jeudi 21 septembre 2017

Le Caen eSport Week-end les 16 et 17 Septembre 2017


Que ne fut pas ma surprise quand j'ai appris l'existence d'un événement eSport sur Caen ! La faute probablement à seulement quelques panneaux publicitaires dissimulés par le trafic. Mais bon, ce n'est pas le plus important puisque cette première édition semble s'être déroulée à merveille !


Organisé conjointement par Caen Event, l'organisateur de la foire internationale de CAEN, et l'association NORMAND eSPORT, cette rencontre geek a pu se réaliser notamment grâce aux nombreux partenaires comme NRJ, Orange ou encore l'Université de Caen.
Mais ce que je trouvais de plus admirable était la participation de l'univers geek caennais à l'événement. En effet, de grands acteurs locaux du jeu vidéo (dont j'ignorais l'existence pour la plupart je dois dire ^_^ ) ont participé à leur manière. La boutique spécialiste en jeux Game Cash a prêté pour l'occasion ses bornes d'arcade de type Double Dragon (un modèle de borne d'arcade récent vraiment génial !), le bar le Meltdown a participé à la logistique et la communication, étant bien plus expérimentés dans ce domaine. J'ai d'ailleurs pu discuter avec un des dirigeants du bar, Tom Beunard.

_''Il faut savoir que le phénomène de l'eSport a été introduit en France en 2012 par la franchise Meltdown. À l'origine c'était juste un bar qui a ouvert sur Paris, puis a ouvert une quinzaine de bars similaires dans le pays et une autre quinzaine à l'étranger. Et comme organiser des tournois sur League of Legend, Overwatch ou d'autres jeux orientés multijoueur c'est notre quotidien, on a pu être d'une grande aide dans l'organisation générale.''

Concrètement, c'était très sympa ! Au programme, on pouvait s'inscrire en tournoi de League of Legend ou sur Hearthstone, essayer des bornes d'arcades et les classiques des années 1980, découvrir de nouvelles manières de jouer comme la réalité virtuelle, des essais de drones ou encore un système très innovant qu'est le PC Shadow. En fait, visualisez un PC sur Paris, mais grâce à la fibre, vous avez un petit boîtier qui reçoit les informations du PC, ce qui permet de jouer de façon extraordinairement optimale malgré la distance. Il n'y a aucun lag, pas de temps de chauffe, une très faible consommation. Pour ceux qui veulent éviter de se payer une configuration PC à 2 500€, ce petit boîtier noir à 300€ semble être une excellente alternative... Non ce n'est pas de la pub, j'ai juste trouvé le concept génial. Et avec un peu de chance, ils ne seront plus les seuls à faire ça d'ici un ou deux ans :p
On pouvait également essayer la dernière Nintendo Switch (mais qu'est-ce que les manettes sont petites !) et quelques guests étaient attendus, notamment un joueur de la Team VITALITY HS en la personne de Kalàxz.

Les matchs étaient commentés par des commentateurs visiblement expérimentés (17 ans d'expérience il me semble) et malgré le fait que je ne connaisse pas LoL, j'ai réussi à m'emporter comme un vrai supporter !

Et puis bon, la récompense devait motiver puisque 1 600€ en tout étaient à gagner en plus de deux superbes coupes. Quand je pense que l'équipe de joueurs du Meltdown qui n'a pas eu une seule défaite le samedi a étudié tous les matchs des autres finalistes dans la nuit de samedi à dimanche pour anticiper une stratégie... De vrais pros !

C'est vraiment avec plaisir que je constate que depuis deux ans maintenant, la communauté geek de Caen semble vraiment décidée à faire quelque chose ensemble, un tel événement aurait été inimaginable en 2014. D'abord on a eu l'ouverture du Warpzone, puis du Meltdown. Les associations et groupements se multiplient, c'est juste génial ! … M'enfin bon, j'ai une légère crainte à ce sujet, certes les groupes se multiplient mais va falloir s'arrêter, parce que tout le monde est éparpillé... Un peu comme avant d'ailleurs, les joueurs de Caen étant plus à faire des soirées FIFA ou Mario Kart dans leur salon après (ou pendant) une soirée bien arrosée. J'ai donc pu m'entretenir avec le principal organisateur du Caen eSport Week-end, le Président de l'Association NORMAND eSPORT, Maxime Lerosier à ce sujet.

'' L'objectif principal quand j'ai voulu créer cet événement c'était vraiment de rassembler la communauté des joueurs de jeux vidéo caennaise. On a sur Caen un potentiel incroyable qui mériterai vraiment d'être exploité.''

Eh bien je dirais dans ce cas objectif atteint puisque ce tournoi Lol/Hearthstone a réuni 10 équipes et League of Legend et près de 50 joueurs d'Hearthstone, soit près de 100 joueurs au total. Et le tout sous le regard d'environ 2 000 personnes qui auront pu profiter des gradins dans le week-end.

Voir tout ces PC pendant les qualifications était très impressionnant !
Ah la finale... C'est toujours un grand moment mais dommage que peu de visiteurs restent jusque là... Allez les bleus !

Mais comme dans tous les jeux vidéo, qui dit objectif principal dit aussi objectifs secondaires et l'association NORMAND eSPORT n'était pas avare là-dessus.

'' Dans une LAN (Local Area Network, ou Réseau Local), il y a toujours de gros problèmes de synchronisation ou de lags. Le gros défi de ce tournoi était de faire en sorte qu'à aucun moment les joueurs et les spectateurs ne ressentent d'éventuels lags. Mais heureusement, grâce à l'équipe qui s'occupait des serveurs, nous n'avons eu aucun problème là-dessus. C'est vraiment super.''

Ha ! Ça me rappelle ce vieux même qui dénonce le préjugé comme quoi les jeux vidéo rendraient violents. Les jeux ne rendent pas violents, le lag oui !! Et après avoir expérimenté ça en BG (abréviation de BattleGround, ou champ de bataille) dans World of Warcraft, je vous assure que c'est vraiment saoulant !!
Ahem ! Nous disions donc, un rassemblement geek plutôt convivial qui semble réussi sur toute la ligne non ? Et de ce fait sommes nous en droit d'espérer d'autres éditions ou d'autres rassemblements de ce type ? Ce à quoi Mr. Lerosier semble avoir déjà une idée précise de son futur agenda.

'' Pour une première, j'avoue que cela aurait pu plus mal se passer. Cela dit je suis un peu déçu, on n’a pas reçu autant de visiteurs que l'on espérait, la faute à la communication un peu laissée de côté, car j’ai affronté la réalité du bénévolat, avec une équipe qui est partie en cours de route... Cela dit, on prévoit d'améliorer tout ça d'ici une prochaine édition. L'idée serait de refaire un gros événement chaque année similaire à celui-ci. Mais avec d'autres activités que nous n'avons malheureusement pas pu faire ce week-end comme un concours de cosplays par exemple. De plus, on aurait vraiment pour objectif de se diversifier au niveau des jeux joués.''

