lundi 30 septembre 2019

N°45 – Bienvenue chez les Ch'tis





Titre : Bienvenue chez les Ch'tis
Plate-forme : Nintendo Wii
Date de sortie : 19 Novembre 2008
Développeur : Mad Monkey Studio
Éditeur : Mindscape











Oh la la … J'ai offert le choix d'un jeu à tester à un ami et il a fallu qu'il tombe sur celui-là … Bon ben, il faudra bien le faire tôt ou tard alors allons-y ! Donc Bienvenue chez les Ch'tis, adaptation du film éponyme de Dany Boon. Alors je ne vais m'étendre sur le film, nous sommes ici pour parler jeu vidéo mais quand même je dirai juste qu'il s'agit d'une bonne comédie française, typique de nos productions qui amuse bien pendant un temps. Moi-même, sans aller jusqu'à dire que c'est le film français du siècle, je l'ai bien aimé et il m'a bien fait rire. Pour poser le contexte, le jeu est sorti en fin d'année pour correspondre avec la sortie du DVD. Tout en sachant que nous ne sommes qu'à quoi … 18 mois du dernier Mario Party sur la même console, vous allez voir que j'ai rarement vu une telle catastrophe …

Je tenais à vous mettre cette image en grand, histoire que vous souffriez avec moi ^_^

Bon ! Commençons avec le niveau graphique. Et je dois dire que … Nan j'ai rien à dire pour sauver les meubles, c'est juste pitoyable ! Mais vraiment ! Dans le concept, le jeu se présente sous la forme d'un jeu de plateau comme les Mario Party et chaque case correspond à un effet et certaines des mini-jeux. Les ressemblances s'arrêtent là, point barre. Déjà sur ce fameux plateau, on a une reproduction de Bergues vraiment moche, il faut le dire. On serait aux débuts de la Playstation 2 en 2000 je pourrais être plus coulant mais là, aucune pitié. Surtout quand on le compare comme je le disais à Mario Party 8 sortit l'année d'avant sur la même machine. Les pions ne sont que vos personnages (immobiles) sur des vélos et on avance de case en case comme sur un vrai jeu de société. Même Monopoly sur Playstation est mieux animé, c'est dire !
Pour le choix de votre personnage, c'est admirable d'avoir été feignant à ce point. En gros, vous avez soit Antoine (Dany Boon) soit Philippe (Kad Merad), et vous pouvez changer sa veste de couleur pour ne pas le confondre avec un autre. Pourtant, ce n'est pas les personnages secondaires qui manquent dans le film, que ce soit les employés de La Poste ou les habitants.
Mais alors le pire, je crois que ce sont les mini-jeux. L'animation ne va pas à plus de 6 images par seconde. C'est littéralement du stop-motion du début du XXème siècle à ce train ! Et pourtant les premiers longs-métrages de cette époque étaient plus fluide (comme l'excellent Roman de Renard de 1937 que je vous conseille chaudement). Pour vous donner un exemple calamiteux, celui où il faut supporter l'équipe de foot. Au secours …

Je ne sais pas si j'ai envie d'éclater de rire ou d'éclater ma tête contre les murs -_-

Niveau sonore, la petite musique de fond sur le plateau est pas mal, il faut le dire (en même temps, ce doit être le seul point positif du jeu -_- ). Autrement, le reste est très oubliable. La partie est rythmée par la voix de Dany Boon qui vous lance des _''A toi de jouer biloute'' ou _''Vingt diou du brun''. Et j'ai envie de dire, heureusement qu'on a ça. Autrement, le jeu serait particulièrement chiant … Enfin je veux dire, encore plus qu'il ne l'est déjà quoi.

Niveau gameplay, mais là, tout est à refaire ! Déjà pour le principe d'une partie. Vous partez du bureau de poste avec un nombre de lettres à distribuer et la partie s'arrête dès qu'un joueur a distribué toutes ses lettres. … Fallait le dire qu'on jouait à UNO les gars, j'étais pas prêt moi ! Histoire de donner une chance aux adversaires, ce qui aurait pu être intéressant c'est qu'une fois qu'un joueur n'a plus de lettres, il doit rentrer au dépôt pour gagner. Comme ça sur le trajet, il aurait pu se faire refourguer quelques lettres en plus. Mais non, tu donnes tes lettres et c'est fini.
Pour les mini-jeux, c'est simple. Soit c'est sur des connaissances en rapport avec le film (donc tu sais ou tu sais pas), soit une épreuve '''''''''''d'habilité''''''''''''''''. Pour celles sur le film, vous avez des quizz qui portent sur les personnages, ce qu'ils font, ce qu'ils sont par rapport à d'autres, ou parfois des extraits vidéos très (trop?) courts. Vous avez aussi des cours de ch'timi mais bon, complètement dénués d’intérêt. Je plains celui qui n'a pas vu le film et qui veut juste s'amuser entre amis. Pour les autres, c'est la-men-table. La plupart essaient d'exploiter les capacités de la Wiimote mais c'est juste nul. Soit c'est trop facile comme la chasse au chat, vous avez des cibles qui apparaissent sur un décor fixe sans obstacles et vous devez tirer dessus avec des munitions illimitées (pensez juste à recharger tous les 5 tirs). Soit c'est insupportable. En gros pour certains mini-jeux, on vous demande de retenir un certain nombre de mouvements qui correspondent à des actions et ce, sans aide une fois dans ladite épreuve. Dans Mario Party, le néophyte pourra se débrouiller face à des joueurs expérimentés car il y a toujours une icône qui nous indique quoi faire car le but c'est de s'amuser. Là, si tu as oublié comment on fait quel truc, tant pis pour toi. Sachant que : 1, Ce n'est pas amusant. 2, c'est épuisant pour rien. 3, ça ne fait que donner des lettres à vos adversaires. Vous vous amuseriez plus sur un vrai jeu de société... Et c'est dommage car les cases du plateau, elles, sont bien pensées. … Ahem pardon je veux dire bien copiées sur tous les party-games du monde -_-

Je crois m'être plus amusé sur le plateau de jeu que pendant cette épreuve >_<
La SEULE épreuve jouable est triste comme un frigo vide ...

