dimanche 30 juillet 2017

N°310 – Crazy Taxi




Titre : Crazy Taxi
Plate-forme : Sega DreamCast
Date de sortie : 24 Janvier 2000
Développeur : Hitmaker
Éditeur : Sega






Avec ce jeu pondu par l'équipe de Hitmaker, prendre un taxi n'aura jamais été aussi géant. Initialement développé pour bornes d'arcades, le jeu fut porté sur consoles de salon de presque toute la 5ème génération. Sega s'octroie l'exclusivité temporaire du titre sur Dreamcast, puis viennent les versions sur Playstation 2 et enfin sur Game Cube. Je pense très sincèrement que Crazy Taxi fait partie avec Sonic Adventure et Shenmue du trio fer de lance de la Dreamcast. Car si la version PS2 est plus facilement trouvable, la version Dreamcast est à mon sens bien meilleure, au point d'en égaler presque la qualité de l'arcade.

Le concept est simple, vous incarnez un chauffeur de taxi qui n'a visiblement que faire du code de la route et vous devez enchaîner le maximum de clients dans un temps donné. Un objectif simplissime combiné à un gameplay qui l'est tout autant. Les gâchettes de la manette de la Dreamcast sont parfaitement adaptées au jeu (un peu comme celles de la Xbox 360). La droite sert à accélérer, la gauche à freiner, et le bouton A pour passer de la marche avant à la marche arrière. La physique du véhicule répond très bien aux commandes et rouler à toute allure dans une ville entière ne pose absolument aucun soucis.

Si vous arrivez plus ou moins rapidement au lieu désiré du client, cela influera sur
le prix de la course, alors gaffe aux tramways !

Bon seul truc un peu étrange, la physique du véhicule par rapport au reste de la ville. Il est certes logique d'avoir quelques collisions, ce qui nous perturbe sur nos trajectoires, mais il faut croire que ça ne dois pas déranger les autres usagers de la route de cette ville. Tous les véhicules, tramways, camions, voitures sont absolument indestructibles. Bien que l'esthétique fasse penser aux Grand Theft Auto modernes (à partir de GTA III), vous vous retrouvez sans aucune limites. Votre voiture ne sera pas détruite et les flics ne vous prendront pas en chasse. La classe quoi. Revers de la médaille toutefois, une mauvaise conduite avec un client à bord reviendra à rendre sa course moins agréable. En effet, votre conduite à une influence sur l'humeur de votre client. Si votre conduite est fluide tout en étant un peu ''folle'' (en réussissant des cascades par exemple), le client vous versera des pourboires. Si au contraire vous faites n'importe quoi, il ne paiera que ce que le compteur affiche. Attention donc à ce que vous faites.

Lorsque vous roulez, un timer vert indique le temps limite pour déposer votre client.
Si vous n'arrivez pas à temps, votre passager sautera en marche... Sans rire... 

Enfin, dernier détail concernant le gameplay, le joueur a la possibilité de choisir entre quatre pilotes, chacun disposant d'un taxi propre avec ses caractéristiques de conduite. Alors choisissez bien avant de prendre la route ;)

Au niveau graphique, il faut savoir que la Dreamcast est la première console de salon de 5ème génération, c'est-à-dire la première machine de puissance supérieure aux Playstation, Jaguar, Saturn et Nintendo 64 à être sortie. Pour être plus précis, elle est sortie le 27 Novembre 1998, soit bien avant que la révolution apportée par la PS2, la Game Cube ou la première Xbox ne vienne donner une claque technique aux joueurs. Si on se replace dans le contexte, alors que la Nintendo 64 était techniquement parlant la console la plus puissante, il est graphiquement très TRES impressionnant. La ville est immense et ne présente aucun lag. Les personnages sont également très bien modélisés ainsi que les véhicules, rien à dire là dessus.
De plus, Sega s'est payé le luxe d'obtenir des placements de produits de grandes enseignes de restauration comme KFC ou Pizza Hut et ça, c'est la classe intégrale (enseignes censurées dans la version PS2...).

Pas sûr que ce soit une bonne d'idée d'aller essayer des pantalons juste après s'être enfilé
un bucket de tenders ;p

Niveau sonore, alors que c'est un jeu à proprement parler de course, ce coup-ci je ne m'attarderais pas sur les bruits de moteurs... Parce qu'on s'en fiche totalement ! Dans un jeu de course classique, on a tendance à se concentrer sur les effets sonores plutôt que sur l'ambiance musicale en général (comme les Gran Turismo ou Forza Motosport). Eh bien ici, c'est l'inverse. Les musiques sont tellement énormes qu'on se fiche totalement du reste ! De plus, sachez que la bande originale axée très rock'n roll a été composée et interprétée par les groupes The Offspring et Bad Religion. J'ai notamment un faible pour All I Want et Hear It qui collent parfaitement à l'ambiance folle et décontractée du jeu.

B.D Joe, un des pilotes les plus iconiques de la franchise, au point d'en être incorporé
dans le jeu Sonic & All Stars Racing Transformed.

Enfin la durée de vie est plutôt honorable. Le mode de jeu original de l'arcade est présent, à savoir commencer une partie avec une minute au compteur puis gagner du temps avec les courses réussies, mais le jeu comporte trois autres modes pour les non-initiés avec des timer de 2, 5 et 10 minutes. Plus pratique pour commencer tiens ! Il existe enfin un mode secondaire où comme dans Mario Kart DS vous devez enchaîner un certain nombre de défis et figures. Et croyez-moi, ces épreuves mettront vos talents de pilote à rude épreuve !

YOLOOOOOOOOOOOOO !!!!

Pour conclure, Crazy Taxi est un jeu formidable. Je pense qu'il s'agit de l'aboutissement entre un GTA et un Burnout. Pas de crash possibles, une liberté totale, une fluidité sans pareil et une ambiance musicale du tonnerre qui a le secret de nous mettre dans le bain dès la première seconde de jeu. Je vous le recommande sans hésiter si vous possédez encore cette merveilleuse machine qu'est la Dreamcast. Si j'avais toutefois un reproche à faire au jeu, c'est de ne comporter aucun mode deux joueurs. Ce qui est franchement dommage car il avait largement le potentiel pour se faire...


Note JV.com : 18/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : 6/10 
Note Personnelle : 18/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

lundi 17 juillet 2017

Des nouvelles de l'Ataribox !


Annoncée début juin 2017, Atari faisait parler de lui avec un nouveau projet de console en développement. Sous le nom de code Atari Box, nous n'avions obtenu qu'un trailer très simpliste suggérant une nouvelle machine, la première depuis la Jaguar en 1993. Dès ce matin, de nouvelles informations sont tombées sur les caractéristiques de la machine ainsi que ses orientations. Toutefois, rien de bien précis. Quelques indications vagues concernant les ports de la bête, Atari préférant diffuser ses informations au compte goutte.



''We know you are hungry for more details; on specs, games, features, pricing, timing etc. We’re not teasing you intentionally; we want to get this right, so we’ve opted to share things step by step as we bring Ataribox to life, and to listen closely to Atari community feedback as we do so.''

_'' Nous savons que vous êtes affamés de détails sur les spécificités, les jeux, les fonctionnalités, le prix, la date de sortie, etc. Nous ne les dévoilons pas volontairement,, nous souhaitons faire cela bien, c'est pourquoi nous avons décidé de partager les informations étapes par étapes pour la faire vivre, et surtout pour écouter attentivement les retours de la communauté Atari, ce que nous faisons''.

Il faudra attendre un moment avant d'avoir plus de détails sur la machine. Toutefois, nous en savons un peu plus, ce qui nous permet de suggérer quelques orientations.

La console est dévoilée en image et est clairement inspirée par le design de l'Atari 2600 (notamment à cause des fausses boisures, des lignes à nervures et l'arrière relevé).

La console serait équipée d'un port HDMI, de quatre ports USB et d'un port pour carte SD. Elle devrait également être prévue en deux coloris. Fausse boisure ou rouge et noire. On peut également distinguer sur les clichés que la console dispose d'un port Ethernet.



Les sceptiques pourront se dire qu'il ne s'agit ni plus ni moins d'une nouvelle version de l'Atari Flashback, l'équivalent de la Nes Mini de l'Atari 2600. Mais que neni ! La firme nous rassure sur ce point.

''As you can guess, those ports suggest modern internal specs. It also means that while we will be delivering classic gaming content, we will also be delivering current gaming content''.

_'' Comme vous vous en doutez, ces ports suggèrent des spécificités modernes. Cela veut dire que nous vous délivrerons du contenu de jeu classique ainsi que du contenu moderne''.

Après, que pouvons nous penser de toutes ces informations et de ces clichés ? Sera-t-elle une concurrente indirecte de la PS4, de la Xbox One ou de la Nintendo Switch ?

Personnellement, je ne pense pas. D'ailleurs, nous devrions plutôt nous attendre à une console dans le style des consoles Android ou Unity car les clichés ne semblent pas montrer la présence d'un port quelconque pour y introduire des jeux. Elle présentera certes le contenu classique d'Atari présent dans un nombre incalculable de compilations sous toutes les plate-formes, mais nous pouvons en espérer plus. Déjà, si la console est sous Android, tous les jeux de la ludothèque seront disponibles. De plus, la marque Atari dispose d'un certain prestige et pourrait attirer les développeurs tiers éventuels. Enfin, n'oublions pas que l'Atari dont on parle n'est autre que l'ex-Infogrames qui dispose elle aussi d'un grand nombre de licences. On pourrait donc s'attendre à revoir quelques unes des licences dont elles ont les droits à savoir Alone in the Dark, Roller Coaster Tycoon ou encore la saga des Astérix & Obélix XXL.


Oui bon, on a tous le droit de rêver hein ! Mais vous, qu'en pensez-vous ? Aura-t-elle un avenir intéressant, ou pouvons-nous la jeter directement aux oubliettes ?


dimanche 16 juillet 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 9

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Bis Repetita placent*.
Il faut profiter des bonnes choses et reprendre ce que l'on aime.

Quand on est sur une excellente lancée, un studio de jeux vidéos ne s'arrête pas là. Après le succès fulgurant du premier Astérix sur Master System (voir épisode 8), Sega remet le couvert avec un deuxième opus sur sa machine 8Bits et le moins que l'on puisse dire c'est que les joueurs en auront pour leur argent.

Épisode 9 : Astérix and the Secret Mission– Master System, Game Gear– 1993.



C'est à nouveau Tomozou Endo qui est en charge de cet épisode et il nous témoigne une fois de plus de son savoir- faire. La popularité d'Astérix en Europe étant relativement élevée depuis la sortie du premier opus sur cette console, Sega tentera d'exploiter au maximum les capacités de sa console 8Bits. Si l'on devait résumer cet épisode, on pourrait se contenter de dire qu'il s'agit d'Astérix de 1991 mais supérieur en tous points. Pourtant, il est à noter que la presse et les fans du premier opus ont été partiellement déçus de ce jeu. Non pas qu'il soit mauvais, bien au contraire, mais parce qu'il s'éloignerait trop du jeu original et ne procurerai pas de sensations aussi puissantes. Ce que nous allons examiner.

Le premier élément du jeu à noter par rapport à son prédécesseur est la faculté du changement de personnage. Tout comme dans la version de 1991, il est possible de choisir d'incarner au choix Astérix ou Obélix. L'originalité du jeu posée par rapport à son modèle de travail (à savoir Super Mario Bros. sur NES) était que chaque personnage disposait de caractéristiques propres et de chemins différents. Astérix and the Secret Mission conserve ce système et offre une plus grande variété dans les différences de niveau. Par exemple, lors du niveau de l'abordage du bateau pirate, Astérix est une planche de surf et doit éviter les poissons qui lui sautent dessus tandis qu'Obélix est dans un niveau sous-marin proche du premier jeu. Le système est même enrichi puisque le niveau après le bateau pirate est différent en fonction du personnage choisit. Astérix part en Helvétie tandis qu'Obélix se retrouve en Egypte. La variété est d'autant plus grande qu'inventive, et surtout respectueuse de l’œuvre originale.


Ceci dit, un élément manque à l'appel par rapport au premier jeu, il n'est plus possible d'incarner Idéfix car il n'y a plus de bonus stage... Autre élément dommageable, la durée de vie du jeu a été grandement raccourcie ainsi que sa difficulté. Alors que le premier jeu nécessitait environ deux heures pour le finir, celui-ci ne vous demandera qu'un peu moins d'une heure. Et encore, ceci tout en connaissant le trajet par cœur ainsi que les énigmes parsemées dans le jeu.

Car oui, si le jeu perd en durée de vie, il serait faux de dire qu'il en est moins difficile. Astérix présentait un certain challenge mais celui-ci se répétait niveaux après niveaux. Dans ce jeu, nous devons à la fois être adroit lors de nos sauts mais aussi avancer dans certains niveaux aux allures labyrinthiques. Par exemple, l'équivalent des tremplins dans Mario sont des jets d'eau qui nous propulsent soit dans les nuages soit à l'étage supérieur mais certains ne sont pas assez puissants. Il faut donc chercher un levier pour les réactiver.

Autre système repris et approfondit, les potions (utilisées exclusivement par Astérix car Obélix est tombé dedans quand il était petit. Comment ? Vous ne saviez pas ? ). Astérix va ramasser au cours de son aventure différentes potions. La jaune lui donne une force surhumaine capable de détruire les rochers, la rouge sert d'explosif (pratique pour détruire les obstacles ou créer des plate-formes sur l'eau) et sert à faire évaporer l'eau pour accéder aux étages inférieurs, la bleue sert à stupéfier les adversaires pendant un court instant. Le système est plus évolué que dans le premier jeu où ce dernier ne proposait qu'un équivalent de la potion rouge et constitue une richesse de gameplay supplémentaire.

   

Quant à parler du gameplay, celui-ci aussi évolue. Les personnages incarnés ont gardé les coups dont ils disposaient. Ils peuvent frapper, sauter, écraser leurs adversaires à la manière d'un Ducktales sur NES ( en sautant puis en appuyant sur frapper). Ceci dit, ils évoluent également. Obélix peut se servir de ses menhirs comme équivalents aux potions d'Astérix (en suivant les mêmes touches, ils servent de projectiles ou à créer des plate-formes sur l'eau), ils peuvent courir en gardant la touche frapper enfoncée, et ils peuvent surtout effectuer un double saut. C'est en cela que le jeu peut paraître plus facile que le premier car la faculté de corriger un saut mal calculé grâce à un double-saut est très pratique. Cependant, cela ne rend pas certains passages plus faciles. Notamment la cale des pirates par exemple, le premier endroit du jeu où vous aurez probablement à recommencer le jeu. Combinez cela aux énigmes et niveaux vastes et labyrinthiques, le jeu peut se venter d'être aussi difficile que son prédécesseur mais dans un tout autre registre.


Sur le scénario, il est assez original. Panoramix le druide n'est plus prisonnier des romains mais est face à un tout autre dilemme proche du film Astérix et les Indiens. Panoramix le druide est à court de potion magique ! Si César parvient à l'apprendre, c'est à coup sur l'invasion... Pour éviter cela, Astérix et Obélix doivent trouver les herbes nécessaires pour faire la potion. Mission dangereuses... Il leur faudra traverser des mers et des fleuves, des forêts et des déserts, des tempêtes et des ruines, tous infestés de romains. À titre comparatif, le jeu est assez proche d'Astérix et la Potion Magique (voir Épisode 3), mais ayant été totalement oublié par les joueurs, il peut être considéré comme inédit et surtout convenable.

Les graphismes sont toujours aussi soignés et respectent encore plus la patte d'Albert Uderzo au point de pousser la Master System dans ses derniers retranchements. En effet, les niveaux sont bien plus soignés et regorgent de détails mais il arrive que ces derniers, trop complexes, provoquent quelques ralentissements. Les animations sont quant à elles parfaitement fluides. Un seul petit soucis est à noter quant aux niveaux en eux mêmes. Il existe certains passages secrets alors que rien n'indique leur présence. Par exemple dans le niveau deux, alors que l'on doit activer un levier pour augmenter la puissance d'un jet d'eau, ce dernier est affiché derrière un mur. Or, il est possible de tout simplement passer au travers du mur pour activer le levier alors que rien n'indique que l'on pourrait le faire car c'est un mur comme les autres. Seul un instinct de joueur pousserai à chercher comment y accéder car il n'y a visiblement aucun autre accès.
Autre aspect visuel cette fois-ci non pas raté mais plutôt étranger, celui de certains ennemis. Aucun commentaire n'est à faire quant aux boss ou aux romains. Après tout la bande dessinée a été retravaillée et étudiée pour être pensée comme un jeu. Aussi on peut pardonner les romains volants ou les corbeaux qui lâchent des romains mais les têtes de morts volantes un peu moins car elles n'ont fait aucune apparition dans l’œuvre. Sauf peut être dans le film Les 12 Travaux d'Astérix dans l'antre de la bête. Mais cela n'explique en rien pourquoi un type d'ennemi est basé sur Kiçah le fakir. Vous tomberez de temps en temps sur ce fakir qui lance quelques boules de feu. Peu logique quand on sait qu'il s'agit d'un des protagonistes d'Astérix chez Rahazàde. Encore moins logique quand on sait que lorsqu'on a finit le jeu, c'est ce dernier qui nous ramène au village en tapis volant pour rapporter tous les ingrédients à Panoramix. Mais bon, le jeu regorge de grandes qualités alors nous pouvons bien en faire abstraction.




Enfin dernier aspect du jeu, le niveau sonore. Les bruitages sont dans la norme d'une Master System mais les musiques sont elles bien plus riches que dans le jeu de 1991. Au point même que le module sonore de la console (jugé inférieur à celui de la NES) arrive à l'égaler par moments et même à le surpasser. Les musiques sont très agréables et correspondent bien aux ambiances installées par les graphismes tout aussi chatoyants.





Sachez également que comme pour Astérix sur Atari 2600 (voir épisode 1), ce jeu a été porté en 1996 sous un autre nom. À la différence qu'il est cette fois-ci le jeu original et qu'il aura été porté sous une autre licence. Au Brésil, Astérix étant peu connu, il aura été vendu sous le nom de As Adventuras da TV Colosso, un show télévisé brésilien très apprécié mettant en scène des marionnettes un peu comme le Muppet Show ou Sésame Street.

Pour conclure, Astérix and the Secret Mission est un excellent jeu de la Master System. Plus aboutit techniquement mais hélas plus court, il aura beaucoup moins marqué les possesseurs de la console. Et c'est très franchement dommage car il respecte tout aussi bien l’œuvre que son prédécesseur. Mais Tomozou Endo a tenu sa promesse. Astérix était en vogue pour marquer le jeu vidéo, et la qualité de cet épisode a bien prouvé qu'il en était capable. Mais comme beaucoup le savent, les meilleures choses ne durent jamais bien longtemps.

À suivre.

Fiche Technique :
Nom : Astérix and the Secret Mission
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Sega Europe
Développeur : Sega
Intérêt en ludothèque : 5/5
Intérêt en Collection : 2/5
Côte : 7€ en loose
          20€ complet

Sources : 
101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
Astérix.com, section le musée des jeux vidéos




jeudi 6 juillet 2017

N°473 – RollerCoaster Tycoon





Titre : RollerCoaster Tycoon
Plate-forme : PC
Date de sortie : 31 Mars 1999
Développeur : Chris Sawyer & MicroProse
Éditeur : Hasbro Interactive










Par où commencer lorsqu'il s'agit d'un pareil monument ? À chaque jeu exceptionnel, cette éternelle question se pose... Comment ? Vous ne connaissez pas la saga des RCT ? Hum... Un brin d'histoire s'impose. Remontons en 1994 et ne retenons qu'un seul nom, celui de Peter Molyneux ; entre autres le créateur de Fable mais aussi de Dongeon Keeper, Theme Hospital, Populus, Black and White et j'en passe. Un véritable génie de la programmation de jeux de gestion. Cette année là, il se penche sur un nouveau concept, la gestion d'un parc d'attractions avec Theme Park. Ce concept très original inspirera un certain Chris Sawyer qui développera alors sa vision d'une gestion de parc d'attraction. Reprenant les principaux éléments de Theme Park, RollerCoaster Tycoon innove avec la faculté géniale de concevoir soi-même ses propres montagnes russes. Le jeu eut tellement de succès qu'il dépassa en terme de ventes le nouveau né Theme Park 2 sortit à la même période et devint rapidement une des plus grandes saga du jeu vidéo de gestion. Et je vous propose aujourd'hui de décortiquer le succès en détails de cette petite merveille.

Premièrement au niveau graphique, je dois dire que j'adore ce rendu visuel et je pense que même aujourd'hui on n'arriverait pas à refaire un jeu de cette manière... Vous pouvez visionner votre parc en 3D Isométrique sous quatre angles différents. Les éléments de décor et les attractions fourmillent de petits détails pixélisés, ce qui offre à mon sens un charme inégalé (Pour être honnête, bien que le troisième opus de la saga soit plus abouti, j'adore rejouer à ce jeu pour son esthétisme très rétro). Les visiteurs du parc peuvent être nombreux... Très nombreux... Au point de ne pouvoir distinguer qu'un amas de pixels qui bouge dans tous les sens. Les visiteurs ne sont que de petits sprites animés et peu détaillés mais que voulez-vous, je les adore ces petits pigeons.... EUH visiteurs je veux dire ^_^ . Bref, un excellent point qui je pense saura toucher bon nombre d'entre vous.

Même le plus petit des parcs est joli est agréable à gérer.
Certains créateurs ont l'esprit totalement fou ! 

Au niveau sonore, bon je dois admettre que trouver un défaut à ce jeu est assez frustrant, mais il m'a assez marqué pour en parler. Les musiques sont d'excellentes qualité, je n'ai rien à redire mais je n'ai pas dû en compter plus de trois... Une superbe pour l'écran-titre, une pour le carrousel avec un orgue de barbarie et une techno pour les auto-tamponneuses. Le sound design est très bien réalisé avec les rires des enfants et bruits quelconques de la foule, mais le problème c'est que votre parc grandit vite... et si vous vous éloignez trop, n'entendre que ces enfants c'est un peu triste... Bon ça fait toujours du fric dans les marchands de glaces tu me dira mais un peu de musique à côté ce serait bien quoi... Du coup je suis assez mitigé sur ce point... Rassurez-vous, ça n'enlève en rien à la qualité du jeu. Et puis, les extensions sorties plus tard pallient à ce problème avec quelques musiques supplémentaires donc rien de gravissime non plus ^_^

Niveau scénario, techniquement il n'y a pas de scénario mais une simple succession de niveaux. Chaque ''scénario'' vous propose d'atteindre un objectif (de visiteurs, de valeur du parc, ce bénéfices) en un temps limité. La difficulté croit avec les niveaux et vous passerez alors d'un terrain totalement vide en pleine forêt à un parc en déficit dont vous devrez relancer l'activité. Ça paraît très technique dit comme ça mais ce n'est pas le cas, les statistiques du parc sont très bien résumées et très facilement assimilables ;)

Etoile des neiges-euh ! ♫

En parlant de ça, parlons du gameplay. C'est un jeu de gestion sur PC alors évidemment, ça ne demande pas de réflexes particuliers mais plutôt de la stratégie. Tout se fait par la souris et les différents menus. Vous pouvez construire des attractions et boutiques dans votre parc, construire pièce par pièce vos propres montagnes russes (et ça c'est géant), aplanir le terrain, planter des arbres et installer des décors, engager du personnel, et bien plus encore. Vous êtes vraiment mit dans la peau du directeur de votre parc. De plus, la faculté de modifier la vitesse à laquelle s'écoule le temps permet de régler la difficulté pour les joueurs novices. Et à ce propos, je ne suis pas d'accord avec une des critiques les plus rependues : il arrive que l'on reste de nombreuses minutes devant son écran sans rien faire... Alors si c'est le cas, soit vous êtes un très mauvais gestionnaire (parce que vous n'avez plus d'argent pour faire quoi que ce soit), soit vous êtes trop doués (auquel cas j'ai envie de dire, passez au niveau suivant, là je vous garantis que vous ne vous arrêtez pas vu le défi imposé). De plus, vous ne trouvez justement pas ça géant de regarder votre parc tourner comme une horloge ? Tout mettre en place, régler tous les problèmes pour faire en sorte que le parc tourne comme une machine bien huilée ? Personnellement, j'adore cet aspect et je trouve que cette critique est injuste. Bon par contre, s'il y a bien une critique louable, c'est l'absence d'un mode bac à sable... Un peu triste en effet... Mais bon, il faut se dire que l'épisode 2 comble ce vide, c'est déjà ça !

Le fameux éditeur de montagnes russes. Simple et génial à la fois. 

Enfin niveau durée de vie, croyez-moi, vous en aurez pour votre argent car ce jeu est relativement long ! Une vingtaine de scenarii différents à la difficulté croissante avec quelques heures pour chacun d'entre eux, de quoi passer de longs et très bon moments derrière son écran.

Pour conclure, RollerCoaster Tycoon est un excellent jeu de gestion qui s'adresse aux néophytes comme aux joueurs confirmés en raison de sa difficulté croissante. Son esthétisme et son ambiance sonore le rend tout aussi jouable qu'il y a 18 ans. Je dirais même plus que ce rendu est préférable à certains jeux récents. Seuls petits hics mais pas si désagréables que ça, peu de musiques et pas de mode bac à sable... Mais au vu du contenu extrêmement complet du jeu et même de la faculté de créer ses propres montagnes russes, franchement c'est tirer sur l'ambulance aussi je lui pardonne ces petits et surtout rares défauts et je vous recommande vivement ce jeu.

J'aime les frissons, mais monter là-dedans en vrai... euh, no thanks :D

Note JV.com : 15/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,9/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : 8/10
Note personnelle : 18/20


N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

dimanche 25 juin 2017

N° 507 – Comix Zone





Titre : Comix Zone
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 2 Août 1995
Développeur : Sega Technical Institute
Éditeur : Sega










Si je devais trouver un sous-titre à ce jeu ce serait ''vraiment dommage''... Pourquoi donc ? Parce que c'est un véritable chef d’œuvre qui a été totalement oublié par l'histoire du jeu vidéo. Si on vous demande de citer un des meilleurs jeux de la Mega Drive, vous aurez en tête tous les Sonic bien sûr, mais encore After Burner, Road Rash, ou quelques grands jeux à licences. Mais le gros problème c'est que ce jeu est sortit beaucoup trop tard. Et bien que la presse de l'époque a salué sa sortie, l'arrivée de la première Playstation et de la Sega Saturn ont bien caché ce petit bijou.

Le premier point sur lequel je dois m'attarder est le concept même du jeu : Vous êtes un dessinateur de BD qui s'est retrouvé emprisonné dans son propre univers. État moi même amateur de dessin, je trouve le concept absolument génial. Pour revoir le scénario de façon rapide, le méchant dessiné par Sketch Turner, Mortus, s'échappe de sa planche lors d'un orage et se sert de cette occasion pour rejoindre notre monde. Décidément, les orages dans les années 90, ça faisait de sacrés dégâts ! Mais pour exister pleinement, Mortus doit supprimer son créateur. Et comme il ne peut le faire directement, il prend lui-même la plume et dessine les ennemis au fur et à mesure pour tuer Sketch. Le scénario est techniquement plus complexe vu qu'il y a le scénario principal (la survie de Sketch) et le scénario de sa propre BD dans lequel les derniers survivants de la race humaine sont sous le commandement d'Alyssa Cyan, un des alliés de Sketch, mène ses troupes dans un monde post-apocalyptique. Vous devrez donc sortir de la BD, vaincre Mortus et même développer une certaine romance avec Alyssa.
Premier point absolument génial donc, les deux scénarii se confondent ! À aucun moment on ne perd l'intrigue et l'assimilation des informations se fait naturellement.


Niveau sonore, j'ai lu dans un des livres de Pix'n Love (une série de livres sur les secrets de fabrication des jeux vidéos) que le projet du jeu datait de 1992 et qu'il était totalement différent de ce que nous avons aujourd'hui. Les développeurs voulaient une ambiance typée hip-hop mais avec l'avancée du développement, le ton est passé au rock'n roll car le personnage devait selon son créateur _''passer de décontracté à badass''. Le style devait donc accrocher à cette nouvelle esthétique. Petite anecdote intéressante :) Bref, je n'ai rien à redire sur la qualité du son, surtout pas sur le son de la Mega Drive qui je trouve est génial. On sent parfaitement l'inspiration rock et badass du titre. Et pour montrer à quel point le son est d'enfer, on peut même entendre des voix digitalisées sur l'écran Segaaaaaa. Sauf que c'est pas Segaaaaaa mais Test un deux Seeega avec une petite guitare acoustique derrière. Je crois qu'ils se sont vraiment trop crus à un concert d'Elvis !

Niveau graphismes, c'est techniquement très impressionnant. Les reflets de l'eau sont magnifiques, les décors malgré qu'ils soient en arrière plan sont superbes et animés, les animations sont juste fantastiques (je suis très fan notamment de comment notre personnage bouge et se bat). Mais le meilleur, c'est l'aspect graphique des niveaux. Je m'explique : comme nous sommes dans une bande-dessinée, nous évoluons de cases en cases comme dans un comics. Et ce point de vue est merveilleusement orchestré. Tantôt vous passez par dessus la ligne magique (un autre nom donné au découpage des cases dans une BD), tantôt vous passez par une bouche d’égout, tantôt vous vous battez contre un ennemi et vos coups sont tellement puissants que votre ennemi déchire les lignes blanches !!!!! Ce style de combat illustre parfaitement le style ''badass'' que Peter Morawiec (son créateur) voulait lui donner.


D'ailleurs niveau combat, j'enchaîne avec le gameplay du jeu. Contrairement à un Streets of Rage ou Double Dragon où on évolue dans un monde en 3D isométrique, ici nous sommes dans un monde en 2D pure et dure. Je pense que c'est pour que la linéarité du jeu soit cohérente. Du coup, dès le premier niveau sobrement intitulé la nuit des morts-vivants (vous êtes sûrs que Sketch c'est pas plutôt George Romero ?) Alyssa vous propose de vous saisir de trois objets pour vous aider. Une potion de vie, un bâton de dynamite et un couteau. Vu à quel point ils étaient utiles dans Streets of Rage, je prends ^^ Plus loin, vous récupérez votre deuxième allié, Roadkill, votre rat de compagnie. Il vous servira notamment à résoudre des énigmes car vous ne pourrez accéder à la case suivante que si vous avez battu tous les ennemis ou résolu l'énigme (comme allumer un levier pour ouvrir une trappe). Vous avez également la possibilité de taper avec un très grand éventail de coups dignes d'un Street Fighter, d'activer votre garde et enfin de sauter.
Euh... ça fait beaucoup non ? T'es sûr qu'on est sur Mega Drive ? Parce que pour rappel il n'y a que trois boutons sur ce pad, A, B et C. Pas de panique ! Le jeu est évidemment jouable avec une manette trois boutons mais sachez que Sega a crée des manettes à six boutons avec en plus X, Y et Z, comme sur la Saturn. Ainsi, les objets que j'ai mentionné seront affiliés à un de ces boutons raccourcis.


Mais alors, graphismes magnifiques, ambiance géniale, gameplay aux petits oignons, pourquoi ce jeu est-il tombé autant dans l'oubli ? Je pense que c'est à cause de sa durée de vie. Le jeu est divisé en 6 niveaux et chacun est divisé en deux planches. Et si on cherche quelques vidéos de longplays sur Youtube, on peut se contenter d'une demie heure pour terminer l'histoire du jeu. Enfin... ça c'est pour ceux qui connaissent le jeu sur le bouts des doigts. Car petit détail, c'est pas grand chose vraiment, juste un petit truc de rien du tout : LE JEU EST D'UNE DIFFICULTÉ SADIQUE !!!! Déjà, les ennemis que Mortus dessinent sont super durs à battre. Ensuite, concernant les énigmes, sont c'est digne d'un Tomb Raider tellement c'est improbable, soit c'est trop facile, donc qu'il y a un piège quelque part. Par exemple, une des premières cases, on appuie sur un levier qui ouvre une trappe pour aller à la case suivante, pas de problèmes. Mais deux cases plus loin, une autre trappe avec un levier, ce coup-ci trop haut pour l'atteindre mais avec une caisse. La trappe s'ouvre sans problèmes, on saute naturellement comme tout à l'heure. ET BIM ! Deux barils enflammés à la réception, aucun moyen de les éviter. C'est limite digne du Die and Retry. Bon après, je suis nul vu que tout le monde est extrêmement bavard dans ce jeu. Les ennemis nous envoient des répliques poignantes comme dans un film de Marvel, Sketch pense des fois à voix haute et même Alyssa vous donne des conseils par radio. Et je n'ai même pas l'excuse de la langue puisque attention, le jeu est en français !

Ne vous faites pas avoir comme moi :p

Enfin bref. Je jeu est absolument génial. J'adore l'esthétisme et l'ambiance du jeu mais j'adore particulièrement la variété des coups disponibles et la fluidité des mouvements qui le rend bien plus dynamique que n'importe quel jeu de combat de l'époque (surtout Virtua Fighter qui malgré sa 3D naissante et révolutionnaire ramait de façon extraordinairement frustrante). Mais la difficulté et la présence d'un faible nombre de niveau est vraiment frustrant. Ce n'est même pas comme un jeu excellent dans lequel on aurait pas vu le temps passer et qu'on en voudrait encore, non. Ici, on a même pas pu apprécier toute la finesse du jeu et on en redemande après les hors d’œuvres. C'est ça ! Hors d’œuvres, ce jeu n'est qu'une mise en bouche... Et quand on sait que c'est tout de même une vraie perle, c'est vraiment dommage... C'est pourquoi je vous recommande vivement ce jeu si vous avez encore la console car il vaut vraiment le détour.

Oh et vous savez quel est le détail qui m'impressionne le plus dans ce jeu ? C'est que la totalité de la trame scénaristique et du concept même du jeu est tirée du clip de la chanson Take on Me du groupe A-ha. Est-ce que c'est pas un peu la méga classe ? Je l'ai même retrouvé pour vous ;)




Note JV.com : 16/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 16,5/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : 7,5/10 
Note Personnelle : 16/20


N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

vendredi 9 juin 2017

Le Normandy Geek arrive sur Youtube !

Salutations Internet ! 

Pour les besoins du blog, j'ai crée une petite chaîne Youtube pour pouvoir héberger les musiques et extraits vidéos utilisés pour mes articles. Et qui sait, elle servira peut être à la réalisation de vidéos autonomes ? ;) Surtout que je vais avoir pas mal de temps libre cet été alors, restez à l'affût ! :D

Pour rejoindre la chaîne, c'est par ici. ;)


L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 8

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Sega, c'est plus fort que toi !

1991 est décidément une très bonne année pour Astérix. L'album La Rose et le Glaive se vend à plus de deux millions d'exemplaires, son parc à thème accueille plus d'1,4 million de visiteurs, Konami développe un des meilleurs jeux d'arcade du moment et voici que Sega développe à son tour un jeu qui restera dans les mémoires comme un des meilleurs jeux de la Master System.

Épisode 8 : Astérix – Master System, Game Gear– 1991.





Ce n'est pas une excellente année que pour Astérix, puisque Sega enchaîne également les hits notamment avec Sonic the Hedgehog. Sega Europe en profitera pour redonner de la popularité à la firme et sa console 8Bits en adaptant une des mascottes les plus populaires d'Europe, Astérix le Gaulois. Le jeu est encore aujourd'hui considéré comme un des meilleurs jeux de son support et pour cause, le directeur de développement du jeu n'était autre que Tomozou Endo à qui l'on doit entre autre le jeu sur Michael Jackson, Moonwalker et Castle of Illusion Starring Mickey Mouse. Un curriculum vitae qui pèse donc. Le jeu n'a été distribué qu'en Europe et en Amérique latine, l'oncle Sam et le pays du soleil levant n'ont donc pas pu connaître la notoriété du jeu avant l'arrivée d'Internet...





Si le jeu a tellement marqué les esprits, c'est non seulement dans sa réalisation globale mais également parce qu'il respecte l'univers dont il est tiré d'une façon exemplaire. Concernant le système de jeu, vous avez la possibilité de choisir d'incarner Astérix ou Obélix au début de chaque niveau (à l'exception du premier acte qui fait office de tutoriel). Idéfix est également jouable, lorsque vous collectez 25 os durant les niveaux classiques, vous avez accès à un niveau bonus qui vous permettra de faire le plein de pièces, de sangliers et de vies supplémentaires.


Quand on voit la faculté de changer de personnage, on pourrait s'attendre à une bête différence graphique comme le choix d'incarner Mario ou Luigi dans le premier Super Mario Bros. Mais non, chaque personnage a ses propres caractéristiques. Astérix et est plus petit qu'Obélix, peut se faufiler dans des passages étroits et il peut utiliser des potions qui lui servent d'explosifs (un peu comme dans Castlevania sur NES). Obélix lui est plus fort et peut démolir les blocs de pierres d'un coup de poing, là où Astérix doit utiliser ses explosifs. Il peut également se servir d'un menhir comme projectile à faible portée, ce qui peut notamment servir pour créer une plate-forme éphémère sur l'eau.

De plus, le jeu se sert de cette dualité de gameplay pour proposer deux niveaux totalement distincts. Là où Astérix aura un niveau dans une grotte faisant penser aux souterrains dans Super Mario Bros., Obélix sera dans la même grotte mais sous l'eau comme dans les niveaux aquatiques de Super Mario Bros.

Un romain déguisé en fleur qui sort de terre, quelle idée saugrenue ! ^_^

Ce mur ne résistera pas à quelqu'un de suffisamment gr... fort,
suffisamment fort, c'est ça !

Vous l'aurez compris, en terme de gameplay Astérix emprunte beaucoup à Super Mario Bros. qui a posé toutes les bases du jeu de plate-forme 2D moderne. Toutefois il emprunte à beaucoup d'autres jeux, notamment à Castlevania pour les potions, mais aussi à Power Blade sur NES dont le but est de trouver une clé qui permettra d'ouvrir la porte vers le niveau suivant. En effet, à côté des niveaux classiques à scrolling horizontal, le but de certains niveaux sera de trouver une clé pour progresser dans l'aventure.


Un gameplay savamment dosé, riche et surtout précis. Les sauts sont facilement gérables à la manière d'un Super Mario Bros. et la difficulté est correctement dosée et progressive. Sachant que la manière
de combattre les boss change également d'un boss à l'autre. Par exemple le premier boss, un sanglier, doit être battu en le frappant tout bêtement tandis que le second boss, une sorte de lutin-gaulois, sort de trous en trois exemplaires et il faut frapper le bon pour lui infliger des dégâts.




Les niveaux sont entrecoupés de petites vignettes qui font énormément penser à la BD et le trait d'Uderzo est extrêmement bien respecté. Tant par les ''cinématiques'' que par les niveaux. L'aspect des romains est très fidèle, tout comme le level design des niveaux. Toutefois, bien que le jeu soit excellent, il faut reconnaître qu'il emprunte un peu trop à son modèle Super Mario Bros. Des niveaux à scrolling imposé, des niveaux sous-marins, des blocs de pierre et des pièces, des puits à la place des tuyaux... S'il y avait un reproche à faire au jeu, ce serait bien de trop s'inspirer de son modèle... Même l'histoire est un ersatz du kidnapping de la princesse Peach, le scénario est identique sauf qu'au lieu de Bowser on a Jules César et au lieu de Peach, le pauvre druide Panoramix.



Un scénario pourtant classique et dans la norme puisque quand on y réfléchit, beaucoup de jeux de cette époque ne se résumaient qu'à sauver quelqu'un (Double Dragon, Super Mario Bros., Puzzle Bobble, etc).

On s'attendrai presque à croiser un banc de Cheep Cheep.
Une cinématique sur Master System.


Pour ce qui est du sound design, les musiques sont d'une remarquable qualité. Les thèmes passent sans soucis du gai et enjoué à oppressant et sinistre. Chaque musique sait s'adapter à la situation comme le ferait Super Mario Bros. Et alors que copier son aîné lui faisait défaut dans les autres points, retrouver cette même sensation de musiques parfaitement adaptées lui vaut un point d'honneur.

Enfin, la durée de vie du jeu est excellente. Elle est rallongée d'une part par les niveaux bonus avec Idéfix. Mais également par le fait que le niveau soit différent selon que l'on prenne Astérix ou Obélix. Ainsi, ayant fini le jeu une première fois avec un certain personnage, on peut être tenté de recommencer le jeu avec l'autre personnage et avoir accès aux autres niveaux. Rejouer au jeu par plaisir ou par nostalgie devient alors très agréable.

Pour conclure, Astérix sur Master System est un excellent jeu en tout points. Sans égaler la version arcade de la même année, il s'impose quand même comme un must-have de la console. Musiques excellentes, graphismes étonnamment fidèles (vu les capacités techniques de la console), scénario classique sans risque et excellente durée de vie, Astérix semble être bien parti pour marquer l'Histoire du jeu vidéo. Enfin, cela va-t-il durer ?

À suivre.


Fiche Technique :
Nom : Astérix 
Date de sortie en France : 1991
Éditeur : Sega Europe
Développeur : Sega
Intérêt en ludothèque : 5/5
Intérêt en Collection : 2/5
Côte : 5€ en loose
          15€ complet

Sources : 
101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
Astérix.com, section le musée des jeux vidéos