jeudi 2 février 2017

N°427 – Space Invaders

Titre : Space Invaders
Plate-forme : Atari 2600
Date de sortie : 1980
Développeur : Taito
Éditeur : Atari















L'Atari 2600 était techniquement la première console de jeu grand public à être vendue en France et s'était fait une spécialité d'adapter les grands succès des salles d'arcades de l'époque. Parmi eux, le phénomène des envahisseurs de l'espace débarque sur la console.

Au niveau graphique, les extra-terrestres sont très fidèles aux versions originales, presque pas un pixel de différence. Toutefois, je vous rappelle que le jeu original laissait des monstres blancs sur fond noir avec des bunkers verts. Et bien, la console a la chance d'avoir un peu plus de couleurs que la version d'origine ! Pour rappel, l'Atari 2600 avait un bouton qui permettait de passer la console en mode couleurs ou noir et blanc car toutes les télévisions n'étaient pas équipées de la couleur à l'époque. Bon okay, il n'y a qu'une seule couleur supplémentaire mais bon pour l'époque c'est vraiment cool quoi !

Limite, je préfère cette version à l'arcade moi ^_^

Bref, au niveau sonore, les musiques sont rarissimes sur la console, donc il ne reste que les bruitages. Des bips, des boums, des flashs. Rien d'extraordinaire mais rien d'insupportable non plus. Après tout, si on se remet dans le contexte, les seules musiques présentes dans le monde des jeux vidéos n'étaient que des jingles des héros principaux comme Pac-Man ou Frogger par exemple. Bon seule différence notable, lorsque les extra-terrestres se déplaçaient, ils faisaient quatre petites notes (qui s’accélérait avec leur mouvement). Ici, seulement un petit bip pour marquer leur déplacement (et le bruit bizarre du vaisseau bonus qui vole au dessus). Enfin, ce n'est vraiment pas grand chose, ça se laisse jouer sans problèmes.

La version originale du jeu

Pour la durée de vie, comme c'est de l'arcade pure et dure, je n'ai rien à dire, ce serait complètement idiot. Si tout de même, au niveau de la difficulté. Le principe de l'arcade est que les niveaux se répètent en permanence mais le niveau de difficulté est lui sensé augmenter. En l'occurrence, soit je suis très fort, soit ils ont juste oublié de programmer la difficulté... J'ai franchement l'impression de toujours me faire le niveau 1 en boucle...

De même pour le gameplay, c'est exactement la même chose que sur arcade, un stick et un bouton de tir pour se débarrasser des poulpes de l'espace. Ce côté est d'ailleurs assez fidèle, on ne peut tirer qu'un tir à la fois, il faut attendre d'avoir atteint une cible ou que le tir soit sortit de l'écran pour tirer à nouveau.

Un vaisseau bonus !! Chopez-le !

Bref bref bref, comme presque tous les jeux sur Atari 2600, c'est un jeu terriblement simpliste mais qui a le mérite de ne pas trop s'éloigner du jeu original. Un bon petit jeu qui amuse un petit moment.

Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : N/D
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note Personnelle : 15/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

N°370 – Hang On

Titre : Hang On
Plate-forme : Sega Master System
Date de sortie : 20 Octobre 1985
Développeur : Sega AM2
Éditeur : Sega















Ce jeu fait partie avec Out Run des piliers du jeu de course moderne. En effet, c'est en partie grâce à ces jeux que Sega a pu s'installer définitivement en tant que leader mondial des jeux vidéos d'arcade (bon pour les consoles de salon par contre il faudra repasser). Ce jeu est relativement connu en Europe car la première Master System incorporait ce jeu par défaut. Si vous ne mettiez pas de jeu dans la console, Hang On se lançait automatiquement. Plutôt sympa si on achetait la console mais qu'on avait plus un centime pour s'acheter un jeu à côté. Je repense notamment aux packs NES sans rien pour y jouer ou encore à la première PlayStation avec son fameux CD Demo 1 (Prononcez Démo One pour avoir l'air cool). Enfin bref, alors que le Japon est toujours affilié à la NES et la petite nouvelle PC Engine de NEC, Sega peine à s'installer et devinez quoi, ce sera le marché mondial qui permettra à Sega de s'instaurer comme un des deux grands acteurs de la grande guerre des consoles.




Premièrement, au niveau du son. Quand on compare avec la version originale sur arcade, je trouve cette version un peu triste. En effet, sur le jeu de base on pouvait entendre une petite musique très sympathique durant toute la course. Ici, nous avons uniquement un jingle pour l'écran-titre, un jingle d'échec et un jingle de réussite, tous trois plus ou moins tirés de ladite musique sur arcade (par exemple, le jingle de l'écran-titre est presque identique au début de la musique originale). Bon, évidemment une Master System est bien moins puissante qu'une borne d'arcade mais c'est tout de même dommage quand on sait que le portage d'Out Run sur la même console avait droit à de la musique.

Autrement au niveau du sound design, ça va c'est supportable. Des petits bruits bien rétros de moteurs, même si ce n'est pas le top du top en matière de bruitage, il y a tout de même le charme nostalgique.

Ensuite au niveau des graphismes. Alors encore une fois, le jeu est très inférieur à la version d'origine mais ce n'est qu'un portage, ne l'oublions pas. La version arcade est très fluide au niveau de l'affichage mais pourtant, bien que cette version soit techniquement plutôt pauvre, la fluidité de l'affichage du tracé de la route m'a impressionné. En effet, malgré le passage du JAP à PAL, le jeu nous permet de vraiment ressentir la vitesse (comparé à la version Mega Drive qui elle est horriblement lente).


Les décors ne sont pas très élaborés, c'est de l'arrière plan très papier-peint mais qui a l'avantage de varier relativement souvent. On passe du circuit de base au désert, à la ville de nuit, à la plage, etc. D'ailleurs, quant à parler de ce détail, je ne suis pas expert en championnat moto mais est-ce vraiment prudent de planter des cactus ou des lampadaires le long du circuit ? Parce que pour l'anecdote, le nombre de morts et de blessés à moto causés par les glissières de sécurité sont tout de même assez impressionnants. Si on voit de tels dégâts avec une simple glissière, imaginez avec un cactus ou un lampadaire. Bon je digresse...

Ah si, petit détail amusant, vous savez probablement que beaucoup de jeux de courses pour se financer font appel à des sponsors et que ces derniers se fendent généralement de petits panneaux publicitaires. Eh bien la version arcade arborait quelques publicités pour Bridgestone ou encore Marlboro. Petit clin d’œil sympa mais hélas passé à la trappe dans le portage... En même temps, il me semble que depuis la loi Evin de 1991, la publicité directe ou indirecte du tabac est totalement interdite. Ouais mais comme le portage est sortit en 1990, mon argument tombe à l'eau... Bon on va dire qu'ils étaient des précurseurs des défenseurs de droits des non-fumeurs, ça fait joli.


Pour ce qui est du gameplay, de ce côté le jeu est plutôt bien servi. Le principe est simple, les flèches directionnelles vous permettent de diriger votre moto (cela va de soi), vous avez un bouton pour accélérer et un pour freiner (normal). Petit plus toutefois, lorsque vous utilisez les flèches haut et bas, vous changez de rapport. En effet, votre moto dispose de trois vitesse. Lente, moyenne et rapide. C'est un peu le précurseur des contrôles manuels des MotoGP modernes. Mais le jeu ne se limite pas qu'à un bête passage de vitesse pour atteindre le plus vite sa vitesse de pointe. En effet, les tracés sont assez techniques et difficiles et il vous faudra habilement savoir jouer du frein moteur et de votre poignée de gaz pour pouvoir finir le niveau sans encombres. Ce qui pose une difficulté très bien dosée. Bon, bien plus élevée que les jeux récents certes mais à l'époque c'était la norme. Cela pose un bon challenge pour un petit moment.

Mais c'est là que la douche froide arrive... En effet, le jeu a une durée malheureusement très faible. Alors certes, c'est de l'arcade et le propre de l'arcade c'est de ne pas avoir véritablement de fin et d'obtenir le meilleur score possible. Mais quand on regarde tous les jeux d'arcades, bien qu'ils présentent tous ces mêmes qualités, ils présentent tout de même de la diversité. Donkey Kong propose plusieurs niveaux différents avant de tout recommencer par exemple. Et ce n'est pas un changement de décor mineur à chaque checkpoint qui me convaincra que le jeu présente de la ''diversité'' car vous ne trouverez que huit courses différentes. Et au vu de la difficulté imposée, cela en refroidira plus d'un malheureusement...



Pour conclure, Hang On est un portage très honnête de sa version arcade. Vraiment, les efforts fournis sur l'adaptation du titre sont admirables mais on aurait pu être en droit d'en attendre un peu plus... C'est toutefois un bon petit jeu sympathique considéré par beaucoup comme un des classiques de la console. Pour ma part, je ne le recommande pas spécialement, ce n'est pas un des jeux qui m'a profondément marqué mais si vous le trouvez à pas trop cher (c'est-à-dire pas plus de 5€), je pense pouvoir dire de vous laisser tenter. ;)


Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 14/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : N/D
Note personnelle : 14/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

N°112 – Lucky Luke

Titre : Lucky Luke
Plate-forme : Super Nintendo
Date de sortie : 1997
Développeur : Infogrames
Éditeur : Infogrames








Outre un très obscur jeu sortit sur Amstrad CPC en 1987, cette adaptation made in France est la première VRAIE apparition du légendaire cow-boy dans un jeu vidéo. Créée en 1946 par le dessinateur Morris aux États-Unis, puis rejoint par René Goscinny en 1957 pour le scénario. Le personnage va alors gagner en popularité pour devenir un des plus grands héros de bande-dessinée ayant existé au point d'avoir droit à quelques adaptations au cinéma comme l'excellent dessin-animé La Ballade des Dalton ou encore des versions en live-action un peu plus terne à mon sens. Retour sur une des meilleures adaptations vidéoludiques du personnage.

Pour commencer on va voir les nombreuses qualités du jeu. Au niveau graphique le jeu est absolument saisissant. Pour note, Infogrames est une société de jeu vidéo française qui s'était spécialisée dans l'adaptation de bandes-dessinées comme Astérix, Tintin, Les Schtroumpfs, Spirou. Et si l'on doit bien reconnaître une énorme qualité au studio, c'est bien la qualité des graphismes. Mais le meilleur, c'est que après leur première adaptation de jeu en 16Bit (à savoir Tintin au Tibet en 1994), comme tout bon graphiste leur style et leur technique évoluent avec le temps et je pense très sincèrement que l'animation et le travail derrière les graphismes en général dans ce jeu regroupe l'apogée du savoir-faire d'Infogrames. Les niveaux sont très colorés, les personnages et ennemis sont parfaitement bien dans l'esprit de la BD, les animations entre chaque niveaux font penser à un véritable album de la série.

Cette image résume à elle seule la fluidité de Luke !


Mais le point le mieux réussi c'est juste l'animation. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est remarquable, il faut y jouer pour y croire. Lucky Luke a la réputation de tirer plus vite que son ombre ? Eh bien, réputation tenue ! Luke peut tirer dans toutes les directions de manière très rapide (même tirer dans son dos, c'est très amusant à voir). Enfin bref, toutes les animations sont géniales, de Jolly Jumper aux Dalton, tout est superbement animé.

Continuons avec les éloges au niveau musical. C'est dingue mais avant ce test je n'avais pas rejoué au jeu depuis peut être un ou deux ans. Et pourtant je me souvenais parfaitement des premières musiques du jeu. En plus, nous sommes en fin de vie de la Super Nintendo, on la maîtrise à force cette machine ! Le MIDI n'a plus de secrets pour tout développeur qui s'attaque à la console. La qualité sonore est réellement superbe. Autant que les graphismes même, c'est dire ! Je ne compte plus les références à Ennio Morricone ou à la série animée de 1991. Les instruments se font reconnaître (J'adore notamment la présence de cloches dans certains niveaux qui me font penser au film Le Bon, La Brute et le Truand), l'ambiance est typiquement Far-West, ça respire tellement le Lucky Luke, on se demande ce qu'on va bien pouvoir écouter après pour éviter une transition trop brutale de sons. Franchement, mention spéciale !


Pour ce qui est de l'intrigue, ce n'est pas extraordinaire. On est bien loin d'Uncharted 2 mais je dois quand même reconnaître que ça a le mérite d'être fidèle à la BD. Les Dalton se sont échappés du pénitencier une fois de plus et d'autres gangsters font parler d'eux, la chasse est ouverte pour le tireur le plus rapide de l'Ouest.

Au niveau de la durée de vie, je n'ai jamais pu aller jusqu'au bout du niveau mais je peux affirmer qu'il y a au moins 5 niveaux. La durée de vie est rallongée de façon assez étrange par contre. En effet, vous commencez un niveau normalement, vous allez vers la droite, tout va bien, et un PNJ vous renvoie en arrière pour faire quelque chose ou récupérer un objet qui vous permettra de continuer. En gros, vous devez vous taper un grand nombre d'allers-retours dans ce jeu. Ceci-dit, les dites petites quêtes ont au moins le mérite d'être claires, comme trouver un piano qui ne jouera que si on trouve sa partition par exemple. Bon, cela rajoute un peu de durée de vie de manière maladroite mais ce n'est pas sur cela que je vais râler...



Le gameplay... Sur le papier, ça semble simple. Les flèches directionnelles pour se diriger, L et R pour bouger la caméra (pratique dans certaines situations), un bouton pour sauter, un pour courir et un pour tirer au revolver, tir d'ailleurs que vous pouvez effectuer dans toutes les directions. Le premier niveau pose les bases du gameplay et permet de se familiariser avec les contrôles. On va dire que je m'acharne sur le jeu mais là il l'a cherché ! La difficulté nom d'un Rantanplan ! Les ennemis sont cachés par des éléments du décor comme par exemple derrière une fenêtre ou un tonneau, et apparaissent au dernier moment pour nous tirer dessus. Pour la plupart il est facile de s'en débarrasser avec un tir, il suffit d'avoir de bons réflexes. Mais certains sont très difficiles à atteindre et dans ces cas là, mieux vaut fuir ! De même pour les sauts. En fait, la hitbox de Luke est très étroite, mais lorsque l'on saute l'animation nous montre des pieds en avant, ce qui n'est absolument pas pratique pour viser. J'ai dû tomber au moins quinze fois dans le fond du puit du niveau un en essayant de remonter...
C'est franchement bête pourtant car le jeu innove avec d'autres phases pour faire varier le gameplay. On se retrouve tantôt à dos de Jolly Jumper, tantôt dans un niveau en pseudo 3D avec une tornade, les boss à battre de manière différente lors de duels... Le jeu innove et rompt avec la monotonie d'un jeu de plate-forme traditionnel. Mais la difficulté est tellement absurde que cela ruine une bonne partie du plaisir de jeu. Même si la difficulté peut faire partie du charme d'un jeu comme dans un Ghouls'n Ghost par exemple, là c'est beaucoup trop. Des joueurs de l'époque m'ont même assuré que ce jeu était déjà super dur à l'époque. Rien que pour vous dire, dans les options du jeu, j'ai remarqué que le jeu était par défaut en mode difficile ! Sachant qu'il n'y a qu'un mode difficile et un mode facile, pas d'intermédiaire (et que le facile n'est pas si facile au passage)... cela ajoute au côté frustrant de la chose.


Ce niveau est excellent sur le concept mais tellement difficile... 

Pour conclure, je trouve que c'est un jeu vraiment magnifique et très travaillé au niveau de son ambiance générale, on sent qu'Infogrames apporte une réelle importance à ce point dans chacun de ses jeux. Toutefois, alors que je pouvais adorer Les Schtroumpfs sur Mega Drive malgré sa difficulté, là désolé mais c'est trop. Beaucoup trop... La difficulté qui fait la légende et la réputation d'Infogrames vient tout gâcher. Et ce n'est pas faute de le dire car une version remastérisée sortira quelques années plus tard sur Game Boy Advance avec quelques animations supplémentaires, des indices et surtout une difficulté revue à la baisse. Mais bon, je lui pardonne toutefois car l'esthétique du jeu est tellement soignée que je le range dans la catégorie des bons jeux. Franchement, même si c'est dur à en mourir, je recommande ce jeu ^_^ Bon pas autant que Starwing bien sûr mais il ne mérite pas de finir aux oubliettes pour autant.


Note JV.com : 15/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 13,5/20
Note Jeuxvidéo.fr : N/D
Note Gamekult.com : 6,6/10
Note Personnelle : 15/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

mercredi 1 février 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 3

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Druidenapping au village des fous.

Nous sommes en 1986 après Jésus Christ, et toute la France joue sur consoles. Toute ? Non ! Une petite communauté commence à s’intéresser à la venue des micro-ordinateurs sur le marché. Et la vie n'est pas facile pour les consoles de salon Atari 2600, Intellivision et Colecovision qui doivent faire face aux retombées du krach boursier de 1983. Mais l'arrivée du support a permis la création de ce qui allait devenir le gros morceau de l'industrie du jeu vidéo, les développeurs indépendants. À l'époque où Atari, Mattel et CBS monopolisaient les licences les unes après les autres, un petit développeur français réussit à obtenir les droits sur la licence du petit gaulois pour sa grande première sur micro-ordinateur.

Épisode 3: Astérix et la Potion Magique – Multi support – 1986




Le jeu est sortit en 1986 sur la majorité des supports informatiques de l'époque. Amstrad CPC 464, Amstrad PC 1512, Thomson MO5 et TO7 en sont les principaux portages. Ce qui résulte donc de différences graphiques et internes suivant les plates- formes. Mais de manière générale, le jeu s'ouvre sur une scène du traditionnel banquet gaulois. Vous commencez votre aventure avec Astérix, mais vous aurez la faculté au cours du jeu de faire appel à Obélix ou Assurancetourix.



Le jeu consiste en un système de plates-formes pur et simple et votre objectif premier est de partir à la recherche des ingrédients d'une potion capillaire afin de faire comprendre aux romains qu'on ne rigole pas quand il s'agit du druide. Il s'agit en gros d'une adaptation pure et dure du premier album, Astérix le Gaulois.





Vous dirigez Astérix tout au long du jeu, l'interface montre une barre de vie symbolisée en casques romains, casques qui peuvent être récupérés en tapant sur les romains. Il est inutile de préciser que vous en perdez si vous prenez un coup ( des romains, d'Assurancetourix ou des sangliers), mais il faut par contre noter que votre vie baisse toute seule avec le temps !


     
Amstrad CPC 464                                                                                 Thomson MO5

Vous disposez de gourdes de potion magique qui représentent la capacité à taper d'Astérix. Ces gourdes se trouvent disséminées un peu partout dans le jeu et servent à taper sur les romains ou les sangliers. Ces deux cibles ne sont pas à négliger puisque l'une permet de remonter votre barre de vie et l'autre permet de faire venir votre compagnon Obélix à la rescousse. Ce qui peut être vital si vous êtes en mal de casques. À noter qu'il peut chasser tout le seul le sanglier si il y en a dans les parages.




Au niveau du gameplay, tout item non nécessaire à la quête principale (c'est-à-dire tous sauf les ingrédients de la potion) n'est pas ramassé automatiquement. Vous devez aller sur l'objet et appuyer sur espace (ou le bouton unique de la manette ) pour le ramasser. Paradoxalement, les ingrédients sont ramassés automatiquement. Ce qui n'est pas d'une logique … exemplaire !





Sinon le reste des commandes est plutôt simple. Les flèches directionnelles pour se déplacer, la flèche du haut pour sauter. Par contre un détail étrange au niveau des sauts, ça peut paraître anodin mais on ne peut pas sauter en diagonale tout en restant sur place. En gros, au lieu d'appuyer sur la touche de saut et ensuite d'appuyer sur la direction, c'est l'inverse : il faut prendre de l'élan pour pouvoir sauter dans la bonne direction. Certes ce n'est pas la fin du monde mais cela a tendance à rendre le gameplay beaucoup plus hasardeux !
Ah ! Et Astérix saute comme s'il était sur la lune.

Le bouton d'action sert soit à ramasser les items, soit à chasser le sanglier soit à baffer les romains. Les phases de combat s'enclenchent toutes seules, des fois vous en ressortirez indemnes, des fois vous aurez perdu des casques. Un conseil donc, si votre de barre de vie n'est pas si haute que ça, pensez à faire appel à Obélix qui sera plus utile au combat !

Autre coup de pouce du jeu, si vous vous trouvez devant un tableau manifestement rempli d'ennemis (où vous pourrez en déduire que vous perdrez plus de casques que vous n'en gagnerez), vous trouverez avec de la chance la lyre qui permet d’appeler Assurancetourix à la rescousse. Soyez toutefois bien sûr de vous car cette aide est à double tranchant ! La mélodieuse voix de notre cher barde fera certes fuir tous les ennemis présents mais vous y laisserez des casques alors faites attention, calculez bien votre coup !

Au niveau son et bruitages, c'est triste mais dans toutes les versions essayées pour ce test (Thomson et Amstrad 464), aucune musique n'est présente, seulement quelques petits bips. Bon au moins, les bruitages ont le mérite de ne pas être trop agaçants.

Le jeu est en français, c'est assez rare pour le signaler.
Niveau graphique, la version Thomson est clairement supérieure en terme de détails des graphismes, mais il faut reconnaître à la version Amstrad un monde plus coloré !

La durée de vie est plutôt honorable pour un jeu de cet âge. Ceci dit, si vous n'établissez pas un plan ou une stratégie, vous aurez beaucoup de mal à finir le jeu. Mais un gros problème apparaît à cette époque c'est que les jeux n'avaient pas encore de système de sauvegarde ou même de mot de passe. Ce qui oblige de finir le jeu d'une traite.

Le scénario n'est pas mauvais, c'est Astérix le Gaulois revisité, ce n'est pas vraiment la peine de s'attarder dessus.

Alors comment conclure ? En tant que première expérience comme jeu de plates-formes et scénarisé, il faut dire que le petit développeur gaulois Coktel Vision s'est plutôt bien débrouillé ! À défaut d'être un chef-d’œuvre, on a au moins un jeu dans la moyenne de l'époque, ni trop dur ni trop facile, plutôt joli et agréable car dans notre bonne vieille langue de Victor Hugo.

A suivre.



Fiche Technique :
Nom : Astérix et la Potion Magique
Date de sortie en France : 1986
Éditeur : Vifi Nathan
Développeur : Coktel Vision
Intérêt en ludothèque : 3/5
Intérêt en Collection : 5/5
Côte : 20 à 40€ en loose
           50 à 100€ complet (en fonction de la version)

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.

mardi 31 janvier 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 2

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Faux départ ! Retournez à vos marques !

Après un premier jeu vidéo quelque peu chaotique, il semblait urgent de corriger la trajectoire avant que notre icône nationale de la bande-dessinée ne passe aux oubliettes de l'univers vidéoludique. Le premier jeu divisant les avis devait vite être oublié et remplacé par quelque chose de plus original et surtout de bien meilleure qualité.

Épisode 2: Obélix – Atari 2600 – 1983





Quelques mois après la sortie du très étrange Astérix sur la VCS, les développeurs ont décidé de revenir sur la licence qui n'avait vraiment, VRAIMENT rien de très exceptionnel en matière de jeu vidéo. Il est vrai que copier un gameplay et changer quelques sprites n'était pas la meilleure des idées. La réalisation est tout de même ici bien plus élaborée et plus riche que chez son prédécesseur. Le jeu démarre de la même manière que Astérix, avec un buste du personnage principal, en l'occurrence ici Obélix. Et on trouve également le Hiscore affiché en bas de l'écran. Mais il faut dire que comme ce genre de scores disparaissait dès que la console était éteinte, les joueurs ont vite laissé de côté leur objectif d'arcade.

La partie commence après un pression sur le bouton d'action et nous montre un stage plutôt vaste. Vous dirigez Astérix qui se balade au sein de couloirs; couloirs disposants de passages représentés par des traits mauves pour passer d'un couloir à un autre; et qui a la faculté de rendre les romains qui y patrouillent momentanément assommés. On reconnaît très facilement notre personnage au casque ailé mais aussi le personnage de la jaquette, à savoir Obélix qui bouge de lui même d'un bout à l'autre du couloir où il se trouve.

Le principe est simple, lorsqu'Astérix croise un romain, il se retrouve pétrifié de peur, puis une fois qu'Obélix se trouve juste au dessus, appuyer sur le bouton d'action permettra à Obélix de faire un petit lancer de menhir sur le malheureux romain sonné afin de le rendre définitivement hors service. Une fois disparu, le romain laisse derrière lui non pas des lettres comme on pourrait le croire mais des chiffres romains, tout simplement le score que vous rapporte votre prise. Mais attention, si vous ratez votre coup et que le menhir n'atteint pas sa cible, lorsque le romain se réveillera il sera alors fou de rage, il avancera alors plus vite et aura la faculté de mettre Astérix K.O. Soyez donc bien sûr de votre coup.


Une fois encore, vous disposez de trois vies pour obtenir le plus haut score possible. Mais surprise ! Il arrive que Panoramix apparaisse dans le couloir d'Obélix pour distribuer un peu de potion magique qui vous rends temporairement invincible et vous permet de faire le travail vous même sans l'aide de menhirs.



Comme tous les jeux d'arcades, le niveau augmente progressivement en fonction des romains que vous éliminez. Mais rassurez-vous, le challenge est ici beaucoup plus agréable à relever que sur le premier jeu, et ce pour la bonne raison que cela ressemble enfin à quelque chose et que l'on peut prendre du plaisir à y jouer.

Niveau graphismes, c'est magnifiquement fluide, bien qu'un peu simpliste. Toutefois, les sprites et leur code couleur permettent vraiment bien d'identifier les personnages, ce qui rend l'univers bien plus réaliste et cohérent. De plus, les romains sont assez bien modélisés, bref. En jugeant avec le recul des performances d'une VCS, on dira que c'est un rendu tout à fait honorable. Bon les rageux trouveront qu'il y a un gros paradoxe de l'axe Z mais bon, ça ne rend pas le jeu mauvais pour autant !

Niveau sons, on retrouve toujours quelques petits ''bips'' pour presque chacune de vos actions mais surprise numéro deux: Il y a de la musique ! Ce qui rend le jeu beaucoup plus agréable et surtout apprécié c'est bien l'apparition de Panoramix sous une petite musique. Très courte certes mais c'est de la musique, et les jeux VCS musicaux sont plutôt rares !



Niveau scénario, visiblement c'est une journée ordinaire dans le village des fous. Les romains pétrifiés pendant leurs patrouilles finissent écrasés sous quelques menhirs faits main.

Pour ce qui est de la durée de vie, on ne s'en lasse pas. C'est de l'arcade certes mais au moins, la meilleure réalisation du jeu le rend bien plus intéressant et nous pousse à jouer un peu plus longtemps.

Enfin pour ce qui est de la jouabilité, rien d'insurmontable en tous cas. Le truc marrant c'est que le jeu introduit un petit plus qui sera repris dans bon nombre de jeux: le Power-up. En effet, lorsque Panoramix passe et distribue sa potion magique, vous allez plus vite et vous pouvez taper plus fort. Le principe même de tout power-up qui se respecte. De plus, alors qu'il fallait deviner dans le premier jeux quels items étaient dangereux ou pas, ici tout est très intuitif. On sait que les gaulois adorent mettre une petite raclée aux romains de temps en temps, puis on devine rapidement à quoi servent les traits qui séparent les tracés des patrouilles romaines.

Pour conclure, on peut dire que les développeurs se sont vite rattrapés de leur première esquisse avec ce jeu. Ce n'est pas un chef d’œuvre mais il a le mérite d'être ... Bien. C'est un bon jeu.

À suivre.


Fiche Technique :
Nom : Obélix
Date de sortie en France : 1983
Éditeur : Atari
Développeur : Atari
Intérêt en ludothèque : 5/5
Intérêt en collection : 5/5
Côte : 15 à 25€ en loose
           30 à 50€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.

jeudi 26 janvier 2017

N°35 – Astérix aux Jeux Olympiques

Titre : Astérix aux Jeux Olympiques
Plate-forme : Nintendo Wii
Date de sortie : 9 Novembre 2007
Développeur : Étranges Libellules
Éditeur : Atari















Si je devais citer le meilleur jeu Astérix jamais réalisé à ce jour... je citerai probablement la version arcade de Konami. Bon ok, c'est pas du tout le jeu en question mais si on retire cette version arcade, là d'accord, je suis partant pour clamer haut et fort qu'il s'agit du meilleur jeu Astérix jamais réalisé. Retour sur la meilleure adaptation que l'on puisse avoir sur console de salon (bien que je n'aie connu que la version PS2 étant gosse, je n'ai acheté la version Wii qu'en 2016).

Premièrement au niveau du scénario, alors qu'on pourrait s'attendre à une adaptation pure et dure de cette merveilleuse œuvre cinématographique qu'est Astérix aux Jeux Olympiques avec ce super acteur qu'est Clovis Cornillac. Pour ceux qui ont pas capté, c'est évidemment du pur sarcasme ! ;) Bref, à côté d'une dimension où nos pauvres téléspectateurs découvrent cette bouse, une autre dimension s'ouvre dans un univers en 3D où l'on retrouve Astérix, Obélix et surtout Sam Fishaure (faute volontaire, le personnage étant une parodie de Sam Fisher), grande nouveauté du jeu précédent, XXL 2. Eh oui, chronologiquement le jeu se situe après XXL 2 et le Brutus de cette histoire a trouvé une clé dimensionnelle qui permet de voyager entre les dimensions, soit dans le jeu la leur, celle en ''live-action'' et celle en 2D en papier style BD. Brutus a l'intention de conquérir le monde en rassemblant le plus de romains possible, toutes dimensions confondues. Le problème c'est que cela cause quelques anomalies et instabilités comme Claudius Cornedurus visiblement devenu live-action et Panoramix fin comme un papyrus. Alors dit comme ça, ça paraît tordu mais à côté de cette adaptation au cinéma tout simplement misérable, moi je dis nomination aux Game Award 2007 !! Non mais franchement je ne vous en dis pas plus, tant l'univers et l'ambiance de la BD est parfaitement retranscrit. On retrouve la bêtise d'Obélix, la vivacité d'esprit d'Astérix, la sagesse de Panoramix et roi des calembours et situations burlesques Sam Fishaure. De plus, le jeu est parsemé de petits dialogues très drôles entre Astérix et Obélix dans l'aventure, comme lorsque l'on arrive devant un distributeur de sangliers.

Le style graphique de la série des XXL est juste génial.

Ce qui m'amène à la suite, le gameplay. Vous ne vous contentez pas de contrôler seulement Astérix, vous pouvez à tout moment choisir d'incarner Obélix et réciproquement. Le gameplay est très bien pensé, notamment pour les énigmes. Astérix est petit et est le seul à pouvoir se faufiler à des endroits inatteignables par Obélix, ce qui nous poussera à trouver un passage pour notre compagnon enveloppé qui pourra nous rejoindre pour détruire une porte trop résistante pour nous. Sans compter qu'une touche permet d'appeler Idéfix à la rescousse pour désarmer les romains ^_^ .
 
A chaque instant, optez pour le personnage plus adapté à la situation.


Mais ce n'est pas tout ! Le jeu dispose également d'un mode multijoueur. Vous avez la possibilité de jouer toute l'aventure en mode deux joueurs l'incarnant Astérix, l'autre Obélix. Et c'est pas fini, qui dit jeux olympiques dit évidemment épreuves sportives. Remises au goût du jour certes mais épreuves sportives quand même ! C'est une bonne dizaine de mini-jeux bien barrés qui vous attendent (et la musique durant les dites épreuves sont juste géniales).



Tiens, tant que j'en suis à parler des musiques, la BO est juste fantastique dans tous les sens du terme. Pour ceux qui ont joué à Astérix & Obélix XXL, vous devez savoir que l'ambiance musicale de la série est très axée techno-euh... comment on pourrait appeler ça. Limite presque du dancefloor. Je ne rigole pas, je suis très sérieux. Oubliez l'ambiance sympathique d'Astérix et la Surprise de César, ici on est là pour bouger par Toutatis ! Essayez l'épreuve le roi de l'arène, franchement la musique rentre dans mon top 30 des meilleures musiques de jeux vidéos que j'ai écouté, facile !

De plus autre point sur le son en général, le sound design est excellent. Les musiques n'ont rien à voir avec les dessins-animés mais pour les bruitages, c'est clair que les développeurs se sont fait plaisir ! Des bams, pifs, booms et tchoings en veux tu, en voilà ! Très fidèle à l'esprit de la saga sous toutes ses formes. Sans compter que pour renforcer l'immersion, ce sont les doubleurs officiels de la saga qui se sont déplacés pour le magnifique acting des personnages. Roger Carel et son inimitable Astérix, Jacques Frantz est Obélix, Benoît Poelvoorde reprend le rôle de Brutus et Stéphane Rousseau reste Alafolix. Un excellent casting qui oh grands dieux, propose enfin un bon grand jeu derrière !

_'' Prend celui enveloppé dans la feuille de vigne, c'est le meilleur !''.




Pour les graphismes, alors là c'est bluffant. Le jeu a été développé par une boîte française (cocorico), et c'est juste dingue de voir ce qu'ils ont accompli. C'est vraiment très impressionnant. Le jeu étant sortit sur PC et PS2, je n'avais pas vraiment saisit la beauté des graphismes mais quand j'ai vu les versions Xbox 360 et Wii. Wahou ! Le niveau de détails est très impressionnant. Les herbes s'agitent au vent, les personnages hauts en couleurs évoluent dans un monde vivant et chatoyant tandis que les romains s'envolent sur saturne de façon ridiculement facile. ^_^






Enfin la durée de vie. Là par contre c'est un petit point noir... J'ai refait le jeu d'une traite pour me refaire un avis dessus mais je n'ai eu besoin que de sept heures pour finir l'aventure principale (en rushant comme un cinglé bien sûr). Autrement, en profitant du jeu et des quêtes annexes, on en aurait pour une bonne dizaine d'heures. C'est peu...

Qui dit portage sur Wii, dit au moins une partie en motion gaming. C'est pas très difficile mais on rigole bien ^_^

Mais pourtant je ne vais pas trop pénaliser le jeu sur sa note à cause de sa faible durée de vie. En effet, même si l'aventure n'est pas si longue que ça, quelqu'un qui ne connaît pas le jeu aura bien du plaisir à tenter de tout trouver, de libérer tous les pigeons emprisonnés (une des quêtes annexes), de récupérer tous les combos, de finir gagnant de toutes les épreuves. Je jeu est tellement bien réalisé au niveau sonore, des graphismes, du gameplay, même le scénario farfelu et barré est bien à mon sens ! C'est pourquoi je recommande vraiment ce jeu. Bon certes je suis fan d'Astérix et mon avis n'est pas si objectif que ça, d'accord. Mais objectivement cela reste un très bon jeu, comme en témoignent les notes des autres sites spécialisés et de leur excellent accueil dans la presse à l'époque. Et puis pour l'avis objectif, je m'y attaquerai forcément quand arrivera ce jeu dans la rubrique Rétrospective Astérix. ;)

Mouahaha ! Mon épreuve préférée et de loin. La musique est super bien choisie et l'ambiance est électrique !

Note JV.com : 15/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 14/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7,9/10
Note Gamekult.com : 5/10
Note Personnelle : 17/20


N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

N°63 – Ghost Trick

Titre : Ghost Trick : Détective Fantôme
Plate-forme : Nintendo DS
Date de sortie : 14 Janvier 2011
Développeur : DynaComware
Éditeur : Capcom













Posons les bases, ce jeu est un des meilleurs auxquels j'ai pu jouer, toutes consoles confondues. Pour la petite histoire, j'ai pu découvrir le jeu à la première édition de la Paris Games Week en 2010 (où il n'y avait presque personne au passage) et comme aujourd'hui, l'accès aux jeux ''hype'' du moment était impossible du fait de la foule qui s'attroupait autour des bornes d'essais. Enfin je dis ça, mais le seul jeu dont je me souviens qui présentait ces caractéristiques c'était The Lapins Crétins Retour vers le Passé (qui je l'avoue a présenté des trailers qui m'ont bien fait rire !). Du coup j'ai dû me rabattre sur les bornes que personne n'allait voir ou presque (une à deux personnes d'attente, ça va c'est cool). J'ai pu donc essayer Pokémon Ranger Nuit sur Almia et un autre jeu dont je n'avait pas relevé le nom mais un gameplay et un scénario inventif qui m'ont profondément marqué. Complètement blasé sur le chemin du retour d'avoir été nul au point de ne pas penser à noter le nom du jeu, j'ai du attendre une pub dans Nintendo le magazine officiel pour retrouver sa trace un an plus tard : Ghost Trick, Détective Fantôme.



Pour commencer, au niveau du gameplay, c'est très simpliste. Tout est contrôlé par le stylet, où si vous avez la flemme de vous en servir, il est possible de se servir de la croix directionnelle et des boutons A ou B. Deux manières de jouer qui ne diffèrent pas tant que cela mais cela n'enlève rien au système de jeu très inventif. Pour résumer, vous êtes un fantôme qui a le pouvoir d'animer les objets. Ces objets disposent de noyaux et vous devez progresser de noyaux en noyaux pour avancer en vous servant des aptitudes des objets alentours. Par exemple, tourner une grue de la gauche vers la droite pour déplacer son noyau et le rapprocher de la sortie du niveau. Mais comment justifier le fait de recommencer un niveau perdu ? C'est simple, chaque niveau a un seul et unique but: éviter la mort d'une personne. En effet, en tant que fantôme vous avez le pouvoir de remonter le temps quatre minutes avant la mort de quelqu'un pour observer la scène et tenter de modifier son destin. Enfin, vous me direz, si un noyau est trop éloigné pour l'atteindre, comment se déplacer rapidement d'un endroit à l'autre ? Pas de panique ! Vous pourrez utiliser les lignes téléphoniques comme moyen de déplacement. Pratique ! Un gameplay génial avec une mécanique très simple et à la fois vaste. Un sans-fautes. 

Actionnez des objets pour progresser grâce au
mode fantôme.


Ensuite, les graphismes. Pour une DS, le jeu est vraiment très beau ! L'univers est marqué d'un style très manga qui colle parfaitement aux personnages hauts en couleurs et qui leur donne un ton assez cohérent tout en restant dans le domaine du fictif. Sinon les environnements sont très travaillés, les détails pullulent et on sent le travail derrière la modélisation des niveaux.


Pour la musique, étrangement bien que ce soit un style de musique très 16Bit qui fait penser aux musiques de Super Nintendo, ça marche et elles sont franchement parfaites. Elles s'adaptent à toutes les situations. Une révélation, une situation tendue, le moment de calme ou la happy end, rien n'est à jeter dans la BO. Mais ma préférée restera tout de même le thème principal du jeu.





Pour le scénario, c'est probablement le meilleur point du jeu. L'intrigue est cohérente et très bien ficelée. Vous assistez au début du jeu à une scène de crime où vous voyez votre cadavre et c'est en étant amnésique que vous devrez résoudre l'énigme de votre mort en une nuit, sous peine de voir votre âme disparaître. L'histoire nous tient vraiment en haleine jusqu'au bout et on a toujours envie d'aller plus loin et de savoir ce qu'il va se passer. Et lorsque nous avons fini le jeu, nous avons ce sentiment à mi-chemin entre la satisfaction et le désespoir. _''Et maintenant ? Que suis-je sensé faire de ma vie après ça ?''. J'aimerai tellement vous en dire plus, mais le scénario est tellement bien ficelé que vous le dévoiler serait un crime, aussi je vous laisse le découvrir en y jouant par vous même.


On dira ce que l'on voudra mais ces graphismes
ne vieilliront jamais.



Enfin la durée de vie, c'est triste à dire mais comme pour tous les excellents jeux, une fois arrivé au bout, on en veut toujours plus. On en veut au jeu de s'arrêter là. Alors certes, le jeu présente un certain challenge et nous impose de réfléchir un maximum et d'observer en permanence ce qu'il se passe pour avancer, ce qui propose tout de même une douzaine d'heures si on connaît bien le jeu. Bref, une durée honorable pour une véritable perle.








Pour conclure, je ne sais pas quoi dire. Le jeu est vraiment, VRAIMENT, incroyable. Scénario génial, personnages attachants, musiques d'enfer, graphismes qui déchirent. Capcom nous a proposé avec Ghost Trick probablement un des meilleurs jeux de réflexion de tous les temps. Dommage que la durée de vie soit un peu courte. Mais on peut toujours voir et revoir ce chef d’œuvre vidéoludique autant de fois qu'il nous plaira ! ;)

Lynne, un des personnages clés de l'intrigue du jeu...
So cuuuuuuute !! :3


Note JV.com : 17/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17,9/20
Note Jeuxvidéo.fr : 9/10
Note Gamekult.com : 7/10
Note Personnelle : 20/20


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N° 493 – Road Rash

Titre : Road Rash
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 19 Novembre 1991
Développeur : Electronic Arts
Éditeur : Electronic Arts















_''Vous vous souvenez du temps ou Electronic arts faisait des bons jeux ? Ha ha ha, elle est bien bonne hein ? '' Eh bien non, elle n'est pas bonne car moi je m'en souviens. Desert Strike, ça te dit quelque chose ? Wing Commander ? Et surtout le meilleur jeu de courses moto jamais inventé, j'ai nommé Road Rash. Pour ceux qui connaissent un peu le milieu de la moto, vous avez peut être entendu parler d'une bande dessinée qui s'appelle le Joe Bar Team. Des cinglés qui font les marioles à moto depuis les années 70 à nos jours et qui n'hésitent pas à se taper dessus ou envoyer leurs ''amis'' au fossé pour gagner une bourre. Et bien ce jeu, c'est peu l'adaptation de la BD. Mais en mieux !!

Commençons ! Déjà pas de scénario. Enfin, un petit mais sérieusement je pense que les jeux de course dotés d'un scénario doivent se compter sur les doigts de la main d'un lépreux. Sans aucune discrimination pour les lépreux hein ! Enfin dans l'idée, vu qu'ils perdent un bras des fois, et cette blague va beaucoup trop loin... Ahem, vous incarnez un joueur sans nom (que vous pouvez modifier) et vous devez remporter la Road Rash, une compétition moto sans merci, sans foi ni loi. Enfin, jusqu'à ce que la dite loi vous rattrape en la personne du sergent O'Leary qui s'il le pouvait passerai notre permis au broyeur à ordure pour toutes les fois où il nous aurait chopé. Vous l'aurez compris, de la course pure et simple.

Choisissez votre parcours et roulez ! Notez que vous pouvez désactiver la musique ici, mais
franchement qui les enlèverai ?

Ai-je dis pure et simple ? Oh ho ho que non, rien n'est simple quand on fait de la moto. Déjà que l'épreuve du plateau est un défi bien tendu comme une chaîne de Kawasaki de compétition... Je m'égare, le jeu aurait pu se résumer comme un de ces innombrables jeux de courses que l'on trouve par centaines comme Hang-On ou Mach Rider. Mais hé hé, prenez votre manette et découvrez un des gameplay les mieux pensés de la Mega Drive ! Un bouton pour accélérer, cela va de soi. Un pour freiner, ça peut être utile dans un virage serré. Et un troisième bouton pour... littéralement baffer ses adversaires. Oui, oui ! J'ai dis baffer. Vous avez la possibilité en fonction de la direction que vous inclinez sur le pavé directionnel (ou même en ne l'inclinant pas du tout) de donner plusieurs coups comme un fort coup de pied qui enverra valser les adversaires à votre hauteur dans les champs, un coup tout simple et un coup concentré qui fait bien mal et perdre pas mal de vitesse.

Ça c'est pour avoir dit que les Kawa étaient nulles ! 


Mais ça ne s'arrête pas là. Au détour d'une course, si un des adversaires décide de vous frapper avec une arme comme une chaîne ou une batte, si vous appuyez au bon moment, vous pourrez tout simplement la lui piquer et vous en servir pour déglinguer un maximum d'empêcheurs de tourner en rond ! Un conseil, essayer de voler une chaîne, ça fait beaucoup BEAUCOUP plus de dégâts ;) Et si vous prenez trop de coups, vous tombez d'épuisement et vous devrez vous remettre de votre chute avant de courir récupérer votre moto partie dans le décor avant de repartir à l'action au centre de la route (pas trop au centre non plus, sinon vous allez vous payer les voitures qui arrivent en sens inverse). Bon truc un peu décevant, on ne garde pas son arme entre chaque course. L'adversaire à qui vous l'avez volé la récupère à la course suivante.


Je sais que j'ai l'esprit tordu mais dans ma tête, je vois bien le gars arrivé deuxième qui va voir un autre arrivé huitième, tout ensanglanté, sa moto méconnaissable et son regard noir _'' Tiens, vu que la course est finie, je te la rend. Merci hein, ça m'a bien aidé pour gagner !''. Sérieux, ça paraît pas bizarre comme situation ? Enfin, il y a peut être une autre explication mais je ne vois la transition se faire que comme ça...

Bref, au niveau de la durée de vie, rien d'extraordinaire... Nan je rigole, le jeu propose un défi très prenant et qui vous prendra un sacré bon moment. Le jeu est équipé d'un système de sauvegarde par mot de passe, plutôt cool cela vous évite de tout vous retaper depuis le début.

Vous l'aurez remarqué, l'interface présente votre barre de vie,
celle de votre moto et celle de l'adversaire le plus proche.
Le jeu propose un défi de cinq courses en rase campagne. Eh oui, ne vous attendez pas à du bel art de pilotage sur circuit comme au Mans, ici on est là pour se mesurer d'hommes à hommes à travers champ, en bord de mer, en montagne et même en forêt. Une fois avoir fini en haut du classement à la fin des cinq courses, vous passez au niveau supérieur. Les concurrents ont une meilleure IA, les circuits plus longs et dangereux, tandis que vous avez la possibilité d'acheter de nouvelles motos plus puissantes et que les automobilistes sont de plus en plus nombreux sur les routes. Sur un total de cinq niveaux, autant vous dire que le jeu requiert de plus en plus de tactique et de précision ainsi que de maîtrise des contrôles du jeu. Alors qu'au début on peut foncer en gardant le doigt enfoncé comme un abruti sur l'accélérateur en mode yolo, au delà du niveau trois vous redécouvrez l'utilité d'une poignée de freins, c'est moi qui vous le dit ! Bon je dis ça mais j'ai pas dépassé le quatrième niveau... trop dur...

Ce qui m'amène aux graphismes, le jeu est beau, très beau. Les poses des motards sont plus réalistes que ce que l'arcade pouvait nous fournir à l'époque, de plus l'univers très violent et original du jeu propose des personnages bien plus vivants que de simples pilotes lambdas dont on sait qu'ils finiront vingt-huitième au prochain MotoGP. Les personnages sont très bien animés et les décors le sont également. Ce n'est plus un vulgaire papier peint comme on pourrait apercevoir dans Chase HQ sur Master System, Pole Position sur Atari ou encore Super Hang-On sur Mega Drive. L'arrière plan est beaucoup plus détaillé et animé (notamment le ciel, c'est très agréable à contempler... quand on est pas dans le fossé!). De même, alors que les autre jeux de courses cités précédemment évoluaient dans des environnements très plats pour la plupart, ici c'est tout l'inverse. Les circuits sont vallonnés, les décors sont parsemés d'arbres, d'habitations et même de supporters (ou de plaignants, au choix). Sans compter que l'impression de vitesse se fait vraiment ressentir, les décors filent à tout allure sans aucun problème de clipping, là où Super Hang-On m'avait complètement laissé sur ma faim. Peut être la cause au ralentissement du jeu en passant du format NTSC à PAL...

Ça respire tellement les années 90...

Enfin, autre excellent point la musique. À chaque course sa musique, et à chaque musique son pur instant groupie. Okay j'exagère un peu, mais quand on constate que l'ambiance est très axées rock'n roll et rebelle façon Sega au début des années 90, on imagine sans problème les guitares s’électriser pour vous donner du courage en plein milieu de votre lancée. Une excellente bande-son qui rentre dans mes préférées de la Mega Drive.

Pour conclure, Road Rash n'est pas qu'un simple jeu de course. Courir juste pour gagner, c'est pour les motards du dimanche. Ici, on affronte non seulement ses adversaires mais aussi l'univers entier dans lequel on évolue. Les décors, le tracé de la route, les véhicules, les flics, bref vous n'imaginez pas le nombre de fois où vous vous écrirez _'' Oufffff, j'ai tellement eu de la chance !!! un centimètre à droite et je me la prenais....'' . Mais je ne vous pas parlé du meilleur : il y a un mode multijoueur !!! J'irai même jusqu'à dire qu'on retrouve l'action et la nervosité d'un Sonic dans ce jeu tant les compétitions, seul ou entre amis, sont exaltantes. Vraiment, un must-have de la console ! ;)



Note JV.com : 15/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 15.3/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7.7/10
Note Gamekult.com : 7.5/10
Note Personnelle : 17/20


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