mardi 7 mars 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 7

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Insert coin to play!

Après avoir exploré les premières consoles de salon et l'âge d'or des micro-ordinateurs, Astérix a connu une petite phase sur borne d'arcade. Ce support étant toujours indétrônable à l'époque (et même encore aujourd'hui notamment au Japon), il était le moyen privilégié de porter une licence à succès sans se risquer de se casser les dents. Et les bons exemples sont nombreux ! Les Simpsons, les Tortues Ninja, Star Wars, Superman, etc. C'est donc au tour de nos deux compères de s'y essayer !

Épisode 7 : Astérix – Arcade – 1991.




Développé par le désormais studio culte Konami, c'est sur arcade que le village gaulois va connaître son plus grand succès vidéoludique ! Pour continuer de surfer sur sa vague de beat-them-up de qualité (Les Simpsons, Teenage Mutant Ninja Turtles), Konami remet le couvert et décide de prendre pour licence le numéro un des icônes françaises : Astérix. N'ayant étrangement jamais foulé le sol américain, le jeu connaîtra un incroyable succès au Japon et en Europe (enfin, surtout en France tant le jeu est parfait). La raison serait que le marché américain des jeux d'arcades était plus porté sur les jeux se jouant entre quatre et six joueurs, alors qu'Astérix ne pouvait supporter que deux joueurs. Argument peu logique quand on sait qu'à part incarner Astérix ou Obélix, les autres personnages ne sont généralement pas sur le devant de la scène.



Par où commencer lorsqu'il s'agit de revenir sur ce jeu ? Premièrement, il faut absolument souligner le niveau graphique du jeu qui est exceptionnel. Le moteur physique emprunte beaucoup à celui des deux gros autres succès de Konami sur arcade, à savoir les simpsons et les tortues ninja. Toutefois, l'univers est beaucoup plus coloré, chatoyant et vivant. Pour commencer, il faut reconnaître que la modélisation de tous les personnages, des héros aux ennemis en passant par les personnages en arrière-plan, est fantastique. Les mimiques des personnages sont très fidèles au dessin d'Albert Uderzo, on y retrouve toute la bonne humeur et l'humour de la BD rien qu'en voyant les sprites animés. Du pur bonheur.

Ça respire tellement l'esprit d'Astérix, on aurait presque l'impression de tourner les pages d'une BD.

Vous commencez le jeu au village gaulois pour repousser une énième invasion romaine sur une musique qui rappelle fortement le thème d'Astérix et la Surprise de César. La borne arbore fièrement deux sticks, chacun équipés de deux boutons. Un pour sauter et un pour frapper. Mais le jeu n'est pas aussi simple qu'un bête Double Dragon. En fonction des manœuvres exécutées, fous pourrez enchaîner plusieurs types de coups. Petites baffes, uppercut, se servir d'un romain comme marteau, l'envoyer balader, bref un éventail de coups très large et riche. Ce qui permet de revenir sur le niveau graphique, c'est exactement comme une de ces scènes de batailles contre les romains de la bande-dessinée, sauf qu'ici c'est animé.


Les ennemis, les animations, les décors, tout dans ce jeu est magnifique visuellement !

Au niveau sonore, ce sont tous les compositeurs des grands succès de Konami qui se sont mit ensemble pour recréer l'ambiance que l'on retrouve dans les dessins-animés (ce qui explique la ressemblance avec Astérix est là ! ). Les bruitages sont bien cartoonesques et ne rendent pas le jeu barbant pour autant, c'est parfaitement adapté à l'univers.

Des contrôles originaux et intuitifs, des graphismes géniaux même pour de l'arcade, des musiques géniales, mais ce n'est pas tout ! Le jeu regorge d'inventivité au niveau de sa durée de vie. Ici, il n'y a pas un scénario principal mais six aventures différentes qui correspondent aux niveaux. Et cerise sur le gâteau, elles sont en français (autant le souligner, un jeu d'arcade de cette époque en français était rarissime).

Si tout cela ne vous suffit pas, qu'est-ce qu'il vous faudra ?!

Plein d'univers différents tirés des albums de la BD, ce qui signifie donc des niveaux variés ! Les niveaux sont tout aussi travaillés que les personnages. En partant du village gaulois au Colisée de Rome, tout a été soigné jusque dans les moindres détails. De plus, les niveaux font preuve d'une grande inventivité pour leur présentation ! Combats sur tapis volant, utilisation de chariots, à la nage, tout est bon pour rappeler la BD. Sans compter que la durée de vie se trouve encore plus allongée par la présence de deux mini-jeux bonus, une course de char et un éclate-tonneaux. De quoi avoir quelques bonnes heures de jeu sans jamais perdre en plaisir.

