samedi 14 octobre 2017

L'Histoire d'Astérix en jeux vidéos - Episode 10

Rétrospective Astérix – 1983 à 2017

Ce jeu est certifié par Tullius Detritus...

Il fallait bien que cela arrive, en 1989 Sega a lancé sa toute nouvelle console 16Bits, très en avance sur son concurrent Nintendo. Les jeux foisonnent et les licences déferlent les unes après les autres, et bon nombre de journalistes de l'époque considèrent la machine comme la meilleure disponible à la vente. La mascotte française de la bande-dessinée restera elle aussi dans les anales de la ludothèque de la Mega Drive mais hélas pas pour les bonnes raisons...

Épisode 10: Astérix and the Great Rescue – Mega Drive – 1993


Après les derniers succès d'Astérix sur Master System développés par l'équipe de Sega of Japan, c'est un petit studio britannique qui obtient les droits d'adaptation du petit gaulois sur la console 16Bits de Sega. Un studio d'ailleurs très connu aujourd'hui, notamment pour avoir créée une des plus grandes icônes féminines du jeu vidéo, Lara Croft. Vous l'aurez deviné, il s'agit de Core Design, et il est surprenant de voir qu'un studio ayant une telle renommée ait commencé sa carrière avec des jeux aussi mauvais...

Le scénario est aussi peu inventif que n'est le reste du jeu. Panoramix le druide s'est de nouveau fait enlever par les romains mais ces derniers en ont profité pour enlever Idéfix aussi. On pourrait crier au manque d'imagination au vu de ce scénario quasi-identique au premier jeu sur Master System mais on peut toutefois considérer cet opus comme une version bien différente de l'ère 8Bits. Ce point n'est donc pas le pire du jeu et peut même être facilement pardonné.

Cependant, là où l'on pourrait légitimement se plaindre c'est dans la cohérence des niveaux et de leur design. Comme dans n'importe quel jeu de plate-formes existant dans le monde, on enchaîne les niveaux les uns après les autres. Mais tandis que ses aînés sur Master System semblaient avoir compris ce qu'était la cohérence entre les niveau, que ce soit sur l'enchaînement des niveaux ou sur le design, la version Mega Drive est un véritable déluge de mauvais goûts. Le jeu commence dans le village gaulois avec un niveau relativement facile. On y croise des romains déguisés en arbres comme dans Le Combat des Chefs mais aussi des hiboux. Étrange de voir ces derniers en guise d'ennemis d'ailleurs car Le Coup du Menhir nous avait pourtant bien démontré qu'ils étaient amicaux.

Mais le pire avec ce niveau est qu'il est totalement trompeur et aguiche le joueur dans un jeu qui n'aura rien à voir ou presque avec l'univers d'Astérix. Le niveaux deux pose tous les problèmes du jeu, quoique certains fussent annoncés dans le niveau un. Déjà au niveau graphique le jeu est une calamité, les versions Master System arrivaient à faire bien mieux en terme de décors. On se retrouve dans ce qui semble être un port mais la modélisation est à la limite du simpliste, voire même de l'abstrait. Ordralfabétix est ici pour nous rappeler que l'on vient tout juste de sortir du village car sans cela, difficile de situer le niveau par rapport à notre point de départ. Quoique, cela pourrait très bien être une simple pancarte pour sa poissonnerie puisqu'il ne bouge absolument pas, il n'a aucune animation. Ce n'est qu'un détail me direz-vous mais avouez que cela annonce la couleur du reste du jeu.

La cohérence est sincèrement un des pires défauts du jeu. Les niveaux s'enchaînent les uns après les autres sans qu'ils n'aient aucun rapport avec la bande-dessinée. Le niveau trois est un niveau aquatique, étrange quand on sait qu'Astérix ne peut pas rester trop longtemps sous l'eau selon la BD. Le niveau quatre est de nouveau avec un ciel étoilé, en d'autres termes la meilleure excuse pour ne pas avoir à faire d'arrière-plan. On avance sur des collines pour finir sous l'eau comme dans un niveau aquatique dans Sonic. Le niveau cinq est un dédale de couloirs (toujours sans arrière-plan), cela semble être une sorte de forteresse mais rien ne semble le confirmer car le niveau six ressemble à un mélange de donjon et de forge avec des cellules certes mais avec des serpes de druide géantes et des coulées de métal en fusion qui nous tombent dessus. Le niveau sept lui ressemble un peu mais avec de la lave en plus, dans le niveau huit on doit sauter sur des engrenages... Astérix s'est fait une spécialité des anachronismes mais ils étaient drôles ou bien faits car ils étaient discrets. Ici, c'est juste ridicule. Puis après encore un autre niveau totalement labyrinthique, on arrive au premier boss qui n'est autre que... Assurancetourix dans sa hutte au village... Là où c'est inventif, on doit se servir des gaulois qui fuient le barde comme de plate-formes pour atteindre le barde et lui lancer des poissons pour le faire taire. Là où c'est absurde, pourquoi avoir parcouru des centaines de kilomètres pour revenir au village ?

Peu importe, on semble avec ce retour au village retrouver un peu de cohérence puisque le niveau suivant est un camp romain, peut être que les développeurs vont stopper leurs acides et que le vrai voyage va commencer ? Il semblerait car on poursuit avec une forêt puis un autre camp, un peu plus réaliste. On enchaîne avec un village de pêcheur, une ville, encore un camp, puis un boss. Un camp romain équipé de catapultes dont on doit renvoyer les rochers. Mais à partir d'ici, on retombe dans nos travers. Niveau sur des legos, sur des saucisses volantes, sur un aigle, puis sur les montagnes pour arriver à Rome.

Il faut reconnaître que cette succession de niveaux octroie une certaine longévité au jeu. La durée de vie est relativement admirable, surtout qu'un système de mots de passes permet de poursuivre l'aventure comme bon vous semble. Mais le reste du jeu va vite décourager plus d'un joueur.


Au niveau graphique, l'incohérence est également de la partie. Je n'ai pas le souvenir qu'Astérix ait un jour marché sur des saucisses volantes ou affronté des bonhommes de neige, encore moins qu'il se batte contre un romain qui fait le jeu du rondin (deux personnes sur un rondin qui flotte sur une rivière, le premier à l'eau a perdu, un sport traditionnel canadien). Boss au passage et probablement un des plus ridicules et faciles de l'histoire du jeu vidéo.
Les décors, animations et arrière-plans combinés proposent une expérience de jeu tout à fait linéaire car l'aspect graphique est tellement mauvais qu'il faut une force mentale hors du commun pour avoir la volonté de poursuivre le jeu. Les décors sont donc ridicules, mais les arrière-plans sont aussi abstraits, ils font penser aux niveaux bonus dans le premier Sonic avec des motifs répétés, mais le problème est que le jeu entier est comme ça.

De plus, les animations sont parfois extrêmement gênantes, notamment dans le niveau de la montagne où la neige y tombe en permanence, neige représentée sous la forme de flocons géants qui empêche d'anticiper les plate-formes comme les ennemis. Enfin, certains designs sont juste ridicules. Autant la présence de romains, de goths ou de loups sont compréhensibles mais des femmes allemandes qui explosent après être passés à côté ou encore des hippocampes géants, c'est très étrange.

Le level design est très abstrait mais ce n'est pas la physique du jeu qui va vous faciliter la tâche. En effet, cette dernière exige un gameplay millimétré pour pouvoir finir le jeu, et au vu des contrôles disponibles, le seul moyen d'y arriver est de connaître par cœur les niveaux, niveaux que l'on va recommencer un nombre incalculable de fois. Pour aller plus dans le détail, chaque niveau dispose d'un timer très restreint (à l'exception du premier niveau en guise de tutoriel). Vous pouvez encaisser un certain nombre de coups mais les possibilités de prendre des coups sont tellement nombreuses que cela ruine tout le plaisir de jeu.

Concernant les ennemis, la hitbox est le centre du problème. Non seulement celle des ennemis mais aussi la vôtre. En effet, cette zone qui considère si vous avez prit un coup ou non a été complètement sabotée car il est impossible de tuer un ennemi qui marche dans le même sens que vous sans prendre des dégâts.

Il existe bien des items pour nous permettre d'avancer mais ils sont tout aussi ratés. Les plus utiles sont les aliments qui nous redonnent de la vie, notamment les calices de vin et les sangliers. Ensuite, on a une espèce de bombe qui est en fait une invincibilité temporaire qui booste également notre vitesse. Enfin restent les items classiques. Ils sont symbolisés par des gourdes de potions magiques sur les niveaux mais il est impossible de les différencier. Une fois que vous en ramassez, vous avez une petite vignette qui est sensée vous décrire l'effet du power-up, mais celles-ci sont parfois très mal réalisées et/ou abstraites, ce qui force à trouver le jeu avec son manuel pour éviter ce genre de problèmes. Par exemple, pour les grenades explosives pas de problème, c'est une image d'explosion. Pour les nuages, cela sert à créer des plate-formes éphémères, et une tête d'Astérix entourée de fleurs signifie que vous pouvez devenir invisible aux yeux des ennemis, ce qui permet de passer notamment des romains fantômes.

Enfin, on en arrive à un des pires points du jeu, le niveau sonore. Le sound design en général est relativement bien réalisé. Les bruitages sont supportables et classiques, seul celui de l'invincibilité temporaire avec la bombe est assez inquiétant à entendre puisque l'on pourrait croire que la Mega Drive n'y survivra pas.
Cependant, les musiques sont un véritable désastre. La qualité de ces dernières est variable. Certaines sont très sympathiques comme l'écran titre, le premier niveau ou le niveau de la montagne. Mais certaines le sont beaucoup moins et obligent à baisser le son de la télé. Après, qu'elles soient de qualité ou pas, ce n'est pas le plus important puisque l'on parle ici d'une adaptation d'Astérix le Gaulois, cela supposerait donc un registre musical assez proche de ce qui s'est fait avant en la matière et au cinéma. Mais non ! Les musiques n'ont pour la plupart absolument aucun rapport de près ou de loin avec la bande-dessinée. Le meilleur exemple c'est la musique de l'écran de pause qui est probablement la meilleure musique d'ascenseur jamais réalisée sur Mega Drive...

Que retenir pour conclure ? En tentant de reprendre le système d'items posé par les opus Master System et en les ''améliorant'', le jeu s'est compliqué et est devenu dans son ensemble très abstrait et sans logique, là où la bande-dessinée se veut soucieuse du détail. Graphismes à la qualité très variables, musiques inaudibles, difficulté extrême, incohérences en série, Astérix and the Great Rescue est lui aussi resté dans les mémoires des joueurs de Sega mais on aurait préféré qu'il le soit pour d'autres raisons... Il est temps que Sega passe la main, et vite !

À suivre.





Fiche Technique :
Nom : Astérix and the Great Rescue
Date de sortie en France : 1993
Éditeur : Sega
Développeur : Core Design
Intérêt en ludothèque : 1/5
Intérêt en Collection : 2/5
Côte :  5 à 10€ en loose
           15 à 20€ complet

Sources : 
- 101Hardcore_Gaming.net, article Astérix.
- Astérix.com, section le musée des jeux vidéos.


mardi 3 octobre 2017

N°523 - Dofus





Titre : Dofus
Plate-forme : PC
Date de sortie : 1er Septembre 2004
Développeur : Ankama Games
Éditeur : Ankama Games







Revenir sur le phénomène Dofus... Autant vous dire que rien qu'en réactivant mon compte j'ai un pris un de ces coups de vieux ! Comme j'ai pu le préciser dans ma review sur la série Wakfu, il faut bien comprendre qu'au début des années 2000, Dofus était un nouvel embranchement du MMORPG et personne d'autre ne l'avait emprunté. À côté des légendaires World of Warcraft et League of Legend, il faut dire que le français s'impose au monde du jeu en ligne tel un colosse inébranlable. Je vous propose donc de revenir sur ce jeu fantastique, chef d’œuvre qui prouve une fois de plus que les français ont vraiment un savoir-faire inégalé en terme de création de jeux ;)

Parler de Dofus aujourd'hui c'est assez difficile puisque comparé à World of Warcraft qui n'a connu qu'une seule version suivi d'innombrables extensions, il y a eu deux versions de Dofus. La première version, plus connue sous le nom de la version 1.29 et la dernière en date du 23 juin 2015. Je vais donc me concentrer ici sur la version la plus accessible aujourd'hui, la version actuelle. Bien que je n'ai aucunement l'intention d'omettre des petites références ici et là à son aïeul.

L'île de Nowel... Quand je pense que je n'y ai jamais mis les pieds... Va falloir rattraper ça !

Commençons avec l'univers et le scénario. Comme tout bon RPG, il faut un bon scénario et un univers cohérent. Pour résumer de manière simpliste la trame du jeu, vous vous trouvez dans le Monde des Douze où les Dofus, six œufs de dragons aux pouvoirs sans limites, ont été dérobés et il vous incombe à vous, aventurier lambda du dimanche de les retrouver ! Le synopsis est simple et peu élaboré, cela ressemble à une quête d'un obscur RPG de l'âge de la Master System mais comme je le disais, un RPG se doit également d'avoir un univers cohérent. Pas forcément détaillé mais au moins suffisamment bien réalisé pour qu'il puisse attirer par son ambiance à elle seule. C'est toujours mieux quand c'est détaillé bien sûr, ça permet de comprendre la géopolitique du monde où on se trouve comme les conflits entre Orgrimmar et Hurlevent par exemple. Eh bien le moins que l'on puisse dire c'est que les scénaristes de l'univers de Dofus s'en sont donnés à cœur joie !
Le Monde des Douze est vaste et comme dans WoW, on ne peut pas traverser une forêt sans tomber sur une petite cabane avec un ou deux PNJ, chacun ayant ses petites répliques. Les références au monde réel foisonnent, allant de la parodie au réel hommage à la culture geek. Certains personnages sont traités avec une particulière attention (surtout depuis le carton de la série Wakfu) et la complexité de l'écriture du monde est saisissante tant elle est bien ficelée. Sans compter un humour aujourd'hui presque omniprésent, ce qui casse avec la tendance à passer tous les dialogues des PNJ, on a vraiment envie de se plonger dans l'épopée de chaque personnage pour rire un bon coup. Enfin, un peu comme dans WoW d'ailleurs, vous devrez choisir un camp entre deux cités rivales, Bonta et Brakmar. Que la meilleure cité gagne les gars ;)

Bon l'univers c'était l'étape facile, vu que tout le monde s'accorde à dire pour que Dofus soit un chef d’œuvre scénaristique au point d'en avoir inspiré un grand nombre d’œuvres dérivées comme des mangas, des bandes dessinées, des livres et surtout un film ! Maintenant passons à quelque chose de plus délicat, le gameplay. À côté des fulminants Guild Wars 2 et Final Fantasy XIV, plutôt que de céder aux sirènes de la 3D en temps réel, Dofus opte pour un aspect en 3D isométrique avec un monde affiché en tableaux, un peu comme dans le premier The Legend of Zelda sur NES. Mais petite spécificité, le cœur du jeu repose sur des combats au tour par tour. Au début d'un combat, vous pouvez vous positionner sur les cases rouges et les ennemis sont sur les cases bleues. Une fois que le combat commence, vous pouvez vous déplacer librement selon un certain nombre de points de mouvements et lancer des actions et sorts en fonction des points d'actions. Vous avez environ une minute pour réagir à votre tour, et des objectifs secondaires apparaissent de temps à autre dans le but d'obtenir plus d'expérience.

Le système de combat est assez intuitif, pour peu que vous ayez choisi une classe simple à jouer.

Pour ce qui est des sorts, ils varient en fonction de la race que vous avez choisie. À l'époque c'était simple tiens, ça s'appelait le Monde des Douze parce qu'il y avait douze races. Respectivement les Ecaflips, les Eniripsa, les Iops, les Crâs, les Feca, les Sacrieurs, les Sadidas, les Osamodas, les Enutrofs, les Srams, les Xelors et les Pandawas.
Chaque classe a sa particularité, ses sorts propres et sont plus ou moins difficile à maîtriser en fonction du degré de stratégie qu'elles requièrent. Depuis la saison 2 de Wakfu, sont apparues six races supplémentaires. Les Roublards, les Zobals, les Steamers, les Eliotropes, les Huppermages et les Ouginaks. Tous surfant plus moins sur le succès des animés produits par Ankama.
Je ne vais pas détailler toutes les classes ni les différencier par rapport à la première version du jeu, il faudrait écrire un vrai bouquin sur le sujet pour ça et je ne suis pas assez bon dans le jeu. Cependant, je vous assure que les mécaniques de gameplay sont très ingénieuses. Pour commencer une aventure d'ailleurs, je vous recommande de choisir un Crâ, une sorte d'archer très efficace à courte et à longue portée.



De plus, un MMORPG ne se résume pas simplement qu'à du combat, c'est toujours plus riche que cela. Et comme dans beaucoup d'autres, il est possible de choisir des métiers répartis en deux catégories, les métiers d'artisanat et les métiers de matière première. Vous pourrez ainsi avoir plusieurs métiers en fonction de votre niveau, produire des matières nécessaires à la création de stuff plus performant par exemple.
Dernier aspect, le PVP (Player Versus Player, ou Joueur contre Joueur). Il est possible de se confronter en duels mais pas que. Vous pouvez créer ou intégrer une Guilde, avec celle ci vous pouvez acheter une maison dans le domaine du jeu en guise de quartier général. Trouvaille géniale au passage, quand vous engagez le combat avec un ennemi que vous avez sous estimé, vous pouvez demander de l'aide aux joueurs passants par un petit signal. À l'inverse, si vous êtes avare en expérience et que vous préférez vous débrouiller seul, vous pouvez bloquer le combat aux autres joueurs.

Mais alors, compte tenu de tout ce qu'on a vu sur le gameplay et le multijoueur, aurions-nous le jeu parfait ? Euh... Oui et non. Disons que pour un joueur lambda souhaitant perdre un peu de temps, c'est parfait mais pour un joueur souhaitant s'investir réellement dans le jeu ça va être plus compliqué. Pourquoi ? Parce que Dofus (et ce même aussi loin que je me souvienne) est un jeu avec des joueurs gratuits et payants. Et ce satané abonnement va vous fermer pas mal de portes. Vous ne pouvez pas avoir de familier (très utiles en combat), votre gain d'expérience est limité passé un certain niveau ce qui complique de manière considérable la prise de level, sachant que le maximum est de 200 et qu'un non abonné ne peut affronter que des monstres level 40 pour les plus forts, c'est très handicapant. Beaucoup de fonctionnalités et de zones en PVP sont inaccessibles... Bref, assez gênant...
Cela dit, cela n'enlève rien aux qualités précédemment évoquées. Mais c'est vraiment frustrant pour certains aspects, et surtout un en particulier. La version originelle de Dofus, la légendaire 1.29 est techniquement toujours disponible mais pour y jouer il faut être un abonné... Grumble...

Bon bref, tant qu'à parler de la version 1.29 en éloges, comme pour la version actuelle, passons aux graphismes. Pour l'époque les graphismes avaient beau être simplistes, cela donne un charme que je trouve inégalable. C'est comme rejouer à Baldur's Gate, un jeu qui était très pixelisé pour son époque et encore plus aujourd'hui mais qui garde une certaine fraîcheur quand on y joue. Le choix de la 3D isométrique permet la réalisation de décors proches de l'artwork. Les échoppes, tavernes, donjons et autres ateliers, qu'ils soient d'Incarnam ou d'Astrub sont d'une beauté larmoyante. On dirait presque des aquarelles par moments.
Les animations étaient et sont toujours d'une grande qualité (bien que beaucoup n'aient plus rien à voir avec les originales, je pense notamment aux attaques des Xélors et des Crâs qui ont beaucoup évolué graphiquement).

Eh ben... Incarnam a bien changé depuis 2004 !

Je passe rapidement sur la durée de vie. Très franchement, je me demande s'il est vraiment techniquement possible de mesurer la durée de vie d'un MMO, tant elle est longue. Elle l'est parfois tellement, je me demande si c'est vraiment utile puisque dans un MMORPG, un jeu qui évolue avec son temps, on ne fini jamais vraiment le jeu. Peut-on dire que la durée de vie est parfaite ? Oui et non. Pour le néophyte qui veut juste retrouver les six Dofus, c'est beaucoup trop long certes mais il peut ne se concentrer que sur la quête principale. Pour le joueur hardcore, il est parfaitement possible de s'adonner à TOUTES les quêtes du Monde des Douze. Et c'est d'ailleurs selon moi une des plus grandes qualités de Dofus. Le jeu est tellement accessible que n'importe qui, à n'importe quel niveau et à n'importe quel degré d'investissement peut apprécier le jeu. Et vu la taille de l'univers posé par un tel jeu, moi je dis chapeau !

Enfin j'en arrive au point qui m'avait le plus marqué à l'époque et qui est toujours aussi performant bien que très différent et dans un tout autre registre : la musique. Je n'ai fait qu'explorer rapidement le monde dans la version actuelle du jeu, ainsi je ne connais pas toutes les musiques. Mais pour le peu que j'ai pu écouter, j'ai vraiment apprécié cette ambiance avec des sonorités plus ou moins célestes. Cela donne l'impression d'être en permanence dans les étoiles. Mais je suis désolé, mon cœur balance du coté de la version originale et de ses musiques... Je suis sur qu'avec de simples extraits, je vous fais prendre un coup de vieux. Allez, pour le plaisir, voici mes musiques préférées ^_^ .
La version 1.29 est beaucoup plus dans un ton médiéval que la version actuelle, mais étrangement ça ne change rien à l'esprit du jeu. On joue aujourd'hui comme on y jouait hier. Disons juste que la composition a évolué. :)



Comment conclure ? Dofus est un excellent MMORPG très accessible, absolument fantastique dans toute sa réalisation. On sent que les créateurs sont de vrais passionnés et de vrais professionnels. Du fait de son accessibilité, n'importe qui peut y trouver son compte. Ceci dit, le seul défaut que je trouverai à rétorquer est ce système d'abonnement. Mais bon comme dit l'adage, quand c'est gratuit, c'est vous le produit. Faut se dire que sans ça, on aurait pas eu les séries animées et le superbe film d'animation de 2014. Absolument à voir au passage ;)




Note JV.com : 14/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 12,2/20
Note Jeuxvidéo.fr : 8,3/10
Note Gamekult.com : 6,5/10 
Note personnelle : 17/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

N° 645 – Castle of Illusion





Titre : Castle of Illusion starring Mickey Mouse
Plate-forme : Sega Mega Drive
Date de sortie : 20 Novembre 1990
Développeur : Sega AM7
Éditeur : Sega










Ce jeu fait sans conteste partie des plus grands de la console. Quand Sega cherchait des mascottes pour sa console, il a pu bénéficier de toutes les grandes figures de la culture populaire des états-unis comme Ayrton Seynna le pilote de formule 1, Joe Montana un joueur de football américain ou encore le grand Michael Jackson. Disney ne fait pas exception et pour marquer le coup, c'est sa plus grande mascotte qu'il accorde à Sega afin d'en faire un jeu qui restera dans les mémoires. Retour sur le premier grand succès de Disney en jeu vidéo. :)
Qui dit premier grand succès ne veut pas dire premier jeu tout court, Disney a commercialisé un très grand nombre de jeux avant cela notamment sur NES et Master System comme Adventures in the Magic Kingdom, un party-game qui se déroule à Disneyland en Floride, ou encore l'inénarrable Ducktales tiré de la célèbre série télé La Bande à Picsou. Cela dit, il est plus que probable que ce soit Castle of Illusion qui a lancé le studio d'animation dans le jeu vidéo. Enfin, combinez ce succès sur console de salon avec le carton du troisième âge d'or de Disney, soit l'arrivée en salles de La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion et bien d'autres.

Quand on sort de la NES, de tels graphismes ça claque !

Pour ce qui est du jeu, je suis globalement ravi. L'ensemble du jeu témoigne du charme inégalé de la fin des années 1990. La performance et la nouveauté des graphismes 16Bit combinée à un scénario tout à fait classique et dans la norme. La sorcière Mizrabel, jalouse de la beauté de Minnie, a enlevé cette dernière pour prendre possession de son corps, Minnie héritant du corps de la sorcière. Mickey décide de partir à sa rescousse alors qu'elle est retenue dans le mystérieux château des illusions. Il devra récupérer sept gemmes magiques qui lui permettront d'accéder au repaire de Mizrabel et sauver sa bien-aimée.
Un scénario tout à fait classique, on ne risque pas de s'emmêler les pinceaux avec un trame aussi simple. Un bon point !

La sorcière Mizrabel me fait penser à un mélange entre la méchante reine de Blanche Neige et
Maléfique de la Belle au Bois Dormant.

Pour ce qui est du système de jeu, c'est un plateformer tout ce qu'il y a de plus simple. Vous pouvez sauter, et ce très haut même. Vous pouvez ramasser des items qui vous serviront de projectiles, notamment des pommes. Enfin, je dis ça mais dans le premier niveau qui se déroule dans une forêt, ayant été plus ou moins traumatisé par Les Schtroumpfs sur la même console, quand j'ai vu les pommes pour la première fois j'avais peur qu'elles me tombent dessus et je n'osais pas avancer ! :D Bon bref, pour se débarrasser d'un ennemi, cela ne fonctionne pas à la manière d'un Super Mario Bros. mais plutôt comme un Ducktales. Quand vous sautez sans appuyer sur aucun autre bouton sur un ennemi, vous perdez de la vie. Pour toucher ce dernier il faut appuyer sur bas (un peu comme Picsou et sa canne). Mais vous pouvez également vous servir des projectiles qui se révèlent d'ailleurs très utiles contre les boss. Vous devez parcourir le monde avec trois vies mais rassurez-vous, vous ne serez pas en manque puisque bon nombre d'entre elles sont présentes dans les niveaux. De plus, si vous perdez une vie alors que vous veniez d'en ramasser une, celle-ci réapparaîtra. De quoi se rattraper donc si on a tendance à être perturbé devant les phases de plateforme intenses. Et si vous perdez malgré ça, vous bénéficiez tout de même de continues.
Un système et une physique très bien pensée qui permet une prise en main quasi-immédiate. De plus, la très grande variété des ennemis qui changent d'un monde à l'autre apporte une vraie expérience diversifiée. En effet, les différents niveaux que vous enchaînez sont en fait des pièces du château, une fois le boss battu, la porte de la pièce disparaît et vous pouvez accéder à la pièce suivante. Très original. Cela fait penser aux tableaux de Super Mario 64 dans lesquels il fallait sauter pour aller vers un stage. Peut-être que Nintendo a pioché l'idée ?

Cette ambiance avec les toiles d'araignée me fait beaucoup penser à une des scènes de Fantasia.

Pour ce qui est de la durée de vie, je suis assez partagé. Il n'existe que cinq mondes au total ce qui est peu, mais chacun de ces mondes est divisé en plusieurs niveaux. J'aime beaucoup la façon dont ces niveaux sont découpés, le premier et le deuxième niveau en témoignent d'ailleurs. Cela me fait grandement penser au film Fantasia. Après c'est vrai que cinq mondes c'est relativement court, le premier Sonic the Hedgehog à titre comparatif avait sept mondes divisés en trois niveaux, ce qui est déjà plus conséquent. D'ailleurs le jeu a même été porté sur la console 8Bit de Sega, la Master System et cette version disposait d'un niveau supplémentaire ! C'est vraiment dommage...
Il m'a fallu un après-midi pour finir le jeu, comptez quelques heures donc pour terminer l'aventure principale en mode normal.
Sachez toutefois qu'il existe également un mode facile pour les débutants et un mode difficile pour les joueurs plus aguerris. Bon personnellement je n'ai pas osé m'y aventurer plus de deux minutes vu la fréquence de mes morts...

Pour le côté son, je n'ai absolument rien à dire. Les musiques sont superbes et parfaitement adaptées aux ambiances posées par les niveaux. Je suis notamment très fan de la musique contre les boss. D'ailleurs le premier boss fait beaucoup penser au combat contre l'arbre de Kirby's Dream Land, que ce soit par son atmosphère ou même la musique dynamique. De plus, le processeur sonore de la Mega Drive est très impressionnant par certains moments, notamment avec le niveau dans la tour de l'horloge (qui n'a rien à voir avec la musique du même niveau sur la version Master System). Bref, j'adore.

Avoir des pommes vous facilitera GRANDEMENT la tâche ! Mais ça passe aussi sans, ce sera juste
un peu plus chaud.


Enfin passons au nerf de la guerre, les graphismes. C'est juste magnifique. La transition avec les consoles 8Bit est incroyable et un enfant de cette époque devait littéralement être émerveillé par de tels changements. Les arrière-plans et niveaux sont superbement détaillés, les ennemis variés, même que certains niveaux changent d'ambiance en plein milieu, comme par exemple dans le niveau un où l'on passe d'une forêt ensoleillée à un bois sinistre de nuit.
Les animations sont parfaitement fluides et ne gênent à aucun moment les phases de plateforme comme pouvait le faire son cousin débile Fantasia. Pour résumer, les animations de Fantasia étaient très détaillées mais très lentes ce qui rendait le jeu extrêmement difficile. Ici elles sont tout aussi fluides mais elles ont le mérite d'être rapides et pratiques.

Bon j’émets tout de même une petite réserve sur l'apparence de Mickey. Autant le personnage haut en couleurs est parfaitement retranscrit, autant j'ai du mal avec son visage. Je trouve son regard et son sourire un peu étrange. Mais bon ça n'engage que moi. C'est plus agréable de contrôler un personnage souriant qu'un énième militaire solide et burné qui tire la gueule.

Coloré, chaleureux, l'ambiance est reposante et propose une expérience de jeu très relaxante.

Pour conclure, Castle of Illusion est un excellent jeu. La difficulté est bien dosée, les phases de plate-forme sont maîtrisées, les graphismes impeccables et les musiques superbes. Il s'agit d'un des premiers grands classiques de la console avant qu'elle ne connaisse son apogée avec la sortie des premiers Sonic et autres grand jeux qui feront la fierté de la console comme Aladdin, Streets of Rage ou Phantasy Star. En deux mots comme en mille : à essayer !



Note JV.com : N/D
Note moyenne des lecteurs JV.com : 17/20
Note Jeuxvidéo.fr : 8,8/10
Note Gamekult.com : 8/10
Note Personnelle : 18/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :) 

jeudi 21 septembre 2017

Le Caen eSport Week-end les 16 et 17 Septembre 2017


Que ne fut pas ma surprise quand j'ai appris l'existence d'un événement eSport sur Caen ! La faute probablement à seulement quelques panneaux publicitaires dissimulés par le trafic. Mais bon, ce n'est pas le plus important puisque cette première édition semble s'être déroulée à merveille !


Organisé conjointement par Caen Event, l'organisateur de la foire internationale de CAEN, et l'association NORMAND eSPORT, cette rencontre geek a pu se réaliser notamment grâce aux nombreux partenaires comme NRJ, Orange ou encore l'Université de Caen.
Mais ce que je trouvais de plus admirable était la participation de l'univers geek caennais à l'événement. En effet, de grands acteurs locaux du jeu vidéo (dont j'ignorais l'existence pour la plupart je dois dire ^_^ ) ont participé à leur manière. La boutique spécialiste en jeux Game Cash a prêté pour l'occasion ses bornes d'arcade de type Double Dragon (un modèle de borne d'arcade récent vraiment génial !), le bar le Meltdown a participé à la logistique et la communication, étant bien plus expérimentés dans ce domaine. J'ai d'ailleurs pu discuter avec un des dirigeants du bar, Tom Beunard.

_''Il faut savoir que le phénomène de l'eSport a été introduit en France en 2012 par la franchise Meltdown. À l'origine c'était juste un bar qui a ouvert sur Paris, puis a ouvert une quinzaine de bars similaires dans le pays et une autre quinzaine à l'étranger. Et comme organiser des tournois sur League of Legend, Overwatch ou d'autres jeux orientés multijoueur c'est notre quotidien, on a pu être d'une grande aide dans l'organisation générale.''

Concrètement, c'était très sympa ! Au programme, on pouvait s'inscrire en tournoi de League of Legend ou sur Hearthstone, essayer des bornes d'arcades et les classiques des années 1980, découvrir de nouvelles manières de jouer comme la réalité virtuelle, des essais de drones ou encore un système très innovant qu'est le PC Shadow. En fait, visualisez un PC sur Paris, mais grâce à la fibre, vous avez un petit boîtier qui reçoit les informations du PC, ce qui permet de jouer de façon extraordinairement optimale malgré la distance. Il n'y a aucun lag, pas de temps de chauffe, une très faible consommation. Pour ceux qui veulent éviter de se payer une configuration PC à 2 500€, ce petit boîtier noir à 300€ semble être une excellente alternative... Non ce n'est pas de la pub, j'ai juste trouvé le concept génial. Et avec un peu de chance, ils ne seront plus les seuls à faire ça d'ici un ou deux ans :p
On pouvait également essayer la dernière Nintendo Switch (mais qu'est-ce que les manettes sont petites !) et quelques guests étaient attendus, notamment un joueur de la Team VITALITY HS en la personne de Kalàxz.

Les matchs étaient commentés par des commentateurs visiblement expérimentés (17 ans d'expérience il me semble) et malgré le fait que je ne connaisse pas LoL, j'ai réussi à m'emporter comme un vrai supporter !

Et puis bon, la récompense devait motiver puisque 1 600€ en tout étaient à gagner en plus de deux superbes coupes. Quand je pense que l'équipe de joueurs du Meltdown qui n'a pas eu une seule défaite le samedi a étudié tous les matchs des autres finalistes dans la nuit de samedi à dimanche pour anticiper une stratégie... De vrais pros !

C'est vraiment avec plaisir que je constate que depuis deux ans maintenant, la communauté geek de Caen semble vraiment décidée à faire quelque chose ensemble, un tel événement aurait été inimaginable en 2014. D'abord on a eu l'ouverture du Warpzone, puis du Meltdown. Les associations et groupements se multiplient, c'est juste génial ! … M'enfin bon, j'ai une légère crainte à ce sujet, certes les groupes se multiplient mais va falloir s'arrêter, parce que tout le monde est éparpillé... Un peu comme avant d'ailleurs, les joueurs de Caen étant plus à faire des soirées FIFA ou Mario Kart dans leur salon après (ou pendant) une soirée bien arrosée. J'ai donc pu m'entretenir avec le principal organisateur du Caen eSport Week-end, le Président de l'Association NORMAND eSPORT, Maxime Lerosier à ce sujet.

'' L'objectif principal quand j'ai voulu créer cet événement c'était vraiment de rassembler la communauté des joueurs de jeux vidéo caennaise. On a sur Caen un potentiel incroyable qui mériterai vraiment d'être exploité.''

Eh bien je dirais dans ce cas objectif atteint puisque ce tournoi Lol/Hearthstone a réuni 10 équipes et League of Legend et près de 50 joueurs d'Hearthstone, soit près de 100 joueurs au total. Et le tout sous le regard d'environ 2 000 personnes qui auront pu profiter des gradins dans le week-end.

Voir tout ces PC pendant les qualifications était très impressionnant !
Ah la finale... C'est toujours un grand moment mais dommage que peu de visiteurs restent jusque là... Allez les bleus !

Mais comme dans tous les jeux vidéo, qui dit objectif principal dit aussi objectifs secondaires et l'association NORMAND eSPORT n'était pas avare là-dessus.

'' Dans une LAN (Local Area Network, ou Réseau Local), il y a toujours de gros problèmes de synchronisation ou de lags. Le gros défi de ce tournoi était de faire en sorte qu'à aucun moment les joueurs et les spectateurs ne ressentent d'éventuels lags. Mais heureusement, grâce à l'équipe qui s'occupait des serveurs, nous n'avons eu aucun problème là-dessus. C'est vraiment super.''

Ha ! Ça me rappelle ce vieux même qui dénonce le préjugé comme quoi les jeux vidéo rendraient violents. Les jeux ne rendent pas violents, le lag oui !! Et après avoir expérimenté ça en BG (abréviation de BattleGround, ou champ de bataille) dans World of Warcraft, je vous assure que c'est vraiment saoulant !!
Ahem ! Nous disions donc, un rassemblement geek plutôt convivial qui semble réussi sur toute la ligne non ? Et de ce fait sommes nous en droit d'espérer d'autres éditions ou d'autres rassemblements de ce type ? Ce à quoi Mr. Lerosier semble avoir déjà une idée précise de son futur agenda.

'' Pour une première, j'avoue que cela aurait pu plus mal se passer. Cela dit je suis un peu déçu, on n’a pas reçu autant de visiteurs que l'on espérait, la faute à la communication un peu laissée de côté, car j’ai affronté la réalité du bénévolat, avec une équipe qui est partie en cours de route... Cela dit, on prévoit d'améliorer tout ça d'ici une prochaine édition. L'idée serait de refaire un gros événement chaque année similaire à celui-ci. Mais avec d'autres activités que nous n'avons malheureusement pas pu faire ce week-end comme un concours de cosplays par exemple. De plus, on aurait vraiment pour objectif de se diversifier au niveau des jeux joués.''

En discutant avec un bénévole du salon d'ailleurs, j'ai pu en apprendre plus sur le choix des jeux de cette rencontre.
''On a misé sur des valeurs sûres avec LoL qui est aujourd'hui le jeu le plus joué au monde mais à l'avenir il ne faudra pas négliger Overwatch. Mais ce qu'il faut surtout savoir c'est qu'en Normandie, Bretagne, Nord de la France, les joueurs sont très versus, et nombreux sont les joueurs de Street Fighter, Tekken ou Super Smash Bros.''

Faire tenir tous ces PC en même temps requiert une sacré organisation et surtout des serveurs de qualité !
Heureusement, des techniciens sur place ont pu gérer tout l'événement sans problèmes :)

En espérant qu'un prochain gros événement de cette taille tienne compte de ces notes pour parfaire encore plus son organisation.
Mais rassurez-vous, il n'y aura pas à patienter jusqu'à l'année prochaine pour espérer vous défouler au cours de tournois car comme je le disais plus haut, la communauté geek de Caen se développe énormément et les tournois fusent ! J'ai d'ailleurs pu croiser les amis de Normand e-Games qui organisent toujours leurs tournois de temps en temps dans les bars de Caen. Mais aussi les tournois hebdomadaires du Warpzone et du Meltdown. Sans compter la présence d'autres petits événements organisés par NORMAND eSPORT et une autre association, Nord'Geek.



Et ben, avec le Normandy Geek, tout ça réunit ça fait beaucoup de normands tiens ! ^_^ Du coup, n'hésitez pas à rester à l’affût de ces groupes qui font tous un super travail, je vous mets juste ici les liens vers leur page Facebook. En attendant, je vous dis à la prochaine pour un nouveau test !

GameCash : https://www.facebook.com/Gamecash-Caen-630120473713481/?ref=br_rs


samedi 16 septembre 2017

L'Ataribox : Pour bientôt !


Le 29 août dernier (oui je suis pas à la page, je sais !), les abonnés à la newletter du site ataribox.com ont pu recevoir de nouveaux détails concernant la mystérieuse future machine d'Atari. Mais pour ceux qui espéraient enfin avoir quelques détails concernant le hardware de la machine, c'est raté ! Ceci-dit Atari semble vouloir préciser son agenda pour s'assurer de la présence de sa communauté à sa sortie.


Franchement, je suis très curieux de voir ce que va donner cette machine ! :)

Entre autre, on nous annonce que la machine sera produite par un financement participatif. Étonnant penseront certains, mais pas tant que ça pour d'autres. En effet, Atari ne brille plus autant qu'il y a 40 ans et depuis sa remise à flots en 2013, la firme la firme a du mal à s'imposer dans le milieu du jeu vidéo. Concrètement, ils n'ont sortit que quelques compilations des classiques d'arcades des années 1980 et le plutôt réussi Roller Coaster Tycoon World sur PC mais aussi totalement éclipsé par le bien meilleur Planet Tycoon. On peut donc comprendre que ses finances soient moins florissantes que ses concurrents.

Mais bref ! Ce n'est que mon interprétation mais Atari motive sa décision d'utiliser le financement participatif.

'' Why Crowdfunding? Amazing brands are driven by amazing communities. Coming back to hardware is an important step for Atari, and something we intend to do carefully, hand-in-hand with the Atari community that loves our brand as much as we do''.

_'' Pourquoi un financement participatif ? Parce que les grandes marques sont dirigées par les grandes communautés. En revenir au hardware est une étape importante pour Atari, et c'est quelque chose que nous avons décidé de faire avec la plus grande attention, main dans la main avec la communauté qui aime notre marque autant que nous. ''

Il est très intéressant de voir qu'Atari place une très grande confiance dans sa communauté de fans (moi compris d'ailleurs ^_^). Confier l'avenir financier de la prochaine Nintendo, je ne m'y risquerais pas personnellement. Il semble également que la firme soit consciente de l'impact qu'aurait le retour d'Atari, ce pourquoi ils décideraient de prendre des mains de velours avec cette affaire. Dans mon précédent article sur la machine, je prévoyais que cette dernière sera probablement à mi-chemin entre les consoles android et les consoles modernes. Imaginez un peu l'inquiétude que pourrait susciter le retour du premier géant historique de l'histoire du jeu vidéo chez les concepteurs de telles machines.
Atari semble avoir flairé un filon très intéressant car il est à noté que depuis leur dernière communication sur le sujet, le site ataribox.com était presque vierge. Aujourd'hui, sachez que beaucoup d'onglets ont ouvert, ce qui laisse supposer pas mal de choses sur la future rolls des machines Android.



Premièrement, l'onglet Presse est ouvert. Mais bon je ne vois pas vraiment l'intérêt, la firme ayant choisit et à très juste titre la diffusion d'informations au compte-goutte, il faudrait que la question soit vraiment pertinente ou qu'une interview vraiment sérieuse se présente.
Ensuite, l'onglet Développeurs est ouvert. Ce qui laisse penser qu'Atari recherche des développeurs tiers. Ainsi, la machine ne sera pas qu'une bête console Android, elle devrait potentiellement accueillir des jeux un peu plus lourds (mais je pense sans avoir la prétention d'égaler les trois géants actuels).
Enfin, l'onglet jobs qui... me laisse assez interloqué. S'agirait-il d'offre d'emplois sans le dire ? Sur la communication, la distribution ou autre ? En tout cas, Atari précise qu'ils sont ouverts à toutes les propositions.

Bon j'en vois déjà qui se diront, mais qu'est-ce que les mécènes d'un tel projet pourraient bien en tirer ?! D'abord le financement participatif suppose que l'on donne à hauteur qu'on a envie de donner sans rien demander en retour (c'est le principe du don quand on y pense). Toutefois, Atari qui semble vouer un amour sans fin pour sa communauté affirme vouloir récompenser ceux qui les aideront à lancer ce projet.

'' Crowdfunding is the ultimate community approach to bring great products to life; and for Atari, it allows us to reward our community with exclusive access, special editions, and include them as active participants in the rollout of the Ataribox''.

_'' Le financement participatif est la meilleure approche communautaire pour donner vie à de grands projets, et pour Atari, cela nous permet de remercier notre communauté avec un accès exclusif, des éditions spéciales, et les considérons comme participants actifs lors du déploiement de la machine''.

Hum... Vous avez déjà entendu parler d'éditions spéciales d'une pauvre console android ? Moi pas ! Certes en tant qu'étudiant euh... j'ai des ressources limitées on va dire et cela ne me permet pas vraiment de participer à une telle campagne. Mais bon, je pense qu'Atari a déterré quelque chose que l'on risque de voir de façon plus répandue dans les prochaines années.

Avec l'émergence des jeux flashs qui tournent sur Facebook et l’émergence des smartphones, les consoles android ont surfé sur cette vague du petit jeu sympa et distrayant. Mais que se passerait-il si on faisait une console android mais avec des exclusivités, bien plus abouties qu'un simple jeu flash et qui se rapprocheraient plus d'un jeu sur une VRAIE console ? Probablement quelque chose de très cool, de nouveaux studios naîtraient, des rivaux apparaîtraient, un nouveau marché du jeu vidéo en parallèle de celui du jeu mobile (dont vous pourrez retrouver mon point de vue sur la question ici ;) ).

Franchement, j'ai beaucoup d'espoirs pour cette console. Peut être un peu trop me dira-t-on mais laissez-moi rêver … -_-'

En attendant, Atari précise un peu plus son calendrier sur la machine afin de rassurer les fans et d'éventuels curieux et néophytes.

'' Ataribox will first be made available via a crowdfunding campaign this Fall 2017 with shipments planned to start in Spring 2018''.

_'' L'Atari Box sera disponible via une campagne de financement participatif cet automne 2017, puis les premiers envois commenceront pour le printemps 2018''.

On espère avoir plus de détails sur les caractéristiques techniques de la machine d'ici là, histoire que l'argent des donateurs n'aille pas dans un énième goodies ridicule... ou un nouveau phénomène du jeu vidéo, qui sait ?


En attendant, n'hésitez pas à aller faire un tour sur leur site pour ne rien louper des dernières infos. Ils ont même partagé récemment quelques croquis de la conception de l'Atari 2600 pour la nostalgie. C'est dingue de voir que cette machine fonctionne toujours sur nos télés malgré son âge d'ailleurs !!

40 ans... Et toujours une légende... Moi je dis Bravo ! ;)


Site officiel : www.ataribox.com

mardi 5 septembre 2017

N° 156 – Super Mario Bros. 3




Titre : Super Mario Bros. 3
Plate-forme : Nintendo NES
Date de sortie : 23 Octobre 1988
Développeur : Nintendo R&D4
Éditeur : Nintendo












Mario est un des piliers du jeu vidéo, un personnage tellement important que même les non-initiés au jeu vidéo sont capables de l'identifier... Sauf si vous vivez dans une caverne sans internet ni ligne téléphonique... Bref ! Cet épisode, en terme d'impact, est un des plus grands jeux de la carrière du plombier moustachu. Quoique affirmation dorénavant erronée car Nintendo a récemment définit officiellement Mario non pas comme un plombier mais comme un sportif polyvalent. Et il arrive toujours pas à se débarrasser de son ventre bien rondouillet avec tout ce tennis, karting et autres ?!

Peu importe, je m'égare. Personnellement, je ne suis pas particulièrement fan de Mario et encore moins de jeux de plateforme aussi, je risque d'en fâcher quelques uns sur la qualité de cet opus. Mais bon, il en faut pour tous les goûts non ?



Bon commençons. Au niveau scénario, la princesse Peach semble de nouveau s'être faite enlevée par le terrible Bowser mais ce dernier ne s'est pas contenté d'un simple kidnapping ce coup-ci. Épaulé de ses sept fils, ils décident de dérober les sceptres magiques des souverains du royaume champignon, transformer ces derniers en animaux puis de régner en terreur sur ces terres aux moyens de formidables forteresses volantes ressemblant à des bateaux. Alors il faut reconnaître que comparé à Super Mario Bros. premier du nom qui posait les bases et à Super Mario Bros. 2 (qui n'est qu'un autre jeu japonais auquel on a attribué la licence Mario pour le marché international et n'a donc rien à voir), ça claque ! Il faut savoir que l'impact de ce jeu était tellement énorme que cela a d'une part reboosté les ventes de la NES qui devenait assez vieillissante, mais d'autre part a en plus atténué la sortie mondiale de la nouvelle console 16Bit de son rival, la Mega Drive de Sega. La Mega Drive est passée au second plan derrière un jeu NES ! Imaginez un jeu tellement bon sortir sur PS3 comme The Last of Us qui oblitérerait la sortie d'une nouvelle console de Nintendo... Oh wait ?

En tout cas, gros point positif pour le jeu. L'ambiance est soignée mais l'univers est totalement revu. Les mondes rappellent le vrai Super Mario Bros. de 1986 avec des décors très variés mais la console étant dans ses derniers retranchements, on peut admirer un royaume Champignon tout à fait charmant. Ce qui me permet d'enchaîner avec les graphismes d'ailleurs.

Je déteste les niveaux à scrolling imposé mais l'ambiance est tellement géniale que j'adore ces niveaux :3
Le style des vaisseaux, les canons partout, la musique mémorable reprise dans de nombreux jeux... Bonheur...

Niveau graphique, comme je le disais la NES crache littéralement ses poumons pour nous permettre d'exploiter le jeu à son maximum. Mais vous savez quoi ? Ça ne se sent pas du tout ! Il n'y a aucun ralentissement ni bug graphique comme on pourrait avoir avec l'affichage de certains niveaux sur Master System par exemple.
Les ennemis, les personnages, les niveaux, tout est extrêmement bien détaillé. Chaque action dispose de petites animations dont Nintendo seul a le secret. Visuellement, on est toujours dans les clous et la physique du jeu permet d'enchaîner les niveaux sans trop de soucis. Le gameplay d'ailleurs, parlons-en !

Le jeu est un peu plus technique que ses prédécesseurs. Vous devrez calculer comment lancer
une carapace de Koopa-Troopa pour toucher un question-block à terre.

Le gameplay est très bien pensé, on sent que Nintendo a conscience que sa nouvelle mascotte deviendra le synonyme du jeu de plateforme, et pour se faire rien ne vaut un gameplay précis qui réagit parfaitement aux actions du joueur sur la manette. À moins d'être très long à la détente, il est concrètement impossible de se rater sur un saut, ou alors on est vraiment mauvais. De plus, cet épisode offre de nouvelles mécaniques de gameplay avec l'instauration de nouveaux power-ups. La feuille permet de voler, le costume de tanuki de se transformer en pierre et passer inaperçu devant des ennemis, le costume de grenouille de sauter plus haut, la fleur bleue permet de congeler les ennemis et de les lancers comme des projectiles, et bien d'autres. Sans compter que de nouveaux ennemis font leur apparition comme les Chomps.

Les niveaux sont tout aussi variés. On retrouve tous les éléments classiques (pour l'époque) de ce qu'est un jeu Mario comme les niveaux sous l'eau, mais de nouveaux niveaux apparaissent notamment ceux avec un scrolling automatique. Bon vu toutes les qualités du jeu, ce serait chipoter mais je fais une parenthèse là dessus. S'il y a bien un truc que je déteste dans les jeux, qu'ils soient de plateforme ou autre, c'est lorsqu'on impose un rythme au joueur. Alors quand la caméra décide d'avancer à une certaine vitesse et pas à une autre, si on rate un saut vers une plate-forme qui n'est pas encore apparue entièrement, il y a une très forte probabilité pour que le saut fusse réussit si la caméra m'avait suivi ! Alors oui je pinaille mais quand même, ça m'énerve...

La nouveauté la plus intéressante par rapport aux premiers Mario est selon moi la sélection des niveaux. En effet, auparavant vous enchaîniez les niveaux les uns après les autres sans poser de questions. Ici, nous avons un excellent système et bien plus ingénieux. Vous apparaissez sur une carte du monde, le jeu étant composé de huit mondes, et chaque monde dispose de niveaux sous la forme de points sur les routes. Vous ne pourrez avancer qu'en vous frayant un chemin jusqu'au château où le monarque est prisonnier et réduit à l'état d'une petite bête. Mais pas de panique, vous n'aurez pas à faire tous les niveaux présents, différents itinéraires sont possibles pour arriver jusqu'au château et il sera parfois préférable d'éviter les niveaux pour économiser les vies.

Ce monde m'a bien fait souffrir tiens... Saleté de goombas camouflés en blocs...


En parlant d'elles d'ailleurs, vous ne serez pas en manque car l'équipe de développement a même pensé aux rageux dans mon genre qui perdent tout le temps. Vous commencez avec quatre vies, à chaque fin de niveau vous récupérez une carte. Au bout de trois cartes, si elles ont le même motif vous remportez un certain nombre de vies. Par exemple, trois étoiles vous donneront cinq vies. Par contre, avec des motifs différents, vous n'en gagnerez qu'une. Un conseil d'ailleurs, une autre nouveauté a ajouté une sorte de jauge d'endurance, plus vous courez en ligne droite, plus vous gagnez en vitesse. Si vous courez au point d'entendre un petit bruit d'alarme, sautez sur la carte et vous aurez automatiquement une carte étoile. Par contre, prenez un peu d'élan :p

En ayant re-testé le jeu pour cet article, je pensais que ce n'était que de la chance
mais apparemment ça marche ! :) 


À chaque fin de monde après avoir libéré le roi, la princesse Peach vous envoie des power-ups pour vous encourager. De plus, sur la carte, les Toads vous proposeront quelques mini-jeux et bonus pour vous aider comme des champignons ou des fleurs de feu. Et malgré ce déluge de vies, si vous arrivez à voir un écran de Game Over, vous avez la possibilité de continuer le jeu. Et pas seulement en nombre limité comme dans Super Mario Bros. 2 où il n'y avait que deux continues, ici ils sont illimités. Plutôt cool quand on y pense, ce qui me permet de passer à la durée de vie. Nous avons donc huit mondes divisés en plusieurs niveaux dont plusieurs itinéraires possibles. Pour un joueur lambda, le jeu n'est pas plus dur qu'un Super Mario Bros. moderne et bon nombre d'entre vous pourraient facilement arriver jusqu'à la fin. De plus, cela donne une certaine liberté au joueur qui était plutôt rare à l'époque.


Dans ce mini-jeu, alignez les trois images pour gagner des bonus ;)
L'aile avec un P vous permet pendant quelques secondes de voler... au calme... Pratique pour les niveaux insupportables.

Cependant, j'émets ici une réserve. Certes j'aime bien passer un peu de temps sur New Super Mario Bros. sur Nintendo DS ou New Super Mario Bros Wii mais ces jeux ont un petit plus que Super Mario Bros. 3 n'a pas : les sauvegardes. Et c'est bien ce qui me pose problème avec les jeux de plateformes et en particulier les plus anciens. Les jeux étaient souvent conçus pour être terminés d'une traite. Il n'y a pas de possibilité de sauvegarder sa progression. Alors certes lorsqu'on a un game over on ne retourne pas au début du jeu, on ne fait que recommencer le monde dans lequel on est, mais si on est arrivé au monde six et qu'il y a une coupure de courant, ta maman qui vient te dire d'aller au lit ou ton petit frère ou cousin qui déboule dans ta chambre et bouge la console de 22,3 millimètres en courant à côté ce qui la fait freezer........ Comprenez que ça va UN PETIT PEU m'agacer de tout recommencer du début... Oui tout ça c'est du vécu, et vous ne pouvez pas comprendre si vous ne l'avez pas enduré >_<

Et pour couronner le tout, il n'y a pas de mots de passe ! Certes le jeu a d'innombrables qualités, je suis d'accord pour dire qu'il s'agit d'un des must-have de la console et je comprends parfaitement qu'il soit dans le top 10 des meilleures ventes de la console. Mais quand même, Kirby's Adventure avait des sauvegardes, The Legend of Zelda avait des sauvegardes, même Wario's Woods, un pauvre spin-off de la série avait des sauvegardes ! Sans compter tous les autres jeux à mots de passes de la console ! Metal Gear, Metroid, Kid Icarus, Mega Man 2, Faxanadu, et tant d'autres, je pense vraiment qu'au point où en était le jeu, c'est vraiment dommage de ne pas avoir incorporé un quelconque moyen de sauver sa progression...

Bon après je suis mauvaise langue, Mario est connu pour avoir toujours ajouté des warpzones secrètes. Mais bon, vous vous imaginez à l'époque sans internet de devoir fouiller partout pour les trouver ou de devoir acheter tous les magasines qui sortaient dans l'espoir de trouver une potentielle solution ? Vu le prix des jeux, j'aurais préféré économiser pour en acheter un autre tiens... Bon peu importe, je divague.

Des frères Marto se baladent sur la carte indépendamment des niveaux.
Croisez les et c'est le duel assuré. Eh m...... Demi-tour !!!

Enfin il reste un point pour lequel je n'ai pas trouvé de transition toute faite donc euh... Allons-y pour la musique ! Heureusement je suis un grand fan des musiques de Koji Kondo et cet épisode de la saga Mario n'échappe pas à la règle, les musiques sont juste magnifiques et malgré un processeur sonore très vieillissant (surtout face à une certaine Mega Drive qui fait parler d'elle) l'avenir nous aura démontré qu'on peut sans problèmes composer de véritables arrangements pour orchestre de ces musiques comme le prouvent les bandes originales des récents Super Smash Bros. ou les concerts anniversaires de la saga. J'ai notamment un faible pour la musique du niveau 1-2 qui sera d'ailleurs magnifiée par le remake sur Super Nintendo dans la compilation Super Mario All-Stars.


Enfin, comment conclure ? Super Mario Bros. 3 est bien évidemment un bon jeu... Non, un excellent jeu... Bon allez, je l'admet une réussite totale et un pari gagné pour Nintendo. S'il ne l'était pas, je ne saurais expliquer comment il a éclipsé la sortie de la Mega Drive. Les musiques sont géniales, le gameplay précis et agréable, le scénario d'enfer, les graphismes splendides malgré une console sortie en 1983 au Japon je le rappelle ! Toutefois, je constate un paradoxe assez frustrant sur les bons jeux, et cela en général. Plus le jeu va être bon, plus la moindre petite imperfection va devenir visible. Ce que je n'aime pas chez les vieux Mario, c'est qu'on éteint souvent la console après une frustration, après avoir perdu pour la quarante-septième fois au même endroit. Certes ils sont très bons, ils ont posé les bases du jeu de plateforme traditionnel, ok pas de problèmes. Mais tous ces petits défauts qui sont souvent le propre des vieux jeux de plateformes font que ta frustration s'accumule et vient ruiner en partie le plaisir de jeu. Attention, cela ne le ruine pas entièrement, loin de là, le jeu est très bon.
Quoiqu'il arrive, je vous le recommande bien évidemment car il reste un des meilleurs jeux de la console... Pas comme un certain Tortues Ninja d'ailleurs...

Les fils de Bowser ne sont pas si durs à battre, par contre au bout de quelques heures de jeu,
la tension n'est vraiment pas là pour vous aider... 

Ah et plot twist ! En fait, du début à la fin, Super Mario Bros. 3 n'est qu'une pièce de théâtre ! Eh oui, une théorie de fans était née dès les années 1990 mais dans une vidéo pour l'anniversaire de Mario, son créateur Shigeru Miyamoto a répondu à diverses questions uniquement par oui ou non, et à celle lui demandant si le jeu était une pièce de théâtre, il a répondu oui. Pas mal non ?  




Note JV.com : 19/20
Note moyenne des lecteurs JV.com : 18,9/20
Note Jeuxvidéo.fr : 7/10
Note Gamekult.com : 9/10
Note Personnelle : 18/20

N'hésitez pas à faire part de votre ressenti sur ce jeu si vous y avez déjà joué, ou ce que vous avez pensé de la critique dans les commentaires ! :)