mardi 11 avril 2017

Hors Série N°1 - Fiscal Kombat

Fiscal Kombat, ou Quand les politiques s’attellent au jeu vidéo... Et s'y prennent magnifiquement bien !(pour une fois)


Sortit le vendredi 7 avril 2017 sur navigateur, ce petit jeu flash commence à sacrément faire parler de lui pour la simple et bonne raison que le héros n'est autre que Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle de 2017. Beaucoup crient à l'hypocrisie du jeu en lui reprochant de n'être qu'un autre moyen de faire campagne tout en s'attaquant à une catégorie de l'électorat français : les gamers.

Quand on y pense, un écran-titre tout bête, c'est suffisant non ?

Okay, je veux bien comprendre que lorsqu'on se présente à une élection, bah comme dirait Mélenchon lui-même, l'objectif c'est de la gagner ! :D Et ces dernières années nous ont bien montré à quel point tous les coups étaient permis.

Mais quand même, en faisant totalement abstraction de tout point de vue politique.... C'est juste génial non ? Quand même il fallait y penser ! Aucun candidat n'avait jamais fait quelque chose de semblable de mémoire ! Juste pour l'idée du concept, moi je dis chapeau !

_''Oui mais euh, le but pour faire un bon jeu c'est d'avoir des convictions, là c'est juste de la pub sans profondeur''.

Oh mes dieux ! Fermez-là et prenez des notes...

Je disais que le premier aspect où je saluais le jeu était l'originalité de son concept, même s'il y a une volonté de campagne électorale derrière il faut tout de même y penser.

Deuxièmement, beaucoup reprochent au jeu de n'être au final qu'un produit dérivé de sa campagne, une publicité comme l'était sa conférence en hologramme. Et si je vous dis que le jeu n'a pas été développé par l'équipe de campagne de Mélenchon mais par des étudiants du forum 18-25 de JeuxVidéo.com ?

Eh oui, le projet est né en 2016 d'un petit groupe qui partageait les idées du candidat de la France Insoumise appelé Discord Les Insoumis. De fil en aiguille, le projet a évolué grâce à un système participatif d'étudiants, chacun pouvait apporter sa patte au jeu. Le projet a fini par gagner en popularité et l'équipe de Mélenchon a fini par apprendre l'existence du jeu … qu'il critique sur sa chaîne Youtube... Décidément ce mec est vraiment plein de surprises...



Enfin bref, l'argument ''objet de marketing'' ne tient pas plus que celui du ''jeu sans profondeur''. Mais afin de convaincre les plus sceptiques d'entre vous, je vais tester ce jeu comme je le ferai pour un des jeux de ma base de données ! C'est parti ! :)

C'est donc un petit jeu de type beat them up où l'on doit ''secouer gentiment'' (et non taper, précision importante de la part des développeurs) des oligarques pour qu'ils ''rendent l'argent''. L'objectif étant de récupérer 273 milliards d'euro, le coût du programme du candidat.
Pour ce faire, vous vous retrouvez dans la rue tel un des frères de Double Dragon pour secouer les puces des plus riches de tous. On compte parmi les ennemis Jérôme Cahuzac, Christine Lagarde, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Pierre Gattaz, Patrick Balkany, François Fillon et Liliane Bettancourt. Ahem, non je ne ferai pas de blagues sur le sujet, les Guignols de l'Info et Nicolas Canteloup s'en sont déjà chargés à maintes reprises.
D'ailleurs au passage, j'ai lu que les développeurs s'étaient inspirés en partie de Mortal Kombat (pour le nom, logique) et du film suédois Kung Fury..............
Euuuuuuuuuuuuuuuuuh........... whut ?

Des caricatures dignes des Guignols de l'Info.

Nan parce que pour résumer, Kung Fury c'est l'histoire totalement barjo d'un flic américain dans les années 80 qui perd son coéquipier tué par un ninja qui se révèle être Hitler, du coup il va voir un nerd qui hack le temps avec un power glove pour le renvoyer en 1940 mais le système bugue et il arrive devant des femmes de cro-magnon sur des dinosaures avec des lasers et demande de l'aide à Thor pour le renvoyer à la bonne époque et ça fini en combat épique au troisième reich avec des nazis partout et un Ninja Hitler avec un oiseau métallique qui ressemble à SongBird dans Bioshock Infinite.............
Je suis pas du genre à chipoter pour les références culturelles, ce serait tirer sur l'ambulance... mais là... là désolé mais l'ambulance, elle l'a cherché ! D'où tu vois une inspiration du film là ??

Bon peu importe, passons au jeu. Au niveau graphique, ça me fait penser à Jet Pack Joyride, un peu dans le style 16Bits. Franchement, malgré la surcharge de jeux récents qui utilisent des codes rétros (Shovel Knight, Undertale, etc), on s'y fait ! Les effets de scrolling sont très corrects, les personnages et animations sont très bien faites. L'animation de JLM me fait bien rire au passage, lui qui voulait se montrer comme étant plus calme qu'avant, là on dirait qu'il a envie de dégommer des têtes.