On voyage toujours avec Astérix. Mais les moyens de transports surprennent toujours un peu...

Sans compter que l'intelligence artificielle a su être bien gérée. Les romains ne sont pas trop stupides et les boss proposent une difficulté progressive qui s'adapte à la progression du niveau du joueur. Plus vous irez loin, plus vous devrez vous attendre à de la résistance de la part de l'envahisseur (c'est un comble !).


Bien mieux que du Track & Field remit au goût du jour !

Pour conclure, après une période plutôt médiocre offerte par Atari et Coktel Vision, Konami effectue un retour en force avec la licence pour proposer un superbe sans-fautes. Graphiquement, musicalement, au niveau des contrôles, de la durée de vie, du scénario, ce jeu est parfait. Même encore aujourd'hui, il n'a pas prit une ride. Et rien que d'entendre César admettre sa défaite de vive voix à la fin du jeu le prouve. Probablement une des meilleures adaptations d'Astérix en jeu vidéo et également une grande page de l'Histoire des jeux vidéos.

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix 
Date de sortie en France : 1991
Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Intérêt en ludothèque : 5/5
Intérêt en Collection : 5/5
Côte : 120 à 200€ en loose

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos

mardi 28 février 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 6

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Panoramix est devenu fou !

Comme nous l'avions vu au précédent épisode, les micro-ordinateurs prennent de plus en plus de place dans le marché du jeu vidéo et du multimédia. Coktel Vision, après un épisode plutôt moyen, décide de remettre le couvert avec un nouveau jeu autour du petit gaulois moustachu basé sur le dernier film d'animation de Gaumont du même nom, dernier de la trilogie Astérix démarrée en 1986 avec Astérix chez les Bretons.

Épisode 6 : Astérix et le Coup du menhir – Multi Support – 1989.





Le jeu est sortit en 1989 sur les plus gros supports techniques de l'époque, l'Amiga 500, l'Atari ST, le Hercules et le PC. Sur le papier, on pourrait s'attendre à un jeu d'une grande qualité comparé à ce qu'il se fait sur consoles à la même époque. Malheureusement, Coktel Vision va nous démontrer qu'un support technique avancé n'est pas toujours signe de qualité. Le premier avantage toutefois par rapport aux précédentes productions du studio est que quelque soit la version choisie, la qualité sera toujours au même niveau pour toutes les composantes du jeu (graphismes, sons, gameplay).

Pour décrire le jeu, on pourrait penser à une sorte de remake d'Astérix et la Potion Magique de l'épisode 3. En effet, bien que les graphismes fussent améliorés, les mécaniques de gameplay ainsi que l'objectif du jeu, voire même l'ensemble du jeu sont copiées sur le premier jeu gaulois de Coktel Vision...

Le scénario est simple, il reprend celui du film de 1989, à savoir une combinaison entre les albums Le Devin et Le Combat des Chefs. Suite à une tentative de capture du vénérable druide par les romains, la situation vire au drame lorsque Obélix provoque leur fuite en jetant un menhir sur ce pauvre Panoramix. De retour au village, les gaulois constatent avec étonnement et inquiétude que leur druide est devenu fou. Tandis que les romains se tiennent tranquilles et que le druide amnésique se repose, un charlatant se faisant passer pour un devin profite de la crédulité des gaulois pour gagner leur confiance. S'en suivra une perte de confiance envers Astérix, Obélix et leur druide qui a en plus oublié la recette de la potion magique.

Le jeu s'ouvre sur une petite animation illustrant la folie de Panoramix. Le seul passage du jeu accompagné de musique...

Le but du jeu est donc simple, explorer les différents tableaux se trouvant aux alentours du village pour récupérer des ingrédients pour fabriquer une potion. Le scénario et l'objectif suivent certes l'esprit du film, c'est en essayant de faire de la potion magique que Panoramix retrouve (accidentellement) la mémoire. Mais ici, le but n'est plus de faire de la potion magique mais bien de lui rendre la mémoire. Et c'est sur ce point que l'on peut commencer à s'attarder. Ce jeu fait beaucoup trop référence à Astérix et la Potion Magique. But identique, visuellement le même principe. Les tableaux sont seulement plus nombreux et détaillés. Et encore, ce n'est pas le plus gros problème. Dans le premier jeu, Astérix disposait d'une liste établie par un Panoramix en bonne santé. Ici, nous devons nous-même chercher des ingrédients au hasard en suivant quelques conseils d'un Panoramix devenu fou.

Trouver tous les ingrédients demandés par le druide ne sera pas toujours suffisant pour espérer le guérir.