En discutant avec un bénévole du salon d'ailleurs, j'ai pu en apprendre plus sur le choix des jeux de cette rencontre.
''On a misé sur des valeurs sûres avec LoL qui est aujourd'hui le jeu le plus joué au monde mais à l'avenir il ne faudra pas négliger Overwatch. Mais ce qu'il faut surtout savoir c'est qu'en Normandie, Bretagne, Nord de la France, les joueurs sont très versus, et nombreux sont les joueurs de Street Fighter, Tekken ou Super Smash Bros.''

Faire tenir tous ces PC en même temps requiert une sacré organisation et surtout des serveurs de qualité !
Heureusement, des techniciens sur place ont pu gérer tout l'événement sans problèmes :)

En espérant qu'un prochain gros événement de cette taille tienne compte de ces notes pour parfaire encore plus son organisation.
Mais rassurez-vous, il n'y aura pas à patienter jusqu'à l'année prochaine pour espérer vous défouler au cours de tournois car comme je le disais plus haut, la communauté geek de Caen se développe énormément et les tournois fusent ! J'ai d'ailleurs pu croiser les amis de Normand e-Games qui organisent toujours leurs tournois de temps en temps dans les bars de Caen. Mais aussi les tournois hebdomadaires du Warpzone et du Meltdown. Sans compter la présence d'autres petits événements organisés par NORMAND eSPORT et une autre association, Nord'Geek.



Et ben, avec le Normandy Geek, tout ça réunit ça fait beaucoup de normands tiens ! ^_^ Du coup, n'hésitez pas à rester à l’affût de ces groupes qui font tous un super travail, je vous mets juste ici les liens vers leur page Facebook. En attendant, je vous dis à la prochaine pour un nouveau test !

GameCash : https://www.facebook.com/Gamecash-Caen-630120473713481/?ref=br_rs


samedi 16 septembre 2017

L'Ataribox : Pour bientôt !


Le 29 août dernier (oui je suis pas à la page, je sais !), les abonnés à la newletter du site ataribox.com ont pu recevoir de nouveaux détails concernant la mystérieuse future machine d'Atari. Mais pour ceux qui espéraient enfin avoir quelques détails concernant le hardware de la machine, c'est raté ! Ceci-dit Atari semble vouloir préciser son agenda pour s'assurer de la présence de sa communauté à sa sortie.


Franchement, je suis très curieux de voir ce que va donner cette machine ! :)

Entre autre, on nous annonce que la machine sera produite par un financement participatif. Étonnant penseront certains, mais pas tant que ça pour d'autres. En effet, Atari ne brille plus autant qu'il y a 40 ans et depuis sa remise à flots en 2013, la firme la firme a du mal à s'imposer dans le milieu du jeu vidéo. Concrètement, ils n'ont sortit que quelques compilations des classiques d'arcades des années 1980 et le plutôt réussi Roller Coaster Tycoon World sur PC mais aussi totalement éclipsé par le bien meilleur Planet Tycoon. On peut donc comprendre que ses finances soient moins florissantes que ses concurrents.

Mais bref ! Ce n'est que mon interprétation mais Atari motive sa décision d'utiliser le financement participatif.

'' Why Crowdfunding? Amazing brands are driven by amazing communities. Coming back to hardware is an important step for Atari, and something we intend to do carefully, hand-in-hand with the Atari community that loves our brand as much as we do''.

_'' Pourquoi un financement participatif ? Parce que les grandes marques sont dirigées par les grandes communautés. En revenir au hardware est une étape importante pour Atari, et c'est quelque chose que nous avons décidé de faire avec la plus grande attention, main dans la main avec la communauté qui aime notre marque autant que nous. ''

Il est très intéressant de voir qu'Atari place une très grande confiance dans sa communauté de fans (moi compris d'ailleurs ^_^). Confier l'avenir financier de la prochaine Nintendo, je ne m'y risquerais pas personnellement. Il semble également que la firme soit consciente de l'impact qu'aurait le retour d'Atari, ce pourquoi ils décideraient de prendre des mains de velours avec cette affaire. Dans mon précédent article sur la machine, je prévoyais que cette dernière sera probablement à mi-chemin entre les consoles android et les consoles modernes. Imaginez un peu l'inquiétude que pourrait susciter le retour du premier géant historique de l'histoire du jeu vidéo chez les concepteurs de telles machines.
Atari semble avoir flairé un filon très intéressant car il est à noté que depuis leur dernière communication sur le sujet, le site ataribox.com était presque vierge. Aujourd'hui, sachez que beaucoup d'onglets ont ouvert, ce qui laisse supposer pas mal de choses sur la future rolls des machines Android.



Premièrement, l'onglet Presse est ouvert. Mais bon je ne vois pas vraiment l'intérêt, la firme ayant choisit et à très juste titre la diffusion d'informations au compte-goutte, il faudrait que la question soit vraiment pertinente ou qu'une interview vraiment sérieuse se présente.
Ensuite, l'onglet Développeurs est ouvert. Ce qui laisse penser qu'Atari recherche des développeurs tiers. Ainsi, la machine ne sera pas qu'une bête console Android, elle devrait potentiellement accueillir des jeux un peu plus lourds (mais je pense sans avoir la prétention d'égaler les trois géants actuels).
Enfin, l'onglet jobs qui... me laisse assez interloqué. S'agirait-il d'offre d'emplois sans le dire ? Sur la communication, la distribution ou autre ? En tout cas, Atari précise qu'ils sont ouverts à toutes les propositions.

Bon j'en vois déjà qui se diront, mais qu'est-ce que les mécènes d'un tel projet pourraient bien en tirer ?! D'abord le financement participatif suppose que l'on donne à hauteur qu'on a envie de donner sans rien demander en retour (c'est le principe du don quand on y pense). Toutefois, Atari qui semble vouer un amour sans fin pour sa communauté affirme vouloir récompenser ceux qui les aideront à lancer ce projet.

'' Crowdfunding is the ultimate community approach to bring great products to life; and for Atari, it allows us to reward our community with exclusive access, special editions, and include them as active participants in the rollout of the Ataribox''.

_'' Le financement participatif est la meilleure approche communautaire pour donner vie à de grands projets, et pour Atari, cela nous permet de remercier notre communauté avec un accès exclusif, des éditions spéciales, et les considérons comme participants actifs lors du déploiement de la machine''.

Hum... Vous avez déjà entendu parler d'éditions spéciales d'une pauvre console android ? Moi pas ! Certes en tant qu'étudiant euh... j'ai des ressources limitées on va dire et cela ne me permet pas vraiment de participer à une telle campagne. Mais bon, je pense qu'Atari a déterré quelque chose que l'on risque de voir de façon plus répandue dans les prochaines années.

Avec l'émergence des jeux flashs qui tournent sur Facebook et l’émergence des smartphones, les consoles android ont surfé sur cette vague du petit jeu sympa et distrayant. Mais que se passerait-il si on faisait une console android mais avec des exclusivités, bien plus abouties qu'un simple jeu flash et qui se rapprocheraient plus d'un jeu sur une VRAIE console ? Probablement quelque chose de très cool, de nouveaux studios naîtraient, des rivaux apparaîtraient, un nouveau marché du jeu vidéo en parallèle de celui du jeu mobile (dont vous pourrez retrouver mon point de vue sur la question ici ;) ).

Franchement, j'ai beaucoup d'espoirs pour cette console. Peut être un peu trop me dira-t-on mais laissez-moi rêver … -_-'

En attendant, Atari précise un peu plus son calendrier sur la machine afin de rassurer les fans et d'éventuels curieux et néophytes.

'' Ataribox will first be made available via a crowdfunding campaign this Fall 2017 with shipments planned to start in Spring 2018''.

_'' L'Atari Box sera disponible via une campagne de financement participatif cet automne 2017, puis les premiers envois commenceront pour le printemps 2018''.

On espère avoir plus de détails sur les caractéristiques techniques de la machine d'ici là, histoire que l'argent des donateurs n'aille pas dans un énième goodies ridicule... ou un nouveau phénomène du jeu vidéo, qui sait ?


En attendant, n'hésitez pas à aller faire un tour sur leur site pour ne rien louper des dernières infos. Ils ont même partagé récemment quelques croquis de la conception de l'Atari 2600 pour la nostalgie. C'est dingue de voir que cette machine fonctionne toujours sur nos télés malgré son âge d'ailleurs !!

40 ans... Et toujours une légende... Moi je dis Bravo ! ;)


Site officiel : www.ataribox.com

mardi 5 septembre 2017

N° 156 – Super Mario Bros. 3




Titre : Super Mario Bros. 3
Plate-forme : Nintendo NES
Date de sortie : 23 Octobre 1988
Développeur : Nintendo R&D4
Éditeur : Nintendo












Mario est un des piliers du jeu vidéo, un personnage tellement important que même les non-initiés au jeu vidéo sont capables de l'identifier... Sauf si vous vivez dans une caverne sans internet ni ligne téléphonique... Bref ! Cet épisode, en terme d'impact, est un des plus grands jeux de la carrière du plombier moustachu. Quoique affirmation dorénavant erronée car Nintendo a récemment définit officiellement Mario non pas comme un plombier mais comme un sportif polyvalent. Et il arrive toujours pas à se débarrasser de son ventre bien rondouillet avec tout ce tennis, karting et autres ?!

Peu importe, je m'égare. Personnellement, je ne suis pas particulièrement fan de Mario et encore moins de jeux de plateforme aussi, je risque d'en fâcher quelques uns sur la qualité de cet opus. Mais bon, il en faut pour tous les goûts non ?



Bon commençons. Au niveau scénario, la princesse Peach semble de nouveau s'être faite enlevée par le terrible Bowser mais ce dernier ne s'est pas contenté d'un simple kidnapping ce coup-ci. Épaulé de ses sept fils, ils décident de dérober les sceptres magiques des souverains du royaume champignon, transformer ces derniers en animaux puis de régner en terreur sur ces terres aux moyens de formidables forteresses volantes ressemblant à des bateaux. Alors il faut reconnaître que comparé à Super Mario Bros. premier du nom qui posait les bases et à Super Mario Bros. 2 (qui n'est qu'un autre jeu japonais auquel on a attribué la licence Mario pour le marché international et n'a donc rien à voir), ça claque ! Il faut savoir que l'impact de ce jeu était tellement énorme que cela a d'une part reboosté les ventes de la NES qui devenait assez vieillissante, mais d'autre part a en plus atténué la sortie mondiale de la nouvelle console 16Bit de son rival, la Mega Drive de Sega. La Mega Drive est passée au second plan derrière un jeu NES ! Imaginez un jeu tellement bon sortir sur PS3 comme The Last of Us qui oblitérerait la sortie d'une nouvelle console de Nintendo... Oh wait ?

En tout cas, gros point positif pour le jeu. L'ambiance est soignée mais l'univers est totalement revu. Les mondes rappellent le vrai Super Mario Bros. de 1986 avec des décors très variés mais la console étant dans ses derniers retranchements, on peut admirer un royaume Champignon tout à fait charmant. Ce qui me permet d'enchaîner avec les graphismes d'ailleurs.

Je déteste les niveaux à scrolling imposé mais l'ambiance est tellement géniale que j'adore ces niveaux :3
Le style des vaisseaux, les canons partout, la musique mémorable reprise dans de nombreux jeux... Bonheur...

Niveau graphique, comme je le disais la NES crache littéralement ses poumons pour nous permettre d'exploiter le jeu à son maximum. Mais vous savez quoi ? Ça ne se sent pas du tout ! Il n'y a aucun ralentissement ni bug graphique comme on pourrait avoir avec l'affichage de certains niveaux sur Master System par exemple.
Les ennemis, les personnages, les niveaux, tout est extrêmement bien détaillé. Chaque action dispose de petites animations dont Nintendo seul a le secret. Visuellement, on est toujours dans les clous et la physique du jeu permet d'enchaîner les niveaux sans trop de soucis. Le gameplay d'ailleurs, parlons-en !

Le jeu est un peu plus technique que ses prédécesseurs. Vous devrez calculer comment lancer
une carapace de Koopa-Troopa pour toucher un question-block à terre.

Le gameplay est très bien pensé, on sent que Nintendo a conscience que sa nouvelle mascotte deviendra le synonyme du jeu de plateforme, et pour se faire rien ne vaut un gameplay précis qui réagit parfaitement aux actions du joueur sur la manette. À moins d'être très long à la détente, il est concrètement impossible de se rater sur un saut, ou alors on est vraiment mauvais. De plus, cet épisode offre de nouvelles mécaniques de gameplay avec l'instauration de nouveaux power-ups. La feuille permet de voler, le costume de tanuki de se transformer en pierre et passer inaperçu devant des ennemis, le costume de grenouille de sauter plus haut, la fleur bleue permet de congeler les ennemis et de les lancers comme des projectiles, et bien d'autres. Sans compter que de nouveaux ennemis font leur apparition comme les Chomps.

Les niveaux sont tout aussi variés. On retrouve tous les éléments classiques (pour l'époque) de ce qu'est un jeu Mario comme les niveaux sous l'eau, mais de nouveaux niveaux apparaissent notamment ceux avec un scrolling automatique. Bon vu toutes les qualités du jeu, ce serait chipoter mais je fais une parenthèse là dessus. S'il y a bien un truc que je déteste dans les jeux, qu'ils soient de plateforme ou autre, c'est lorsqu'on impose un rythme au joueur. Alors quand la caméra décide d'avancer à une certaine vitesse et pas à une autre, si on rate un saut vers une plate-forme qui n'est pas encore apparue entièrement, il y a une très forte probabilité pour que le saut fusse réussit si la caméra m'avait suivi ! Alors oui je pinaille mais quand même, ça m'énerve...

La nouveauté la plus intéressante par rapport aux premiers Mario est selon moi la sélection des niveaux. En effet, auparavant vous enchaîniez les niveaux les uns après les autres sans poser de questions. Ici, nous avons un excellent système et bien plus ingénieux. Vous apparaissez sur une carte du monde, le jeu étant composé de huit mondes, et chaque monde dispose de niveaux sous la forme de points sur les routes. Vous ne pourrez avancer qu'en vous frayant un chemin jusqu'au château où le monarque est prisonnier et réduit à l'état d'une petite bête. Mais pas de panique, vous n'aurez pas à faire tous les niveaux présents, différents itinéraires sont possibles pour arriver jusqu'au château et il sera parfois préférable d'éviter les niveaux pour économiser les vies.

Ce monde m'a bien fait souffrir tiens... Saleté de goombas camouflés en blocs...


En parlant d'elles d'ailleurs, vous ne serez pas en manque car l'équipe de développement a même pensé aux rageux dans mon genre qui perdent tout le temps. Vous commencez avec quatre vies, à chaque fin de niveau vous récupérez une carte. Au bout de trois cartes, si elles ont le même motif vous remportez un certain nombre de vies. Par exemple, trois étoiles vous donneront cinq vies. Par contre, avec des motifs différents, vous n'en gagnerez qu'une. Un conseil d'ailleurs, une autre nouveauté a ajouté une sorte de jauge d'endurance, plus vous courez en ligne droite, plus vous gagnez en vitesse. Si vous courez au point d'entendre un petit bruit d'alarme, sautez sur la carte et vous aurez automatiquement une carte étoile. Par contre, prenez un peu d'élan :p

En ayant re-testé le jeu pour cet article, je pensais que ce n'était que de la chance
mais apparemment ça marche ! :) 


À chaque fin de monde après avoir libéré le roi, la princesse Peach vous envoie des power-ups pour vous encourager. De plus, sur la carte, les Toads vous proposeront quelques mini-jeux et bonus pour vous aider comme des champignons ou des fleurs de feu. Et malgré ce déluge de vies, si vous arrivez à voir un écran de Game Over, vous avez la possibilité de continuer le jeu. Et pas seulement en nombre limité comme dans Super Mario Bros. 2 où il n'y avait que deux continues, ici ils sont illimités. Plutôt cool quand on y pense, ce qui me permet de passer à la durée de vie. Nous avons donc huit mondes divisés en plusieurs niveaux dont plusieurs itinéraires possibles. Pour un joueur lambda, le jeu n'est pas plus dur qu'un Super Mario Bros. moderne et bon nombre d'entre vous pourraient facilement arriver jusqu'à la fin. De plus, cela donne une certaine liberté au joueur qui était plutôt rare à l'époque.


Dans ce mini-jeu, alignez les trois images pour gagner des bonus ;)
L'aile avec un P vous permet pendant quelques secondes de voler... au calme... Pratique pour les niveaux insupportables.

Cependant, j'émets ici une réserve. Certes j'aime bien passer un peu de temps sur New Super Mario Bros. sur Nintendo DS ou New Super Mario Bros Wii mais ces jeux ont un petit plus que Super Mario Bros. 3 n'a pas : les sauvegardes. Et c'est bien ce qui me pose problème avec les jeux de plateformes et en particulier les plus anciens. Les jeux étaient souvent conçus pour être terminés d'une traite. Il n'y a pas de possibilité de sauvegarder sa progression. Alors certes lorsqu'on a un game over on ne retourne pas au début du jeu, on ne fait que recommencer le monde dans lequel on est, mais si on est arrivé au monde six et qu'il y a une coupure de courant, ta maman qui vient te dire d'aller au lit ou ton petit frère ou cousin qui déboule dans ta chambre et bouge la console de 22,3 millimètres en courant à côté ce qui la fait freezer........ Comprenez que ça va UN PETIT PEU m'agacer de tout recommencer du début... Oui tout ça c'est du vécu, et vous ne pouvez pas comprendre si vous ne l'avez pas enduré >_<

Et pour couronner le tout, il n'y a pas de mots de passe ! Certes le jeu a d'innombrables qualités, je suis d'accord pour dire qu'il s'agit d'un des must-have de la console et je comprends parfaitement qu'il soit dans le top 10 des meilleures ventes de la console. Mais quand même, Kirby's Adventure avait des sauvegardes, The Legend of Zelda avait des sauvegardes, même Wario's Woods, un pauvre spin-off de la série avait des sauvegardes ! Sans compter tous les autres jeux à mots de passes de la console ! Metal Gear, Metroid, Kid Icarus, Mega Man 2, Faxanadu, et tant d'autres, je pense vraiment qu'au point où en était le jeu, c'est vraiment dommage de ne pas avoir incorporé un quelconque moyen de sauver sa progression...

Bon après je suis mauvaise langue, Mario est connu pour avoir toujours ajouté des warpzones secrètes. Mais bon, vous vous imaginez à l'époque sans internet de devoir fouiller partout pour les trouver ou de devoir acheter tous les magasines qui sortaient dans l'espoir de trouver une potentielle solution ? Vu le prix des jeux, j'aurais préféré économiser pour en acheter un autre tiens... Bon peu importe, je divague.

Des frères Marto se baladent sur la carte indépendamment des niveaux.
Croisez les et c'est le duel assuré. Eh m...... Demi-tour !!!

Enfin il reste un point pour lequel je n'ai pas trouvé de transition toute faite donc euh... Allons-y pour la musique ! Heureusement je suis un grand fan des musiques de Koji Kondo et cet épisode de la saga Mario n'échappe pas à la règle, les musiques sont juste magnifiques et malgré un processeur sonore très vieillissant (surtout face à une certaine Mega Drive qui fait parler d'elle) l'avenir nous aura démontré qu'on peut sans problèmes composer de véritables arrangements pour orchestre de ces musiques comme le prouvent les bandes originales des récents Super Smash Bros. ou les concerts anniversaires de la saga. J'ai notamment un faible pour la musique du niveau 1-2 qui sera d'ailleurs magnifiée par le remake sur Super Nintendo dans la compilation Super Mario All-Stars.


Enfin, comment conclure ? Super Mario Bros. 3 est bien évidemment un bon jeu... Non, un excellent jeu... Bon allez, je l'admet une réussite totale et un pari gagné pour Nintendo. S'il ne l'était pas, je ne saurais expliquer comment il a éclipsé la sortie de la Mega Drive. Les musiques sont géniales, le gameplay précis et agréable, le scénario d'enfer, les graphismes splendides malgré une console sortie en 1983 au Japon je le rappelle ! Toutefois, je constate un paradoxe assez frustrant sur les bons jeux, et cela en général. Plus le jeu va être bon, plus la moindre petite imperfection va devenir visible. Ce que je n'aime pas chez les vieux Mario, c'est qu'on éteint souvent la console après une frustration, après avoir perdu pour la quarante-septième fois au même endroit. Certes ils sont très bons, ils ont posé les bases du jeu de plateforme traditionnel, ok pas de problèmes. Mais tous ces petits défauts qui sont souvent le propre des vieux jeux de plateformes font que ta frustration s'accumule et vient ruiner en partie le plaisir de jeu. Attention, cela ne le ruine pas entièrement, loin de là, le jeu est très bon.
Quoiqu'il arrive, je vous le recommande bien évidemment car il reste un des meilleurs jeux de la console... Pas comme un certain Tortues Ninja d'ailleurs...

Les fils de Bowser ne sont pas si durs à battre, par contre au bout de quelques heures de jeu,
la tension n'est vraiment pas là pour vous aider... 

Ah et plot twist ! En fait, du début à la fin, Super Mario Bros. 3 n'est qu'une pièce de théâtre ! Eh oui, une théorie de fans était née dès les années 1990 mais dans une vidéo pour l'anniversaire de Mario, son créateur Shigeru Miyamoto a répondu à diverses questions uniquement par oui ou non, et à celle lui demandant si le jeu était une pièce de théâtre, il a répondu oui. Pas mal non ?  




Note JV.com : 19/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 18,9/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7/10
Note Gamekult.com : 9/10
Note Personnelle : 18/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

dimanche 27 août 2017

Thèse - La qualité d'un jeu, comment ça marche ?

Il existe de très nombreuses façons d'estimer la qualité d'un jeu vidéo et vous en avez forcément vu au moins une, plus ou moins consciemment. Le système le plus commun est inspiré du système scolaire avec une note sur dix, vingt ou cent, soyons fous (pour citer Gamekult, anciennement Jeuxvidéo.com et Sens Critique). Bizarrement, bien que j'utilise ce système pour mes tests, je ne l'apprécie pas vraiment. Je fonctionnerais plutôt dans un système divisé en sous-catégories. On aurait les jeux excellents, très bons, bons, moyens, mauvais et exécrables par exemple. Mais bon, cela permet de faire passer une image bien plus facilement. Quelqu'un de lambda reconnaîtra plus facilement la signification d'un 7/20 qu'un ''jeu moyen'' puisque cela peut dire tout et son contraire.

Mais on aborde le problème principal du test de jeu vidéo : l'objectivité et la subjectivité. Je trouve qu'il est aujourd'hui très difficile de trouver des critiques réellement objectives sur les nombreux médias du jeu vidéo. Moi-même, je galère à l'écriture des épisodes sur l'Histoire d'Astérix le Gaulois en jeuvidéo qui sont mes seuls tests complètement objectifs.

Je ne peux empêcher chacun d'exprimer son avis, après tout, ils ne regardent que le leur, libre à leurs lecteurs/auditeurs d'être d'accord ou non. Toutefois, je souhaiterais rétablir quelques vérités concernant le monde des testeurs de jeux vidéos. Je tiens à rappeler avant tout que je ne suis pas un testeur professionnel mais juste un gars qui aime bien parler de jeux et réfléchir sur le sujet.

Je pense que la subjectivité parfaite n'existe pas chez un journaliste en jeux vidéo, ou alors il se tape totalement du média qui fait son quotidien. Je m'explique : quand on est un véritable professionnel, on teste des centaines de jeux dans sa vie. On apprécie ou pas, on écrit son rapport et on le tourne en article de presse ou en chronique vidéo. Le problème c'est que si la personne aime le jeu vidéo, il y a de fortes chances que cette personne ait eu une sorte ''d'éducation'' vidéo-ludique, qu'il ait connu un certain type de jeux et pas un autre, ce qui va étalonner pour lui ce qu'est un bon jeu ou un mauvais jeu. De même, plus il s'y sera mit tôt, plus il y a de chances qu'il ait pu se trouver d'excellents souvenirs, au point même d'en avoir ses chouchous. Et alors là, c'est le pire ! Car il faudra un jeu de qualité suprême pour renverser le chouchou d'un testeur malgré ses qualités évidentes.
Par exemple, mettons que je sois fan d'un jeu de plate-formes ultra connu comme Mario ou Sonic. À la sortie de Rayman Origins sur plusieurs supports, et bien malgré les très nombreuses qualités du titre, je ne serais pas séduit par ce jeu alors qu'il mériterai bien plus d'honneurs (ce que j'ai d'ailleurs précisé dans ma critique sur ce jeu ^_^ ).
Mais du coup, comment éviter ce fétichisme des chouchous ? Et bien il faudrait que les testeurs soient des néophytes qui n'en n'aient pas grand chose à faire, et non des passionnés. Un néophyte appréciera dans Uncharted 4 que le son produit par les quatre cloches à Madagascar sont les quatre premières notes de la danse de la mort de Frantz Litsz, un passionné se concentrera sur le jeu en lui même et pas le reste.

Madagascar dans ce jeu c'est trop cool ! 'Y a des 2CV partout ! :)

Concernant les autres systèmes d'appréciation des jeux, Jeuxvidéo.com s'est bien rattrapé avec une sorte de compteur, un peu comme mon barème que je vous ai montré plus haut. Mais, si certains reprocheront à ce système d'être trop vague, sachez qu'il y a pire ! Les vidéo-testeurs de Youtube comme le Joueur du Grenier ou Les Navets Jouables ne donnent aucune note, ils se contentent de parler d'un jeu dans sa globalité pour vous donner une réelle impression du jeu. Alors certes c'est toujours mieux de visionner une vidéo que de lire un article, mais certains côté du jeu ne peuvent vraiment être expérimentés qu'en y ayant joué. Par exemple, on m'a fait remarqué après mon test de Street Fighter II sur Mega Drive que j'étais drôlement sévère, pourtant je suis sur que si vous essayez de jouer sur le pad de la Mega Drive, vous aurez la même sensation de déception que moi.

Bref ! Je pense bizarrement que le meilleur système d'appréciation d'un jeu est un système des plus vague en rangeant les jeux en catégorie mauvais, bon ou moyen. Tout simplement. Mais, rassurez-vous, il faut tout de même argumenter derrière.

Autre détail intéressant, je pense que les pires jeux vidéos existants ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Surtout avec la sur-exagération du Joueur du Grenier ou de l'Angry Video Game Nerd. Pour vous expliquer cela en détails, je vais en profiter pour développer mon système d'appréciation des jeux (bon, mauvais, moyen seulement), système que je baptise sobrement ''le Principe de la Balance''

Vous conviendrez qu'un jeu possède des qualités et des défauts. Les qualités procurent de la joie, du bonheur, etc, et les défauts de la frustration, de la déception, etc. Le jeu PARFAIT n'existe pas (contrairement à tous les 20/20 exagérément donnés à The Legend of Zelda Breath of the Wild). Donc, plus un jeu va cumuler de défauts, plus il va être mauvais et plus il va cumuler de qualités, plus il va être bon, logique élémentaire.
Ainsi donc, pour reprendre Sonic the Hedgehog 2006 sur Playstation 3, bien que le scénario, certaines cinématiques et les musiques soient de bonnes qualités, la difficulté, les graphismes généraux et les bugs sont des poids plus importants que les qualités évoquées précédemment. Ainsi,le jeu penche plus vers le mauvais.