Eh ben, Dragon Ball Z, c'est plus ce que c'était ! :D

Niveau sonore, les bruitages ont tout le charme d'un jeu d'arcade des années 80 (bien que passé le niveau 30 cela devienne relativement insupportable... comme tous les bruitages de jeux d'arcade d'ailleurs). Mais par contre je met une mention spéciale au jeu pour les musiques qui sont juste GE-NI-ALES ! L'écran-titre présente une petite musique asiatique qui me fait penser à l'introduction de Streets of Rage ou Touhou 6, et le jeu propose une musique dynamique entraînante qui s’accélère de niveaux en niveaux. Et ce toujours avec des sonorités 16Bits, bien sur.

Niveau gameplay, le jeu a été optimisé pour un navigateur et est donc très simple. Vous pouvez aller à gauche ou droite. Lorsque vous croisez un ennemi, foncez-lui dessus. Vous allez alors le prendre par le costume. Appuyez sur haut pour le secouer et récupérer de l'argent, puis sur une des flèches de direction pour l'envoyer valser (sachant qu'un ennemi volant est un projectile très utile devant les ennemis lointains). Une fois que vous avez assez d'argent, en appuyant sur espace, vous devenez une sorte de super sayen et éliminez la totalité des ennemis à l'écran en hurlant un somptueux ''Hypocrites'' ! La classe.

Cette animation est juste géniale ! 

Pour le scénario, il y a techniquement une petite histoire. Dans le niveau 2 par exemple, on évolue dans le niveau suisse mentionné par Jérôme au niveau précédent, une centrale nucléaire apparaît et subit quelques défaillances, puis un de ses opposants en matière d'environnement se pointe. Il n'y a certes aucune vraie logique dans la narration, mais pour un jeu dont le but est de mettre en valeur un personnage politique, certains points de son programme sont plutôt bien amenés. On devine son penchant pour l'environnement, son aversion pour le monde de la finance, etc....... Mais je trouve quand même qu'il n'y a aucun scénario là dedans, donc de ce côté, aucun intérêt.

Pour la durée de vie, le jeu est un système d'arcade, le but comme toujours d'obtenir le meilleur score (ou d'obtenir les 273 milliards, qui sait ? Personne n'a encore finit le jeu pour le moment). Du coup, combiner le gameplay très simple avec une difficulté correctement dosée qui augmente avec le temps, le jeu devient plaisant continuellement. Excellent point !

Les ennemis de base sont des Smiths... Peut être une référence à l'Agent Smith de Matrix vu qu'on le voit partout ?

Alors comment conclure ? Et bien... C'est vraiment un bon jeu, tellement bon que j’apprécierai y jouer sur mobile ! Ambiance rétro très bien choisie, gameplay simple et quelques petites touches d'humour, aussi bien visuelles que dans les dialogues, Fiscal Kombat débarque avec un sentiment de fraîcheur. Non pas parce qu'il renouvelle le genre, non les jeux récents avec un style rétro on connaît, mais parce qu'il a trouvé une manière très intelligente d'être partagé et quelque chose me dit que ce ne sera pas le dernier jeu dans ce cas.

Note personnelle: 16/20

_''Je vous le dis, les yeux dans les yeux, le botox dans le front et le collagène sous les bras, je n'ai pas de compte en Suisse''
Nicolas Canteloup

Même si vous n'êtes pas un partisan des idées de JLM, si vous ne recherchez qu'un bon jeu de qualité, je vous le dit, c'en est un. On sent que derrière, on a une équipe de passionnés qui ont correctement fait leur taff. ;)


Pour jouer à Fiscal Kombat, c'est par ici ! 


N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 


lundi 3 avril 2017

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Salutations Internet !

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N°231 – Grand Theft Auto Edition Collector

Titre : Grand Theft Auto Edition Collector
Plate-forme : Playstation
Date de sortie : 30 Avril 2003
Développeur : Rockstar Games
Éditeur : Take-Two Interactive










Hum... Très franchement, je suis assez partagé sur ce jeu. En se replaçant dans le contexte de l'époque, cette compilation réuni GTA, GTA 2 et GTA London 1969, à savoir les tous débuts de la saga avant que l'ère moderne ne fasse connaître la série du grand public avec GTA III. Dans les deux premiers épisodes, l'intrigue se déroule dans les villes de Liberty City, Vice City et San Andreas (ainsi, c'est de là que viennent ces noms...) tandis que l'intrigue de London 1969 se passe, attention spoilers, à Londres !
Autant je suis assez familiarisé avec les GTA modernes, autant je vous dis que j'ai eu un mal fou à accrocher au jeu et la série GTA rentre à mon avis sans dans le top 10 des séries aujourd'hui légendaires qui ont commencé avec des jeux vraiment pas terribles (comme le seraient encore Metal Gear ou Mario Party par exemple).

Graphiquement, c'est vraiment le point qui m'a dérangé. Alors que les deux premiers épisodes de la série Driver on littéralement posé les bases des futurs GTA modernes, je dois avouer que l'esthétique du jeu est très limitée. Pour résumer, vous évoluez dans un monde en trois dimensions où vous pouvez vous balader en ville, voler des voitures, tuer des gens, etc... En vue de dessus. Imaginez vous surveiller votre ville dans Sim City sur Super Nintendo et là vous voyez un gars qui écrase des gens en ambulance. Enfin, l'aspect graphique est pardonnable. D'une part du fait de l'âge du jeu (presque 20 ans maintenant pour le premier GTA) et surtout d'autre part du fait qu'il présentait d'indéniables qualités.
Déjà la carte est juste immense, les temps de chargement sont peut nombreux, et les lags très peu fréquents. Le jeu est fluide, sans problème d'affichage. L'aliasing est correct, les immeubles sont bien modélisés et les personnages et véhicules sont très facilement identifiables. Enfin, le jeu propose quelques petits effets de zooms très sympathiques (beaucoup plus aboutis dans le 2).

C'est un détail à ce niveau mais le premier jeu est en anglais... (GTA)
Devrais-je préciser que vous aurez quand même besoin d'avoir de bons yeux pour tout bien distinguer ? (GTA)

Bref, graphiquement ces trois jeux sont excellents. L'épisode londonien se permet même un petit hommage à l'Aston Martin de James Bond et à d'autres voitures connues comme la 2CV. Sans compter que l'annonce plus ou moins implicite des futurs jeux les plus vendus de la saga sur PS2 est très sympathique lorsque l'on découvre cette partie de la saga. Même si je dois avouer que j'ai du mal avec la modélisation de votre personnage et des munitions (une ligne de points pour symboliser une rafale de fusil d'assaut, j'ai vu mieux sur PS1).

Ensuite, niveau sonore. Comme dans les GTA modernes, vous pouvez écouter la radio et changer de chaîne. Bon ok, vous n'avez que deux stations dans le premier mais les bandes-son sont juste excellentes. Et le nombre de stations explose avec GTA 2, ainsi que le nombre des pistes. Au passage, fait amusant, chaque gang de bandits a sa radio préférée dans le 2. C'est d'ailleurs un bon tremplin pour parler du son en général, la qualité des voix, sons et bruitages est juste incroyable. Là où les graphismes très pixelisés de la Playstation bloquerait un joueur moderne, lui faire écouter la BO du jeu ne lui poserait aucun problème.

Pour le scenario (enfin, les scenarii), dans le premier jeu, votre but est simplement de vous faire connaître de la pègre pour devenir à votre tour un des plus grands bandits de la ville par le biais de missions (en tuant des gens ou en volant un véhicule par exemple). L'épisode de Londres a exactement le même système, à la différence que au lieu d'un personnage lambda, vous avez la possibilité d'incarner un des quatre héros proposés avec sa propre histoire et son background. Vous devrez ensuite accomplir approximativement les mêmes missions que dans le premier jeu mais en Angleterre... Pour GTA 2 enfin, le scénario est assez similaire. L'intrigue se déroule ''trois semaines dans le futur'' selon le manuel dans la ville de Anywhere City. Tiens ? Une piste pour le futur GTA VI ? Bref, vous vous trouvez en pleine guerre des gangs et vous devrez en tirer le maximum de profits pour votre gloire personnelle.


God save Britannia ... (GTA London 1969)

Se faire arrêter par les flics dans la Jaguar d'Austin Powers, c'est quand même un comble ! (GTA London 1969)

Tuer des gens, voler des voitures, écouter la radio et conduire comme un taré. Telle pourrait être résumée la saga mais le système de jeu est un peu plus complexe que cela. Dans le premier jeu, c'est vraiment l'âge de pierre, vous ne travaillez que pour vous même et effectuez des missions random pour vous faire un nom, pareil dans GTA London. Toutefois, les choses deviennent très intéressantes avec GTA 2. Le jeu introduit un système de respect via les gangs des zones. La ville est divisée en plusieurs zones et chaque zone est partagée en trois gangs. Vous pourrez gagner du respect envers un des gangs en travaillant pour eux ou au contraire en perdre en vous les mettant à dos.
De plus, on y introduit les indices de recherches avec les étoiles. Fini les barrages de flics surprises du premier jeu, ici c'est vraiment crescendo. Vous partez de deux patrouilles pour arriver à l'armée comme dans les GTA modernes. Bon ok, l'armée ne peut pas venir toute seule au début du jeu, il faut avoir avancé un minimum dans l'histoire. Mais c'est fun quand même et c'est surtout pas mal. Il y a de l'idée. Ça rend le jeu un peu moins linéaire.
Toutefois, malgré ces très bonnes idées instaurées dans le 2, j'ai eu du mal à accrocher au jeu pour une chose : le gameplay.

Vous avez tous les éléments récents comme le portable pour recevoir vos sms (sauf à Londres bien sûr, où les portables sont remplacés par des cabines téléphoniques), vous pouvez changer d'arme en un éclair et vous pouvez aller presque partout. Cependant, il y a quelques petits soucis. Déjà votre personnage est lent, je n'ai pas le souvenir que les GTA modernes le soient autant. Ce qui est paradoxal car vous allez parfois tellement vite en voiture que c'est parfois difficile d'éviter de se manger un autre véhicule, un bâtiment en dérapage ou un barrage de flics.
Justement, quant à parler de la précision, il faut savoir qu'à l'époque du premier jeu la manette dualshock n'existait pas encore (équipée de deux joysticks), et jouer là-dessus avec une croix directionnelle est juste insupportable. Enfin, cela aurait pu être plus dynamique mais la gestion des personnages est bien trop lente et cela se ressent trop durant les phases d'action. En fait, vous ne pouvez pas vous retourner aussi rapidement que dans un jeu de combat ou de plate-forme, vous devez faire un demi-tour bien lent et bien réaliste, ce qui fait que si vous aviez un bon angle de tir dans une direction et qu'on vous attaque par derrière, il faut changer de position pour avoir ceux de derrière et ensuite tenter de retrouver sa position initiale, ce qui n'est pas facile avec la précision de la croix directionnelle...
Il en va de même avec la voiture, comme je le disais, il est parfois difficile de pouvoir zigzaguer sans soucis au milieu des embouteillages tant la maniabilité est rigide et cela vous demandera de bonnes heures de jeu avant de pouvoir ENFIN maîtriser ce soucis de gameplay.

Bon avouez, faire venir l'armée pour le fun dans un GTA, on l'a tous fait ! (GTA 2)
Ahem... Ok, je l'avoue, le temps ne pardonne pas TOUT non plus... (GTA 2)

Et c'est vraiment dommage. C'est vraiment cette saleté de maniabilité qui rend le jeu difficilement plaisant de nos jours. Le jeu était plein de bonnes innovations qui seront reprises par la saga, il avait un scénario très correct et des musiques absolument géniales.
Enfin dernier point, comme il s'agit d'une compilation de trois jeux, cela veut dire trois fois plus de durée de vie ^_^ Comptez une trentaine d'heures par jeu pour espérer le finir dans sa globalité. Enfin, j'ai vu que des fous avaient eu le courage de finir les jeux à 100% et ça leur avait prit une bonne cinquantaine voire une centaine d'heures...

Comment conclure alors ? Franchement, j'ai beau râler sur le gameplay qui est assez rigide, ne vous sentez pas bloqué par cet aspect du jeu. Cela n'empêche en rien que l'on puisse apprécier les superbes musiques de radios, le charme des voitures un peu pixelisées ou l'ancêtre des open-world. D'autant plus que GTA 2, qui peut être joué avec une dualshock, est beaucoup plus agréable que ses comparses, autant visuellement qu'en terme de gameplay. Je suis très impressionné d'ailleurs par les effets de caméras qui ont été revus à la hausse dans cet épisode.
Pour résumer, je ne suis pas fan du tout de cette façon de jouer à GTA, surtout que j'ai été bien plus habitué avec la série des Driver à voir mon personnage à la troisième personne. Mais si on doit être objectif, alors oui je vous recommande les débuts de la saga GTA. Pas parfaite certes mais ce n'est franchement pas abominable à côté de certains jeux en 3D dans la même veine de cette époque comme Power Rangers Light Speed Rescue (qui est le seul exemple que j'ai sur une ville en 3D moche). De plus, la nostalgie et l'amour de la saga permettra aux gros fans d'en apprécier pleinement le contenu.

…


Mais je répète que ce n'est pas ma tasse de thé ;p


Note JV.com : 15/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15,8/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D/
Note Gamekult.com : 6,8/10
Note Personnelle : 14/20


N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

mardi 7 mars 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 7

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Insert coin to play!

Après avoir exploré les premières consoles de salon et l'âge d'or des micro-ordinateurs, Astérix a connu une petite phase sur borne d'arcade. Ce support étant toujours indétrônable à l'époque (et même encore aujourd'hui notamment au Japon), il était le moyen privilégié de porter une licence à succès sans se risquer de se casser les dents. Et les bons exemples sont nombreux ! Les Simpsons, les Tortues Ninja, Star Wars, Superman, etc. C'est donc au tour de nos deux compères de s'y essayer !

Épisode 7 : Astérix – Arcade – 1991.




Développé par le désormais studio culte Konami, c'est sur arcade que le village gaulois va connaître son plus grand succès vidéoludique ! Pour continuer de surfer sur sa vague de beat-them-up de qualité (Les Simpsons, Teenage Mutant Ninja Turtles), Konami remet le couvert et décide de prendre pour licence le numéro un des icônes françaises : Astérix. N'ayant étrangement jamais foulé le sol américain, le jeu connaîtra un incroyable succès au Japon et en Europe (enfin, surtout en France tant le jeu est parfait). La raison serait que le marché américain des jeux d'arcades était plus porté sur les jeux se jouant entre quatre et six joueurs, alors qu'Astérix ne pouvait supporter que deux joueurs. Argument peu logique quand on sait qu'à part incarner Astérix ou Obélix, les autres personnages ne sont généralement pas sur le devant de la scène.



Par où commencer lorsqu'il s'agit de revenir sur ce jeu ? Premièrement, il faut absolument souligner le niveau graphique du jeu qui est exceptionnel. Le moteur physique emprunte beaucoup à celui des deux gros autres succès de Konami sur arcade, à savoir les simpsons et les tortues ninja. Toutefois, l'univers est beaucoup plus coloré, chatoyant et vivant. Pour commencer, il faut reconnaître que la modélisation de tous les personnages, des héros aux ennemis en passant par les personnages en arrière-plan, est fantastique. Les mimiques des personnages sont très fidèles au dessin d'Albert Uderzo, on y retrouve toute la bonne humeur et l'humour de la BD rien qu'en voyant les sprites animés. Du pur bonheur.

Ça respire tellement l'esprit d'Astérix, on aurait presque l'impression de tourner les pages d'une BD.

Vous commencez le jeu au village gaulois pour repousser une énième invasion romaine sur une musique qui rappelle fortement le thème d'Astérix et la Surprise de César. La borne arbore fièrement deux sticks, chacun équipés de deux boutons. Un pour sauter et un pour frapper. Mais le jeu n'est pas aussi simple qu'un bête Double Dragon. En fonction des manœuvres exécutées, fous pourrez enchaîner plusieurs types de coups. Petites baffes, uppercut, se servir d'un romain comme marteau, l'envoyer balader, bref un éventail de coups très large et riche. Ce qui permet de revenir sur le niveau graphique, c'est exactement comme une de ces scènes de batailles contre les romains de la bande-dessinée, sauf qu'ici c'est animé.


Les ennemis, les animations, les décors, tout dans ce jeu est magnifique visuellement !

Au niveau sonore, ce sont tous les compositeurs des grands succès de Konami qui se sont mit ensemble pour recréer l'ambiance que l'on retrouve dans les dessins-animés (ce qui explique la ressemblance avec Astérix est là ! ). Les bruitages sont bien cartoonesques et ne rendent pas le jeu barbant pour autant, c'est parfaitement adapté à l'univers.

Des contrôles originaux et intuitifs, des graphismes géniaux même pour de l'arcade, des musiques géniales, mais ce n'est pas tout ! Le jeu regorge d'inventivité au niveau de sa durée de vie. Ici, il n'y a pas un scénario principal mais six aventures différentes qui correspondent aux niveaux. Et cerise sur le gâteau, elles sont en français (autant le souligner, un jeu d'arcade de cette époque en français était rarissime).

Si tout cela ne vous suffit pas, qu'est-ce qu'il vous faudra ?!

Plein d'univers différents tirés des albums de la BD, ce qui signifie donc des niveaux variés ! Les niveaux sont tout aussi travaillés que les personnages. En partant du village gaulois au Colisée de Rome, tout a été soigné jusque dans les moindres détails. De plus, les niveaux font preuve d'une grande inventivité pour leur présentation ! Combats sur tapis volant, utilisation de chariots, à la nage, tout est bon pour rappeler la BD. Sans compter que la durée de vie se trouve encore plus allongée par la présence de deux mini-jeux bonus, une course de char et un éclate-tonneaux. De quoi avoir quelques bonnes heures de jeu sans jamais perdre en plaisir.

On voyage toujours avec Astérix. Mais les moyens de transports surprennent toujours un peu...

Sans compter que l'intelligence artificielle a su être bien gérée. Les romains ne sont pas trop stupides et les boss proposent une difficulté progressive qui s'adapte à la progression du niveau du joueur. Plus vous irez loin, plus vous devrez vous attendre à de la résistance de la part de l'envahisseur (c'est un comble !).


Bien mieux que du Track & Field remit au goût du jour !

Pour conclure, après une période plutôt médiocre offerte par Atari et Coktel Vision, Konami effectue un retour en force avec la licence pour proposer un superbe sans-fautes. Graphiquement, musicalement, au niveau des contrôles, de la durée de vie, du scénario, ce jeu est parfait. Même encore aujourd'hui, il n'a pas prit une ride. Et rien que d'entendre César admettre sa défaite de vive voix à la fin du jeu le prouve. Probablement une des meilleures adaptations d'Astérix en jeu vidéo et également une grande page de l'Histoire des jeux vidéos.

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix 
Date de sortie en France : 1991
Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Intérêt en ludothèque : 5/5
Intérêt en Collection : 5/5
Côte : 120 à 200€ en loose

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos

mardi 28 février 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 6

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Panoramix est devenu fou !

Comme nous l'avions vu au précédent épisode, les micro-ordinateurs prennent de plus en plus de place dans le marché du jeu vidéo et du multimédia. Coktel Vision, après un épisode plutôt moyen, décide de remettre le couvert avec un nouveau jeu autour du petit gaulois moustachu basé sur le dernier film d'animation de Gaumont du même nom, dernier de la trilogie Astérix démarrée en 1986 avec Astérix chez les Bretons.

Épisode 6 : Astérix et le Coup du menhir – Multi Support – 1989.





Le jeu est sortit en 1989 sur les plus gros supports techniques de l'époque, l'Amiga 500, l'Atari ST, le Hercules et le PC. Sur le papier, on pourrait s'attendre à un jeu d'une grande qualité comparé à ce qu'il se fait sur consoles à la même époque. Malheureusement, Coktel Vision va nous démontrer qu'un support technique avancé n'est pas toujours signe de qualité. Le premier avantage toutefois par rapport aux précédentes productions du studio est que quelque soit la version choisie, la qualité sera toujours au même niveau pour toutes les composantes du jeu (graphismes, sons, gameplay).

Pour décrire le jeu, on pourrait penser à une sorte de remake d'Astérix et la Potion Magique de l'épisode 3. En effet, bien que les graphismes fussent améliorés, les mécaniques de gameplay ainsi que l'objectif du jeu, voire même l'ensemble du jeu sont copiées sur le premier jeu gaulois de Coktel Vision...

Le scénario est simple, il reprend celui du film de 1989, à savoir une combinaison entre les albums Le Devin et Le Combat des Chefs. Suite à une tentative de capture du vénérable druide par les romains, la situation vire au drame lorsque Obélix provoque leur fuite en jetant un menhir sur ce pauvre Panoramix. De retour au village, les gaulois constatent avec étonnement et inquiétude que leur druide est devenu fou. Tandis que les romains se tiennent tranquilles et que le druide amnésique se repose, un charlatant se faisant passer pour un devin profite de la crédulité des gaulois pour gagner leur confiance. S'en suivra une perte de confiance envers Astérix, Obélix et leur druide qui a en plus oublié la recette de la potion magique.

Le jeu s'ouvre sur une petite animation illustrant la folie de Panoramix. Le seul passage du jeu accompagné de musique...

Le but du jeu est donc simple, explorer les différents tableaux se trouvant aux alentours du village pour récupérer des ingrédients pour fabriquer une potion. Le scénario et l'objectif suivent certes l'esprit du film, c'est en essayant de faire de la potion magique que Panoramix retrouve (accidentellement) la mémoire. Mais ici, le but n'est plus de faire de la potion magique mais bien de lui rendre la mémoire. Et c'est sur ce point que l'on peut commencer à s'attarder. Ce jeu fait beaucoup trop référence à Astérix et la Potion Magique. But identique, visuellement le même principe. Les tableaux sont seulement plus nombreux et détaillés. Et encore, ce n'est pas le plus gros problème. Dans le premier jeu, Astérix disposait d'une liste établie par un Panoramix en bonne santé. Ici, nous devons nous-même chercher des ingrédients au hasard en suivant quelques conseils d'un Panoramix devenu fou.

Trouver tous les ingrédients demandés par le druide ne sera pas toujours suffisant pour espérer le guérir.

En faisant abstraction de cette ressemblance troublante, le jeu commence dans le village gaulois où vous avez la possibilité de vous promener de tableaux en tableaux. Vous pourrez y croiser Cétautomatix qui bat le fer, Ordralfabétix qui vend ses poissons à la criée, quelques villageois et un vendeur d'amphores (original, les derniers vendeur de boissons vus dans un album étaient la petite auberge dans La Serpe d'Or et Orthopédix dans Le Cadeau de César).

Les ingrédients peuvent donc être ramassés dans le village, la forêt ou le camp romain, mais petite originalité, certains peuvent être achetés avec des sesterces. Ces sesterces, vous pourrez en récupérer en jouant aux dés avec des romains dans leur camp ou contre le devin. Petit point sympathique qui fait varier l'expérience de jeu mais qui est hélas relativement court...

L'interface du jeu est très bien pensée.

Mais il reste un petit soucis. Récupérer les ingrédients ne sera pas la tâche la plus compliquée, loin de là. Votre inventaire est relativement imposant, vous avez la faculté de récupérer une serpe d'or pour diminuer votre consommation d'énergie (qui donc baisse plus lentement qu'en temps normal), et avec ce genre de petits items vous pourrez tromper la vigilance des romains, car petit rappel : vous n'avez pas de potion magique ! Il faudra donc jouer sur la ruse.
La mission la plus compliquée sera de combiner les bons ingrédients entre eux pour tomber sur la bonne combinaison qui guérira le druide. Or il existe une bonne vingtaine de combinaisons différentes selon le manuel et chaque ingrédient peut n'être utilisé que trois fois, au delà il faudra aller en rechercher un autre... Problème numéro deux, faire goûter des mauvaises potions au druide à répétition fera empirer son état et à partir d'un certain moment, c'est le game over. Heureusement, il existe un moyen d'éviter le pire, c'est comme dans le film la capture d'un romain en guise de cobaye.

Et c'est là le principal problème du jeu. Certes, les mécaniques sont bien pensées et le jeu suit très fidèlement le film dans toute sa réalisation. Il a même de petites originalités histoire de créer un petit plus à l’œuvre originale. Mais c'est tellement difficile et basé sur le hasard que finir le jeu relève de l'exploit. Comparé à la potion magique, il n'y a pas besoin de se presser puisque Bonemine se fera un plaisir de vous préparer un banquet. Mais le nombre de combinaisons est tellement grand et les ingrédients prennent tellement de temps à être récupérés que cela ruine en partie l'expérience de jeu...

Il faut toutefois s'attarder sur le reste du jeu. Graphiquement, le jeu est magnifique. Tous les tableaux sont soignés, colorés et vivants. Il n'y a rien à dire, les tableaux en forêt font même penser aux plans du film tant ils sont jolis.

Même la version Hercules est plutôt jolie.

Pour le gameplay, le manuel se suffit à lui même pour expliquer les contrôles très simples du jeu, qui se jouent au passage très agréablement sur un clavier. La durée de vie reste quant à elle très honorable puisque la difficulté et les petites phases de jeux de dés l'augmentent sans altérer la qualité du jeu.

La douche froide est par contre au niveau sonore. Le sound design est bien pensé et choisit, mais au niveau des musiques, c'est très pauvre. Seulement une musique : celle de l'introduction. Vraiment dommage.

C'est le constat que l'on peut finalement tirer de ce jeu : vraiment dommage. Il a eu beaucoup de travail visiblement, des innovations, de la réflexion, tout a été pensé pour faire un bon jeu autour de l’œuvre originale. Mais les développeurs ont trop voulu s'en rapprocher et le jeu se retrouve cantonné à sa seule histoire. Aucun autre objectif annexe, pas de fin alternative. C'est uniquement du good ou bad ending... Si on ajoute à cela l'absence de musiques et la difficulté hasardeuse, cela gâche un peu le résultat. De très bonnes idées mais un résultat très très moyen...

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix Le coup du Menhir
Date de sortie en France : 1989
Éditeur : Nathan Logiciels
Développeur : Coktel Vision
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 3/5
Côte : 5€ en loose
          20€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos

mardi 21 février 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 5

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Le pays des mille et une heures de jeu...

Les micro-ordinateurs prennent de plus en plus d'ampleur dans le milieu du jeu vidéo, la nouvelle génération composée des Atari ST, des Amiga 500 et des premiers PC rivalise sans aucun problème avec les consoles de jeux. Au point que l'on commence à les utiliser pour des tâches plus techniques comme nous le ferions aujourd'hui, pour de l'animation par exemple. Pour note d'ailleurs, la célèbre émission DK TV sur France 2 animait Donkey Kong avec des Atari ST. Mais le principal périphérique de cet outil reste encore le jeu vidéo. Après avoir passé la main à Beam Software, Coktel Vision reprend le flambeau de la saga Astérix en se basant sur le 28ème album de la série : Astérix Chez Rahàzade.

Épisode 5: Astérix Chez Rahàzade – Multi Support – 1987.





Sortit sur PC, Atari ST, Amiga 500, Amstrad CPC , Thomson MO5 et Commodore 64, le jeu a au moins la particularité d'être relativement similaire de versions en versions. Pas de vraies différences graphiques à noter, seulement que les images de l'album sont plus ou moins pixelisées en fonction de la puissance de la machine. Ce qui est notamment flagrant sur les versions Amstrad et Commodore. Mais au moins, le jeu reste le même, que ce soit au niveau du gameplay, le scénario ou le sound design.




Le jeu est scindé en deux parties bien distinctes. La première et la plus importante consiste en un jeu de Point'n Click où vous revisiterez l'album de façon très fidèle. Il est intéressant d'ailleurs de noter que ce jeu est le seul jeu Astérix à se baser uniquement sur un album et ce de façon stricte (à la différence d'Astérix et la potion magique qui lui s’inspirait d'Astérix le Gaulois mais dans les grandes lignes seulement). Vous devrez cliquer sur les bons personnages et choisir les bonnes répliques aux nombreux dialogues du jeu pour parvenir à temps en Inde pour sauver la princesse Rahàzade. La deuxième partie est beaucoup plus ''amusante'' car elle consiste en une parodie de Pac-Man. En effet, il vous arrivera de faire quelques escales durant votre voyage où vous vous retrouverez à terre dans un camp romain, sur un bateau pirate ou dans une ville perse avec des objectifs diverses. Récupérer des sesterces (pour rembourser Moralélastix dans Astérix et le Chaudron ?) ou éliminer les ennemis présents comme des romains ou des gladiateurs.

Ici, pas de réel écran-titre, le jeu démarre directement sur la première image de l'album (Amstrad)

L'avantage premier est donc une fidélité parfaite au scénario de la bande-dessinée, et juger ce scénario reviendrait à juger celui de la BD, mais ce n'est pas le but de la rubrique. On remarquera quelques libertés toutefois prises afin de rallonger la durée de vie. En effet, comme le jeu consiste en un Point'n Click, vous avez beaucoup de possibilités de déroulement du jeu. Mais l'album n'est pas si long (et surtout le voyage en tapis volant qui ne fait que quelques pages). Il a donc fallu rajouter d'autres passages pour le jeu et notamment de très nombreux atterrissages en catastrophe au dessus d'un camp romain ou pour une chasse aux sangliers.

Le jeu retrace l'album très fidèlement, chose assez rare chez Astérix (Thomson)

Le jeu commence évidemment au village gaulois comme dans l'album et Kiçàh le fakir embarque Astérix, Obélix, Idéfix et Assurancetourix pour l'Inde. Comme tout point'n click, vous devrez cliquer sur un personnage et choisir son dialogue. Certains choix déclencheront certaines escales, d'autres non. Toutefois, certaines escales seront obligatoires car fidèles à l'album (le voyage à Rome, à Olympie ou sur le bateau des pirates). Chacune de ces escales seront entrecoupées de petites escales moins importantes où vous devrez chasser le sanglier ou baffer des romains. C'est simple. Même un peu trop simple d'ailleurs.

Enfin, pas si simple, puisque la moindre petite erreur peur faire chuter Kiçàh dans la mer, et si vous n'êtes pas assez loin dans le jeu, Epidemaïs vous ramènera au village, vous obligeant à tout recommencer.
Les phases en style Pac-Man sont heureusement plus simples. Bon quoi que ! Vous devez échapper aux ennemis qui vous poursuivent évidemment, mais ils n'apparaissent pas deux fois au même endroit et vous non plus, comme cela pourrait être le cas dans un Pac-Man. Ici, vous apparaissez de manière aléatoire sur le plateau de jeu et les ennemis également. Cela ne pose pas de gros problèmes me direz-vous ? Sauf peut-être si les ennemis apparaissent juste à côté de vous, et qu'en à peine 2 secondes, vous vous retrouviez déjà hors jeu. Et vous conviendrez qu'il est difficile en 2 secondes de scruter toute la carte pour trouver votre personnage, les ennemis les plus proches de vous et quel chemin prendre pour les éviter.


D'un support à l'autre, la conversion pique les yeux ! (Atari & Thomson)

Bref, si le gameplay paraît simple, le niveau son et bruitages l'est également. La seule musique que j'ai eu à entendre dans le jeu était au début de l'introduction avec une reprise du thème des 12 Travaux d'Astérix. Et encore, le thème en question n'est reconnaissable que sur Amiga 500 ou Atari ST, la première fois que j'ai essayé le jeu c'était sur Thomson et je n'avais pas reconnu la-dite musique... Autrement, seulement une ribambelle de bips incessants et insupportables (surtout dans les phases puzzle).

Le niveau graphique est partagé quant à lui... Les phases Point'n click sont très fidèles à l'esprit de la bande-dessinée (en même temps ce sont des cases de l'album). Mais la partie puzzle est beaucoup moins travaillée, et alors que nous avions un Astérix relativement détaillé et reconnaissable sur Atari, ici il est méconnaissable tant il est petit composé de peu de pixels. De même pour les ennemis. Seul Obélix est plutôt reconnaissable.
Pour les différentes versions du jeu sur ordinateurs, les versions PC, Atari et Amiga sont presque identiques. Mais les versions Amstrad, Thomson et Commodore sont très (trop ?) pixelisées. Et la qualité des cases de BD qui faisait le charme du jeu s'efface pour laisser place à un ersatz du jeu original.
Plus on avance dans le jeu, la qualité d'image devient cruciale pour suivre l'histoire et pour correctement interagir avec chaque personnage. Point qui devient désastreux sur les ordinateurs peu puissants (Amstrad)

La durée de vie quant à elle est plutôt longue. Comptez de nombreuses fois à recommencer le jeu depuis le début pour éviter une fausse manœuvre, les parties puzzle qui s'enchaînent, etc. Autrement, il vous faudra bien compter 2 à 3 heures de jeu pour le terminer, et encore, cela en connaissant le jeu par cœur.

Mais malgré quelques bonnes idées et une excellente volonté de fidélité à l’œuvre originale, il faut malheureusement conclure sur une fausse note. Le jeu n'est pas franchement mauvais à proprement parler mais cette accumulation de de petites déceptions telles que les bruitages peu travaillés, les cases trop pixelisées, et disons-le la difficulté assez ardue ruinent le plaisir de jeu au point de décourager le joueur d'arriver jusqu'à l'écran de fin. Ce n'est pas un mauvais jeu, mais il est préférable d'être de nature tolérante pour pouvoir pleinement profiter de ce genre de jeu.

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix chez Rahàzade
Date de sortie en France : 1987
Éditeur : Cedic Nathan
Développeur : Coktel Vision
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 5/5
Côte : 20 à 40€ en loose
          50 à 100€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos
- CPCRulez.fr