En faisant abstraction de cette ressemblance troublante, le jeu commence dans le village gaulois où vous avez la possibilité de vous promener de tableaux en tableaux. Vous pourrez y croiser Cétautomatix qui bat le fer, Ordralfabétix qui vend ses poissons à la criée, quelques villageois et un vendeur d'amphores (original, les derniers vendeur de boissons vus dans un album étaient la petite auberge dans La Serpe d'Or et Orthopédix dans Le Cadeau de César).

Les ingrédients peuvent donc être ramassés dans le village, la forêt ou le camp romain, mais petite originalité, certains peuvent être achetés avec des sesterces. Ces sesterces, vous pourrez en récupérer en jouant aux dés avec des romains dans leur camp ou contre le devin. Petit point sympathique qui fait varier l'expérience de jeu mais qui est hélas relativement court...

L'interface du jeu est très bien pensée.

Mais il reste un petit soucis. Récupérer les ingrédients ne sera pas la tâche la plus compliquée, loin de là. Votre inventaire est relativement imposant, vous avez la faculté de récupérer une serpe d'or pour diminuer votre consommation d'énergie (qui donc baisse plus lentement qu'en temps normal), et avec ce genre de petits items vous pourrez tromper la vigilance des romains, car petit rappel : vous n'avez pas de potion magique ! Il faudra donc jouer sur la ruse.
La mission la plus compliquée sera de combiner les bons ingrédients entre eux pour tomber sur la bonne combinaison qui guérira le druide. Or il existe une bonne vingtaine de combinaisons différentes selon le manuel et chaque ingrédient peut n'être utilisé que trois fois, au delà il faudra aller en rechercher un autre... Problème numéro deux, faire goûter des mauvaises potions au druide à répétition fera empirer son état et à partir d'un certain moment, c'est le game over. Heureusement, il existe un moyen d'éviter le pire, c'est comme dans le film la capture d'un romain en guise de cobaye.

Et c'est là le principal problème du jeu. Certes, les mécaniques sont bien pensées et le jeu suit très fidèlement le film dans toute sa réalisation. Il a même de petites originalités histoire de créer un petit plus à l’œuvre originale. Mais c'est tellement difficile et basé sur le hasard que finir le jeu relève de l'exploit. Comparé à la potion magique, il n'y a pas besoin de se presser puisque Bonemine se fera un plaisir de vous préparer un banquet. Mais le nombre de combinaisons est tellement grand et les ingrédients prennent tellement de temps à être récupérés que cela ruine en partie l'expérience de jeu...

Il faut toutefois s'attarder sur le reste du jeu. Graphiquement, le jeu est magnifique. Tous les tableaux sont soignés, colorés et vivants. Il n'y a rien à dire, les tableaux en forêt font même penser aux plans du film tant ils sont jolis.

Même la version Hercules est plutôt jolie.

Pour le gameplay, le manuel se suffit à lui même pour expliquer les contrôles très simples du jeu, qui se jouent au passage très agréablement sur un clavier. La durée de vie reste quant à elle très honorable puisque la difficulté et les petites phases de jeux de dés l'augmentent sans altérer la qualité du jeu.

La douche froide est par contre au niveau sonore. Le sound design est bien pensé et choisit, mais au niveau des musiques, c'est très pauvre. Seulement une musique : celle de l'introduction. Vraiment dommage.

C'est le constat que l'on peut finalement tirer de ce jeu : vraiment dommage. Il a eu beaucoup de travail visiblement, des innovations, de la réflexion, tout a été pensé pour faire un bon jeu autour de l’œuvre originale. Mais les développeurs ont trop voulu s'en rapprocher et le jeu se retrouve cantonné à sa seule histoire. Aucun autre objectif annexe, pas de fin alternative. C'est uniquement du good ou bad ending... Si on ajoute à cela l'absence de musiques et la difficulté hasardeuse, cela gâche un peu le résultat. De très bonnes idées mais un résultat très très moyen...

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix Le coup du Menhir
Date de sortie en France : 1989
Éditeur : Nathan Logiciels
Développeur : Coktel Vision
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 3/5
Côte : 5€ en loose
          20€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos

mardi 21 février 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 5

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Le pays des mille et une heures de jeu...

Les micro-ordinateurs prennent de plus en plus d'ampleur dans le milieu du jeu vidéo, la nouvelle génération composée des Atari ST, des Amiga 500 et des premiers PC rivalise sans aucun problème avec les consoles de jeux. Au point que l'on commence à les utiliser pour des tâches plus techniques comme nous le ferions aujourd'hui, pour de l'animation par exemple. Pour note d'ailleurs, la célèbre émission DK TV sur France 2 animait Donkey Kong avec des Atari ST. Mais le principal périphérique de cet outil reste encore le jeu vidéo. Après avoir passé la main à Beam Software, Coktel Vision reprend le flambeau de la saga Astérix en se basant sur le 28ème album de la série : Astérix Chez Rahàzade.

Épisode 5: Astérix Chez Rahàzade – Multi Support – 1987.





Sortit sur PC, Atari ST, Amiga 500, Amstrad CPC , Thomson MO5 et Commodore 64, le jeu a au moins la particularité d'être relativement similaire de versions en versions. Pas de vraies différences graphiques à noter, seulement que les images de l'album sont plus ou moins pixelisées en fonction de la puissance de la machine. Ce qui est notamment flagrant sur les versions Amstrad et Commodore. Mais au moins, le jeu reste le même, que ce soit au niveau du gameplay, le scénario ou le sound design.




Le jeu est scindé en deux parties bien distinctes. La première et la plus importante consiste en un jeu de Point'n Click où vous revisiterez l'album de façon très fidèle. Il est intéressant d'ailleurs de noter que ce jeu est le seul jeu Astérix à se baser uniquement sur un album et ce de façon stricte (à la différence d'Astérix et la potion magique qui lui s’inspirait d'Astérix le Gaulois mais dans les grandes lignes seulement). Vous devrez cliquer sur les bons personnages et choisir les bonnes répliques aux nombreux dialogues du jeu pour parvenir à temps en Inde pour sauver la princesse Rahàzade. La deuxième partie est beaucoup plus ''amusante'' car elle consiste en une parodie de Pac-Man. En effet, il vous arrivera de faire quelques escales durant votre voyage où vous vous retrouverez à terre dans un camp romain, sur un bateau pirate ou dans une ville perse avec des objectifs diverses. Récupérer des sesterces (pour rembourser Moralélastix dans Astérix et le Chaudron ?) ou éliminer les ennemis présents comme des romains ou des gladiateurs.

Ici, pas de réel écran-titre, le jeu démarre directement sur la première image de l'album (Amstrad)

L'avantage premier est donc une fidélité parfaite au scénario de la bande-dessinée, et juger ce scénario reviendrait à juger celui de la BD, mais ce n'est pas le but de la rubrique. On remarquera quelques libertés toutefois prises afin de rallonger la durée de vie. En effet, comme le jeu consiste en un Point'n Click, vous avez beaucoup de possibilités de déroulement du jeu. Mais l'album n'est pas si long (et surtout le voyage en tapis volant qui ne fait que quelques pages). Il a donc fallu rajouter d'autres passages pour le jeu et notamment de très nombreux atterrissages en catastrophe au dessus d'un camp romain ou pour une chasse aux sangliers.

Le jeu retrace l'album très fidèlement, chose assez rare chez Astérix (Thomson)

Le jeu commence évidemment au village gaulois comme dans l'album et Kiçàh le fakir embarque Astérix, Obélix, Idéfix et Assurancetourix pour l'Inde. Comme tout point'n click, vous devrez cliquer sur un personnage et choisir son dialogue. Certains choix déclencheront certaines escales, d'autres non. Toutefois, certaines escales seront obligatoires car fidèles à l'album (le voyage à Rome, à Olympie ou sur le bateau des pirates). Chacune de ces escales seront entrecoupées de petites escales moins importantes où vous devrez chasser le sanglier ou baffer des romains. C'est simple. Même un peu trop simple d'ailleurs.

Enfin, pas si simple, puisque la moindre petite erreur peur faire chuter Kiçàh dans la mer, et si vous n'êtes pas assez loin dans le jeu, Epidemaïs vous ramènera au village, vous obligeant à tout recommencer.
Les phases en style Pac-Man sont heureusement plus simples. Bon quoi que ! Vous devez échapper aux ennemis qui vous poursuivent évidemment, mais ils n'apparaissent pas deux fois au même endroit et vous non plus, comme cela pourrait être le cas dans un Pac-Man. Ici, vous apparaissez de manière aléatoire sur le plateau de jeu et les ennemis également. Cela ne pose pas de gros problèmes me direz-vous ? Sauf peut-être si les ennemis apparaissent juste à côté de vous, et qu'en à peine 2 secondes, vous vous retrouviez déjà hors jeu. Et vous conviendrez qu'il est difficile en 2 secondes de scruter toute la carte pour trouver votre personnage, les ennemis les plus proches de vous et quel chemin prendre pour les éviter.