En argumentant comme je le fais dans chaque test, on peut déduire les qualités et défauts d'un jeu et en fonction de leur importance, une fois dans la balance, le verdict tombe. Mais cela me permet du coup d'enchaîner sur les vrais mauvais jeux.

Techniquement, le Joueur du Grenier vous a habitué à voir des jeux bugués ou extrêmement difficiles, voire les deux (#Fantasia). Mais réfléchissons à ce qu'engendre les qualités et défauts. Si un jeu est bon et procure de la joie au joueur, ce dernier va probablement persévérer et vouloir aller vers la fin du jeu.
À l'inverse, les ''mauvais'' jeux procurent de la frustration. Mais d'où vient-elle ? Deux solutions. Soit elle vient des développeurs qui ont fait n'importe quoi et le jeu est totalement bugué, ce qui donne une excuse au joueur pour arrêter, soit elle vient du joueur lui-même. La difficulté étant juste trop dure ou le joueur trop nul. Mais comme il n'y a souvent aucun moyen de vérifier si la frustration suscitée par un jeu vient des développeurs, le meilleur moyen pour éviter d'arrêter de jouer sans excuses c'est d'arriver à le finir, ainsi les mauvais jeux procurent certes non pas du plaisir mais un minimum de challenge. On a envie de démontrer que c'est nous le plus fort et pas ce jeu de #@&§ù% ! Et si on a tout donné, ben le jeu est effectivement bugué et on peut se donner une excuse pour arrêter.

Bon la sanction si on arrête sans excuses est pas énorme, on va juste vous considérer comme un rageux ^_^

Bref ! Les bons jeux poussent à aller vers la fin pour leurs qualités et les mauvais pour leur challenge. Mais quid des jeux qui ne suscitent rien ? Les jeux dont les qualités et les défauts s'égalisent parfaitement, autrement dit les jeux typiques des débuts de l'ère de la 3D et de la Playstation. Le jeu ne propose aucune résistance, aucun challenge, et comme les défauts s'égalisent avec les qualités, le plaisir est totalement nul, comme la frustration. On est passif devant le jeu.
Ainsi, là où je voulais en venir, les pires jeux de tous les temps ne sont pas à mon sens ces jeux si durs ou bugués mais bien les jeux ''moyens'' que j'évoquais plus haut. Pour moi en tout cas, ce sont les pires. Aucune saveur, aucun plaisir, aucun dégoût, la fadeur la plus totale.

Mais après, la subjectivité peut venir à notre secours. En effet, si on a un peu de nostalgie sur un jeu qu'on a eu enfant, on aura tendance à être plus clément ou plus cruel avec le verdict, ce qui permettra à la balance de pencher (enfin) d'un côté. Par exemple, un jeu moyen de la Master System, My Hero, un jeu de plate-forme bizarre. Il a ses qualités et ses défauts et serait donc un jeu moyen, mais il est tellement dur et m'a tellement traumatisé étant gosse que je le ferai totalement tomber du côté gauche !!!

Voici donc ce qui serait pour moi le meilleur système d'appréciation des jeux vidéos. N'hésitez pas me dire ce que vous en pensez ;)

lundi 21 août 2017

Review Wakfu

Culture Geek

Wakfu, la série phare d'Ankama.



Vous souvenez-vous de ce à quoi ressemblait internet au début des années 2000 ? Mais si ! Cette époque où on se connectait une fois par semaine sur Caramail et qu'on avait strictement rien dans sa boîte, qu'on devait passer par le programme AOL pour se connecter au web avec ce bruit qui nous as tous marqué, où tout le monde avait Yahoo comme moteur de recherche et que tout le monde untilisait Netscape, où on discutait avec ses potes sur MSN après le collège, où Ebay ressemblait à mon blog tellement c'était simpliste, où tout le monde racontait sa vie sur Multimania et où il fallait une demie-heure pour télécharger une musique à 3,5Kb/s … Ça y est, vous êtes dans le contexte ? Bien ! En 2003, c'était l'apogée des jeux de rôles en ligne, et alors que tous ceux qui se la pétaient avec un super bon PC pouvaient acquérir le novateur World of Warcraft, nous autres collégiens lambda se contentaient d'un autre grand du genre, Dofus.

Vous l'avez probablement connu dans sa version originelle (rien à voir avec celle d'aujourd'hui), il s'agissait d'un jeu de rôle en ligne très vaste et très bien réalisé avec des combats au tour par tour, un peu comme un tactical RPG moderne. Tout le monde connaissait les douze classes jouables dans la cour de récré et tout le monde bataillait pour déterminait quelle était la meilleure (et si un joueur gratuit pouvait battre un abonné,oui ça existait déjà).

Bref, la société derrière ce superbe jeu plein de souvenirs pour bon nombre d'entre nous décide en 2008 de créer une série d'animation basée sur l'univers du monde des Douze, communément appelé le Krosmoz dans l'univers des jeux. Il s'agit dans la série en fait du même univers mais deux cents ans plus tard. Nous y suivrons les aventures de Sir Tristepin un Iop, Rubylax son choucou (une arme possédée par un démon, ou un démon transformé et emprisonné dans une arme, comme vous voulez), Amalia une Sadida, Evangélyne une Crâ, Ruel un Enutrof et la grande nouveauté apportée par la série : Yugo, un être d'une toute nouvelle race, les éliatropes.

Vous décrire la série sans vous gâcher la surprise est extrêmement difficile car je considère Wakfu comme étant la meilleure série d'animation française. C'est pourquoi, sans vous spoiler sur le scénario global, je vais vous énoncer les meilleures raisons qui vous pousseraient à regarder cette série !

L'animation.

La qualité de l'animation est très inspirée par le style des animés japonnais et les références à la culture pop ou au Japon en général au cours des différentes saisons le montrent bien. On sent qu'il s'agit d'un travail de passionnés mais aussi que les réalisateurs ont bénéficié d'une relative liberté. L'univers peut être particulièrement coloré mais il sait aussi être sombre et dévasté, comme en témoigne le final de la saison 1.

Suivre leurs aventures change radicalement le point de vue sur les séries française ^^


Aucun décor ou arrière-plan n'est fait à la va-vite et chaque image a son lot de détails. L'animation des personnages et des bêtes croisées est quant à elle juste fantastique. Que ce soit pour les combats entre les personnages les plus badass de l'univers ou un affrontement entre les héros et un bandit local, le rendu graphique est tellement épique et superbe qu'on ne s'en lasse jamais. J'adore particulièrement le combat contre le Corbeau Noir, un des premiers ennemis croisés dans l'aventure mais je ne vous en dis pas plus.

Le doublage et les personnages.

La série apporte son lot de nouveautés à l'univers de Dofus. Et ce que l'on aurait pu légitimement craindre venant d'une adaptation d'un jeu muet (sans aucun doublage) ne doit en rien vous inquiéter ! C'est bien simple, le doublage de la série frôle l'excellence. Certes les noms des doubleurs m'étaient totalement inconnus mais il est impressionnant de voir les noms qu'Ankama a pu réunir pour doubler rien que la saison 1. Benjamin Pascal ( allias Monsieur D qui chantait avec Oldelaf) est Nox, l'antagoniste de la saison 1. Benoît Allemane, la voix officielle de Morgan Freeman et d'un très grand nombre de personnages de doublage (comme Zeus dans Hercule, La mort dans le remake de Medievil sur PSP ou encore Ed Hocken dans la trilogie des Y-a-t-il un flic et même Jean-Louis la chaussette avec le Joueur du Grenier) est Grougaloragran, un dragon. Gérard Surugue, la voix de Garfield et de Bugs Bunny, est Rubylax. On a aussi Bruno Choel, Brigitte Lecordier (la voix de Son Goku jeune), Bernard Alane, Jean-Claude Donda, Erik Colin (Patrick et le narrateur dans Bob l’Éponge), RICHARD DARBOIS, CHRISTOPHE LEMOINE, PIERRE HATET, OLDELAF, MARTIAL LE MINOUX, QU'EST-CE QU'IL VOUS FAUT DE PLUS ?!

Ahem, non franchement c'est un casting en OR ! On a Buzz l'éclair, le Beau Jack de Borderlands, le Joker de la série animée, le docteur Néo Cortex, Morgan Freeman et j'en oublie beaucoup. Ce doublage est une perle. Il n'est ni surjoué ni sans âme, il est juste parfait !

Couplez ces voix merveilleuses avec des personnages hauts en couleurs dont la psychologie est très approfondie, ce qui les rends encore plus attachants. Même les méchants sont trop cools tellement ils sont bien faits (Remigton Smisse, t'es le meilleur ! ).

Probablement un des plus grands combats de la série, Grougaloragran contre Nox.


Les musiques.

Si vous avez déjà fait du jeu de rôle sur table, vous avez peut-être eu la chance d'avoir un maître du jeu qui vous diffuse de la musique pour installer une ambiance plus facilement et plus immersive. Et bien, les musiques de la saga sont tellement superbes que je les verrais sans aucun soucis dans un jeu de rôle ! Elles font toujours plus ou moins penser à la première version du jeu Dofus. Il s'agit toutefois de compositions originales superbes parfaitement adaptées à leurs situations, contribuant même à accentuer les émotions voulues par les scènes.

Ce générique est parfait !

L'univers.

Gardez bien à l'esprit que les créateurs de la série sont partis de rien. Ils n'avaient comme copie de travail que le jeu Dofus. Et même si elle se passe deux cent ans dans le futur, le Monde des Douze existe toujours. Bien que l'apparition de nouvelles classes (comme les Eliatropes, les Roublards ou les Huppermages) chamboule l'ordre établi par les douze classes existantes, il faut bien se dire qu'il s'agit d'une adaptation du jeu. Et de ce côté, elle est magistralement bien orchestrée. La rivalité entre Bonta et Brakmar est toujours présente, les clichés des classes sont très bien respectés et servent souvent de comic reliefs géniaux, et les combats bien que plus dynamiques rappellent fortement le jeu ! Une des meilleures adaptations de jeu vidéo en série connue ! Avec Dofus, Livre 1 sortit au cinéma en 2016, une autre adaptation magistrale du jeu sur laquelle je reviendrais une autre fois.

Le scénario.

Quel bonheur de voir que des réalisateurs ne se retrouvent pas étouffés par leurs producteurs et bénéficient d'une liberté totale. Le scénario est juste énorme et ce dans son intégralité. Du début de la saison 1 jusqu'aux OAV sortis en 2014, cette série vous tiens en haleine comme.... comme... Comme Game of Thrones tiens ! Oui, j'ose comparer les deux, c'est vous dire la qualité de l'intrigue !

De plus, la série dispose de quelques petits spin-offs comme celui sur la jeunesse de Nox, ou comment est-il devenu le Xélor le plus craint du Monde des Douze. Ou encore comment Ogrest a plongé le monde dans le chaos il y a deux cent ans.

Nox... Sans conteste un des plus grands méchants de tous les temps :3

Ce qu'il y a de génial enfin avec le scénario, c'est que l'univers a beau être tordu, même un néophyte s'y retrouve que le héros, Yugo, découvre le monde et le spectateur le découvre avec lui. Et plus on progresse, plus on a envie d'en savoir plus sur chacun des personnages présents et à vous poser des questions bizarre, genre pourquoi Yugo n'enlève jamais son chapeau ? Si, vous vous demanderez forcément, personne n'y échappe. ;)

L'accessibilité.

Comme toute bonne série, elle est évidemment disponible en DVD mais ce n'est pas tout. Elle est en visionnage sur Netflix (rien que ça) et toutes les saisons, OAV et spin-offs ont été uploadés sur Youtube. De plus, la série étant français, il n'y a eu aucun doublage étranger, vous ne galérerez donc pas à trouver la version originale ;)

Enfin, si vous décidez de la regarder, il se peut que vous ayez envie de faire le lien entre certains épisodes. Notamment ce qu'il se passe entre la fin de la saison 2 et le début des OAV ou entre les épisodes 13 et 14 de la saison 1. Et bien sachez que la saga en a inspiré plus d'un puisque Wakfu est aussi disponible en romans, bande-dessinée et en Manga. Œuvres d'une telle qualité d'ailleurs que le scénariste de la série s'est occupé en personne du scénario de ces adaptations papier ! C'est dire !



Bref, que dire de plus sur Wakfu ? Je le répète, c'est pour moi la MEILLEURE série française d'animation. Tout, dans cette série, est exceptionnel. Je vous la conseille sans aucune retenue. Chaque épisode dure une vingtaine de minutes et les OAV plus d'une heure. Bref, à ne pas manquer. Surtout que prochainement, la saison 3 sera diffusée sur France 4, alors mettez vous à la page ! ;)


Rendez-vous le 2 Septembre 2017 sur France 4 pour la suite de la série ! ;)


N°354 – Street Fighter II






Titre : Street Fighter II' Special Champion Edition
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 6 Février 1991
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom










Un des piliers du jeu de combat moderne ! Comment ne pas faire abstraction de ce grand jeu qu'est Street Fighter II. Autant préciser que l'on parle du II, vu la qualité et la popularité du premier jeu... Ahem, on va éviter d'en parler... Bref, en 1991 Capcom révolutionne les salles d'arcade avec un jeu de combat novateur grâce notamment à un gameplay rapide et innovant, mais surtout grâce au système totalement inédit de combos. Fun fact, ce fameux système de combos qui permet d'enchaîner une série de coups sans que l'adversaire puisse s'en dépêtrer était à l'origine un bug du jeu. Mais les créateurs se sont rendus compte que c'était plus amusant et l'ont donc laissé. Bon la vraie raison c'est qu'il était trop tard pour corriger le problème alors ils l'on laissé comme ça juste avant sa sortie.

Bref ! Nintendo acquiert vite les droits pour vendre le jeu en exclusivité sur sa Super Nintendo et fera d'ailleurs un carton monumental. Le jeu étant d'ailleurs toujours joué de nos jours, on préférera y jouer sur Arcade ou Super Nintendo. Mais Sega, son concurrent de toujours voulait tout de même un part du gâteau. Et Capcom savait qu'il y avait gros à gagner. Du coup, alors que la Super Nintendo se fendait d'une version Street Fighter II Turbo, la Mega Drive (comme de nombreuses autres plates-formes) obtiendront un Street Fighter II Special Champion Edition. Bah hé ! C'est pas le même jeu ! Regardez, le titre est différent ! Oui je suis sidéré que des avocats aient laissé passer ça devant un tribunal concernant des droits d'auteur... Bon peu importe, c'était les infos rigolotes sur le jeu ! Venons-en directement au test ! Je précise encore une fois que je m'attaque ici à la version Mega Drive et non Super Nintendo (détail très important et déterminant de la note finale).

Niveau scénario, techniquement chaque personnage combattant du jeu dispose d'un background et le scénario général tente maladroitement de réunir tout le monde. Bison invite les meilleurs combattants du monde au nombre de douze à venir participer à un tournoi de Street Fighter. Mais de là à me rappeler le reste, alors là, no idea. Mais bon, il s'agit d'un jeu de combat, le scénario n'est pas si important que ça. Comment ? Tout le monde a adoré le scénario de Super Smash Bros. Brawl sur Wii et tout le monde a gueulé quand ils ont annoncé que Smash 4 n'aurait pas de scénario ? …........................ Euh, mais ç-ç-ça ne justifie rien !
Bon sérieusement, disons que certains scénarii sont très bien réalisés, mais à défaut, ils ne marquent pas les esprits. Les fans hardcore de la série doivent le connaître bien mieux que moi mais personnellement, j'ai totalement zappé. Mais comme je le disais, jeu de combat, donc ce ne sera pas pénalisé.

C'est bien simple, SFII est le premier jeu à avoir crée ce système de sélection de
personnages. Et je n'imagine aucun autre moyen pour ce faire ! ;)

Niveau musiques, là par contre je n'ai rien à dire du tout. Beaucoup d'entre vous ont d'ailleurs peut être vu ce meme sur les internets du ''Guile's Theme goes with everything'' que l'on pourrait traduire par ''Le thème de Guile va avec tout''. En effet, les musiques sont juste géniales (surtout celle de Guile effectivement). De plus, la bande son est une des premières composées par Yoko Shimomura, entre autre célèbre pour sa participation colossale à la BO de tous les Kingdom Hearts, saga phare de Square Enix. Rien que ça !
Petit exploit pour la Mega Drive au niveau sonore en général, les voix des personnages ont été digitalisées et son nombreuses, on ne se contente pas que d'un simple ''Game Over'' ou ''Fight !''. Tous les cris et bandes du speaker sont réelles. Franchement très impressionnant pour une console 16Bits. Gros, GROS point positif.

Ta tala talaaaaaaa, Ta tala talaaaaaaaaaaa ! J'adore cette musique !! :3

Poursuivons avec la durée de vie, c'est un jeu de combat, son essence est donc évidemment axée sur le multijoueur. Toutefois, on peut passer un bon moment en solo à essayer d'avoir le fin mot de l'histoire de chacun des huit combattants. Ceci-dit, on regrettera que le mode solo soit si répétitif.

Au niveau graphique, nous avons un jeu qui fait honneur à la Mega Drive. La console arrive parfaitement à égaler visuellement son homologue sur Super Nintendo. Les stages sont relativement vastes, les arrières plans animés histoire de bien rappeler que l'on se donne littéralement en spectacle. Mais le meilleur du jeu reste tout de même l'animation et la modélisation des personnages. Le jeu est très fluide et ne pose aucun problème d'affichage, on ressent vraiment le punch que la version d'arcade proposait. Enfin... quand on regarde une vidéo du jeu, c'est sur que ça a l'air d'enfer mais j’émets une petite réserve sur cette version de SFII, notamment au niveau du gameplay.


Même les touristes à bord du bateau prennent les paris et vous encouragent ! Sympa, l'ambiance.

Je disais dans mon introduction que SFII est un jeu qui est encore aujourd'hui très apprécié et surtout joué sur Super Nintendo. Mais si il est surtout joué sur ce support et pas sur sa console rivale c'est qu'il y a bien une raison. Prenons un exemple avec mon personnage préféré, Dhalsim. Les enchaînements basiques comme le Yoga Fire (bas, diagonale, droite + punch) fonctionnent parfaitement, de même pour tous les autres personnages. Cependant, certains coups ne sont tout simplement pas disponibles. Par exemple, la téléportation d'un bout à l'autre du stage (normalement droite, bas, diagonale + A + B + R) ne fonctionne pas, la faute à l'absence de gâchettes. En parlant de ça, les gâchettes apportaient de très bons côtés au jeu mais comme le pad de la Mega Drive ne compte que TROIS boutons, le gameplay est de ce fait bien plus réduit et plus difficile à prendre en main. À titre comparatif, la Super Nintendo a quatre boutons et deux gâchettes... Un sacré gros point négatif donc car le but d'un jeu de combat est avant tout son gameplay, peu importe son scénario ou ses graphismes. Par exemple, Tekken dispose d'un gameplay très rigide ce qui fait perdre de sa superbe au jeu malgré ses graphismes.

Depuis quand il y a une romance entre Vega et Blanka ?
Cette image est un hack, il est impossible de battre Bison avec cette manette de &#@§% !!! 

En conclusion, je suis très déçu par ce portage sur la Mega Drive. La réalisation globale est très fidèle à l'originale et les joueurs Sega pouvaient se sentir comme les égaux des joueurs Nintendo avec cette version de Street Fighter II mais le problème de cette satanée manette à trois boutons gâche absolument tout. Si vous voulez juste passer un petit moment entre amis pour rire en soirée, je vous conseille évidemment ce jeu puisqu'il s'agit sans conteste d'un monument. Mais si vous êtes un fan hardcore de la série des Street Fighter, je ne pense pas que la manette Sega puisse vous procurer des sensations aussi plaisantes que celles de la Nintendo... Non mais vraiment, c'est comme d'essayer de convertir le jeu sur Game Boy, ce serait ridicule vu qu'il n'y a que deux bout....... BORDEL ILS L'ONT VRAIMENT FAIT ???



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 18,3/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7,6/10
Note Gamekult.com : 8,5/10
Note personnelle : 14/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :)