échange de sa libération de trouver la fontaine de jouvence (rien que ça). Bon l'animation des scènes de dialogues sont plutôt sympathiques (même si je comprend rien) et une fois qu'on a le synopsis en tête, on comprend vite l'ambiance pesante mise en place. Sur ce point, le jeu est encore une fois très fidèle à l'univers de la série. Je ne me souviens même plus du nombre de fois où Lupin a fait des trucs de dingue juste pour Fujiko, et le meilleur c'est que lorsqu'il est capable de tout, donc on imagine sans problèmes qu'il arrivera à trouver cette fameuse fontaine ^_^


Faufilez-vous dans les conduits et devenez le meilleur voleur de tous les temps !
Un système de mot de passe tout bête mais bien pratique pour éviter de tout se retaper. Bon point ;)

Niveau gameplay, là c'est juste parfait. Les commandes de la Super Nintendo sont très ergonomiques. Vous pouvez courir, sauter, vous défendre au corps à corps et utiliser un gadget (que vous changez avec L et R). Vous disposez de dynamite, de bombes aveuglantes, de chaussures à ressort pour sauter plus haut, de potions de soin, d'un pistolet et d'un grappin. Une belle variété donc dans des niveaux également très interactifs vu que vous pouvez également vous faufiler dans les conduits d'aération pour accéder à des étages autrement inaccessibles. Certains passages de plateforme risque de vous poser problème certes mais rien d'insurmontable.

Frappez le panneau de commandes pour débloquer les portes d'accès aux différents étages
(Parce que bon, les conduits d'aération, ça va 5 minutes ha ha).

Par contre reste pour moi le plus gros défaut du jeu, sa durée de vie. Le jeu est techniquement un jeu de plateforme mais c'est surtout de la réflexion. Dans la première partie du jeu, vous devrez à chaque niveau trouver la console centrale qui gère l'ouverture des portes des escaliers pour trouver la sortie, ce qui oblige à faire plusieurs allers-retours avant de comprendre comment le niveau est construit. Alors vous allez penser que ça rallonge inutilement la durée de vie du jeu, mais non. Cette partie n'est pas dérangeante en soi et n'est pas si difficile que ça. Au contraire, il n'y a que peu d'ennemis dans les niveaux (sans parler du très faible nombre de boss), c'est limite trop facile.
Pire encore, quand on arrive dans la deuxième partie du jeu dans le château, ça passe en plateforme simple avec un scrolling horizontal. Si vous connaissez bien le jeu, vous pouvez très bien en venir à bout simplement au bout d'une petite heure de jeu. C'est vraiment frustrant d'avoir aussi peu à se mettre sous la dent, surtout après l'introduction qui nous vendait du rêve.

C'est vraiment dommage qu'il soit si court, il y a de très bonnes variations de gameplay et beaucoup de bonnes idées...

Pour conclure, ce n'est pas vraiment un mauvais jeu, il a des qualités indéniables pour le joueur lambda et est une superbe adaptation pour le fan de la série, mais je le trouve beaucoup trop court et surtout répétitif. Ce qui est très regrettable car une autre adaptation de Lupin sur Famicom (enfin sur NES) basée sur le Château de Cagliostro proposait mille fois plus avec la possibilité de contrôler à tout moment Jigen et Goemon dans des décors plus vastes et variés, chacun avec son gameplay propre... Bref, à réserver aux fans et aux curieux …



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 13/20

dimanche 7 avril 2019

N°345 – Le Roi Lion








Titre : Le Roi Lion
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 8 Décembre 1994
Développeur : Westwood Studios
Éditeur : Virgin Interactive Entertainment









Aaaaah... Le Roi Lion … L'emblème de toute une génération, au point que prononcer le simple nom de Mufasa avec un certain accent vous rappellera sans doutes beaucoup de souvenirs. Réécriture de Hamlet de Shakespeare (et inspiré du manga Le Roi Léo de Osamu Tezuka accessoirement), il était logique qu'un succès aussi phénoménal au cinéma (à 20 millions près, Disney engrangeait 1 milliard de dollars) soit adapté en jeu vidéo. Mais est-ce un succès tout aussi mérité que ne l'était Aladdin sur la même machine ? Eeeeeeeeeeeeeuh... Et bien nous allons voir ça …



Niveau scénario, le jeu suit directement le film et ce plutôt fidèlement. Au total, dix niveaux entrecoupés de petites cinématiques bien sympathiques et franchement bluffantes pour l'époque. Ils ont même réussi à mettre des voix digitalisées propres ! Mais également de mini-jeux en compagnie de Timon et Pumba et quelques séquences de variation de gameplay comme quand vous devrez échapper au troupeau de gnous (celui qui a traumatisé toute une génération de gosses). Bref, niveau fidélité et adaptation, rien à redire.


Les peintures rupestres servent de checkpoint.
Hakuna matata ! Ça veut dire pas de soucis !

Niveau graphismes, c'est juste magnifique. L'animation est d'un niveau de fluidité et détail absolument exemplaire. Les décors et les sprites sont tous aussi splendides. Rien que le changement des couleurs de certains niveaux de façon dynamique comme celui inspiré par la chanson ''Je voudrais déjà être roi'' est démonstratif de la beauté du titre.
Et je parle des graphismes en général mais c'est à combiner avec la mise en scène qui est très impressionnante, tout en jouant avec les plateformes. Dans le dernier niveau sur le rocher du lion par exemple, comme dans le film la scène se déroule sous un orage des plus violent et de temps à autre, la foudre tombe sur certaines plateformes, y mettant ainsi le feu. Ingénieux et magnifique. Maaaaaaais … Nan rien, j'y reviendrais plus tard.

Un duel bien sympathique.

Niveau musiques, là encore c'est sublime. Les musiques du film sont très bien reprises. Même cette version Mega Drive (là où les portage sont souvent à la ramasse par rapport à la Super Nintendo) propose des musiques fantastiques et entraînantes. Oui je sais, dit comme ça, ça vend du rêve et effectivement, c'est le cas ^_^ Et comme pour le jeu Aladdin, les meilleures musiques du film sont reprises de façon géniale. De ''Je voudrais déjà être roi'' à ''Soyez prêtes'' en passant par le cultissime ''Hakuna Matata'', vos oreilles en auront pour votre argent !

Pour de la Mega Drive, cette séquence est très impressionnante.

Le roi est de retour !

Niveau gameplay, c'est relativement simple. Jusqu'au niveau 5, nous n'avez que deux boutons sur trois utilisables. A sert à rugir, ce qui fait peur à certains ennemis, et C sert à sauter. Le bouton B ne se débloque que quand Simba passe à l'âge adulte et peut alors griffer pour se défendre. Couplé à cela, quelques phases intéressantes qui font varier l'expérience de jeu comme quelques unes à dos d'autruche, poursuivi par les gnous, etc.

Mais ! Mais mais mais mais ! Puisque nous avons visiblement des graphismes sublimes, une bande-son qui déchire et des contrôles simples qui répondent bien, pourquoi diable est-ce que je semblais si terne dans mon introduction ? … Sacrebleu ? La réponse est simple, tout ce merveilleux petit monde est complètement ruiné par UN seul aspect du jeu, sa durée de vie. Enfin … Pour être exact, pas sa durée de vie à proprement parler mais plutôt de ce qui rend le jeu long. Le jeu est divisé en 10 niveaux et quelques mini-jeux en plus. Alors si on connaît bien le jeu, on peut en venir à bout facilement, une demi-heure/trois quarts d'heure et c'est bouclé, comme en témoignent les nombreuses vidéos de longplay sur YouTube …
Mais si vous essayez le jeu pour la première vous (ou que si comme moi vous êtes naze aux jeux de plateforme), vous risquez de vous dire quelque chose comme ''BORDEL C'EST QUOI CE DÉLIRE AVEC LA DIFFICULTÉ DANS CE JEU ???'' …

Des passages simplistes en apparence mais qui demandent une adresse de fou !

Cette difficulté ruine absolument TOUT le plaisir de jeu. Et le pire, c'est que c'est ultra trompeur comme technique. Le niveau un se termine limite avec une seule main tant c'est facile, et BAM ! Dès le niveau 2, tu tombes sur des passages qui te mèneront direct à tes premiers game over. Bon je suis mauvaise langue après tout, vous avez toujours 8 vies au début et 3 continues, ça aide. Mais pourquoi diable est-ce que ça doit être si dur ? Et je ne parle pas de certains passages qui demandent juste de la réflexion comme celui avec les singes sur lesquels il faut rugir pour faire changer le trajet du niveau, mais de passages où vous mourrez à répétition sans comprendre pourquoi et que de temps en temps vous passez par pure chance.
Alors après, je le répète assez souvent dans mes tests, ce n'est pas parce qu'un jeu est dur qu'il est mauvais. Mais il faut toujours voir au cas par cas. Si on prend un exemple de référence de difficulté mais aussi de qualité comme Mega Man 2, même si les morts sont punitives, on apprend toujours de ses erreurs pour ne pas recommencer deux fois de suite au même endroit ou alors c'est juste une question de réflexes. Ici vous aurez beau avoir des réflexes ou une bonne analyse, les passages difficiles du jeu ne sont pas assez évidents pour qu'un joueur lambda puisse progresser.

Ce passage nom d'une pipe en bois ! Ce passage ... Grumble !

Et c'est doublement frustrant car hormis ces passages vraiment durs, comme ce fameux passage à dos d'autruche, le reste du jeu se parcours plutôt bien ... NAN J'DECONNE !!! Les passages de plate-forme qui demandent de la précision deviennent de plus en plus hardcore au fil du jeu ! Bon je dois avouer que les passages où l'on doit s'agripper à l'aide de ses griffes sont assez stylés et rappellent bien l'agilité de Simba dans le film, mais ceux où l'on doit se balancer d'avant en arrière, la précision des sauts en devient abominable. Et même si Simba acquiert la capacité de se défendre, ça reste quand même méga dur, c'est pas des griffes qu'il faut, c'est une gatling !!!

Ahem désolé, perte de sang froid ... Bref, pour conclure, j'aimerais vous dire que Le Roi Lion n'est pas un mauvais jeu. Même objectivement, il n'est pas mauvais du tout. Mais personnellement, je trouve que cette difficulté de l'enfer gâche absolument tout le plaisir de jeu. Enfin, si vous aimez la difficulté de type jeux Infogrames (oui, c'est à ce point), vous aimerez tout de même ce jeu qui, admettons-le, est quand même très bien réalisé dans son ensemble. Je n'irai pas jusqu'à dire que je ne le recommande pas, mais si vous êtes un fan absolu de Disney ou de la franchise, il vaut mieux que vous vous fassiez votre propre avis sur la question ^_^



Note JV.com : 16/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15,4/20
Note Gamekult.com : 7,4/10
Note Personnelle : 14/20

mardi 26 février 2019

N°767 – Civilization IV





Titre : Civilization IV Complete
Plate-forme : PC
Date de sortie : 25 Octobre 2005
Développeur : Firaxis
Éditeur : 2K Games











Aaaaaah … Civilization … Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas particulièrement affilié aux jeux de type gestion. Les seuls auxquels j'ai pu toucher dans ma vie de joueur ce sont les RollerCoaster Tycoon. Mais si en plus, des petits malins s'amusent à rajouter une dimension stratégique au tour par tour, alors je suis totalement perdu moi !
Voilà, c'était à peu près mon ressenti lors de ma première partie, ha ha ! Autant annoncer la couleur, Civilization IV n'est pas un jeu simple, loin de là. L'aspect stratégique ne fait que suivre l'implication que vous apportez dans l'aspect gestion qui est ULTRA complet. À quel point me direz-vous ? Et bien, allons voir ça en détails !


La première chose à aborder quand on traite de Civilization en général, c'est son concept. Pour les non-initiés, sachez que vous incarnez un leader immortel d'une civilisation que vous guiderez de l'aube de l'humanité (4000 avant J.C) jusqu'en 2050. Pour cela, votre peuple peut créer différentes unités qui seront à l'origine d'absolument tout. Des colons pourront fonder des cités, nécessaires à l'exploitation de ressources indispensables au progrès technologique et scientifique de votre civilisation. Les ouvriers pourront créer des aménagements pour exploiter les ressources présentes sur votre territoire ainsi que d'autres structures pour faciliter le déplacement des autres unités comme des routes. Enfin s'en suit toute une ribambelle d'unités militaires qui évoluent avec le temps en fonction des technologies que vous découvrez. Votre but : écraser toutes les autres civilisations sur le globe !
Bon, c'est extrêmement simplifié et je pense qu'il me serait impossible de parler de tous les aspects du jeu dans un seul article. En fait, Civilization mériterait sa propre série d'articles tant il est riche ^^. C'est d'ailleurs je pense le qualificatif parfait pour décrire la série dans son ensemble : riche. Les possibilités offertes sont absolument immenses. Vous avez un nombre dantesque de civilisations disponibles, de technologies à découvrir et combiner, de cartes et reliefs variés.


Chaque fois que vous construisez une merveille mondiale, vous avez droit à une superbe animation montrant sa construction en accéléré.


Voyons d'abord le niveau graphique. Pour un jeu sorti en 2005, je dois dire qu'il flatte la rétine. Et encore, si on prend en compte les extensions Warlords et Beyond the Sword (qui ne font que rajouter des technologies/civilisations disponibles et quelques mécaniques intéressantes) sorties en 2006 et 2007, pas mal d'aspects du jeu sont améliorés et affinés. C'est simple, il tourne à fond et sans problème sur n'importe quel ordinateur récent (là où le sixième épisode peut parfois poser problème suivant les configurations).
Bon ceci-dit, petite ombre au tableau, l'animation des chefs de civilisations est parfois très … datée on va dire. Même comparé à certains jeux sortis durant la même période sur consoles, ce n'est pas bien folichon. Sans compter quelques petits bugs graphiques, mais enfin bon, rien de bien méchant.

C'est toujours marrant de se battre contre des arbalétriers ... Enfin, ça l'est encore plus si vous avez quelques siècles d'avance
au niveau technologique ^_^


Au niveaux des interfaces, le tout est à peu près bien géré et aéré, par contre il vous faudra pas mal de patience et de curiosité pour chercher à comprendre l’intérêt de toutes les notions du jeu. Heureusement, une encyclopédie embarquée est là pour vous venir en aide à tout moment. Pratique !

Niveau gameplay, tout se joue à la souris. Quelques raccourcis au clavier sont le bienvenu (surtout qu'au bout d'un moment, la souris commence à vous ouvrir les bras vers la tendinite). Mais pas de panique, les parties peuvent être beaucoup plus rapides que dans les derniers épisodes de la série (en moyenne, 2h30 dans le 4 contre plus de 6h dans le 5).
En fait, la durée de votre partie peut durer en fonction d'un très grand nombre de paramètres. La taille de la planète, la vitesse choisie pour la recherche, l'agressivité de l'intelligence artificielle, etc. Du coup, en découle un aspect absolument génial, la possibilité de faire des parties personnalisables et SURTOUT, l'éditeur de mondes … Mes aïeux, c'est tellement complet, on peut juste tout faire dans ce mode ! J'en pleurerai …
Ensuite, tout dépend quelle victoire vous visez, parce que oui ! Vous devez vaincre les autres civilisations mais cela ne se résume pas qu'à une stupide conquête militaire. Vous pouvez tenter la course à l'espace (la plus longue mais la plus facile), la domination (contrôler 75% des terres et des populations), la culture (avoir trois villes avec un certain score de culture), la diplomatie (se faire élire aux Nations Unies ou au Palais Apostolique) ou le temps (avoir le meilleur score en 2050).

Je dis que certaines animations sont datées mais Pacal II fait juste grave flipper ! ... En plus sa musique c'est des grincements de porte et des chats sur lesquels on aurait marché sur la queue !

D'ailleurs tiens ! Parlons d'un des plus beaux aspects du jeu, la diplomatie car c'est bien de cela qu'il s'agit quand ont y réfléchit. Cet aspect est très complet (pas aussi complet que dans les épisodes suivants certes, seul point positif à mon sens des suites qui ont beaucoup régressé sur les autres plans). En gros, chaque action que vous effectuez dans votre empire a une incidence au niveau international. Ce qui peut vous apporter des bonus relationnels avec certains peuples (comme adopter une doctrine que d'autres pays ont choisit) ou au contraire des malus (fonder une ville trop près de la frontière d'un autre). Tout cela indépendamment du commerce et des échanges car vous pouvez négocier auprès des autres peuples, moyennant finance, des matières premières (fer, charbon, uranium, pétrole), des ressources (blé, cacao, bovins, pierres précieuses, épices) des technologies (radio, la roue, la philosophie, la boussole) ou même des droits de libre passage. Plus poussé encore pour complexifier les relations géopolitiques, vous pouvez former des pactes de défenses et ainsi vous assurer des protections par les jeux des alliances et même obtenir des civilisations vassales (soit parce qu'elles vous admire, soit plus souvent par capitulation).
Encore mieux, si vous gérez bien votre empire et que vos voisins ont une gestion lamentable, votre rayonnement peut influer les villes voisines. Ainsi, les habitants de ces villes peuvent se rebeller pour faire sécession et rejoindre votre empire ! C'est pas merveilleux ça ?

C'est en 1602 que naquit le général Gaius Marius dans la ville allemande de Caen au large de la mer du Japon ... 'Y a RIEN qui allait dans cette phrase ! MDR

Couplez toutes ces belles petites fonctionnalités à des scénarios prédéfinis avec des objectifs particuliers à atteindre, une énorme variété de dirigeants ayant tous leurs caractéristiques propres, et des extensions assez sympathiques, vous vous retrouvez avec un jeu de gestion stratégique d'un réalisme jamais atteint auparavant ;)

Niveau durée de vie, il y a de quoi vous donner le vertige ! Déjà le mode classique vous propose des parties aux paramètres aléatoires (à l'exception de la difficulté, très bien gérée d'ailleurs même pour des débutants) et le mode personnalisable vous procure VOS expériences, mais en plus vous avez certains scénarios concentrés sur certaines parties de l'histoire et du globe, corsant ainsi encore un peu plus le challenge pour les amateurs. De plus, la troisième et dernière extension, Colonization, est un jeu à lui tout seul qui obéit à ses propres règles. En exploitant les acquis de Civilization IV et son moteur physique, vous contrôlez une colonie européenne que vous devrez mener à l'indépendance en combattant les troupes du Roi. Bref, vous aurez de quoi tuer le temps pendant loooongtemps !

A chaque nouvelle technologie, une petite citation avec la merveilleuse voix de Frédéric Cerdal (la voix d'Alfred dans la trilogie Batman de Christopher Nolan). Très sympa pour la culture perso.

Enfin le meilleur point pour moi, le niveau sonore. Déjà détail amusant, chaque peuple s'exprime par sa langue. Les français s'exclament ''à vos ordres'', les anglais ''at your service'', les romains ''mandata tuis'', les incas … Fin bref vous avez compris l'idée. Les bruitages et le sound design est pas mal, on en attend pas vraiment plus on va dire. Mais alors … les musiques … Alors c'est ça un orgasme auditif ? Les différentes époques sont découpées comme je vous l'ai dit, et une musique vient accompagner cette époque. Des percussions très primitives pour l'antiquité, des oratorios pour le moyen âge, des musiques classiques pour la renaissance et de la musique contemporaine pour les temps moderne. C'est simple, tous les meilleurs y passent. Bach, Beethoven, Brahms, Dvorák, Mozart, Saint-Saëns, Civilization IV est un moyen génial pour revoir vos classiques !
Oh et j'oubliais, le meilleur pour la fin... Le thème principal du jeu composé par Christopher Tin, Baba Yetu... Ecoutez donc !




Pour conclure, Civilization IV est un excellent jeu. Un peu daté graphiquement mais incroyablement complet et technique. Je le recommande à quiconque adore les jeux de gestion et/ou de stratégie bien sûr, mais pour les amateurs, uniquement si vous aurez la patience de le prendre en main. Car même s'il est génial, il n'est pas si évident aux premières parties. Mais en même temps, il est tellement riche, comment résister ? ^_^ 



Note JV.com : 17/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,3/20
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 17/20

mardi 22 janvier 2019

N°109 – F-Zero






Titre : F-Zero
Plate-forme : Super Nintendo
Date de sortie : 21 Novembre 1990
Développeur : Nintendo EAD
Éditeur : Nintendo






Retour en 1990 si vous le voulez bien. Aujourd'hui, je me penche sur un des jeux de lancement de la légendaire Super Nintendo ! Considéré comme une référence en son temps (et encore aujourd'hui) en matière de jeu de course, F-Zero fera partie du lancement de la console dans toutes les zones du globe. Que ce soit au Japon, aux USA ou en Europe, chacun a pu s'adonner aux joies de la nouvelle génération 16Bit avec F-Zero et Super Mario World.
D'ailleurs je me demande comment les gamins devaient argumenter devant leurs parents pour acheter la SNES. Techniquement, ils avaient déjà une Nintendo alors qu'est-ce qu'elle avait de plus ? Ben, elle a 16Bit évidemment vous me direz ! Je ne vous dit pas la poker face qu'ils ont du se taper quand ils leur ont demandé ce que c'était qu'un Bit. XD
Le jeu a été en grande partie réalisé sous l'égide de Shigeru Miyamoto, Mr. Jeu vidéo en personne ! C'est presque un gage de qualité à lui tout seul ! Et vous savez quoi ? Je crois que je préfère largement la saga des F-Zero aux Mario Kart ^_^ Voyons donc ce que donnait le pionnier du jeu de course futuriste.

Un écran-titre tout ce qu'il y a de plus simple.


Commençons avec le scénario. Eh oui ! Un jeu de course avec un scénario ! Bon il n'est pas du tout détaillé, ni même mentionné dans le jeu. C'est surtout le manuel qui pose les bases de l'univers. Nous sommes en 2560, les races de l'univers de rencontrent fréquemment et tout va pour le mieux dans un monde ''normal''. Les échanges commerciaux fusent mais les riches aristocrates s'ennuient fermement et se trouvent une nouvelle source de distraction. Des courses de bolides inspirées des formules 1 mais à bord de machines flottant au dessus du sol et filant à plus de 500km/h. Bon okay ce n'est pas très palpitant dit comme ça. Ce qui aurait un intérêt plus notable c'est l'histoire de chaque pilote de la saga (d'ailleurs dans les opus suivants, le profil des pilotes et leur histoire sera directement mentionnée dans le jeu, plus besoin de manuel). On peut donc suivre les aventures de Captain Falcon, un pilote brillant et chasseur de prime. Le Dr. Stuart, médecin de génie courant pour la gloire de son défunt père. Pico, un ancien mercenaire possiblement tueur à gage. Et Samouraï Goroh, un bandit sans foi ni loi. Un casting haut en couleurs donc qui permet de s'identifier un peu plus qu'à de vulgaires voitures de couleur.

Juste ... Mute City quoi !

Poursuivons avec les graphismes. La campagne de marketing de la Super Nintendo reposait beaucoup sur une de ses capacités, le mode 7. Pour vous résumer simplement, c'est comme si on posait un tapis recouvert de pixels qui représente le sol et qui peut pivoter à 360° donnant ainsi une très bonne impression de profondeur (là où les jeux de courses 8Bit ne se contentaient que d'un affichage en 2D pure). F-Zero fait partie de ces jeux qui relèvent plus de la démo technique que de la véritable intention artistiques vu que faisant partie des deux premiers jeux au lancement de la machine, il ne fait que démontrer la puissance de la bête. Et le mieux, c'est que ça marche ! Le système sera réutilisé dans Pilotwings et Super Mario Kart, mais il est déjà très bien maîtrisé ici. Les machines ont un design recherché et varié, les circuits sont très bien pensés et on a même droit à certains décors plutôt joli (même si on ressent beaucoup les limitations techniques posées par les soucis de mémoire). Sans compter que le résultat est d'une fluidité exemplaire ! Là où la Mega Drive par exemple aura beaucoup de mal à afficher un résultat équivalent, il lui faudra carrément une extension pour y arriver en la personne du Mega CD.

Niveau sonore, c'est une réussite totale. Le sound design et le bruit des machines transmet assez bien l'idée de course futuriste et est de façon générale très agréable à entendre à côté des musiques. Et les musiques, parlons-en ! Yumiko Kanki nous signe une des plus belles bandes originales de la Super Nintendo et même de l'histoire de Nintendo en générale puisque les thèmes de Mute City, Big Blue ou encore Port Town aujourd'hui devenus cultes ont presque toujours été repris dans les suites de la série et même dans certains clins d’œil à la série comme dans Wii Music sur Wii, Nintendo Land et Mario Kart 8 sur Wii U et presque toute la saga Super Smash Bros. Bref, un point plus qu'excellent (rien que pour la musique Mute City).



Je sens que je vais mettre de la musique un peu plus souvent dans mes articles moi ! ^_^


Niveau durée de vie, il y a de quoi s'amuser pendant un bon moment. Quatre niveaux de difficulté pour 15 circuits différents, on se retrouve avec une durée de vie très correcte pour un jeu de cette époque d'une part, et surtout pour un jeu de course d'autre part. Vous avez également un mode entraînement qui vous permettra de maîtriser tous les chausse-trappes de la piste et quatre style de jeu à maîtriser avec les quatre véhicules disponibles.


Encore un circuit de légende, Big Blue !

Gare aux accélérateurs de Sand Ocean, ils pourraient vous
emmener hors piste !

Parlons maintenant du gameplay et du système de jeu. Vous pouvez accélérer et freiner évidemment, vous pouvez utiliser un certain nombre de boost temporaire que vous gagnez chaque tour, et les gâchettes vous servent à braquer dans un virage trop serré. On comprend pourquoi c'est devenu la base du jeu de course à grande vitesse type Wipeout, tout y est et il n'y a pas besoin de plus.
Enfin, ce ne serait pas drôle si on ne compliquait pas un peu la chose quand même ? Comme dit précédemment, vous pouvez choisir entre quatre pilotes et machines, chacune disposant de ses caractéristiques propres, basées sur la vitesse de pointe, l'accélération et la résistance de la coque. Certaines seront ainsi plus adroites et rapides mais plus fragiles, tandis que d'autres seront plus lentes mais beaucoup plus robustes.
D'ailleurs, ce serait beaucoup trop simple de faire une course toute bête avec une piste et ce qu'il y a côté ! Donnons un petit côté pervers à la compétition tiens ! Certaines parties de la piste peuvent être modifiées comme des zones de terre (qui vous ralentissent naturellement), de la glace (qui vous fait glisser terriblement), des accélérateurs, des tremplins ou encore DES P***** DE MINES QUI EXPLOSENT A L'IMPACT ! Sans compter que si un concurrent vous fonce dessus à une plus grande vitesse, vous serez éjecté comme une boule de flipper ♫, et rebondirez contre les barrières de la piste. Barrières qui sont électrifiées et donc vous infligent des dommages. Enfin, ça c'est quand il y a effectivement des barrières. Certains circuits ont des portions sans barrières, histoire de vous mettre dans un état de stress assez poussé.
Vous avez enfin une barre d'énergie qui correspond à l'état de votre carrosserie. Une fois vide, elle explose et c'est perdu. Mais rassurez-vous, il y a des zones pour en récupérer sur les circuits. Mais faites attention, il n'y a pas que les quatre pilotes sur le circuit. Histoire de rendre la tâche un peu plus distrayante quand vous êtes en première position (ou dernière, peu importe), il y a d'autres machines qui se baladent sur le circuit, dont certaines sont explosives. Faites attention à bien les éviter donc.

Les statistiques de votre véhicule deviennent très importante dans les difficultés avancées.


Un petit conseil d'ailleurs. Dans un virage trop serré, braquez évidemment mais aussi appuyez de façon répétée sur le bouton accélérer pendant que vous tournez. L'accélération donnée à chaque petit coup corrige votre trajectoire et vous empêche de perdre trop de vitesse. Car comme l'a dit un jour un grand pilote, le secret de la victoire ce n'est pas de gagner du temps mais de ne pas en perdre ! Cette astuce est notamment TRÈS pratique sur les surfaces lisses comme la glace de Big Blue. Technique très peu connue mais c'est cadeau ;)

Pour conclure, F-Zero est un excellent jeu de course et un classique de la Super Nintendo. Rapide, nerveux, flatte la rétine et très jouable. Bien que n'étant qu'une sorte de démo technique, c'est de la démo technique dont on voudrait un peu plus souvent, parbleu ! Certes c'est un jeu qui brille plus par son concept que son contenu, mais il aura donné naissance à une des plus grandes séries de tous les temps. D'ailleurs, je préfère même une partie de F-Zero à Super Mario Kart, c'est vous dire (bon après les deux sont sur la Snes mini alors pourquoi choisir, hein ?). Bon, on regrettera toutefois l'absence de mode deux joueurs (qui sera compensé par F-Zero X et son mode 4 joueurs en 60fps constant ^_^ ).
Aussi je conclurai par cette phrase du Captain (parce que finir sur une citation, c'est toujours la classe) : _''Dans cette course, il y a deux sortes de pilotes : Les perdants et moi''!

Note JV.com : 17/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,2/20
Note Gamekult.com : 8,2/10
Note Personnelle : 17/20