D'un support à l'autre, la conversion pique les yeux ! (Atari & Thomson)

Bref, si le gameplay paraît simple, le niveau son et bruitages l'est également. La seule musique que j'ai eu à entendre dans le jeu était au début de l'introduction avec une reprise du thème des 12 Travaux d'Astérix. Et encore, le thème en question n'est reconnaissable que sur Amiga 500 ou Atari ST, la première fois que j'ai essayé le jeu c'était sur Thomson et je n'avais pas reconnu la-dite musique... Autrement, seulement une ribambelle de bips incessants et insupportables (surtout dans les phases puzzle).

Le niveau graphique est partagé quant à lui... Les phases Point'n click sont très fidèles à l'esprit de la bande-dessinée (en même temps ce sont des cases de l'album). Mais la partie puzzle est beaucoup moins travaillée, et alors que nous avions un Astérix relativement détaillé et reconnaissable sur Atari, ici il est méconnaissable tant il est petit composé de peu de pixels. De même pour les ennemis. Seul Obélix est plutôt reconnaissable.
Pour les différentes versions du jeu sur ordinateurs, les versions PC, Atari et Amiga sont presque identiques. Mais les versions Amstrad, Thomson et Commodore sont très (trop ?) pixelisées. Et la qualité des cases de BD qui faisait le charme du jeu s'efface pour laisser place à un ersatz du jeu original.
Plus on avance dans le jeu, la qualité d'image devient cruciale pour suivre l'histoire et pour correctement interagir avec chaque personnage. Point qui devient désastreux sur les ordinateurs peu puissants (Amstrad)

La durée de vie quant à elle est plutôt longue. Comptez de nombreuses fois à recommencer le jeu depuis le début pour éviter une fausse manœuvre, les parties puzzle qui s'enchaînent, etc. Autrement, il vous faudra bien compter 2 à 3 heures de jeu pour le terminer, et encore, cela en connaissant le jeu par cœur.

Mais malgré quelques bonnes idées et une excellente volonté de fidélité à l’œuvre originale, il faut malheureusement conclure sur une fausse note. Le jeu n'est pas franchement mauvais à proprement parler mais cette accumulation de de petites déceptions telles que les bruitages peu travaillés, les cases trop pixelisées, et disons-le la difficulté assez ardue ruinent le plaisir de jeu au point de décourager le joueur d'arriver jusqu'à l'écran de fin. Ce n'est pas un mauvais jeu, mais il est préférable d'être de nature tolérante pour pouvoir pleinement profiter de ce genre de jeu.

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix chez Rahàzade
Date de sortie en France : 1987
Éditeur : Cedic Nathan
Développeur : Coktel Vision
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 5/5
Côte : 20 à 40€ en loose
          50 à 100€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos
- CPCRulez.fr

jeudi 16 février 2017

Publier cet article au cas où ce jour viendrait !

Salutations Internet !

Je n'irai pas par quatre chemins, je dois vous annoncer que je peux plus continuer à publier des articles chaque semaine... Je sais, c'est triste...

Mon ambition était de revoir chacun des jeux de ma collection mais le fait que cette dernière ne soit pas à ma disposition pour choisir le jeu à tester est très handicapant et cela me réduit à utiliser des émulateurs. Et chaque fois que je la revois, ce n'est que pour peu de temps. 

Mais ce n'est pas le plus gros soucis. Vous le savez, le sous-titre du blog c'est: Le blog d'un étudiant normand passionné de jeux vidéos et de culture geek. Etant étudiant, c'est devenu relativement compliqué de combiner mes examens et la rédaction de tests hebdomadaires. Aussi, je vais purement et simplement arrêter de publier. Non pas que je n'y prenne plus de plaisir, au contraire j'adore faire découvrir des jeux ou parler de culture geek. Mais le temps... le temps me fait défaut... Et ayant la concentration d'un chien auquel on aurait signalé un écureuil, je vais devoir mettre cet univers de côté pour me concentrer sur mes études. 

Du coup, quid de la suite ? Pour ce qui est des tests, celui que j'ai posté en ce jour du Jeudi 16 Février 2017 sera le dernier pour un bon bout de temps. Pour la culture geek, j'avais plein d'idées de sujets mais encore une fois, je n'ai pas le temps de suffisamment réfléchir dessus pour rendre le sujet intéressant. De même pour les avocats du diable (qui me prennent un temps fou). Pour la rétrospective Astérix par contre, c'était un très vieux projet à la base que j'avais commencé avant de créer ce blog et j'ai encore quelques épisodes d'avance. Les derniers articles à être postés seront donc les épisodes cinq, six et sept de la rétrospective Astérix (sur une trentaine c'est plutôt pas mal ^_^ ). 