Et enfin le pire défaut de tous, la durée de vie. Quand vous commencez, vous avez le choix entre plusieurs durées de parties. Petite, moyenne ou longue (il n'y a que le nombre de lettres au départ qui change, pas d'IA améliorée ou quoi, RIEN). Ensuite, vous ne pouvez faire de parties que contre une seule IA (alors que la concurrence, là encore, le propose). Ce qui rend les parties d'autant plus courtes ! C'est pas compliqué, peu importe la difficulté, une partie à 2 dure environ 15-20 minutes. À 40€ le jeu, ça fait mal ! Pour le multijoueur, c'est jusqu'à 4 maximum (encore faut-il trouver 4 masochistes pour jouer à ce truc)...

Par les sept enfers, mais qu'est-ce que c'est que cet homoncule ?!

Bref bref bref … Il n'y a RIEN à sauver dans ce jeu. C'est un ratage total opportuniste qui compte uniquement sur le succès du film. C'est moche, chiant et beaucoup trop court. Même Retour vers le Futur II sur Master System qui est, jusqu'à présent, le pire jeu que j'ai pu tester, au moins il y a du challenge. Là, rien. Mon conseil, faites vous plutôt une partie de La Bonne Paye, vous perdrez moins votre temps.



Note JV.com : 1/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 4/20
Note Gamekult.com : 1/10
Note Personnelle : 3/20


dimanche 8 septembre 2019

N°801 – Astérix and the Magic Cauldron





Titre : Astérix and the Magic Cauldron
Plate-forme : Commodore 64
Date de sortie : 1986
Développeur : Melbourne House
Éditeur : Beam Software











Nous sommes en 1986 après J.C et toute la France joue sur consoles. Toute ? Non ! Une poignée d'irréductibles gamers joue encore sur un support qui commence à se faire vieillot, les micro-ordinateurs. Vous le savez, je suis un grand fan d'Astérix et j'ai déjà pu aborder ce jeu dans l'épisode 4 de la rétrospective qui y est consacrée. Ceci-dit, cette rubrique centrée sur notre petit gaulois a pour but d'être le plus objective possible … Ce qui n'est pas le cas de ces tests ^_^ Voyons donc ce que donne ce titre sorti alors que le Commodore 64 était un peu en déclin.


Tout d'abord au niveau graphique, je le trouve dans la norme de ce qui se faisait à l'époque. La même année, la NES sortait du Japon avec le premier The Legend of Zelda. Clairement, c'est très correct. Les décors sont plutôt jolis (bien que j'ai un peu de mal avec les couleurs un peu pâles type pastel) et les personnages sont très reconnaissables.
Après pour la construction des cartes et du level design en général, là par contre ça ne va pas du tout ! Comme dans Zelda, vous vous baladez d'écrans en écrans. Sauf que il n'est pas indiqué s'il y a un écran ou pas à chaque bord. Alors ce n'est pas si grave me direz-vous, il suffit de foncer et si ça bloque c'est qu'il n'y a rien. Hé hé, oui mais non ! En fait, vous ne pouvez passer qu'à des endroits précis des bords. Si jamais un élément du décor est trop près et que vous ne pouvez pas passer derrière, il risque de vous bloquer au dessus ou en dessous. Ce qui fait qu'à chaque nouvel écran on cherche partout où mène chaque chemin, ce qui rend le repérage très difficile.
Combinez à cela que les écrans sont un peu mis n'importe comment (aller au nord puis retourner au sud ne vous fera pas forcément retourner au même écran, quelle logique !). Mais bon, ça peut passer si on est patient et persévérant alors je pardonne.


Niveau sonore, c'est complètement typique de ce que le Commodore 64 peut produire. Trois belles musiques bien rétros sur trois canaux. Rien à redire, j'adore. Elles sont entraînantes, pas trop agaçantes, et même mélodieuses. Un amateur de musique classique ne trouvera rien à y redire.



Eeeeeeeeeeeeet … Je ne crois pas si bien dire car en rejouant à Civilization IV, j'ai pu entendre la même musique que celle jouée dans la prison. Or cette musique n'est autre que la Slavonic Dance N°7 de Antonn Dvorák (vous savez, le compositeur de la Symphonie du Nouveau Monde). Alors j'ai tenté de me renseigner pour savoir si toute la musique du jeu était en réalité des musiques classiques mais malheureusement je ne m'y connais pas assez pour le savoir. Si vous avez des pistes hein ;)



Niveau durée de vie, il faut ¾ d'heure / une heure pour finir le jeu (enfin à condition de connaître par cœur le trajet à effectuer, autrement il est presque infinissable). D'ailleurs, point noir vraiment dommageable, il n'y a pas de sauvegarde ou de mot de passe. Assez lourd de devoir toujours se retaper sa progression.

Niveau scénario, c'est une intrigue originale, il faut le souligner. En gros, Panoramix distribuait de la potion magique, il en a refusé à Obélix, ce dernier pas content a donné un coup de pied dedans et brisé le chaudron en 8 morceaux. Il faut donc les retrouver pour que Panoramix puisse de nouveau en préparer. Alors bon, c'est très classique et pour encore comparer à Zelda c'est un peu comme la triforce mais deux choses. Primo … euh bah pourquoi il n'utilise pas un autre chaudron tout simplement ? Et deuxio, depuis quand il faut un chaudron spécifique pour préparer sa potion ? Bah peu importe … Classique certes mais un peu trop à mon goût et assez peu logique avec la BD.



Enfin niveau gameplay, je le trouve assez réussi. À part pour le soucis de direction en passant d'un écran à un autre mentionné plus haut, je n'y trouve rien à redire. Le jeu a deux phases pour faire simple. La principale en vue de dessus où l'on peut se déplacer librement et une phase de combat. Quand vous entrez en contact avec un ennemi (ou un objet, mais bon une pomme qui attaque, à par dans Les Schtroumpfs j'ai encore jamais vu ça), vous avez un écran secondaire qui montre Astérix et votre adversaire (romain, gladiateur, sanglier). Le bouton d'action sert à frapper et en fonction de la direction que vous poussez, vous avez différents coups : le direct, la balayette ou l'uppercut. Ça pourrait être original de mettre une partie qui ressemble à un jeu de combat mais c'est assez brouillon et la plupart du temps, on se contente de marteler le bouton en espérant sortir indemne. Les seuls adversaires qui sont vraiment problématiques sont les gladiateurs, mais il y a une solution toute trouvée. Quand vous êtes en vue de dessus, appuyer sur le bouton d'action vous fera consommer votre gourde de potion magique (attention, il n'y en a qu'une seule dans tout le jeu). Il suffit de la boire avant d'entamer le combat et vous serez invincible.


Par contre, j'ai un truc qui me dérange pas mal. Pour accéder à la dernière pièce du chaudron il faut justement battre ces gladiateurs, gladiateurs qui se trouvent dans l'arène. Mais si vous cherchez sur une carte, il n'y a aucun accès à l'arène. La solution est toute bête (et même parfaitement logique quand on y pense) mais sachant qu'on nous laisse toujours sans savoir quoi faire, c'est trop logique pour qu'on le trouve tout seul. Il faut simplement se laisser capturer par un romain qui vous emmène en cellule (où se trouve la musique de Dvorák). Buvez la potion, sortez et affrontez les gladiateurs pour obtenir la dernière pièce. C'est pas idiot d'accord, mais c'est à mon avis trop réfléchi pour ce genre de jeu, surtout qui n'a aucune boîte de dialogue.



Sinon, on peut noter qu'Obélix vous suit une partie de l'aventure mais … j'ai pas bien compris à quoi il sert vu qu'on ne le contrôle à aucun moment et je ne suis même pas sûr qu'il vous défende. Autre détail un peu idiot, les vies. Votre barre de vie est en fait un compteur de sangliers. S'il tombe à zéro, vous mourrez de faim. Là encore c'est logique mais un peu trop. Cela force à chercher des sangliers tout le temps mais lorsqu'on se trouve vers la fin du jeu à Rome, trouver un sanglier s'avère beaucoup plus difficile et la mort devient inévitable.

Pour conclure, malgré ses défauts je trouve qu'il s'agit quand même d'un bon jeu. Les graphismes sont corrects, les musiques franchement géniales, le gameplay a de bonnes idées (même si c'est pas très utile, au moins ça reste jouable) et il respecte quand même l'univers dans les grandes lignes. Il est dur certes, mais ça fait partie du charme des jeux de cet âge.


Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 9,4/20
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 14/20

mercredi 28 août 2019

N° 157 – Tale Spin






Titre : Tale Spin
Plate-forme : Nintendo NES
Date de sortie : 11 Décembre 1991
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom










Je vous avoue que cette fois-ci, j'ai un peu peur de me faire incendier par les fans de la série adaptée ^_^ Super Baloo est une série d'animation Disney distribuée au début des années 1990 et met en scène des personnages du film Le Livre de la Jungle de 1967. Baloo est alors un pilote d'avion et doit faire face à de nouveaux ennemis, les pirates de l'air et notamment leur chef Don Carnage (soit dit en passant, ce personnage fait une apparition dans la nouvelle Bande à Picsou de 2017 et est génial ^^). S'attaquer à Capcom aujourd'hui quand on parle de retrogaming, c'est souvent le même discours pour beaucoup et se résume au haut de toutes leurs boîtes de jeux : le premier créateur mondial de jeux d'arcade. Pourtant, si je trouve que Ducktales sur la même machine est effectivement et incontestablement génial, je trouve que cette adaptation de TaleSpin est bien moindre en terme de qualité. Explications !

Tiens ? On a retrouvé le magicien de Rayman ! :D

D'abord voyons ce qui va. Graphiquement, le jeu est plutôt joli. Les animations entre chaque niveau des personnages rappelle bien la série animée dont le jeu est tiré, et comparé à Ducktales justement ils sont bien plus beaux et travaillés. Pour ce qui est des décors, ce n'est que sur un seul plan mais ce n'est pas bien grave. Les environnements sont variés, les couleurs appréciables et certaines parties sont même animées comme des cascades. Les ennemis sont bien modélisés (bien que parfois un peu random je dois dire) et Don Carnage est bien reconnaissable. Les items le sont également mais j'ai une petite complainte les concernant. Baloo est un livreur dans cette série, aussi ça semble logique de devoir ramasser un maximum de colis. Par contre, pour des fruits ou des sacs de dollars, ça semble un peu moins évident, et on ne se rend compte de leur utilité qu'après avoir fini le premier niveau. Une scène d'exposition des différents items et de leurs effets au début du jeu comme dans Aladdin sur Mega Drive aurait pu être utile. Mais j'y reviendrai plus tard. Bref, graphiquement, le jeu n'est pas mirifique mais fait tout de même honneur aux capacités de la machine (franchement, j'ai vu plus laid, donc ça va).

              
C'est quoi ces ennemis ? On est dans Bubble Bobble maintenant ?
Le jeu est plutôt mignon dans son ensemble.

Niveau sonore, là on reconnaît bien la patte de Capcom. La musique (et le sound design en général) est juste géniale, même pour du 8Bit. Mention spéciale d'ailleurs pour la musique des boss qui me fait beaucoup penser aux Mega Man. Excellent point donc.

Niveau scénario, le jeu suit plus ou moins fidèlement la série. Les épisodes sont toujours centrés sur le même schéma : Baloo doit défendre la ville des pirates, infiltrés dans un endroit random, et finit par se confronter directement avec eux. Je dois dire que l'adaptation d'une série en jeu vidéo est au passage sûrement plus ''facile'' à faire qu'une adaptation d'un film. On a plus de contenu pour faire des références, plus de décors (donc plus de niveaux) et souvent un fil-rouge qui tient en haleine. Le jeu est relativement fidèle sur ce point.


Niveau gameplay, là je vais être moins gentil ! C'est un shoot them up, donc il faut tirer sur des trucs. Simple. MAIS ! Le jeu utilise deux mécaniques principales très archaïques dans son gameplay qui me rendent juste fou. D'abord, vous pouvez vous déplacer dans toutes les directions et vous déplacer partout sur l'écran sans trop de difficulté. Vous pouvez tirer à tout moment avec votre canon, mais celui-ci tire dans la direction vers laquelle point le nez de votre appareil, ce qui n'est absolument pas pratique. Combien de fois j'ai voulu abattre un ennemi à ma hauteur mais que mon canon a tiré en l'air -_- …
Bon, vous me direz, ça ressemble beaucoup à du pinaillage ton affaire là ! Alors oui, il suffirait de bourriner le bouton de tir et de canarder tout ce qui passe histoire de faire le ménage dans le ciel. Mais on ne peut pas faire cela. En fait, le canon est réglé sur le mode années 1980, c'est-à-dire qu'il est impossible de tirer plus d'une balle à la fois. Il faut attendre que la balle tirée sorte de l'écran ou abatte quelque chose pour en tirer une autre. Ce qui fait que si vous ratez un tir, vous êtes totalement à la merci de vos adversaires. Sachant que ceux-ci sont beaucoup plus rapides que vous et que les tirs de certains, notamment dans le niveaux 2, n'ont aucun pattern. Impossible d'éviter toutes ces balles, on se croirait dans Spirou d'Infogrames.
D'où mon deuxième problème avec ce jeu, il est ridiculement difficile ! J'ai mis 12 tentatives avant de passer le premier niveau ! … LE PREMIER NIVEAU !!! J'en vois beaucoup qui se plaignent de la difficulté de certains jeux Infogrames mais je vous jure que TaleSpin me donne plus envie de me frapper la tête contre les murs ! Vous n'avez que trois pauvres points de vie (enfin, vous pouvez acheter des améliorations entre chaque niveau mais c'est daubé, je vais y revenir). Sachant en plus que je soupçonne sincèrement la hitbox d'avoir de sérieux problèmes de détection des dommages. Ça m'est souvent arrivé que visuellement Baloo était au dessus d'un tir mais qu'il me fasse perdre un cœur quand même.

Ces p...... de lanceurs de balles dans le niveau 2 sont un vrai cauchemar !!

Comme je vous le disais sinon, il y a entre chaque niveau possibilité d'acheter des améliorations pour votre avion. De la vie, de la vitesse, ou un tir rapide. Ce qui revient à vous inciter au maximum à chercher les sacs d'argent dans les niveaux (alors que comme je le disais plus haut, nous sommes largués dans le jeu sans savoir à quoi sert quel objet. Moi naïvement l'argent dans un jeu de shoot, ça sert pour le score pour obtenir des vies en plus).
Et même si certaines de ces améliorations ont le mérite de rendre le jeu un peu plus faisable, ça reste quand même bancal. Le tir rapide ne permet que de tirer deux balles, il faut ensuite attendre qu'ils touchent quelque chose pour re-tirer. Les plus utiles tout de même sont l'augmentation de la vitesse d'une part, et de la vie d'autre part. En effet, le problème du jeu s'il est si difficile, c'est que les ennemis sont beaucoup plus rapides que nous. Voler plus vite permet d’être plus réactif. Et pour ce qui est des cœurs supplémentaires, n'importe quel joueur de la série Zelda vous dira à quel point c'est utile. ;)
Il y a sur le bouton A une manœuvre assez ''utile'', une sorte de demi-tour. Baloo se met à voler à l'envers et peut ainsi retourner en arrière et inverser le scrolling. Pratique quand vous êtes sur le point de vous faire écraser entre ce dernier et un mur. MAIS ! S'il y a des guillemets, c'est qu'il y a une raison ! En fait, quand vous montez ou descendez, il est impossible de changer de sens en même temps. Il faut obligatoirement ne pas toucher aux flèches d'altitude pour se retourner. Sauf que dans un passage comme le tunnel du niveau 2 où on est en permanence en train de lutter pour sa survie contre le scrolling, niveau particulièrement stressant donc, c'est frustrant au possible de mourir alors qu'on a réussi à arriver là sans perdre de point de vie ! Bref, de bonnes idées mais gâchées par des détails stupides.

Mais alors, qu'en est-il de la durée de vie ? … Eh ben j'en sais trop rien, j'ai réussi à aller jusqu'au niveau 4 mais j'ai ragequit hé hé ^_^ J'ai regardé des vidéos de longplay sur YouTube mais ils font en moyenne 25 à 30 minutes pour le jeu en entier, le tout sans faire presque aucune faute (donc peu réaliste pour un joueur lambda). Mais il y aurait en tout 8 niveaux. Et c'est franchement dommage car le dernier est une confrontation aérienne directe avec le vaisseau mère des pirates de l'air et Don Carnage.

J'aurais bien aimé voir la fin :(

Pour conclure, le jeu est très beau dans son ensemble (graphique et sonore) mais beaucoup trop dur pour que le moindre gamin puisse en voir le bout. Et malgré de bonnes idées et des fonctions classiques qu'on pourrait qualifier de ''sans prise de risque'' pour les développeurs, de tout petits défauts viennent ruiner le plaisir de jeu. Comme quoi, il en faut VRAIMENT peu … non, pas pour être heureux ! Peu pour passer d'un bon jeu à un jeu très moyen. Car même si je ne l'ai pas entièrement survolé (humour ha ha), le jeu reste tout de même correct. Il est juste trop dur. Pour vous dire, je galère moins à finir Touhou 6 en mode normal qu'à passer le niveau 3. Mais bon, au moins ça devait occuper les gosses jusqu'au Noël ou anniversaire suivant :D


Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15/20
Note Gamekult.com : 5,3/10
Note Personnelle : 11/20

mardi 20 août 2019

N°340 – Golden Axe








Titre : Golden Axe
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 22 Décembre 1989
Développeur : Sega AM7
Éditeur : Sega









Arrivée chez nous en fin d'année 1990, la Mega Drive a mit une sacrée claque à Nintendo notamment avec des portages des plus grands succès de Sega en salle d'arcade disponible dès le lancement de la machine. Golden Axe est un de ces jeux portés de l'arcade. Et si l'époque se prêtait moins aux jeux d'arcades sur console de salon, je trouve amusant de constater qu'il mérite d'être considéré comme un classique inébranlable de la console au même titre que Sonic the Hedgehog ou Super Hang-On. Voyons en quoi ce titre avait tout pour plaire !

Tant de nostalgie sur une seule image :3

Au niveau graphique, le jeu est très proche de la version d'origine et surtout est une vraie claque par rapport à la NES ou à la Master System. On avait rarement vu des personnages aussi détaillés et aussi animés… à l'époque … Ouais, aujourd'hui avec le recul l'animation des personnages (héros comme ennemis) est plutôt correcte mais celle des décors est très moyenne. Certes les environnements sont très beaux et détaillés mais rien ne bouge. On a bien de temps en temps des plumes qui passent devant l'écran pour signifier un vent fort et un peu d'eau qui coule mais autrement, c'est complètement du décor en carton pâte. Vraiment dommage car, encore une fois, les personnages sont vraiment corrects et le jeu en général est bien coloré. Mention spéciale pour les sorts qui proposent de superbes animations au passage.

        
YOLOOOOO !!!


Quand j'y repense, ça fait un peu cuir moustache quand même :D

Niveau sonore, on sait tous maintenant que la Mega Drive a été moins gâtée que la Super Nintendo sur la puce son. Et même s'il y a le côté novateur de la chose pour l'époque, je trouve que certaines musiques de la NES étaient mieux. Attention, je ne dis pas que la musique est naze, bien au contraire. La musique de l'écran titre, celle du premier niveau et celle des boss font partie de mes préférées sur la machine, c'est dire ! Mais musicalement je trouve ça assez pauvre pour les autres. Les mélodies sont sympas mais on en attendrait plus. Pour l'exemple, je trouve qu'il y a un grand écart de qualité entre la musique du niveau 1 et celle du niveau 4, beaucoup moins plaisante. Bon, on va dire qu'on lui pardonne, du fait d'être aux quasi débuts de la console.
Sinon pour le sound design, rien à redire. Là c'est quand même beaucoup mieux que du 8Bit. Que ce soit pour les bruitages ou les voix digitalisées.

Niveau scénario, c'est plutôt bien (toujours pour l'époque, aujourd'hui ça relèverait du cliché absolu). Pour l'histoire, un titan nommé Death Adder s'est emparé d'une hache légendaire, la Golden Axe et veut s'en servir pour régner sur le monde. Les personnages que l'on incarne ont tous eu affaire par le passé aux conséquences des actes de Death Adder et ont juré de se venger. Chaque niveau est entrecoupé de petites scènes (que je trouve superbes) et permettent de rythmer la progression du récit. De même, dans certains niveaux (le premier et le dernier), certaines bulles de dialogues vous en apprennent plus et développent plutôt bien l'histoire... qui tiendrait sur un post-it j'avoue mais bon, c'est déjà ça !


Niveau gameplay, c'est … pas mal mais disons que ça aurait pu être mieux. En gros vous avez trois boutons : sauter, taper, utiliser un sort. Alors la gestion des sauts est impeccable (en même temps, il n'y a pas beaucoup à sauter dans ce jeu). Les sorts sont très pratiques suivant le nombre d'ennemis à l'écran et les fioles nécessaires à leur activation sont trouvables un peu partout. D'ailleurs concernant les sorts, je dois dire que le système est très bien fait. Chaque personnage est affilié à un type de magie (terre, feu, foudre) et peut utiliser des sorts plus ou moins puissants. En haut de l'écran, un petit carré rouge numéroté montre le nombre de fioles qu'il vous faudra pour lancer quel type de sort et d'évaluer sa puissance. C'est déjà original de prévoir une animation différente pour chaque sort, ça varie un peu l'expérience visuelle. Mais en plus ça aide beaucoup contre les boss (notamment le dernier). Seul reproche, le fait qu'on soit obligé d'utiliser toutes nos fioles d'un coup et de ne pas pouvoir les utiliser en plusieurs fois (faire plein de petits sorts en cas de danger plutôt que d'en lancer un gros et de se retrouver sans défense après).

Sinon au niveau des combats au corps à corps, c'est … bof. En fait, si vous appuyez continuellement sur le bouton B, vous frappez et enchaînez automatiquement les coups. Alors certes c'est sympa visuellement mais c'est quand même un peu lourd à la longue. Mais ce n'est pas le seul coup. En étant très proche d'un ennemi sonné, on peut lui faire une projection au sol, plus puissante que les coups ordinaires. C'est utile certes. Si seulement c'était utilisable dans une bataille contre plusieurs ennemis. Car quand vous soulevez un ennemi pour le projeter, vous êtes totalement à la merci des autres ennemis qui peuvent vous frapper. Enfin, il y a bien une charge, très utile je dois dire. Appuyez deux fois sur une direction et vous courrez. Appuyez sur B pendant la course et cela fera une charge. C'est pratique. Très pratique. Trop pratique même. Quand vous avez des ennemis qui vous prennent en sandwich, ça reste la meilleure tactique pour les tenir à distance que d'user et d'abuser de cette charge. Ils restent à distance et prennent des dégâts. Mais les combats peuvent aussi en devenir beaucoup plus longs et surtout répétitifs. Vers la fin du jeu, je vous jure que j'en avais marre mais BON SANG que j'étais content d'avoir gagné ! :D Heureusement, on a un peu plus de variété et de sauvagerie avec la possibilité de chevaucher des dragons motherfucker !!! Bref, sympa mais peut mieux faire, même à cette époque.

Le sort le plus puissant du jeu.
Je vous conseille de garder vos fioles pour le dernier boss, il est chaud !

Enfin la durée de vie. Alors, ce jeu est inspiré de l'arcade, donc crée dans le but de faire cracher un maximum de piécettes dans les salles d'arcades, et donc le jeu de base était dur. Il y a la possibilité de choisir son mode de difficulté mais plusieurs soucis. Déjà le mode débutant ne contient pas toute l'histoire et s'arrête au niveau 3. Ensuite le mode normal, très proche de l'arcade, reste assez court. Entre 25 minutes et une demi-heure, vous aurez vu le boss de fin. À 350 francs la cartouche, ça fait un peu mal je dois dire. Le mode difficile se rapproche plus du challenge de l'arcade mais doit impérativement être joué à deux si on veut y arriver. Quoi qu'il en soit donc, seul on s'amuse mais peu. Et à plusieurs, on joue plus longtemps mais c'est tellement dur que je remet en cause ma définition de l'amusement.

Pour conclure, je me rend compte que j'ai surtout fait ressortir les aspects négatifs du jeu. Cependant, il faut prendre le jeu pour ce qu'il est : un beat them up dans le style de l'arcade qui n'a pour but que de retranscrire les sensations de son modèle à la maison, et donc n'a pas la prétention d’être un jeu sur console de salon à la base. Et si on retient ça, et bien mes râleries ne sont que du pinaillage d'enfant gâté ! Il est beau, audible, jouable et amuse un temps. Ce qui est quand on y pense, l'essence même d'un jeu vidéo, tels qu'ils ont été pensés 20 ans auparavant. Un classique donc à ne surtout pas rater ! ;)


Note JV.com : 16/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15,8/20
Note Gamekult.com : 7,2/10
Note personnelle : 16/20

samedi 17 août 2019

N°872 – Duke Nukem : Land of the Babes






Titre : Duke Nukem : Land of the Babes
Plate-forme : Playstation
Date de sortie : 6 Avril 2001
Développeur : n-Space
Éditeur : Take-Two Interactive










Autant vous le dire tout de suite, je ne connais PAS-DU-TOUT Duke Nukem ! Bien sûr, comme tout bon passionné de retrogaming j'ai entendu parler de Duke Nukem 3D et de son aspect novateur dans le monde du FPS, cependant c'était aujourd'hui pour moi la première fois que je touchais de mes mains un jeu de la licence … Et foutredieu, j'ai pas été déçu ! Explications ;)

Tout d'abord, prenons le plus évident, l'aspect graphique. Nous sommes en 2001, la Playstation 2 est donc déjà sortie, les derniers jeux de la PS1 ont quand même pas mal de gueule en général, il faut le dire. Mais, le jeu ici est … juste correct on va dire. En fait, vous vous baladez pendant la quasi-totalité du jeu dans des complexes d'usines et de bases militaires. Alors ils sont très bien modélisés, mais c'est terriblement répétitif. Il y a peu d'éléments visuels qui permettent d'éviter de se perdre. Enfin, heureusement que le level design lui est très bien pensé. Les niveaux sont construits de telle manière que vous les apprenez vite par cœur et en comprenez vite la logique. Et même s'il n'y a pas trop d'éléments visuels ''repères'', certaines salles sont souvent pratique pour se dire ''Ah mais attend, je suis déjà passé par là'' et essayer un autre chemin.
Rien de bien folichon donc. Bon il y a bien quelques effets de lumière sympathiques, notamment sous l'eau. Les personnages … Bah c'est de la Playstation hein, faut pas s'attendre à un miracle. On va dire que je n'ai pas à déposer de galette au sol quand j'en vois un, que ce soit pour les PNJ ou les ennemis d'ailleurs. Enfin, les cinématiques elles par contre pour de la Playstation sont franchement géniales je trouve. De l'action bien coordonnée et bien bourrine, c'est tout ce qu'on aime !

Truc marrant, votre barre de vie est une barre d’ego. Pour la remplir, lisez votre propre autobiographie XD
DU SANG ! DES MONSTRES ! DES GROS GUNS ! AAAAAAAARGH !


Bon j'ai tout de même une petite complainte, l'interface (bien que sympathique en temps réelle) est peu évidente et casse pas mal le rythme. En fait, il est impossible de changer d'arme de façon dynamique, vous êtes obligé de passer par un menu. Et là où c'est criminel, c'est que ce menu n'est pas sur Start mais sur Select ! Première fois que je vois ça sur PS1 nomdidiou ! Sacrilège !

Niveau sonore, pour ce qui est de la bande-son la qualité est irréprochable. À noter que la quasi-totalité a été signée par le groupe Static-X (un groupe de métal que je ne connaissais pas). Et … ça déboîte grave ! La musique endiablée et frénétique est parfaitement dans le ton du jeu et de son ambiance (ça compense au moins les graphismes répétitifs).
Le sound design est sympa, le bruit des armes est générique, rien à signaler. Pour le doublage par contre, là je me suis bien amusé. Le jeu vaut bien son avertissement déconseillé aux moins de 16 ans car j'ai rarement entendu autant d'insultes dans un jeu de cette époque ! Mais quand même, les acteurs se débrouillent plutôt bien (surtout que la voix de Duke est la VF d'Arnold Schwarzenegger). Et il y a un passage qui m'a beaucoup fait rire personnellement. En gros, il y a souvent des téléphones dans les complexes et appuyer sur action à proximité permet d'appeler un numéro random. Et quelle gloire de ce caméo quand j'ai entendu Françoise Cadol, alias la voix française de Lara Croft, réclamer du bon temps à Duke, lequel lui répond tranquillement ''pas maintenant, je suis occupé là''. Big up, juste pour le doublage ^_^

Vraiment, pour de la Playstation l'intro est super cool !

Niveau durée de vie, beeeeeeeen … c'est un peu triste. Les niveaux s'enchaînent rapidement, presque trop. Vous en aurez pour environ 5-6 heures pour finir le jeu. Pour un titre qui se veut l'équivalent de Tomb Raider mais en action, c'est vraiment pauvre. Il y a bien un mode 2 joueurs mais bon, vu le nombre de pièges et de mines dans mon jardin, disons que je ne vois pas grand monde c'est temps-ci :D

Pour le scénario, c'est du Duke Nukem hein. Faut pas en demander trop non plus. En gros, dans un futur apocalyptique, tous les hommes ont disparu, ne laissant que des femmes sur Terre. Des extra-terrestres sont venus pour en faire leurs esclaves mais le MGR (Mouvement des Gonzesses Résistantes) est parvenu à faire un portail temporel pour trouver un homme, un vrai. Bon okay c'est complètement sexiste et machiste mais je sais pas, c'est tellement débile et absurde, je lui pardonne. C'est tellement de l'exagération et certaines répliques justement à contre-courant de ces clichés font beaucoup réfléchir sur la condition de la femme dans la société, bien plus qu'un jeu lambda. Bref, débile mais sympa.

Heureusement qu'il n'y a qu'une seule salle comme celle-là, imagine le labyrinthe sinon !
La difficulté est assez mal gérée: Soit un seul ennemi et c'est ridiculement facile, soit 3 et c'est un bordel sans nom !

Enfin le gameplay, alors là je suis partagé. Dans le concept, c'est comme Tomb Raider. On cherche des interrupteurs, on escalade des parois, on tire sur des trucs, la base quoi. Les déplacements sont bien pensés en général dans les phases d'exploration mais pour les phases de combat, houlou lou ! Il y a des trucs à dire ! La visée est automatique, votre arme (peu importe laquelle) cible automatiquement l'ennemi si il est dans votre champ de vision. Pratique vous me direz. Moins si votre ennemi se déplace. Car pour bouger, vous ne pouvez que avancer ou reculer et droite et gauche servent à incliner très légèrement votre direction, alors déjà bonjour la précision, au revoir la précision ! ♫ Pour vous déplacer sur le côté il faut utiliser R2 et L2. Sachant que la caméra est très légèrement aux fraises, imaginez vous en train de manipuler R2, Croix, Carré, les joysticks droite et gauche et Select … Facile ! -_- Bref bordel …
Par contre ! Si les combats sont non pas à chier mais plutôt bizarre on va dire vu qu'avec de l'entraînement on s'y fait, je met une mention spéciale pour le gameplay du jeu pour UN aspect qui m'a incroyablement et agréablement surpris : le gameplay sous-marin. J'ai très, mais alors très rarement autant apprécié un gameplay sous l'eau (alors qu'en temps normal c'est la hantise de tous les joueurs, tu cherches de l'oxygène tout le temps, t'es lent, tu stresse, etc). Là, Duke est beaucoup plus maniable et plus agréable. Franchement, chapeau bas ! Ça doit être le 7ème ou 8ème jeu que j'apprécie en jouant sous l'eau ! Et pourtant croyez-moi, j'en ai joué à beaucoup !

Allez ! La mission ! Sauver la Terre ! Rester concentré ! Rester ... Aw f... !!

Pour conclure, Duke Nukem Land of the Babes, c'est un peu comme des ados débiles qui font des jeux débiles propres à leur génération. Et quand tu t'y intéresses un peu de près, t'accroches ou pas, peu importe, tu reste surpris par leurs rares mais incroyables éclairs d'intelligence. Puis tu te prend d'affection et tu relativise. Après tout, c'est bourrin, 'y a du sang, des jurons et des nibards, de quoi se plaint-on ?


Note JV.com : 13/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15,5/20
Note Gamekult.com : 5/10
Note Personnelle : 14/20

lundi 5 août 2019

Review Le Cas Touhou Project

Culture Geek

Salutations internet ! Peut être un jour, lors de navigations hasardeuses sur le net, avez-vous entendu parler de la série Touhou sans trop savoir ce que c'était. Source de memes assez conséquente et extrêmement populaire au Japon, je suis tombé dessus complètement par hasard sur des forums débatants des meilleures musiques de jeux vidéos.

Pour vous décrire brièvement le phénomène, sachez qu'il s'agit d'une série de jeux vidéos sur PC (qui a eu droit à quelques spin-offs sur consoles) de type Shoot Them Up, et particulièrement un bullet-hell (littéralement ''enfer de balles'', et il porte bien son nom !!). Vous incarnez au choix le plus souvent deux humaines, la prêtresse Reimu Hakurei ou la sorcière Marisa Kirasame. Il s'agit des personnages principaux de la série, ils sont retrouvés dans bon nombre d'épisodes mais il arrive qu'elles ne soient pas présentes, l'intrigue étant centrée sur d'autres personnages secondaires, les youkais.

Dans la culture japonaise, un peu comme pour la mythologie polythéiste romaine ou grecque de l'antiquité, il existe un esprit pour presque tout. L'esprit de la glace, de l'obscurité, des moissons, de la mort, du printemps, etc.
Dans un monde parallèle, le monde de Gensokyo, vivent les youkais en équilibre avec le monde des humains, et il incombe souvent à la prêtresse Reimu de venir mâter les troubles causés par des youkais agités.

Cette série est assez incroyable en terme de contenu, d'une part par son univers mais aussi d'autre part par ses fans. En effet, bien que la série ne cumule ''que'' une quinzaine d'épisodes, il existe un nombre juste dingue de fan-games centrés sur l'univers ou les personnages de Touhou. 

Et le meilleur, c'est que comparé à Nintendo qui censure les Fan-games à la chaîne, le créateur de la série ZUN (unique programmeur, compositeur et graphiste de la série, il a la foi ce gars !) a donné son aval express pour en créer ! Mieux, certains fan-games arrivent à obtenir la licence officielle de la série et peuvent être commercialisés comme Touhou Kobuto Burst Battle ou Touhou Genso Rondo, tous les deux sur consoles actuelles. C'est la genèse de Sonic Mania 15 ans avant quoi !

Note : Oui pour ceux qui ne le sauraient pas, Sonic Mania a été réalisé par un fan qui aimait tellement Sonic qu'il a recrée un moteur de jeu pour smartphone qui permet de jouer aux anciens jeux Sonic. Et Sega a tellement été impressioné par son travail sur le portage de Sonic CD qu'il l'ont engagé … C'est beau ^_^

Bref ! Si j'ai envie de traiter de cette série aujourd'hui, c'est avant tout pour vous faire part la quantité incroyable de jeux sur le sujet, de sa communauté énorme et surtout de la qualité de ces jeux !


Raison numéro 1 : Le challenge.

Comme je le dis toujours, ce n'est pas parce qu'un jeu est difficile qu'il est mauvais et ici, on a l'exemple parfait pour l'illustrer ! Ce n'est pas compliqué, vous passez plus de temps à éviter les projectiles de vos ennemis qu'à tirer dans cette série !! Même en mode facile, je vous promet que vous risquez fort de galérer et de recommencer un nombre incalculable de fois avant d'arriver à finir le jeu.

Cet enfer ... (Touhou 8 Imperishable Night)

Histoire de vous donner une petite chance quand même, votre hitbox n'est pas votre personnage entier. En appuyant sur shift, vous vous déplacez plus lentement mais votre hitbox vous devient apparente, à savoir un petit point rouge. Traduction, si vous prenez des projectiles sur tout le corps osef, mais si vous vous en payez un sur ce point, c'est la mort.

Avec un peu d'entraînement, c'est faisable... Enfin en mode facile et à la rigueur normal. Pour les gros tarés, il y a les modes difficile et très difficile pour le jeu classique et une fois fini, vous débloquez l'extra-stage où le jeu vous déconseille lui-même d'y jouer sous peine de crever lamentablement ! … 

Tiens, ça me rappelle la difficulté ''divinité'' dans Civilization IV qui disait en description ''Mouahaha bonne chance imbécile !'' ou la quête de Terramorphous l'invincible dans Borderlands 2 sobrement nommée Vous.Allez.Crever.Sans Dec' … Bref, que du bonheur ^_^ 

A défaut d'être faisable, ça reste joli à regarder ha ha (Touhou 7 Perfect Cherry Blossom)

Raison numéro 2 : L'univers.


L'univers de Touhou est riche. Très riche ! C'est bien simple, je ne compte pas le nombre de pages entières de fan-arts (du plus simple au archi badass), de fan-fictions, de remixes et même de fan-games. Comme je le disais, la communauté de Touhou est très active et surtout nombreuse (bon un peu moins chez nous certes).

Truc marrant, une fois les incidents terminés, les personnages sont toujours en train de picoler pour faire la fête.
Une raison ? Le créateur, ZUN, est lui-même un gros soiffard ! ^_^


Au delà de ces créations de fans, s'intéresser à l'histoire de la série reste très intéressant surtout sur le développement de personnages qui est pas mal du tout pour du simple shoot them up. Personnellement, mon personnage préféré est Sakuya Izayoi, une humaine capable d’arrêter le temps à sa guise … Ahem … 

D'ailleurs, vous l'aurez peut être remarqué, mais les personnages sont tous féminins. Bon, j'ai cherché à trouver une raison vu que ça ne semblait pas laissé au hasard. Visiblement, Zun aurait déclaré que ''des garçons donneraient l'impression de ne pas avoir leur place dans l'univers, ils ruineraient l'atmosphère mise en place dans la série''.

_''I feel as if boys get in the way of the game […] Boys would just ruin the balance of the series''.

Mmmmouais … On va dire que je peux comprendre ce point de vue... Ceci-dit, je n'ose même pas imaginer la quantité de contenu sur la série suivant la règle 34 …

Touhou, c'est actuellement 29 jeux officiels depuis 1996 pour ... euh ... quantité de fan-games ! :D


Raison numéro 3 : La musique.


LA MUSIQUE !!! LA MUSIQUE BORDEL !!!!!!!!!!!!! Comme je vous le disais en intro, j'ai entendu parler de cette série par sa musique. Elle est tellement populaire qu'un nombre incroyable de memes sur internet reprennent ces musiques et souvent sans que personne ne sache d'où ça vient. Par exemple, la vieille musique Ronald McDonald Insanity (remix japonnais sans surprise -_-) reprend U.N. owen was her? , une des meilleures musiques de toute la saga (jeu de mot sur unkown, inconnue en anglais). Pareil avec l'explosion des vidéos tutoriel pour piano avec la Death Waltz qui reprend également cette musique.

Je vous ai compilé quelques unes des meilleures musiques de la série, enjoy ^_^

Les musiques sont rythmées, entraînantes, et ne sont pas de simples musiques 8Bits en 3 voix. On distingue clairement tous les instruments. Sans compter les mélodies simples et magnifiques (qui vous restent dans la tête pour un moment).


Raison numéro 4 : Touhou 6 The Embodiment of Scarlet Devil.


Sans doutes le jeu de la série le plus connu et le plus apprécié des joueurs. Même moi j'ai commencé par ce jeu. Même si vous n'accrochez pas trop à l'univers, ce jeu est un tel monument de l'histoire du jeu vidéo sur PC et du shoot them up qu'il est impossible de passer à côté. Graphismes très impressionnants (surtout les attaques des ennemis), musiques d'enfer (les meilleures de la série pour moi), scénario prenant, personnages attachants, boss épiques.

Je ne peux que vous conseiller cet opus, au moins pour vous faire un premier avis sur la série. Même s'il est dur à en crever (vu que sans mod, la hitbox n’apparaît pas, ce qui rend l'esquive des projectiles beaucoup plus dure), c'est ce jeu qui fera que vous aimerez la série ou pas.

Allez, pour le plaisir, une petite démonstration de Touhou 6 en mode facile ! Si si, c'est jouable
(au bout de plusieurs heures d'entraînement XD).



Bref, cette série c'est tout un univers de liberté où chacun peut créer ce qu'il souhaite sans craindre une quelconque censure d'internet ou des créateurs.
Et comme tout univers, soit on accroche et on rentre dedans, soit pas du tout. Mais c'est souvent avec la première œuvre qu'on regarde qu'on se fait un avis définitif sur la question. Aussi, histoire de découvrir la série sous son meilleur jour, je vous propose les meilleures créations ;) En espérant vous avoir donné envie d'en savoir plus sur le sujet.

Si l'univers de Touhou vous intéresse, je vous invite à aller visiter le site francophone Touhou Online, où vous trouverez communauté, contenus et surtout jeux, officiels et fan-games gratuitement ;)





Animation : 
Fantasy Kaleidoscope – The Memories of Phantasm. Une série animée par des fans d'une qualité incroyable, vous résume l'intrigue des jeux 6 à 8. Sans compter que les musiques ont été ré-orchestrées de façon géniale ^_^
Fan-Games : 


Touhou Luna Nights. Un metroidvania très bien pensé sur le personnage de Sakuya. L'animation en style 16Bits est superbe, le gameplay précis et les musiques géniales.




Touhou Koukishin ~ Adventure of Scarlet Curiosity. Une sorte d'action RPG récent magnifique, reprend bien la difficulté de la série avec beaucoup de très bonnes idées.




Koumajou Densetsu: Scarlet Symphony. Un action aventure juste GE-NIAL. Le design des personnages a été complètement revu dans un style plus réaliste/steampunk du plus bel effet, également très beau et musicalement superbe.




Spin-offs officiels : 


Touhou Kobuto V : Burst Battle. Un jeu plutôt modeste graphiquement très génial à plusieurs, très bien animé et superbes musiques là encore.





Touhou Azure Reflections. Un remake du sixième opus très sympathique, presque aussi dur que l'original mais repensé pour être joué sur console.