Ma base de données continuera d'être mise à jour mais elle le sera probablement beaucoup moins fréquemment... Toutefois, je compte peut-être me servir de la page Facebook pour vous faire part de mes trouvailles. A défaut de vous raconter un jeu, je vous raconterai une affaire ;) 

Enfin, sachez que la régularité que je m'étais imposée avec les articles le mardi et les tests le jeudi est évidemment totalement brisée :D Si je trouve le temps de rédiger un petit test rapide ou un article sympa durant une période de vacances ou après un partiel, je le publierai quand ça me chantera. 

Je termine en vous remerciant, vous les internautes, pour m'avoir donné ma chance. Depuis l'ouverture le 1er Décembre 2016, j'ai à ce jour comptabilisé plus de 600 vues réparties dans quatre pays, c'est quand même beaucoup ! Que vous veniez de France, d'Irlande, du Canada ou des Etats-Unis ou d'ailleurs, je vous remercie infiniment et j'espère pouvoir revenir un de ces quatre et dire à nouveau ces mots: Salutations Internet ! ;) 


Le Normandy Geek. 


N°303 – Astérix Le Défi de César

Titre : Astérix : Le Défi de César
Plate-forme : Philips CDi
Date de sortie : 1993
Développeur : Infogrames
Éditeur : Philips Interactive Media















Les Party-games au sens moderne étaient relativement rares avant l'apparition des Mario Party sur Nintendo 64. On avait bien quelques portages de jeux de sociétés sur consoles mais rien de réellement pertinent en véritable compilation de mini-jeux. Pourtant, bien que le jeu a été oublié de tout le monde ou presque, notre mascotte nationale s'en est plutôt bien tirée.

Avec l'apparition du support CD, les graphismes ont pu être plus travaillés, c'est ainsi que nous avons pu avoir de merveilleuses cinématiques superbement animées pour le jeu et... Nan je blague. Les animations ne sont pas mauvaises mais le style est … Un peu particulier on va dire. En fait je suis plutôt partagé... Certes les animations sont très moyennes, mais ce côté nanard rend le jeu très drôle, et puis quand on est gosse on s'en fiche totalement, du moment que l'on comprend que ce que les personnages nous disent. Aussi, même si c'est assez simpliste, c'est assez plaisant de voir l'aspect bande-dessinée rendu sous cet angle.

Dans ce mini-jeu, aidez Idéfix à atteindre le cœur de la Pyramide !

Les musiques sont vraiment sympathiques et reflètent bien l'univers d'Astérix, mais j'ai par contre un gros problème avec le doublage... La majorité des acteurs surjouent leurs rôles, peut être pour accentuer un éventuel effet comique, mais en attendant, couplé aux cinématiques, le résultat est juste ridicule...

Voici un exemple de ce que l'on peut trouver dans le jeu. Un plateau du jeu de l'Oie et
quelques animations très sympathiques.

Pour le scénario, c'est une adaptation plus ou moins libre du Tour de Gaule d'Astérix, mais ici nos héros devront non pas voyager en Gaule mais dans tout l'Empire romain, César ayant fait le pari que les gaulois ne pouvaient pas se balader en toute impunité. Vous pouvez donc incarner au choix Astérix, Obélix, Falbala, Goudurix ou Agecanonix. Mais bon, c'est juste pour votre avatar dans le menu des différents joueurs, à aucun moment vous ne verrez votre personnage. C'est un scénario donc plutôt bête mais utile car procure une grande liberté pour la variété des mini-jeux.

Dans cette aventure, Panoramix sera votre guide tout au long
des épreuves imposées par le plateau.

La durée de vie est assez courte quant à elle. Il n'y a aucun aspect à part celui de jouer entre amis. Certes on peut tenter de finir tous les mini-jeux, mais hors de cela, c'est relativement vide. Pas d'aspect collection, pas de véritable challenge et une seule carte. Toutefois, la possibilité de régler la difficulté de l'intelligence artificielle peut vous opposer un peu de résistance.



Enfin, le gameplay. Les mini-jeux sont très variés. On passe des mini-jeux d'action, de réflexion et de réflexes sans problèmes. Toutefois, il y a un léger souci. En effet, au début de chaque mini-jeu, les touches ne sont pas indiquées. Seul Panoramix nous donne quelques indications sur l'objectif à atteindre et la récompense promise. De même dans le manuel du jeu, pas d'indications, seulement une vague idée de la mission à remplir. Du coup, alors que certains mini-jeux paraissent évidents (éviter les obstacles, répéter les notes de musique, trouver la bonne réponse), d'autres sont assez compliqués du fait que l'on se retrouve largués dans le bain sans explications. 

Le style graphique est très accentué sur l'ambiance dessin-animé.

Mais ce n'est pas le seul problème. Car la CDi dispose à ma connaissance de trois types de manettes. La télécommande classique, fournie avec la console. La manette, qui ressemble un peu à celle de la Mega Drive avec trois boutons. Et la souris, pour les Poin't n Click par exemple. Chaque module de commande est utilisable dans le jeu mais certains sont plus utiles que d'autres. Par exemple, il existe un mini-jeu où la caméra fixe un décor de forêt, sur cet écran des sangliers apparaissent le temps d'une fraction de seconde et notre but et de les assommer lorsqu'ils sont à l'écran. Quand on a la souris et que l'on a l'habitude des ordinateurs, pas de problèmes, dès que le sanglier apparaît, on sait pointer le curseur directement sur lui et cliquer pour l'assommer. Mais le problème est que la manette et la télécommande ne sont pas assez rapides ou précises pour pouvoir réussir ce genre de jeu. À l'inverse, il existe des mini-jeux de réflexes comme celui où Cétautomatix doit éviter les poissons pas frais lancés par Ordralfabétix. Sur une manette, appuyer sur haut pour sauter ou bas pour se baisser est très simple et compléter la mission est un jeu d'enfant. Mais utiliser une souris ultra sensible par défaut rend ce genre de jeu infaisable. Dès que la souris bouge d'un centimètre, le personnage saute ou se baisse, et le temps qu'il exécute à nouveau l'action, il s'est déjà pris un poisson dans la figure. Le jeu souffre donc d'un petit problème d'ergonomie mais qui n'entame pas le plaisir de jeu.

Ladite épreuve injouable à la souris.

Globalement, c'est un bon jeu. Certes le doublage ridicule et les cinématiques horribles piquent les yeux mais le jeu est assez inventif. Des malus sont représentés par la personne de Détritus, l'antagoniste de La Zizanie, et les bonus par Zérozérosix, le druide espion de l'Odyssée d'Astérix, dont le thème musical me fait étrangement penser à un célèbre agent secret britannique. Mais après tout, la bande-dessinée s'est fait une spécialité des références et anachronismes, et de ce point, le jeu respecte parfaitement bien l'esprit de la série.



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 13/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : N/D 
Note personnelle : 14/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

mardi 14 février 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 4

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Tu es tombé dans le chaudron quand tu étais petit !

Les micro-ordinateurs gagent peu à peu du terrain, de sorte que la guerre des consoles qui faisait rage va donner naissance à deux autres guerres, la guerre des micro-ordinateurs et la guerre consoles contre micros. Et oui, les conflits de support ne datent pas du PC et du Mac, mais bien de l'époque Commodore, Amstrad et Sinclair ! Astérix étant bien lancé après sa première tentative, Astérix et la Potion Magique (cf épisode précédent), Coktel Vision passe la main à un jeune développeur anglais, Beam Software. Développeur entre-autre de la série des Choplifter et de Airwolf sur NES.

Épisode 4: Astérix and the Magic Cauldron – Multi Support – 1986.



A quelques mois d'intervalle sort Astérix and the Magic Cauldron. Le jeu est sortit sur 3 ordinateurs différents. L'Amstrad CPC 464, le Sinclair ZX Spectrum et le Commodore 64. Étrangement, chaque ordinateur a su se servir de ses points forts et faibles pour rendre le jeu très bon ! Explications en détail !


Le jeu est un genre d'Action-Aventure où vous dirigez Astérix dans une très grande carte découpée en tableaux, parti en quête des morceaux du chaudron magique. Coïncidence avec un autre jeu ? Si le but du jeu n'est pas sans rappeler la quête de la triforce dans le premier Zelda, le scénario est quant à lui bien différent !
Panoramix préparait sa légendaire potion magique quand Obélix vint lui demander une énième fois s'il pouvait en prendre. Suite à un nouveau refus, ce dernier frustré donna un coup de pied dans le chaudron. Ne connaissant pas sa force (une fois de plus), le chaudron décolla et se brisa en plusieurs morceaux !




Il vous incombe donc la difficile tâche de récupérer les morceaux du précieux chaudron de Panoramix ! Un scénario original puisqu'il n'est tiré d'aucun album ou film. Un peu étrange au passage quand on sait que Panoramix a justement plusieurs marmites en réserves, et qu'il n'a jamais spécifié qu'il fallait un chaudron spécial pour préparer la potion ! Preuve en est dans le dernier Astérix Le Domaine des Dieux ! Bon, ce n'est pas si grave, au moins on a un scénario original, ce qui est difficile à faire avec une telle licence.
Amstrad CPC 464
Commodore 64
Sinclair ZX Spectrum

Le jeu commence au village gaulois que nous connaissons bien. Vous incarnez Astérix tout au long du jeu, mais vous êtes également accompagné d'Obélix qui vous suit. Vous devrez fouiller le village, la forêt, les camps romains et ... Rome ... La magie des développeurs, tout ça ...

Au niveau gameplay, les flèches directionnelles servent à vous déplacer sur la carte et le bouton action sert à utiliser le seul item utilisable : la gourde de potion magique. Et oui LA gourde, car il n'y en a qu'une seule alors ne l'utilisez pas bêtement !





Lorsque vous croisez un ennemi (un sanglier ou un romain), le jeu passe du action-aventure à un mode jeu de combat ! Le bouton d'action sert alors à taper et selon la flèche directionnelle, vous ferez différents coups. Le bas permet d'effectuer une balayette, droite ou gauche effectue un direct et le haut permet l'uppercut avec lequel les romains font leur baptême de l'air. Les barres de vies se trouvent de chaque côté du cadre de combat et remontent automatiquement après chaque combat.




Pour perdre une vie, il faut soit se faire battre contre un ennemi, soit tomber d'hypoglycémie. Vous avez 5 vies, et des sangliers un peu partout, ce qui vous laisse tout de même une grande marge de manœuvre !


     
     
Une belle baffe à la gauloise !
L'aspect Zelda est justifié avec la présence de villes et
de PNJ , très joli et réussi.

Au niveau graphique, chaque version a sa particularité.

- La version Amstrad ne dispose pas d'une très grande fluidité ni de graphismes très détaillés mais offre une palette de couleurs très large, cela rend le jeu un peu plus agréable à regarder et pousse à continuer.

- La version Spectrum n'est pas très colorée ( elle dispose d'une palette de couleurs très flashy), mais propose des décors et sprites très détaillés et plus fluides que la version Amstrad.

- La version Commodore dispose d'une palette de couleurs large mais plutôt pâles, mais le jeu est rattrapé par sa fluidité hors normes. Une sorte de mix des versions Amstrad et Spectrum.

D'ailleurs, tant qu'à parler du niveau graphique, saviez-vous que comme Astérix n'avait pas un rayonnement international très important, le jeu fut transformé en Ardok the Barbarian aux États-Unis ? Il y a quelques différences graphiques avec les personnages notamment et le nombre de pièces de chaudron passe de 8 à 7.


                                                  Un bon vieux barbare comme on les aime.

Le niveau sonore, les version Amstrad et Spectrum souffrent hélas ici d'un terrible désavantage, il n'y a aucun son ni musique... Ce qui est franchement dommage car la version Commodore dispose de musiques entraînantes et parfaitement dans la norme ! Certes il n'y a pas de bruitages mais les musiques sont tellement bien que ce n'est vraiment pas un souci !

L'interface affiche en haut vos points accumulés (augmentent avec le nombre de pièces de chaudron ou de romains vaincus mais aussi avec des items secondaires comme des pommes ou des sesterces), vos vies symbolisées par un petit Astérix, vos items importants (à savoir la gourde de potion et la clé du donjon), vos pièces de chaudron et vos sangliers qui baissent avec le temps. Attention donc à ne pas mourir de faim, ce serait stupide !

Au niveau de la durée de vie, si on s'y prend de manière totalement hasardeuse, cela peut prendre des heures à finir le jeu, mais si on connaît les emplacements de chaque morceau du chaudron, le jeu est parfaitement finissable entre 15 et 20 minutes. Ce qui amène un autre gros problème de l'époque, l'absence totale de sauvegarde et de mot de passe, ce qui oblige de faire le jeu d'un coup, ce qui peut paraître démoralisant à première vue.

Mais alors que le jeu a une mécanique très bien pensée et que chaque version se vaut largement graphiquement, il est toutefois décevant de voir que chaque version ne propose comme écran de fin qu'un simple ''Congratulations'' clignotant.

Que faut-il retenir donc ? Déjà que quel que soit le support, le jeu est bien mieux finalisé que son prédécesseur, les seuls points noirs du jeu sont l'absence de sons pour deux versions sur trois et une difficulté assez hasardeuse. Si l'on se concentre sur la version Commodore exclusivement, on peut ranger Astérix and the Magic Cauldron dans la catégorie des bons jeux ! Les deux autres dans la catégorie moyenne.

À suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix and the Magic Cauldron
Date de sortie en France : 1986
Éditeur : Beam Software
Développeur : Melbourne House
Intérêt en ludothèque : 4/5
Intérêt en Collection : 4/5
Côte : 5 à 10€ en loose
          10 à 20€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos